Bienvenue sur le site du Club des Coureurs sur Route du Mont St-Bruno.

Les membres de ce club fondé le 25 juin 1979, ont le privilège de courir à l’intérieur du magnifique Parc du Mont St-Bruno. Le club propose une série d’activités bien étoffée, pour s’entraîner à la course bien sûr, mais aussi pour socialiser.

Depuis 2004, le club qui regroupe une moyenne de 85 à 100 membres enthousiastes de tous les calibres, organise La Grande Virée des Sentiers, un évènement fort apprécié et ‘couru’!.

Tests de crampons pour les souliers – IceSpike

14 janvier 2010, par Réjean

Gilles a testé des crampons pour les souliers pour courir l’hiver. Curieusement, ces crampons sont produits par une compagnie basée en Floride (mais ils sont bien entendu disponibles via internet).

Voici le compte rendu des tests menés par Gilles. Notez la précision de l’odomètre installé sur ses chaussures :-)

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www.icespike.net

Bonjour à tous,

J’ai maintenant couru 97,3 km (décembre et 2 janvier) avec mes souliers de course munis de crampons. Ils sont fixés sur des souliers Asics 2140 qui avaient 468 km lorsqu’ils ont reçus les crampons. J’ai parcouru environ 25 km sur asphalte avec.

C’est vraiment très bien et je ne m’en passerai plus à l’avenir. Ça permet d’utiliser mes souliers les plus usés l’hiver; c’est donc un gain économique important. Sur la glace et la neige durcie c’est simplement parfait! On gagne beaucoup de stabilité et de traction et je n’aurais pas crainte de courir sous la pluie verglaçante! On peut faire des entraînement fractionnés sans crainte; J’ai essayé une descente glacée à 15 km/h; no probemo!

crampon - detail

Pour ce qui est de l’usure, à date j’ai un crampon usé à environ 40% (soulier droit, premier du talon), les autres sont usés à environ 20% donc c’est vrai que c’est bon pour environ 500 km! Sans avoir couru sur de l’asphalte, ce crampon ne serait pas autant usé. C’est trop grave parce que le package contient 32 crampons; il ya donc 8 crampons pour effectuer le changement des crampons qui useront plus rapidement. On met 12 crampons par chaussures et si on suit les instructions je garantis satisfaction! J’imagine que ça peut servir aussi pour le cross-country.

Le lien internet pour commander est le suivant: www.icespike.net. Je les ai achetés à l’expo du marathon d’Hartford. C’est la mère de l’entreprise familiale super compétente qui me les a vendus; j’ai eu le plaisir de parler avec elle une bonne vingtaine de minutes! Je dois être un peu mémère!

Pour ceux qui marchent l’hiver c’est aussi parfait. Il n’y a plus de raison pour ne pas sortir!

Au plaisir et Bonne et Heureuse année

Gilles

Wineglass Marathon – Bravo à nos gazelles!

6 octobre 2009, par bstpierre

Un petit mot pour souligner l’excellente performance de Nathalie Goyer et Mathieu Girard au Wineglass Marathon tenu à Corning dans l’état de New-York dimanche le 4 octobre dernier.

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En effet, Nathalie a complété le marathon en première place chez les femmes, et ce pour une troisième année consécutive. Nathalie est arrivée 16e au classement général, avec un temps exceptionnel de 2:54:06. Et cela après avoir couru un autre marathon la semaine précédente.

Mathieu, de son côté, est arrivé au 17e rang (tout juste derrière Nathalie), en 2:54:44, arrivant ainsi 1er chez les hommes de 30-34 ans.

C’est très impressionnant. Toutes nos félicitations. Et bonne récupération!

On peut lire un article sur le marathon et sur Nathalie au lien suivant: « Wineglass Marathon: Byler, Goyer win third straight titles« . Et on peut voir les résultats complets ici.

Bruno

Relais du tour du Lac Memphrémagog

3 octobre 2009, par gcadotte

117 km en 17 étapes

Samedi le 26 septembre dernier, une équipe du CCRMSB composée de 5 coureurs a réalisé le Tour du lac Memphrémagog en 8:08:56.

L’équipe s’est classée 5ème sur un total de 55 équipes en gardant une allure moyenne de 4:11 minutes par km. Elle était composée de Daniel Lamontagne, Mathieu Girard, Marc Dagenais, Laurent Jugant et Gilles Cadotte. Cete valeureuse bande de malades était également accompagnée de François Lecot qui a regardé les coureurs de dos durant tout le tour.

Pour tous, ce fut une expérience de course et d’équipe captivante, enlevante, dans un cadre enchanteur avec des paysages (et des côtes aussi) à vous couper le souffle. Le tout s’est déroulé sous une température idéale. Tout le monde n’a pas vu le temps passer, l’esprit d’équipe était à son meilleur et la bonne humeur régnait dans une atmosphère de nirvana collectif.

Nous voulons définitivement renouveler l’expérience en encourageons les autres membres du CCRMSB à tenter l’expérience. L’évènement se déroule sous le thème Courir pour grandir et vise à ramasser des fonds pour cette fondation du même nom qui vient en aide au jeunes.

Gille Cadotte

Finir la journée en courant à Toronto

30 août 2009, par mdagenais

Après quinze marathons, un ultra, cinq 30K, seize demi-marathons et des dizaines d’autres courses derrière la cravate, je devrais savoir qu’il ne faut pas commencer trop vite une épreuve de longue distance. Il semble que j’aie jeté le manuel d’instructions aux ordures lorsque j’ai entrepris, à 17h30, l’épreuve de 30K du Midsummer Night’s Run à Toronto en ce nuageux samedi, 22 août (http://www.amidsummernightsrun.ca/).

À prime abord, mon geste était prémédité parce que je souhaitais tester mon endurance de seconde moitié de course après avoir délibérément couru la première moitié plus vite qu’à l’accoutumée, hors de ma zone de confort. J’ignore encore ce qui m’a poussé à vouloir me tester ainsi. Quoiqu’il en soit, j’ai commis deux erreurs : la première fut de surestimer ma capacité de récupération au point d’oublier que je venais de compléter un marathon six jours auparavant, en réalisant au surplus mon meilleur temps; la seconde fut de partir une coche encore plus vite qu’envisagé. 

La bizarrerie de mon test personnel semble néanmoins en harmonie avec le caractère hors normes (il est tout de même inusité de commencer une compétition vers l’heure du souper!) de l’événement lui-même dont le nom est inspiré de la pièce « A Midsummer Night’s Dream » de William Shakespeare. Dès le départ, il semble donc que je me suis laissé emporter par une sorte de frénésie qui résultait probablement de l’ambiance résolument festive de l’événement où les participants déguisés étaient relativement nombreux. Ou peut-être était-ce le fait de courir en soirée, bien éveillé, plutôt qu’à l’aurore à moitié endormi?

Chose certaine, cet événement nous amenait à rompre avec la routine du souper aux pâtes de la veille suivi du dodo de bonne heure pour ensuite subir un réveil brutal vers 4h00 du matin et un pénible lever du corps pour ingurgiter un déjeuner spartiate environ trois heures avant le départ. Cette rupture du train-train habituel apportait une sensation de vacances; je me sentais presque comme un collégien lors du « spring break », les excès en moins…

Un autre trait distinct de l’événement résidait dans l’absence d’Expo-Santé; un comptoir de retrait des dossards dans une salle d’hôtel constituait notre premier contact avec l’organisation de la course. Le chandail technique à manches longues qui nous était remis, de couleur mauve et arborant une lune à l’endos, m’apparaissait davantage un article promotionnel du Cirque du Soleil.

Quoiqu’il en soit, nous étions fort joyeux dans l’aire de départ située au cœur d’un quartier industriel à l’est du centre-ville. Ce parc dénué d’arbres se trouve à l’ombre d’une immense cheminée rattachée à ce que nous croyions être un incinérateur à déchets (heureusement inactif à ce moment). Les premiers kilomètres du parcours, en plein secteur industriel, furent d’ailleurs quelconques.

Toutefois, le tracé changeait dramatiquement de caractère à compter du 6e kilomètre en longeant une péninsule qui s’avance vers le sud, bordée de chaque côté par les eaux du Lac Ontario. Cette paisible section maritime à travers le Parc Tommy Thompson se déroulait en mode aller-retour, le demi-tour s’effectuant en contournant un phare au 12e kilomètre. Chemin faisant, l’on pouvait apercevoir quelques beaux yachts amarrés tout près et le panorama des hauts gratte-ciel du centre-ville au loin. Le tronçon de la route près du phare était en gravier.

Par la suite, nous allions vers l’est nous balader de nouveau sur les berges du lac au Parc Ashbridge’s Bay et à la Plage Woodbine. La moitié du parcours à cet endroit empruntait une sorte de « Boardwalk » en planches de bois sur près de trois kilomètres. C`était assez original mais il m’a semblé que nous arrivions là comme un chien dans un jeu de quilles. Ici et là, des joueurs de volley-ball, pique-niqueurs et promeneurs nous regardaient comme si nous sortions tout droit de la planète Mars. Deux d’entre eux qui promenaient Fido et Médor avec des laisses plutôt élastiques ont failli me faire trébucher. Sur environ 200 ou 300 mètres, le « Boardwalk » était recouvert de sable.

Nous faisions demi-tour au 24e kilomètre pour revenir au point de départ, pratiquement en ligne droite. Nos amis David LePorho, Laurent Jugant, Mathieu Girard et Marc Lavoie ont terminé respectivement aux 1er, 3e, 11e et 16e rangs avec des temps impressionnants de 1h48, 1h56, 2h02 et 2h06. Le 766e et dernier finissant termina en 4h35. Aux deux tiers du parcours, j’ai payé pour mon empressement des premiers kilomètres; toutefois, cette « souffrance » des derniers milles n’aura pas été assez forte pour effacer le plaisir d’avoir participé à cette épreuve vraiment spéciale. J’ai tout de même terminé 36e en 2h14, rien pour écrire à mon coach, mais satisfaisant après mon récent marathon.

À l’arrivée, la pénombre commençait à s’installer tranquillement. Une aire était aménagée pour nous sustenter et arroser comme il se doit notre participation à cette course sans doute unique en son genre au pays. Croyez-moi, la médaille remise à chaque personne franchissant la ligne d’arrivée vaut son pesant d’or. Bref, un beau défi doublé d’une sortie amusante. Après, il nous restait suffisamment de temps et d’énergie pour une virée au centre-ville!

Marc Dagenais —————- 30 août 2009

Virée familiale et « PB » à Edmonton

29 août 2009, par mdagenais

Réaliser un « Personal Best » au marathon procure invariablement une sensation indicible. À cela, j’ai pu ajouter la joie des retrouvailles familiales alors que j’ai rendu visite à mon aînée en stage à Edmonton. En plus de courir le marathon dimanche (16 août), j’ai participé au 5K la veille avec mes deux filles. Une météo extraordinaire nous a accompagné tout le week end; non seulement le soleil brillait-il de tous ses feux, mais encore le temps frais et sec s’est avéré vraiment idéal pour courir.

Le marathon d’Edmonton n’est certes pas un événement de grande ampleur; toutefois, il était plutôt bien organisé par le réseau bien connu de boutiques Running Room (http://www.events.runningroom.com/site/?raceId=4028) et les différentes épreuves étaient réparties sur les deux jours du week end, soit les 5K et 10K le samedi, suivis du demi et du marathon le lendemain. L’Expo-Santé se résumait au comptoir de retrait des dossards, peu de kiosques et l’incontournable boutique Running Room, le tout sous un grand chapiteau au cœur du Sir Winston Churchill Square situé en face de l’Hôtel de Ville, au centre-ville de la capitale albertaine.

Edmonton est l’endroit ayant vu naître le réseau de boutiques Running Room, aussi il n’était pas surprenant d’y voir son dynamique fondateur John Stanton. Malgré le caractère local de l’événement, la logistique m’a semblé à la hauteur des compétitions de plus grande envergure. Sur le plan pratique, j’ai même pu garer mon véhicule dans un stationnement public situé tout juste sous l’aire de départ/arrivée avec accès facile hors du périmètre bloqué!

Les courtes épreuves du samedi ont attiré un grand nombre de coureurs enthousiastes, plusieurs y participant en famille ou en duo enfant/parent. C’est dans cette atmosphère conviviale et joyeuse que j’ai vécu le grand bonheur de courir tranquillement avec mes deux filles sur un tracé des plus simples : un aller-retour, pratiquement en ligne droite, sur l’une des artères est-ouest du centre-ville. Les coureurs du 5K n’étaient point chronométrés mais se voyaient remettre une médaille de participation au même titre que les finissants des autres épreuves.

Le lendemain, le marathon débutait à 7h00 du matin alors que le fond de l’air était encore frais. Vu le nombre relativement petit de coureurs, le « lapin » pour 3h30 était placé assez à l’avant du peloton et, pour une rare fois, je n’ai éprouvé aucune gêne à m’y placer également. Dès le départ, le contingent de marathoniens traversait le centre-ville vers l’ouest, puis au sud vers la rivière North Saskatchewan. Ce cours d’eau, tout en méandres, sépare ni plus ni moins la ville en deux sections en créant une dépression sur toute sa longueur, ce qui offre un peu de relief à la topographie autrement très plane du reste de la cité et ses environs (les Rocheuses se trouvent à 4 heures de voiture).

Tout compte fait, les concepteurs du parcours de ce marathon ont su utiliser à bon escient les escarpements créés par le lit de la rivière pour, d’une part, offrir de belles balades sur les hauteurs de part et d’autre de ladite rivière entre les falaises et les inévitables résidences cossues qui les bordent, et, d’autre part, augmenter le degré de difficulté du parcours avec quelques enchaînements de montées et descentes.

Le tracé nous a fait découvrir une cité verdoyante en plusieurs endroits, notamment le parc Hawrelak et le ravin MacKinnon de même que certains quartiers huppés de la ville. Entre les 29e et 30e kilomètres, une dernière longue montée faisait grimper nos pulsations et attaquèrent nos jambes fatiguées alors qu’il fallait encore se taper un petit 12K.

Cette dernière portion se déroulait entièrement sur le plat et je savais, dès lors, que si la tendance se maintenait, je pourrais améliorer mon meilleur temps (3h16, 56s) en créant un écart intéressant. Animé par un fort sentiment d’accomplissement (et d’urgence à conclure), je commençais alors à effectuer quelques calculs pour tenter de deviner mon temps d’arrivée. Ces amusantes mathématiques m’ont fait oublier la fatigue accumulée et les derniers kilomètres m’ont semblé moins longs.

Je n’avais aucun plan de match particulier avant de commencer ce marathon et je souhaitais surtout avoir du plaisir à découvrir une nouvelle route en courant selon mon « feeling » du moment. Il va sans dire que ce « feeling » devenait de plus en plus agréable au fur et à mesure que j’approchais de l’arrivée. Je n’ai jamais eu aussi hâte de voir les chiffres apparaissant sur le cadran de la ligne d’arrivée et je fus comblé!

Parfois, les choses ne se passent malheureusement pas comme on le souhaite; je l’ai vécu lors de quelques courses. D’autres fois, tous les éléments se conjuguent pour offrir les meilleures conditions possibles; si, en plus, nous réussissons à entrer « in the zone », cette espèce d’état de grâce indéfinissable qui amène à se dépasser, tout semble devenir possible. Avec un climat franchement idéal pour un marathon et la grande joie d’avoir couru avec mes enfants la veille pour me transporter, je ne me souviens pas avoir débuté un marathon le cœur si léger, l’esprit aussi « zen » et sans aucune appréhension.

J’ai donc enregistré un nouveau « PB » de 3h09 et 59 secondes, 30e sur 395 participants, le premier ayant terminé en 2h23 (première dame en 3h08 et 59s.) et le dernier en 6h25. Si je puis me permettre de comparer ce beau marathon avec un très bon repas, alors le 5K avec mes filles fut nul doute le meilleur hors d’œuvre qu’on ne m’ait jamais servi.

Marc Dagenais ————-29 août 2009

Ultime épreuve à Tremblant

11 juillet 2009, par mdagenais

Ce que j’ai le plaisir de décrire ci-après s’avère nul doute l’épreuve sportive la plus longue et ardue qu’il m’ait été donné de vivre à ce jour, et une véritable aventure! En ce 27 juin 2009 nuageux et très humide, la seconde édition du « Ultimate XC » en sol québécois (et canadien) avait installé ses quartiers sur les terres accidentées du Mont Tremblant. Heureusement, le mercure n’était pas trop élevé!

L’an dernier, la première édition québécoise eut lieu à Val-Morin et comprenait trois épreuves de 10 km, demi et marathon ainsi qu’une course de 2 km pour les 10 ans et moins. Ma participation au marathon fut malheureusement interrompue après quelques 20 km de course en raison de ligaments déchirés à la cheville. Étant demeuré sur mon appétit, je souhaitais vivement prendre ma revanche cette année.

L’organisation

Connue sous le nom « Ultimate XC » (www.ultimatexc.com), l’organisation a pour mission de tenir des événements sportifs en plein air, hors des sentiers battus (autant au sens propre que figuré). Plus précisément, l’organisation est maître d’œuvre de 3 séries d’événements, à savoir : course à pied, vélo de montagne et épreuves par étapes multi-sports (3-5 jours). L’agenda 2010 promet d’en faire voir de toutes les couleurs, notamment avec le « Ultimate XC Challenge » qui aura lieu à Tremblant les 25, 26 et 27 juin et combinera des épreuves de canoe/kayak (jour 1), course à pied (jour 2) et vélo de montagne (jour 3).

Après Tremblant, le prochain événement de course à pied en 2009 aura lieu à travers les décors spectaculaires du désert de Moab, Utah, le 14 novembre (épreuves de 10 et 20 milles, et 50 km). À noter que l’organisation « Ultimate XC » s’était auparavant fait connaître de belle manière à Jay, au Vermont (près du centre de ski éponyme) au cours des 8 dernières années.

Particularités de ce type d’épreuve

Ce serait une erreur de ne pas insister sur le degré de difficulté technique des courses du « Ultimate XC », au point de les placer dans une catégorie à part. Nous avons en effet gambadé presqu’entièrement en forêt sur un sol rocailleux, boueux et enchevêtré de racines, parfois à travers ruisseaux et petits marécages, parfois en équilibre précaire sur des escarpements rocheux quelque peu glissants. Heureusement que la pluie de la veille avait alors cessé!

À plusieurs endroits, il me semblait n’y avoir aucun sentier et le défi consistait à suivre la voie tracée par la succession de rubans suspendus par les organisateurs aux branches des arbres. Sur ce circuit peu touristique où les obstacles capricieux dont Mère Nature a le secret étaient légion, il fallait bien sûr affronter l’hostile topographie de l’endroit en grimpant toute la montagne à 3 reprises. Oh! Je m’en voudrais d’oublier la présence envahissante de cohortes d’insectes qui nous ont tenu compagnie et sans qui la journée aurait sans doute manqué de piquant.

À titre de comparaison, les parcours du « Ultimate XC » n’ont définitivement rien à voir avec les sentiers du Mont St-Bruno et n’invitent aucunement à la balade contemplative avec la parenté. Il fallait constamment demeurer très attentif où poser le pied sans toutefois trop baisser le regard afin d’éviter les branches qui peuvent soudainement s’imprimer sur notre front (surtout si l’on suit un concurrent de près). Dès que notre tempo s’élevait le moindrement, il fallait augmenter notre degré de concentration d’autant; la vigilance s’imposait sans relâche.

Par conséquent, il ne fallait pas être surpris de combiner course et marche rapide en utilisant le double du temps, voire davantage, autrement requis pour franchir la même distance sur bitume. Il ne fallait pas non plus s’attendre à voir des bornes indiquant chaque kilomètre, ni d’être encouragé par des foules massées le long du parcours. Compte tenu du nombre relativement modeste de coureurs sur une si longue distance, le peloton s’est passablement étiré et l’on courait seul (ou presque) par longs moments. Les postes de ravitaillement étaient également plus espacés par rapport aux marathons urbains, mais drôlement bien pourvus en carburant (l’un d’entre eux offrant même des pâtes au poste du 41e km).

J’en profite pour souligner l’important travail des bénévoles à ces différents postes : installés au milieu de nulle part en forêt pendant de très longues heures, ceux-ci constituaient une cible de choix pour l’armée d’insectes en appétit qui sévissait à Tremblant ce jour-là. Je salue également l’habileté créative du directeur Dan DesRosiers à concevoir et mettre en oeuvre des courses aussi difficiles qu’originales susceptibles de pousser les participants dans leurs derniers retranchements.

L’événement

Cette année, les épreuves du 10 km et demi-marathon revenaient alors que le marathon était remplacé par un ultra de 50 km, et la course pour enfants par un 5 km ouvert aux jeunes de 8 à 15 ans accompagnés d’un adulte vu le degré de difficulté. L’organisation était fière d’annoncer 645 inscrits, dont un bon nombre provenant de l’extérieur du Québec (Alberta, Ontario, pas moins de 11 États américains et France).

Les distances furent précisées quelques jours avant l’événement, soit : 6,8 km pour l’épreuve du 5 km, 12,5 km pour le 10 km, un peu plus de 31 km (!) pour le demi-marathon et 58 km pour le 50 km. Compliments à l’organisation pour avoir mis en ligne de belles cartes topographiques illustrant avec précision chaque parcours et le relief dont on pouvait apprécier toute la brutalité saisissante.

Le site web comporte par ailleurs une section « forum » interactive fournissant de nombreuses informations utiles. Après la course, de nombreux participants l’ont utilisé pour exprimer leur appréciation de leur aventure et aussi y établir des liens électroniques avec leurs photos ou leur blog perso; d’intéressants récits s’y trouvent.

Les départs étaient synchronisés comme suit : 8h00 pour le 58 km, 9h00 pour le demi-marathon (de 31 km), et 10h00 pour les courses de 5 et 10 km. Une demi-heure avant chaque départ, Dan Des Rosiers nous livrait ses dernières instructions et mises en garde. Un mélange de fébrilité et de bonne humeur se dégageait de l’auditoire. Sans surprise, je n’ai pas vu de Kenyans…

Avant de partager mes souvenirs les plus forts de mon aventure de 58 km, je tiens à souligner l’originalité de ce parcours constitué de plusieurs boucles entrecroisées permettant la double-utilisation de la majorité des postes de ravitaillement, ainsi qu’à saluer les efforts déployés par les organisateurs pour bien le baliser en faisant une utilisation généreuse de ruban marqueur. Il devenait très difficile de s’égarer.

Cette configuration en boucles successives permettait aussi aux coureurs qui le souhaitaient d’écourter leur périple à 2 endroits. L’organisation leur offrait ainsi l’option de parcourir 27 ou 44 km, selon le cas, et d’obtenir tout de même un temps non-officiel pour la distance choisie plutôt que de risquer un « DNF ». Certains se sont d’ailleurs prévalus de cette invitation. L’organisation avait aussi prévu des temps-limites à certains points de ravitaillement et l’entrecroisement des boucles facilitait ce processus d’attrition.

La course de 58 km

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Après le départ, les premiers kilomètres à travers le village fabriqué par Intrawest et sur une piste cyclable n’était de toute évidence pas à l’image du reste du parcours. Cette promenade facile s’est avérée de courte durée puisque nous attaquions les sentiers assez tôt et, plus particulièrement, une section de 4 km dans un ruisseau entre les 10e et 15e kilomètres. Courir dans l’eau à contre-courant a soumis mes jambes à rude épreuve puisque je peinais à conserver mon équilibre sur un fond de pierres très glissantes tout en essayant d’avancer le plus vite possible (il s’agit tout de même d’une course). À plusieurs endroits, il m’était impossible de voir le fond de l’eau, ce qui m’a valu quelques chutes dans une eau plutôt rafraîchissante.

Au milieu de cette odyssée qui m’a paru durer une éternité, des photographes étaient judicieusement placés pour capturer ces glorieux moments sur pellicule; les images qui figurent sur le web (http://www.lephotoshoppe.com/eng/Ultimate_XC.html) valent mille mots. Une fois cette portion maritime complétée, nous arrivions au poste de ravitaillement no 2 où nous pouvions changer chaussures et vêtements trempés puisque l’organisation nous avait fourni des sacs afin que nous puissions y faire transporter quelques effets personnels. Je crois que nous avons tous profité de cette occasion pour mettre nos pieds au sec. Ce répit bien mérité nous a aussi permis de faire le plein de fruits, pretzels et Gatorade pour affronter la première montée au sommet.

Arrivé au sommet (22e km) vers midi, j’ai réalisé que je devais consacrer l’essentiel de ma journée à parcourir ce tracé dantesque. J’ai pris avantage de la descente à travers les pistes de ski alpin du versant Nord pour enfiler des kilomètres rapides sans trop de difficulté. Arrivé au poste de ravitaillement no 5 (même que no 2), j’en ai profité pour changer mes vêtements du haut (trempés de sueur) et bien me sustenter avant de faire face à l’intimidante montée d’environ 600 mètres vers le Pic Johansen.

Auparavant, l’organisation nous avait fabriqué un pont suspendu à l’aide de courroies nous permettant d’enjamber un ruisseau bien au sec, ce qui s’est avéré un amusant exercice d’équilibrisme bien apprécié pour nous changer les idées. Après, on grimpait au sommet… Et quelle ascension! Ici, l’épreuve n’avait plus rien à voir avec la course à pied puisqu’il était impossible de courir. Je me contentais de grimper le plus efficacement possible tout en me laissant griser par cette communion avec la nature et l’effort.
Une fois au sommet du Pic Johansen (33e km), il fallait bien redescendre, non? Ce jeu d’échelles et serpents s’est donc poursuivi sur ce qui me semblait être le lit d’un cours d’eau asséché, soit un terrain très rocailleux, extrêmement inégal et assez abrupt. À un endroit, il fallait saisir un gros câble pour assurer cette descente. Plus loin, cette véritable descente aux enfers se poursuivait en cherchant du regard les rubans suspendus aux branches pour s’orienter parce que le sentier semblait avoir disparu.

Sur ce tronçon qui m’est apparu trop long, le sol très « raboteux » était camouflé sous les fougères et autres arbustes. Je n’ai pu y prendre de la vitesse vu les nombreux pièges de ce chemin qui m’ont servi 5 légères foulures de la cheville gauche, une roulade freinée par un coup de coude sur une pierre et, pour dessert, une sérieuse entorse à la cheville droite. Mais pas question d’arrêter, je voulais terminer coûte que coûte et puis, au beau milieu de nulle part, aussi bien continuer d’avancer!

Je n’ai pu m’empêcher de trouver cette difficile section franchement pénible. Alors que j’avais besoin de jambes alertes et solides, elles flageolaient de plus en plus vu la fatigue accumulée. Fort heureusement, le poste du 41e km offrait (en pleine forêt, faut-il le rappeler) un impressionnant buffet permettant de refaire le plein de carburant, et oublier la fatigue et la cheville endolorie. J’étais bien content de pouvoir manger des pâtes, échanger mes impressions avec d’autres participants et reprendre mes esprits avant de grimper de nouveau vers le Pic Johansen (45e km)!

Le dernier round

Cette fois sur plus de 600 mètres, cette ascension m’a semblée encore plus ardue et technique que les précédentes. Par contre, la suite du parcours qui nous amenait sur la crête de la montagne en direction du sommet « The Edge » fut des plus agréables : non seulement y avait-il un vrai sentier qui nous permettait de bien voir où poser les pieds, mais en outre plusieurs magnifiques points de vue s’offraient à nous. J’en ai donc profité pour véritablement courir (enfin!) en m’étonnant de ma relative aisance en dépit de l’entorse, la fatigue et une distance parcourue déjà supérieure au marathon. En apercevant le sommet des pentes de ski (poste du 49e km), j’ai même ressenti un regain de vie. Enfin, je pouvais entamer la descente finale vers l’arrivée. Un dernier droit pépère, pensais-je…

Erreur! Nous faire simplement descendre par l’une des nombreuses pistes de ski alpin aurait été simple et sans doute souhaité par bien des coureurs qui n’avaient alors qu’une pensée en tête : en finir au plus vite. Mais non! Il fallait compter sur l’imagination teintée d’un brin de sadisme de Dan DesRosiers qui nous a plutôt conviés à découvrir le sentier dit du Grand Brûlé qui, paraît-il, est très apprécié pour la descente en vélo de montagne.

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Ce fut encore une descente assez technique qui ressuscita mes tremblements aux jambes et s’imprimera encore longtemps dans ma mémoire. Non seulement je devenais de plus en plus épuisé, mais également de plus en plus craintif de me blesser si près du but. À peu près à mi-chemin, un promontoire offrait un superbe point de vue sur le Lac Tremblant et le village d’Intrawest. Je n’ai pu m’empêcher d’y faire une pause pour emplir mes yeux de ce magnifique panorama. Carpe diem!

Après, l’approche du village décupla mon empressement à conclure. Traverser de nouveau le village au milieu des applaudissements et encouragements fut un moment fort qui couronnait de belle manière ce périple extraordinaire m’ayant amené une fois de plus à repousser davantage mes limites. L’aire d’arrivée se trouvait sur la petite plage du Lac Tremblant et y faire une trempette rafraîchissante fut tout simplement irrésistible.

Après l’arrivée, les coureurs étaient invités à utiliser les douches de l’Aquaclub La Source, niché en plein cœur du village, et à refaire le plein de calories avec hambourgeois et salades. Quant à la médaille remise à chaque finissant, je trouve que sa dimension et son originalité sont inversement proportionnelles au degré de difficulté de l’épreuve et au degré de satisfaction que l’on éprouve à franchir la ligne d’arrivée.

Fenêtre ouverte sur un nouvel univers

En terminant l’aventure en 10h17 et en milieu de peloton avec un peu plus de 3 heures après le gagnant (pour les statistiques, voir www.quidchrono-search.com), je me suis immédiatement juré de ne jamais plus refaire ce type de course, de ne plus prendre ce genre de risques alors que je m’approche de la cinquantaine. Même si je n’avais rien à redire sur l’organisation et l’événement, j’ai rapidement conclu que ce n’est pas ma tasse de thé, particulièrement quant au terrain truffé de pièges de la portion aller-retour du Pic Johansen (entre les 33e et 45e kms).

J’avais également conclu qu’une compétition comportant de si longs et nombreux épisodes de marche forcée (même si relativement rapide) pouvait difficilement être désignée comme étant de la course à pied. Je me suis bien vite ravisé en réfléchissant aux circonstances et à l’environnement topographique qui nous obligeaient à marcher : cours d’eau, pentes abruptes, terrain risqué et autres obstacles divers. L’effort demandé, parfois seulement pour rester en équilibre, me semble au moins aussi ardu et valable que pour la course ininterrompue sur bitume.

Avec le temps, j’apprécie de plus en plus avoir participé à cet événement unique en son genre au Québec. J’en suis non seulement devenu très fier (il s’agit de mon premier ultra-marathon), mais je prends surtout conscience d’avoir découvert un tout autre univers de course, certes intimidant mais ô combien excitant! Alors que la perspective de courir des ultra-marathons m’est toujours apparue impensable, je me surprends maintenant à m’intéresser à ce type de compétition. Quoiqu’il en soit, je choisirai sûrement un terrain plus amical pour la prochaine fois parce que je doute que mes chevilles fragiles voudront encore m’accompagner.

Félicitations aux participants, chapeau à Dan DesRosiers et son équipe, et merci aux endurants bénévoles.

Un mot en terminant : WOW!

Marc Dagenais

Virée familiale dans les sentiers

2 juillet 2009, par mdagenais

Pour souligner la Fête des Pères, l’édition du 21 juin dernier de La Presse nous offrait de belles histoires touchantes où plusieurs papas partageaient quelques expériences de course vécues avec leurs enfants. À mon tour d’ajouter mon grain de sel puisque j’ai eu le privilège, une semaine auparavant, de courir l’épreuve du 5 km de la Grande Virée des Sentiers (GVDS) avec ma benjamine de 16 ans. Les mots étant impuissants à exprimer adéquatement l’immense bonheur que ce moment magique m’a procuré, je me contenterai de constater à quel point le temps m’est apparu trop fugace en si agréable compagnie et ce, malgré avoir couru 13 longues minutes de plus que mon meilleur résultat sur cette courte distance. Un si bref instant n’en laissera pas moins un souvenir impérissable.

Pour sa 6e édition, c’est encore le splendide Parc du Mont St-Bruno qui accueillait la GVDS, un événement très bien organisé par le Club des Coureurs sur Route du Mont St-Bruno (www.ccrmsb.org) sous le leadership inspirant de son infatigable président, Stéphane Lachapelle. Malgré mon manque évident d’objectivité étant membre du club, je peux néanmoins affirmer, pour avoir participé à plus d’une centaine de courses à ce jour, qu’il s’agit d’un des meilleurs événements de course à pied au Québec, autant par son caractère familial rassembleur que l’efficacité de son organisation bien huilée.

L’événement bénéficie également d’un cadre naturel enchanteur puisque les différents parcours empruntent les magnifiques sentiers du parc provincial sous le couvert feuillu de grands arbres centenaires et le long des rives des lacs des Bouleaux, du Moulin et Seigneurial où les beaux points de vue ne manquent pas. On peut aussi y apercevoir de splendides demeures d’une autre époque de même qu’un moulin à eau remontant au Régime français. En ce dimanche 14 juin, le soleil faisait ressortir la beauté pastorale de cet écrin de verdure, nous faisant facilement oublier que nous sommes pourtant à proximité de la grise métropole.

La GVDS comporte des épreuves de 5 km, 10 km et 20 km auxquelles s’ajoute une course pour enfants (1 km) bien nommée la Petite Virée. Signe de sa popularité, la Petite Virée affichait complet plusieurs semaines avant sa tenue; ditto pour les 5km et 10 km plusieurs jours avant l’événement. L’épreuve du 20 km, plus exigeante en raison de nombreuses montées, affichait presque complet. En tout, l’organisation peut s’enorgueillir d’avoir attiré plus de 1700 inscrits.

J’ouvre une parenthèse pour reconnaître que limiter le nombre de participants dans une course engendre souvent des déceptions. À l’instar des éditions précédentes, ce fut particulièrement vrai en ce qui concerne la Petite Virée 2009 dont la capacité fut pourtant augmentée à 300 enfants. Cette limite, bien qu’elle puisse sembler arbitraire, s’impose néanmoins pour assurer un encadrement adéquat et sécuritaire aux jeunes dont plusieurs en sont à leur première expérience. Fin de la parenthèse.

Quoiqu’il s’agisse de courses en forêt, les sentiers du Parc sont néanmoins très bien aménagés, généralement assez larges pour courir en duo ou trio, et leur surface s’apparente à celle des pistes cyclables en gravier. Il n’y a pas vraiment d’endroit à risque pour les chevilles ou autres articulations sensibles et le degré de difficulté technique est à peine plus élevé que celui de la course sur route. Il ne faut pas surtout confondre avec les courses de type « trail » comme le défunt Raid des Caps dans Charlevoix ou la course Ultimate XC tenue à Mont Tremblant le 27 juin dernier (www.ultimatexc.com) à propos de laquelle je ferai un compte-rendu puisque j’ai participé à l’épreuve de 56 km. Mes chevilles en conservent encore un souvenir très vif.

Les parcours de 5 km et 20 km de la GVDS furent légèrement modifiés, permettant à l’organisation de déplacer l’aire d’arrivée afin de faciliter les déplacements aux alentours et ainsi mieux gérer la foule qui croît année après année. Il faut noter que l’endroit fourmille d’activités avec ses nombreux kiosques (inscription, nourriture, vitamines et accessoires de course et plein air) et son aire de pique-nique fort achalandée. À cela s’ajoutent la structure d’escalade pour enfants et l’atelier de maquillage, qui contribuent à faire de la GVDS un événement familial convivial et rassembleur.

En plus de mon expérience père-fille au 5 km, j’avais également eu le grand plaisir de courir le 20 km un peu plus tôt, un très beau parcours qui m’est particulièrement cher. Je courais à titre de bénévole aux 2 épreuves en communiquant la position du peloton à chaque km par walkie-talkie et pour signaler, le cas échéant, toute situation impliquant des coureurs en difficulté. J’ai donc joint l’utile à l’agréable en m’offrant deux petits « jogs » tranquilles tout en demeurant alerte.

Mon expérience de bénévolat (j’étais aussi à la Boutique Courir la veille pour le retrait des dossards) était partagée par un grand nombre de membres de notre club et il m’apparaît important de le souligner. Naturellement, nous ne sommes pas l’unique club qui organise sa propre course et les efforts enthousiastes que j’ai observés au cours du week end sont reproduits ailleurs par d’autres clubs durant chaque saison de course. Il s’agit d’une occasion de redonner à la communauté tout en valorisant l’esprit de corps.

Pour les statistiques : 299 coureurs ont terminé le 20 km, 437 pour le 10 km et 467 pour le 5 km (voir www.sportstats.ca pour les détails); ces épreuves ont été remportées en 1h10, 35 minutes et 16 minutes respectivement, comme l’an dernier. Voilà des résultats bien impressionnants vu la topographie des parcours, particulièrement le 20 km qui comporte plusieurs bonnes montées. À la GVDS, tous les finissants sont traités en champions en recevant une très belle médaille souvenir; ma jeune fille était bien fière de recevoir la sienne!

Enfin, comme pour toutes les autres courses organisées au Québec, une majorité de coureurs peut s’éclater grâce au travail et aux efforts acharnés d’une minorité de responsables qu’il convient de saluer très respectueusement. En terminant, j’invite chaque coureur à donner du temps à l’une des nombreuses courses au Québec, ne serait-ce qu’une seule fois, et je souhaite à chaque parent de pouvoir courir un jour avec ses enfants. Pour ma part, je ne vivrai pas assez vieux pour oublier la GVDS 2009!

Marc Dagenais

Doublé dans l’Ouest canadien

12 juin 2009, par mdagenais

Un objectif un peu « flyé »

La course à pied nous amène souvent à tester nos propres limites. N’étant pas particulièrement rapide ni plus endurant que la moyenne, j’aime par contre croire que je dispose d’une très bonne capacité de récupération. C’est ce que je voulais vérifier en participant aux marathons de Saskatchewan à Saskatoon (24 mai) et de Calgary en Alberta (31 mai).

Ayant couru 2 marathons en 2 semaines sans traîner de séquelles en octobre dernier (WineGlass et Denver), j’ai voulu « pousser ma luck » en essayant ce doublé en une semaine. Pour enrichir davantage ce périple, j’ai profité de ma semaine de récupération entre les 2 épreuves pour rendre visite à ma fille aînée en stage à Edmonton, capitale de l’Alberta, et ensuite admirer les magnifiques montagnes Rocheuses avec mon épouse.

Il y a quelque temps déjà que je souhaite courir éventuellement un marathon dans chacune des 10 provinces canadiennes et chacun des 50 états américains. Je suis loin d’être convaincu que ce soit réalisable, mais je crois que rêver à si long terme me permettra d’entretenir ma passion pour la course.

Première étape: Saskatoon

Mon ami Bruno St-Pierre, l’increvable ultra-marathonien de notre club de St-Bruno, participait également à ce marathon après avoir complété un ultra de 100 km la semaine précédente à Drummondville, rien de moins! Il a déjà couru 2 marathons en un week end et représente donc pour moi une source d’inspiration. Sans surprise, nous étions les 2 seuls participants du Québec.

La Saskatchewan, c’est vraiment le plat pays : du hublot de l’avion, le regard n’embrassait que de vastes espaces à l’infini où le relief est inexistant. Saskatoon, principale ville de la province avec un peu plus de 200 000 habitants, n’est pas une grande métropole vibrante et son modeste centre-ville se traverse assez rapidement. À ma surprise, j’ai constaté que la récente vigueur économique de la province n’est aucunement reflétée dans la plupart des secteurs de la ville que nous avons vus. L’endroit n’est toutefois pas dénué de charme avec la rivière South Saskatchewan qui sépare les moitiés occidentale et orientale de la ville et est traversée par sept ponts en son centre. La médaille remise à l’arrivée porte d’ailleurs fièrement la mention « City of Bridges ».

Historique

Le marathon en était à sa 31e édition, ayant débuté en 1979, la même année que celui de Montréal. Malgré différents points de départ et d’arrivée au fil des ans, la majeure partie du parcours a toujours longé la rivière South Saskatchewan, une heureuse décision puisque ce décor, sans être spectaculaire, présente tout de même un cadre apaisant et naturel. L’événement, on s’en doute, a toujours attiré des foules relativement modestes : des 53 coureurs ayant complété le marathon inaugural, le contingent a graduellement augmenté jusqu’à 192 finissants cette année.

Au course de son existence, le marathon a compté différents commanditaires majeurs dont la Brasserie Molson (!) au début des années ’80, et connu différentes appellations comme « Saskatchewan Canada Goose Marathon ». Un compte-rendu de chaque édition apparaît sur le site web (www.saskmarathon.ca); on y apprend notamment qu’à l’époque où les marathoniens se faisaient rares, le temps moyen pour compléter l’épreuve était passablement inférieur à la moyenne contemporaine. Par exemple, le tout dernier marathonien de l’édition 1980 a franchi le fil d’arrivée en 3h41!

Avant course

À l’instar de la ville et du contingent de participants, l’Expo-Santé était de très petite dimension. Logeant dans un complexe de salles d’exposition de type hangar de foire agricole où le « pick up » régnait dans le stationnement de l’établissement (ainsi qu’ailleurs dans la ville), l’endroit dégageait un charmant caractère « provincial » dans une atmosphère plutôt conviviale.

Le souper aux pâtes avait lieu dans une autre section du « hangar » avec Rosey Edeh, spécialiste du 400m haies et détentrice du record canadien de l’épreuve, comme conférencière. Native de Montréal, ayant participé aux Jeux Olympiques de 1988, 1992 et 1996, elle figurait dans l’édition novembre & décembre 2008 du magazine Canadian Running et a partagé son intéressante expérience d’athlète avec beaucoup d’enthousiasme. Signe de l’hospitalité locale, nos voisins de table M. et Mme Healey, un charmant couple âgé en rémission du cancer et participant au 10km, nous ont invités (Bruno et moi) à partager leur brunch familial d’après-course.

Ouvert en 1935, l’hôtel assigné pour l’événement, le Bessborough (nommé en l’honneur du Gouverneur général de l’époque), s’inscrit dans la lignée des hôtels urbains de type château érigés au début du siècle dernier à travers le Canada par les compagnies de chemin de fer, tels que les Royal York (Toronto) et Château Laurier (Ottawa). Fait à noter, l’organisation n’a prévu aucun service de navette entre l’hôtel et le site de départ/arrivée 4 km plus loin, sans doute un reflet du caractère local de l’événement.

Première course de deux : sans dossard

En cette grise matinée, après avoir frénétiquement viré la chambre et mes bagages à l’envers, je constatais avec stupeur que mon dossard avait disparu! En désespoir de cause, ma puce électronique étant déjà attachée à mon soulier, j’en ai fabriqué un à l’endos de ma confirmation d’inscription.

Évidemment, avec ce branle-bas, nous sommes arrivés plutôt tardivement au Parc Diefenbaker (premier ministre conservateur de 1957 à 1963), site de départ/arrivée. Un bouchon de circulation nous empêchant d’y accéder, nous avons donc immédiatement garé la voiture, enfilé rapidement nos vêtements de course, trouvé chacun un buisson pour se soulager et couru jusqu’à la ligne de départ. Arrivés de justesse, on annonçait que le départ était retardé de 15 minutes pour laisser aux gens pris dans le bouchon de circulation le temps d’arriver!

Donc, à 7h15, les coureurs du marathon, demi-marathon et 10 km s’élançaient simultanément. Les marathoniens couraient d’abord la même boucle (aplatie puisqu’elle longe essentiellement les 2 rives de la même rivière) que les demi-marathoniens mais, au lieu de franchir la ligne d’arrivée, empruntaient un étroit couloir parallèle au couloir d’arrivée du demi, effectuaient un virage serré en « u » autour d’un cône (adjacent au tapis d’arrivée) et repartaient ensuite pour courir la seconde boucle qui s’avérait plutôt un tracé linéaire puisqu’il longe la même rive (ouest) de la rivière en mode aller-retour.

Aussitôt la seconde « boucle » entamée, le nombre de coureurs baissait dramatiquement au point où j’avais l’impression de courir seul par longs moments, sentiment renforcé par l’absence de spectateurs… et même de citoyens! Au demi-tour de cette seconde boucle, je fus surpris par l’absence de tapis magnétique (ou autre mesure de contrôle) et constatai que tout coureur situé hors de vue des autres (mon cas pendant de longs moments) pouvait raccourcir son trajet en faisant demi-tour prématurément.

Quoiqu’il en soit, le premier coureur termina en 2h42 et la première dame en 3h21; avec 3h19, c’est bien la première fois que je me trouve aussi haut qu’en 17e position dans un classement; Bruno termina en 3h51. En tout, 192 coureurs ont complété le marathon, 840 complétaient le demi et 760, le 10 km; en ajoutant les marcheurs, l’événement attira plus de 2000 participants, soit le plus haut total enregistré à ce jour. À l’arrivée, je constatais avec surprise que les courtes séances de massage étaient payantes! Finalement, la pluie froide qui avait alors débuté nous a fait réaliser que notre voiture était garée plutôt loin!

P.S. J’ai retrouvé mon dossard lundi matin…

Au tour de Calgary

En quittant Saskatoon, Bruno m’avait souhaité de terminer mon combo de marathons en 7h00 ou moins, ce qui me laissait au plus 3h41 pour compléter Calgary, un objectif que je trouvais raisonnable (au fond, je souhaitais terminer sous les 3h30). Chaque soir de la semaine, j’ai pris un bain d’eau froide avec glace pour les jambes, et je n’ai couru que 2 fois durant la semaine (dont une séance matinale au superbe Lac Louise dans le parc Banff), à un rythme léger pour moins de 20km au total. De plus, visiter ma grande fille et voyager avec mon épouse m’ont permis de décrocher mentalement de la course à pied.

Par conséquent, je me sentais frais et dispos une fois arrivé à Calgary. Mon ami Mathieu Girard, une des rapides gazelles de notre club de St-Bruno, participait au demi-marathon et profitait de son séjour pour rendre visite à un bon ami établi dans la région.

Nichée à 3600 pieds d’altitude et à une heure de route de l’entrée des Rocheuses, Calgary respire encore le dynamisme économique malgré le récent ralentissement. Le centre-ville n’est pas tellement étendu mais un très grand nombre d’édifices modernes en hauteur y sont concentrés. Par ailleurs, les eaux claires et rapides de la rivière Bow prennent leur source dans les Rocheuses et séparent le nord et le sud de la ville.

Historique et avant course

Le marathon en était à sa 45e édition, ayant débuté en 1963 avec 12 finissants et connu une brève interruption au cours des années ’60; un bref historique de l’événement au fil des décennies apparaît sur le site web (www.hsbccalgarymarathon.com). Aujourd’hui, l’événement est d’envergure selon les « standards » canadiens et comporte plusieurs épreuves dont un demi, des 10 et 5 km, un marathon-relais et une course pour enfants au cours de laquelle ceux-ci parcouraient 1,2 km après avoir couru 41 km, un chaque jour, du 20 avril au 30 mai inclusivement. Les parcours du marathon, demi, 10 et 5 km étaient également ouverts aux marcheurs.

Le climat peut être très variable : en 2001, le mercure dépassait 30 degrés Celsius après un frisquet 3 degrés l’année précédente. Depuis 1989, l’événement avait lieu en même temps que le fameux Stampede (début juillet) mais, pour cette année, l’organisation a décidé autrement après avoir constaté la difficulté de mobiliser bénévoles et personnel policier lorsqu’un événement de calibre international a lieu concurremment, de même que les tarifs hôteliers plutôt onéreux en cette période.

Bizarrement, malgré la présence de nombreux hôtels dotés de grandes salles de réception au centre-ville, l’Expo-Santé avait lieu au MaxBell Center, un grand amphithéâtre sportif situé loin du centre-ville et accessible en voiture seulement (à moins de connaître très intimement le réseau de transport en commun). Situé sur un promontoire, l’endroit offrait cependant une vue magnifique sur le centre-ville et les Rocheuses au loin. Plus bizarrement, l’organisation n’a pas prévu de pasta dinner!

Dernière course du périple : moment de vérité

Par une belle matinée ensoleillée et très confortable, nous avons pris le tramway près de l’hôtel en direction du site de départ/arrivée. L’organisation ayant obtenu un passage gratuit (en transport en commun) pour toute personne arborant son dossard, il va sans dire que j’ai pris maintes précautions la veille pour ne pas l’égarer. L’usage du tramway est une bonne idée… qui aurait sans doute été meilleure si la fréquence des trains avait été augmentée. Non seulement avons-nous attendu longtemps, les gens de la station suivante n’ont pu monter à bord faute de place dans des wagons bondés.

Le site de départ/arrivée était situé au parc Murdock, adjacent au Zoo de Calgary et environ 2 kilomètres au nord-est du centre-ville, à vol d’oiseau. Le départ avait lieu simultanément pour le marathon et le demi, à 7h00. Après avoir un peu trop tardé à la « bécosse » (ça devient une habitude depuis Tucson en décembre!), je me suis retrouvé presqu’en queue de peloton au signal de départ et j’ai alors dû dépasser en zigzaguant un long moment avant de trouver mon rythme de croisière.

Les 12 premiers kilomètres du parcours nous amenaient près du Saddledome (domicile des Flames de la Ligue Nationale de Hockey) et en périphérie sud et ouest du centre-ville pour nous faire ensuite longer la rivière Bow. Peu de relief et rien de vraiment spectaculaire. Aux environs du 13e km, les demi-marathoniens faisaient demi-tour pour rentrer au bercail; 2 km plus loin, une montée de près de 100 mètres sur un kilomètre attendait les marathoniens. En haut, nous étions cependant récompensés par une belle vue sur les Rocheuses au loin. Sans trop m’inquiéter, je sentais mes jambes plus raides qu’à l’accoutumée après une telle distance.

Par la suite, quelques boucles nous amenaient d’abord sur le campus de l’Université de Calgary puis, après la mi-parcours, dans le quartier aisé de Varsity Estates où quelques petites dénivellations défiaient nos jambes. L’on revenait ensuite descendre la même longue côte une fois rendus aux environs du 32e km. Finalement, nous longions essentiellement la rivière Bow jusqu’à l’arrivée. Avec la vue sur les Rocheuses en haut de la fameuse côte et la bourgeoise quiétude de Varsity Estates, cette dernière portion s’avère l’une des plus belles du marathon parce que bordée d’arbres et offrant plusieurs points de vue sur le panorama du centre-ville. Malgré cela, depuis le 36e km, j’avais vraiment hâte de finir!

À l’arrivée, un sentiment très fort d’accomplissement ainsi qu’une grande fierté m’ont envahi : j’ai terminé en 3h17, 2 minutes plus vite qu’à Saskatoon et bien en avance sur mon objectif, au 72e rang sur un total de 1039 finissants (7e dans mon groupe d’âge). En combinant les 2 marathons, cela me donne un « negative split », ce que je n’ai jamais été foutu de réaliser en un seul marathon. Comble de bonheur, la médaille remise est un véritable « belt buckle » de forte dimension : tout simplement original et superbe! Ici également, les massages étaient payants : est-ce coutumier dans l’Ouest?

Fidèle à son habitude, Mathieu a terminé le demi en 1h23, bon pour le 17e rang sur 2837 finissants (4e dans son groupe d’âge). Le marathon fut remporté en 2h30 (première dame en 3h02) et le demi en 1h06 (première dame en 1h17). Incidemment, la gagnante féminine du demi, Lioudmila Kortchaguina, indiquait (au quotidien local Calgary Herald) être venue courir le demi pour « récupérer » de sa deuxième position chez les dames (en 2h32) au marathon d’Ottawa la semaine précédente. Chapeau!

Finalement, je n’ai pas trop senti de séquelles après ce 2e marathon et j’ai rapidement eu recours au bain d’eau glacée de retour à l’hôtel. Je peux vous assurer que la bière avait un goût très prononcé de victoire en ce beau dimanche après-midi. J’ai été agréablement surpris de constater le lendemain que mes jambes n’étaient pas trop raides malgré le voyage de retour en avion le soir même.

Test réussi, au suivant!

Marc Dagenais

Calendrier d’entraînement du Marathon de Montréal 1980

28 mai 2009, par Réjean

Le calendrier ci-dessous est un souvenir précieux car il nous montre des photos du marathon de Montréal de 1979. On peut y voir des photos très intéressantes, par exemple on voit les coureurs sur l’ile Ste-Hélène, avec des anciens pavillons de l’Expo 67 en arrière plan. C’est surprenant de voir la foule des coureurs prenant le départ sur le pont Jacques Cartier, avec les spectateurs grimpés sur les structures des panneaux d’affichage!

À remarquer aussi sur la page du mois de juillet deux membres du club de St-Bruno et au mois de novembre une photo de Jacqueline Gareau. Enfin on peut aussi voir le parcours du marathon tel qu’il existait alors.

Ce calendrier, publié par LaPresse, présentait un programme d’entrainement détaillé en vue du marathon de 1980, le tout préparé par Jo Malléjac.

(Merci à Robert Gemme de nous faire partager ce document qui fait partie de ses archives personnelles).

Course au Fort Chambly. Un 10km … ou a peu près.

24 mai 2009, par Réjean

Dimanche le 24 mai dernier j’ai participé à la course de 10km qui avait lieu au Fort Chambly, en compagnie de quelques membres du club. (site de l’événement)

À mon arrivée sur le site, notre entraîneur François Lecot, qui participait au duathlon, arrivait au terme du premier segment de course (5km), en première position. Suivait un 19km de vélo, puis un deuxième segment de course de 5km. Au final, François à franchi le fil d’arrivée deuxième, à peine 15 secondes derrière le gagnant. Félicitations!

Quant aux coureurs, c’est avec un brin de retard que la course de 5km a été lancée, il était presque midi et la température était déjà pas mal chaude. Le départ du 10km fut donné une couple de minutes plus tard, vraiment sans tambours ni trompettes, au point que plusieurs comme Normand et Diane l’ont presque raté, occupés à socialiser.

Dix kilomètres… En fait, on n’est pas sûr de ce que l’on a couru, puisque malgré une course qui s’est bien déroulée, sur un parcours plat, tout le monde a semblé faire des temps dépassant d’une à deux minutes les temps usuels. Le même petit ‘extra’ semblait avoir affecté les coureurs du 5km.

Sportstats semble tout aussi confuse, car elle nous rapporte sur la page des résultats des cadences pour le 10km calculées pour un 5km (et donc qui tournent autour des 10minutes au kilomètre)!

De plus la gestion de notre cadence sur cette course n’était pas évidente, puisque les organisateurs n’avaient pas jugé bon d’installer de panneaux de distance nulle part. Faisait ’soif’ aussi, puisqu’au point éloigné d’eau on trouvait un seul bénévole qui ne fournissait pas et nous passait des verres… vides!

Mais bon, il faisait beau, le parcours était bien, longeant en partie les cascades du Richelieu, et contournant le Fort Chambly, et ce fut une matinée somme toute agréable.

Réjean

Ultramarathon de Drummonville, édition 2009, sous la pluie

21 mai 2009, par Réjean

Une nouvelle fois cette année, deux membres du club ont participé à cet événement plutôt unique qu’est l’ultramarathon ‘Michel Gouin’ de Drummonville. Les éditions 6 heures et 24 heures avaient lieu le 16-17 mai denier. (Une version 12 et 48 heures est prévue pour le mois d’août)

La température n’a pas été de tout repos pour l’édition 2009, qui s’est déroulée en bonne partie sous la pluie, parfois forte, innondant une partie de la piste de gravier.

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Ghislaine Beaulieu, que l’on voit à gauche, a parcouru 48,02km en 6 heures, finissant première au classement général.

Bruno St-Pierre, inscrit quant à lui à la version 24h, a parcouru 100,172km en 13h12min.

Félicitations à Ghislaine et Bruno!

Cliquez sur le lien suivant pour les résultats et photos sur l’ultramarathon de Drummondville. On peut voir quelques photos et un compte rendu régulier pendant la course, sur le blogue d’un des coureurs (Eric Bellavance).

Photo utilisée avec la permission de Michel Gouin. merci!

Demi-Marathon International de Québec

6 mai 2009, par mdagenais

30 km en boucles

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Alors qu’un crachin nous accompagnait sur toute la distance en 2008, le Demi-marathon International de Québec (DMIQ) s’avérait passablement ensoleillé pour sa 6e édition. Avec un bon vent du sud-ouest (selon ma perception), la température était certes assez fraîche pour courir sans transpirer indûment. Pour ma troisième participation, j’étais accompagné de mes potes Mathieu Girard et Laurent Jugant, deux des quelques « Kenyans » de notre club de St-Bruno.

Les terres du magnifique Domaine Maizerets, situé quelques kilomètres à l’est du centre-ville de Québec, accueillaient le centre nerveux des opérations de même que la ligne d’arrivée. Organisé par l’équipe du circuit Courir à Québec (www.couriraquebec.com) qui est aussi maître d’œuvre du Marathon des Deux rives dont la 12e édition aura lieu le 30 août prochain, le DMIQ se veut une occasion de découvrir un autre visage de la Vieille Capitale.

En effet, le parcours consiste en une boucle aplatie et irrégulière de 17,3 km dont l’extrémité est s’approche des Chutes Montmorency (que l’on peut entendre sans les voir) et dont la moitié sud emprunte la piste cyclable qui borde le fleuve St-Laurent en parallèle avec l’autoroute 440. La portion nord de la boucle qui emprunte les boulevards Montmorency et Ste-Anne est très quelconque. Heureusement, la piste cyclable nous offre certains beaux points de vue sur l’Île d’Orléans, le fleuve et la Haute-Ville au loin, autant d’éléments pour composer un beau paysage n’eût été du voisinage très inesthétique de l’autoroute.

En plus d’une course de 3 km pour les jeunes (7-14 ans), des épreuves de 10 et 30 km complétaient le programme avec l’épreuve-phare du demi-marathon. En hausse appréciable par rapport à l’an dernier, près de 1500 participants prenaient part à l’une ou l’autre des 4 épreuves. Distance peu fréquente dans le calendrier des courses au pays, c’est l’épreuve du 30 km qui m’incita à m’inscrire au DMIQ dès 2007, puisqu’elle cadrait alors dans mon programme d’entraînement en vue du Marathon d’Ottawa; en 2008, l’épreuve a servi de préparation au Marathon du Vermont à Burlington; cette année, ce sera en préparation des marathons de Saskatoon (24 mai) et Calgary (31 mai).

Les participants au circuit de 30 km devaient d’abord courir un tronçon de 13,2 km de la boucle pour ensuite la parcourir au complet; des autobus assuraient la navette entre le Domaine Maizerets et le lieu de départ. Le peloton du 30 km s’ébranla à 8h00 AM et le premier termina l’épreuve en 1h47 (la première femme en 2h14) alors que le 144e participant fermait la marche en 4h00. Quant au demi, le vainqueur terminait en 1h08 et la première femme en 1h20. En ce qui me concerne, je suis très fier de mon 2h07 et la 3e place dans mon groupe d’âge, ce qui est assez inhabituel pour moi.

Pour ceux qui l’ignorent, le gagnant du 30 km, le sympathique David Le Porho, a complété l’an dernier un périple qui l’a amené, avec sa conjointe Claire Doulé, à courir un marathon sur chacun des cinq principaux continents (voir: http://www.m5c.cc/ à ce sujet). Mon ami Laurent, blessé au « bas du corps » a prudemment ralenti sa cadence habituelle pour m’accompagner, et Mathieu a terminé le demi en 1h21, bon pour la 9e position.

Comme toujours, les coureurs ont été bien gâtés par l’ensemble des bénévoles enthousiastes qui n’étaient pas avares de leurs encouragements et félicitations. Je dois quand même constater qu’après avoir couru le marathon de Boston sous les cris de centaines de milliers de personnes réparties sur 42 km, les abords du parcours québécois me semblaient bien déserts. Quoiqu’il en soit, à l’arrivée, un brunch copieux nous était servi sous la tente (œufs, jambon, pain doré, bagels, crêpes et…café McDonald’s!), après la distribution de bien belles médailles. Une belle ambiance conviviale sous la tente.

Je crois que je suis en train de développer un véritable engouement pour cette distance de 30 km et pour les compétitions à Québec.

Marc Dagenais

Boston, LE marathon

25 avril 2009, par mdagenais

Contexte et historique

Les sports à Boston, c’est bien plus que les Bruins, Red Sox et Celtics puisque l’on peut aisément associer Boston au mot «marathon». Sans doute plus que tout autre marathon, celui de Boston a donné à cette épreuve athlétique ses lettres de noblesse. C’est avec grande joie que j’ai participé à la 113e édition de cette course mythique le 20 avril dernier. Les mots qui suivent, pourtant nombreux, ne sauront suffire à bien refléter les forts sentiments qui m’animaient en courant, pour la seconde fois, ce parcours chargé d’Histoire et, à certains endroits, parsemé de verres de Gatorade aplatis!

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Au privilège de parcourir le même chemin que d’illustres athlètes tels que Jacqueline Gareau, Joan Benoît, Gérard Côté, Bill Rodgers, Alberto Salazar et tutti quanti, s’ajoutaient ceux d’être accompagné de mes amis Laurent Jugant et Mathieu Girard, deux gazelles du club de St-Bruno, et de voyager avec le groupe organisé par Pierre Bourassa. Ce «gentlemen runner» qui compte plus de 120 marathons à son curriculum vitae sait vraiment y faire en termes d’organisation. Généreux de sa personne, simple et bon vivant, il a su prend soin de la logistique pour nous permettre de nous concentrer sur la course. J’en profite pour lui réitérer l’expression de mon éternelle reconnaissance.

Le qualificatif de mythique se trouve souvent accolé au Marathon de Boston par certains d’entre nous marathoniens puisqu’une participation à celui-ci représente rien de moins que la quête du Saint Graal. En effet, tout participant doit obligatoirement avoir terminé un marathon au préalable à l’intérieur d’un temps prescrit en fonction de son âge et sexe. Par exemple, avec 46 printemps, je dois courir la distance en moins de 3h30 (4h00 pour une dame). En guise d’aperçu des critères de qualification, voir sur le site officiel: http://www.baa.org/BostonMarathon/Qualifying.asp.

De plus, Boston fait non seulement partie des 5 marathons dits « Majors » avec Berlin, Chicago, Londres et New York (voir http://www.worldmarathonmajors.com/CA/), mais il s’agit en outre du plus ancien marathon à avoir lieu sur une base annuelle après avoir été lancé en 1897 dans la foulée du premier marathon olympique moderne tenu l’année précédente. La distance des premières éditions était de 24,8 milles (à l’instar du marathon des Olympiques d’Athènes en 1896) et fut changée pour 26,2 milles à la suite des Olympiques de Londres de 1908 où le nouveau standard fut établi.

Contrairement à la grande majorité des courses qui ont lieu au cours du week end, cet événement a toujours eu lieu lors du «Patriots’ Day», soit le 19 avril depuis la première édition jusqu’à celle de 1968; par la suite, cette journée fériée fut déplacée au troisième lundi d’avril. Le «Patriots’ Day» est jour férié depuis 1894 dans les états du Massachusetts et du Maine et souligne les batailles de Lexington et Concord le 19 avril 1775 en prélude à la Révolution Américaine. Outre le célèbre marathon, la tradition veut que les Red Sox jouent un match de baseball à domicile en ce jour.

Expo-Santé et tourisme

Nous avons quitté Montréal tôt samedi matin, le 18 avril. Dans notre autobus, l’ambiance était au partage d’intéressantes anecdotes de course et le ton était donné pour le reste du week end. Nous avons également visionné l’excellent film «Spirit of the Marathon» de même que le reportage «live» du marathon de l’année précédente.

Arrivés tôt en après-midi, nous sommes allés à l’Expo-Santé quérir notre dossard, puce électronique et chandail technique à l’effigie du marathon (un jaune serin plutôt excessif cette année). L’événement avait lieu au Hynes Convention Center et tout était vraiment «BIG», comme les «Amââricains» aiment faire les choses. Compte tenu du nombre de participants à ce prestigieux marathon, il y avait foule et cela prenait de longues secondes pour passer d’un kiosque à l’autre, et de très longues minutes pour passer à la caisse enregistreuse de la boutique officielle Adidas.

À l’Expo, j’ai également eu le grand plaisir de jaser avec Kathrine Switzer (http://www.marathonwoman.com), rendue célèbre par sa participation «illégale» au marathon de Boston en 1967 et sa quasi-expulsion de celui-ci (les femmes n’ont été admises à l’épreuve qu’en 1972 – voir images sur son site web), de même qu’avec Bart Yasso, «Chief Running Officer» de la revue Runner’s World. Dick Hoyt, ce colonel à la retraite de l’armée américaine qui participe à des marathons et des triathlons « Ironman » en transportant son fils handicapé, était présent pour dédicacer son livre dont je recommande la lecture (http://www.amazon.com/Its-Only-Mountain-Dick-Rick/dp/0941072517); il courait bien sûr le marathon avec Rick lundi.

Après environ 3 heures dans cette foire, nous avons soupé chez Cheers, établissement rendu célèbre par la série télévisée éponyme et situé à côté du magnifique «Public Garden». Le dimanche fut consacré à une balade touristique de cette très belle ville. Au souper, considérant que je n’avais pas été particulièrement emballé par le «pasta dinner» l’an dernier, nous avons consommé nos hydrates de carbone ailleurs. Comme l’an dernier, le souper de pâtes officiel avait lieu à l’intérieur du gros bunker servant d’hôtel de ville. Les gens se retrouvent éparpillés un peu partout dans ce temple du béton et le choix de nourriture n’est pas très varié; par contre, il faut saluer l’efficacité du service.

Derniers préparatifs

Pour le grand jour, Pierre avait vu à ce que nous puissions utiliser notre propre autobus pour nous rendre au départ du marathon dans la petite ville d’Hopkinton. Ainsi, nous avons pu y relaxer et faire nos derniers préparatifs avant le départ en tout confort. Au moment opportun, nous avons quitté notre abri pour traverser un «Village des Athlètes» improvisé sur le terrain d’une école secondaire, remettre nos effets dans les autobus qui les apporteront à la ligne d’arrivée et nous rendre dans nos enclos (« corrals ») respectifs pour attendre le départ. Il faut reconnaître à quel point, après toutes ces nombreuses décennies d’expérience, la logistique était réglée au quart de tour.

Et il faut saluer l’expertise de l’organisation pour si bien gérer la présence envahissante de près de 25 000 coureurs fébriles dans cette petite localité rurale. On avait donc prévu 2 vagues de départ, soit les dossards 1 à 13 999 qui s’élançaient à 10h00 et les autres à 10h30, pour éviter un trop grand engorgement lors des premiers kilomètres. Ces deux vagues étaient divisées en groupes de 1 000 coureurs, chacun dans son « corral » selon l’ordre de vélocité. En effet, les numéros de dossard étaient attribués en fonction du temps de qualification utilisé par les coureurs (par exemple, mon dossard no 7321 correspondait à mon temps de 3h15 fait à Corning, NY).

Le parcours

Après l’hymne national et le passage rapide de deux chasseurs dans le ciel, survint le moment tant attendu du départ. Naturellement, à ma hauteur, il m’a fallu environ 4 minutes pour me rendre à la ligne de départ… et 3h20 pour parvenir à celle de l’arrivée. Le ciel était nuageux et un vent de biais, parfois vif, nous rafraîchissait.

Le parcours est à peu près linéaire et débute en milieu rural sur une route bordée d’arbres. Déjà, la foule y est très nombreuse et enthousiaste. La principale difficulté des 10 premiers kilomètres consiste à ne pas se laisser emporter trop vite par l’effet d’entraînement généré par la foule de coureurs (à ce stade de la course, tous sont fringants) et ne pas se faire piéger par une topographie plutôt descendante.

En principe, il convient de se garder des réserves pour bien affronter les 4 côtes de Newton entre les 26e et 32e kilomètres (dont la fameuse «Heartbreak Hill»). En réalité, j’ai forcé la note un tantinet sur les premiers 15 km pour en payer le prix lors de ces ascensions. L’an dernier, les collines de Newton ne m’étaient pas apparues si redoutables et j’avais même trouvé Heartbreak Hill relativement facile. Sans doute que mon tempo «pépère» en première moitié de course y était pour quelque chose. Les marcheurs étaient tout de même nombreux à cet endroit. De l’autre côté de la pente, le parcours redevient descendant en majeure partie jusqu’à l’arrivée à Boston.

Mi-parcours endiablé

Comme l’année précédente, la gent féminine du collège Wellesley s’excite et crie à tue-tête environ à la mi-parcours si bien qu’on peut entendre la clameur au loin. Quel bruit assourdissant! Plusieurs de ces jeunes dames tenaient des pancartes indiquant «marry me», «kiss me» et autres suggestions originales. Toutes s’étiraient au-dessus des barrières pour un «high five». Quelle frénésie! Un moment fort du périple, surtout pour les mecs.

Il faut dire qu’il y avait foule tout le long des 42,2 km du parcours et très peu d’endroits dépourvus de supporters. Étant plus habitué aux parcours où les spectateurs se font plutôt rares, je suis à court de mots pour bien exprimer la sensation extraordinaire d’être encouragé par une foule si nombreuse, si enthousiaste et démonstrative, et pour une si longue durée. L’énergie de ces foules m’a littéralement transporté.

L’arrivée

Étant assez fatigué dès le 30e km, mon sourire est réapparu dès que l’immense enseigne CITGO indiquant le 25e mille s’est signalée à l’horizon. Lors des 4-5 derniers kilomètres, la foule devenait encore plus compacte et bruyante, et une véritable orgie d’encouragements ont rendu les dernières foulées tout simplement magiques.

Après l’arrivée sous l’immense arche bleue, les coureurs étaient accueillis par un dispositif impressionnant de bénévoles qui les dirigeaient vers les tables d’eau, puis vers les endroits où l’on remettait à chacun une couverture métallique, une belle médaille et un goûter frugal, et ensuite vers les autobus contenant les effets personnels. Voilà une logistique bien huilée.

Les statistiques

Je pense qu’un grand «WOW!» s’avère la conclusion partagée par la majorité des 22 849 coureurs ayant franchi le fil d’arrivée, le premier en 2h08 et le dernier en plus de 7h00. Mes amis Laurent et Mathieu ont terminé ensemble en 2h56 et Bill Rodgers, gagnant de Boston à quatre reprises (1975 et 1978-79-80 et icône du marathon chez l’Oncle Sam dans les années ‘70 et ‘80), était de retour pour compléter l’épreuve en 4h06.

Deux coureurs québécois connus, Louis-Philippe Garnier et Pierre-Luc Goulet, ont terminé en 2h38 et 2h59 respectivement; après avoir remporté l’édition 2008 du marathon de Rimouski (son premier), Audrey Longval faisait bonne figure avec 3h14. Pierre, notre G.O., complétait l’épreuve avec un excellent 3h53.

En guise de dessert pour ce menu de statistiques, Albert Miclette et son épouse Huguette ont souligné de belle manière leurs 50 années de mariage sur la route d’Hopkinton à Boston. Yves Boisvert de La Presse (également un coureur) en traite dans son excellente chronique que je vous invite à lire : http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/yves-boisvert/200904/24/01-850177-une-longue-et-belle-course.php).

Enfin, quoi de mieux pour célébrer une aventure sportive qu’un gros hamburger agrémenté de frites et arrosé d’une bonne bière locale… De quoi refaire le plein de calories!

Marc Dagenais

Around the Bay : un 115e anniversaire pluvieux

5 avril 2009, par mdagenais

En ce dimanche gris et pluvieux du 29 mars dernier, la course Around the Bay célébrait son 115e anniversaire (oui, vous avez bien lu!). Cet événement historique existe depuis 1894, soit 3 ans avant le marathon de Boston, et revendique le titre de plus ancienne course à pied en Amérique du Nord. Les épreuves de cette course d’âge vénérable sont disputées en la ville très industrielle de Hamilton, située à l’extrémité ouest du Lac Ontario et à proximité de Toronto, avec une incursion dans la ville voisine de Burlington.

C’est un parcours de 30 km qui constitue l’épreuve phare de l’événement à laquelle s’ajoutent une course de 5 km ainsi que des relais (course) en 2 ou 3 étapes et un volet marche sur la distance de 30 km. L’épreuve de 30 km – course affichait complet depuis plusieurs semaines et l’organisation prévoit un cap de 7 000 inscriptions pour l’an prochain. Le nombre d’inscrits à toutes les épreuves dépassait 9 000, en hausse par rapport à l’année précédente.

C’est le propriétaire d’un journal local et d’une boutique de cigares qui est à l’origine de la course dont l’épreuve initiale fut disputée le jour de Noël. Au cours des premières décennies de son existence, plusieurs vainqueurs de cette course furent également gagnants du marathon de Boston, notamment Gérard Côté et Tom Longboat. Parmi les rares trucs récents, l’arrivée de la course à l’intérieur de l’amphithéâtre Copps Coliseum, domicile depuis 1996 du club de hockey des Bulldogs, le club école du Canadien de Montréal, remonte à l’année 2006.

Pour l’occasion, nous étions cinq du club du Mont St-Bruno (Nathalie Goyer, Mathieu Girard, Laurent Jugant, Daniel Lamontagne et votre serviteur) à y participer. Nous avions loué une fourgonnette pour voyager ensemble et ainsi profiter de l’atmosphère conviviale qui s’est non seulement avérée un antidote efficace à la platitude de l’autoroute 401 entre Montréal et Toronto, mais a donné lieu à des échanges enrichissants qui ont rendu le périple très agréable.

Samedi après-midi, nous sommes allés retirer nos dossards à l’Expo-Santé qui avait lieu au Copps Coliseum. Cet édifice de 17 500 sièges construit en 1985, fut ainsi nommé en l’honneur de l’ancien maire Victor K. Copps qui présida aux destinées de Hamilton durant 14 ans. Il est également père de Sheila Copps, ex-membre du notoire « Rat Pack » libéral fédéral et ancienne ministre du Patrimoine qui s’était fait connaître avec sa distribution « a mari usque ad mare » de petits drapeaux unifoliés. D’après les quelques informations trouvées sur le web, M. Copps aurait souffert d’une sévère crise cardiaque lors de la course Around the Bay en 1976, ce qui l’amena à se retirer de la vie publique. J’ignore à quelle épreuve il participait. 

À l’Expo, nous recevions un chandail technique (orange foncé!) à manches longues qui arbore l’inscription « Older than Boston » à l’endos. L’organisation est de toute évidence très fière de cette préséance, à juste titre!

Le lendemain, le départ du 30 km avait lieu tout près du Copps Coliseum à 9h30. Ayant un peu trop tardé à quitter le confort de celui-ci pour affronter la pluie, Daniel et moi avons abouti à la fin du peloton et avons dû nous résoudre à effectuer un très grand nombre de dépassements après le signal de départ. Puisque nous étions nombreux et plutôt serrés derrière la ligne de départ et les élites, un système d’enclos (« corrals ») aurait été bienvenu. Quoiqu’il en soit, l’intensité de la pluie avait diminué au départ et le mercure affichait quelques degrés Celsius au-dessus de zéro, ce qui a rendu l’exercice moins pénible qu’appréhendé.

Et c’est le départ ! Après les quelques centaines de mètres dans le centre-ville, les premiers 8-9 kilomètres traversaient essentiellement des quartiers typiquement ouvriers, un paysage urbain plutôt banal mais rien de surprenant puisque Hamilton est la ville des grandes aciéries. Il n’y avait aucune trace visuelle de cette baie qui donne son nom à la course avant le 12e kilomètre.

Du 12e au 17e km, le parcours est situé sur une petite bande de terre séparant la baie (que l’on devine plus qu’on ne voit) du Lac Ontario (que l’on aperçoit quelques fois entre les maisons). Sur l’artère nommée Beach Boulevard se trouvait la « Tin Pan Family » qui nous encourageait en frappant sur un assortiment assez varié de chaudrons et casseroles. Ils m’ont toutefois semblés moins nombreux que l’an dernier.

Un chauffard (quel con ce type!) s’est par ailleurs manifesté en sortant de son « driveway » sans crier gare pour couper brusquement le chemin aux coureurs; plus de peur que de mal heureusement. Après le 15e kilomètre, nous traversons un pont métallique au-dessus de l’écluse menant du lac à la baie (qu’on a très peu vue jusque là).

À Burlington, à partir du 18e km, le vrai travail commence avec une succession de petites côtes et quelques descentes assez raides, ce genre de descente que j’ai toujours de la difficulté à gérer. Sur North Shore Boulevard, le décor présente un contraste assez frappant avec les faubourgs ouvriers alors qu’on traverse un quartier plutôt cossu comptant plusieurs magnifiques demeures riveraines. Ce n’est sans doute pas un hasard si l’on trouve ici les meilleurs points de vue sur la fameuse baie.

Contrairement à l’an dernier où j’avais souffert en grimpant ces côtes après avoir appuyé un peu trop sur l’accélérateur entre les 5e et 18e km, j’ai bien dosé mes efforts afin de gravir les montées sans difficulté, y compris la côte du 25e kilomètre qui est d’ailleurs immédiatement précédée d’une bonne descente que j’avais trouvée horrible l’an dernier.

L’énergie ainsi conservée et le moral au zénith, je me suis permis de nombreux dépassements au cours des 3 derniers kilomètres en légère pente descendante. Cela augure bien pour le marathon de Boston trois semaines plus tard. Ah oui! Le personnage de la Faucheuse était de retour pour nous taquiner au 28e km à côté du… cimetière!  Incidemment, la pluie avait cessé peu avant l’arrivée et le ciel commençait à se dégager.

L’arrivée à l’intérieur du Copps Coliseum, au beau milieu de l’amphithéâtre et avec plusieurs spectateurs dans les gradins, garantissait beaucoup d’ambiance. Personnellement, je trouve qu’une finale dans une enceinte sportive, à l’instar du marathon de Montréal qui se termine dans le Stade Olympique, ajoute un « je-ne-sais-quoi » d’intéressant à tout parcours.

Les médailles remises aux participants terminant l’épreuve étaient divisées en trois catégories : l’or pour les coureurs terminant en moins de 2h et les coureuses en moins de 2h15; l’argent pour moins de 2h15 (coureurs) et de 2h30 (coureuses); et le bronze pour tous les autres. À noter que c’est le temps officiel (« gun time ») et non réel (« chip time ») qui est utilisé pour cette répartition.

Je ne puis m’empêcher de penser qu’être parti vers l’avant du peloton, avoir évité tous ces zigzags de dépassements et avoir couru moins timidement sur le plat avant les côtes, m’auraient probablement permis d’obtenir l’argent; ce sera donc un incitatif pour revenir. Quant à mes amis, Laurent a pu décrocher l’or après l’avoir manqué de quelques petites secondes l’an dernier; Nathalie a terminé 3e chez les dames et fut immédiatement précédée par Mathieu; et Daniel me suivait tout près.

Je trouve intéressante l’idée de catégoriser les médailles. Évidemment, j’aurais préféré que l’argent couvre un intervalle de 30 minutes plutôt que 15… Enfin, pour les autres statistiques, le premier coureur franchissait la ligne d’arrivée en 1h35 et la première femme en 1h50. Le premier Québécois, Terry Gehl, terminait en 1h46 et le second, Louis-Philippe Garnier, le suivait tout près en 1h50. Le 4775e coureur fermait la marche en 4h42.

Tout compte fait, il s’agissait d’un très bel événement, bien organisé et sympathique. Je souhaite y revenir encore et je répète qu’il devrait exister davantage de courses de 30 km puisqu’il s’agit d’une distance qui représente un bon défi (plus qu’un demi) sans toutefois être aussi exténuante qu’un marathon. En outre, comme le soulignait mon ami Stéphane Lachapelle avec justesse et humour : « lorsqu’on frappe le mur, on est arrivé ! ». Pour ces raisons, je retournerai courir l’épreuve de 30 km à Québec le 3 mai prochain, pour la 3e année consécutive.

Marc Dagenais

Course et Marche Populaires de Lasalle (30e Édition)

30 mars 2009, par gcadotte

Dimanche le 29 mars dernier se tenait à ville Lasalle la 30ème édition de cette course. Cet évènement, en plus d’être très populaire sur une base locale, fait partie des courses éligibles pour l’obtention de la coupe du Québec et attire ainsi de nombreux coureurs provenant d’un peu partout au Québec.

La trentième édition comportait donc des courses de 1 km (pour les enfants), 2 km, 5 km, 10 km et un 10 km marche. Le 5 km avait 495 coureurs (279h. et 216 f.) et le 10 km 605 coureurs (425 h. et 180 f.). 212 enfants ont couru le 1 km; 169 coureurs ont participé au 2 km et finalement les marcheurs étaient au nombre de 82. Ceci totalise 1563 participants.

Départ du 5 km

Pour la majorité des coureurs il s’agit de la première course de la saison et plusieurs veulent connaître leur mesure après avoir fait quelques semaines ou quelques mois d’entraînement selon les cas. Les coureurs peuvent assez bien performer car il s’agit d’un parcours essentiellement plat (à 99%) sur une boucle de 5 km. Donc malgré une température un peu maussade (4°C, vent NE 19 km/h et un peu de bruine), l’ambiance était fébrile et joyeuse, surtout que la pluie promise n’était heureusement pas au rendez-vous. Après ce long hiver, cet évènement constitue également un lieu de rencontre et d’échanges entre coureurs, surtout après les courses où les lieux pour la remise des médailles sont bien aménagés et l’atmosphère est chaleureuse.

Vous pouvez voir sur la photo ci jointe le départ du 5km avec un coureur torse nu et collant fleuri célébrant le printemps. Plusieurs membres du CCRMSB y étaient présents. Je tiens à souligner la belle performance de Marc Lavoie qui a réussi son meilleur 10 km à vie en 37:55, Marie Élizabeth Jones sa conjointe a également bien fait sur le 5 km avec 23 :53. Normand et Diane Papin ont tous deux fait le 10km. J’étais heureux de voir Marc Lajoie renouer avec la compétition en réalisant 19 :54 sur le 5km, j’ai bien essayé de le suivre lorsqu’il m’a dépassé à environ 2,8 km mais peine perdu le vent semblait avoir moins de prise sur lui et j’ai fini 20 sec derrière lui avec 20 :15. Sans ce vent je crois que j’aurais réussi à être en bas du 20 :00. Notre coach bien aimé y est venu aussi venu s’y dégourdir les jambes sur le 5 km; je n’ai donc pas eu le choix de suivre ses prescriptions pour le réchauffement qui ont porté fruits d’ailleurs.

Il est à noter que sur le 5 km 80/495 coureurs, dont 11 jeunes filles et femmes, ont complétés l’épreuve en dessous de 20 :00. Je trouve cela excellent.

J’ai eu le plaisir d’accompagner un coureur prospect pour le CCRMSB, Matthieu Visser qui participait à sa première course (10 km) en sol Québécois. Son 37:54 lui a donné une bonne piqûre.
Cette course est une belle façon de commencer la saison et je trouve que ma saison commence relativement bien. Je continue donc à me préparer pour le demi marathon de Montréal le 19 avril prochain. J’espère que vous y serez nombreux soit à titre bénévoles ou de coureurs.

Gilles Cadotte