Archive pour 2006

Marathon International de Niagara Falls

Dimanche, 5 novembre 2006, par mdagenais

NIAGARA, UN MARATHON AQUATIQUE

En ce beau (enfin!) week-end, après avoir couru 25 km dans le magnifique Parc du Mont St-Bruno hier, j’ai eu le grand plaisir de voir notre sport en vedette lors du reportage d’une heure sur le Marathon de New York sur la chaîne NBC cet après-midi. Avec autant d’inspiration, je n’ai donc plus AUCUNE excuse pour retarder davantage l’écriture de ces quelques lignes.

Dimanche le 22 octobre dernier, j’ai eu le plaisir de compléter mon second marathon lors de la 22 e édition du Marathon International de Niagara Falls ( www.niagarafallsmarathon.com ) qui se proclame fièrement l’ UNIQUE marathon au monde débutant dans un pays et se terminant dans un autre. Plus précisément, la ligne de départ se trouve à Buffalo, État de New York, et l’arrivée à Niagara Falls, Ontario. Le qualificatif « International » prend donc tout son sens.

Les premières éditions de cette course eurent lieu de 1974 à 1986 inclusivement puis de 1998 à ce jour, l’interruption étant attribuable au manque de commanditaires. Une épreuve de demi marathon a été introduite en 2001 et une course de 5 km en 2003. Alors que 285 participants (dont 10 femmes) prenaient place sur la grille de départ en 1974, près de 1200 coureurs étaient attendus cette année pour le marathon (près de 2000 pour le demi).

Pour ma part, c’est un dépliant distribué lors du Salon de l’activité physique tenu la veille du Marathon des Deux Rives qui m’a attiré vers Niagara. Le plan pourtant très sommaire du parcours laissait aisément deviner sa beauté puisque plus des trois quarts du trajet longent la rivière Niagara jusqu’aux majestueuses chutes. Un programme tout simplement irrésistible !

C’est toujours intéressant de se retrouver au Health & Fitness Expo la veille d’un marathon puisqu’on y trouve non seulement d’intéressants articles à se procurer mais, surtout, on y rencontre d’autres coureurs forts sympathiques; ainsi, je salue au passage Daniel Laberge et ses compagnons du club La Foulée de la région de Québec. Fait à noter: les marathoniens devaient présenter leur passeport (ou autre pièce d’identité valable) aux agents des douanes U.S. avant de pouvoir obtenir leur dossard et l’incontournable « goody bag »; le kit comprenait un T-shirt « technique ».

Heureusement, le « goody bag » contenait également un de ces pseudo-imperméables de touristes (jaune) qui allait s’avérer fort utile en ce week-end pluvieux et frais. Des 4 éléments fondamentaux de la nature (air, eau, feu et terre), ce fur l’EAU qui domina cette course.

Ainsi, dimanche matin de 7h00 à 7h45, nous prenions place à bord des autobus (jaunes) qui nous transportaient vers Buffalo (coût de 5 $, payé au préalable). Une pièce d’identité était requise à bord (passeport recommandé) pour le contrôle à la frontière américaine. La ligne de départ se trouvait tout près du Albright Knox Art Gallery qui nous accueillait d’ailleurs à l’intérieur de ses murs. La scène était assez particulière : alors que dans le grand hall d’entrée, deux musiciens (harpe et contrebasse) nous interprétaient de belles mélodies classiques, tous les coureurs étaient éparpillés un peu partout et n’importe comment, par terre sous les tableaux et autres oeuvres dans les différentes pièces. J’aurais bien aimé avoir mon appareil photo !

Lorsque mon « voisin » me raconta qu’il venait de compléter le Marathon de Toronto la semaine précédente (15 octobre), j’ai d’abord cru qu’il était de ceux qui collectionnent les marathons jusqu’à ce qu’il m’indique qu’il s’agit de son deuxième cette année ! Assez spécial…

Bon, il a bien fallu sortir de notre abri artistique pour affronter les éléments et nous masser derrière la ligne de départ, vêtus de nos charmants imperméables jaunes ! Après les hymnes nationaux des deux pays voisins, ce fut le départ à 10h00 AM. La marée jaune a déferlé dans les rues de Buffalo.

Sur les trottoirs, l’on ne pouvait manquer les nombreux amoncellements de branches d’arbres, vestiges de l’impressionnante tempête de neige qui avait laissé 60 cm au sol la semaine précédente. Les impers jaunes sont naturellement venus s’ajouter à ce décor une fois les coureurs bien réchauffés. Après 4 milles, nous traversions Peace Bridge pour entrer au Canada. Quelques kilomètres dans la ville d’Erié nous amenaient au bord de l’eau où la vue sur le centre-ville de Buffalo et le Lac Erié est superbe.

Par la suite, le trajet consistait tout simplement à suivre le Niagara River Parkway qui longe ladite rivière jusqu’aux chutes : impossible de s’égarer ! Ce parcours aussi tranquille que magnifique fut un régal pour les yeux. La quiétude du bord de l’eau n’était « troublée » que sporadiquement (et positivement) par les encouragements nourris de nombreux bénévoles aux postes de ravitaillement. Merci à eux !

Le premier des 836 finissants a franchi le fil d’arrivée en 2h18 et la première femme (8 e rang) en 2h43. Je suis bien heureux de constater que Pierre Bourassa, qui a déjà franchi le cap très honorable des 100 marathons et qui m’avait fait connaître le Boilermaker l’été dernier, a terminé au 3 e rang dans son groupe d’âge.

Avec 3h31 (au 160 e rang), je suis bien content d’avoir pu retrancher 3 minutes sur mon résultat de Québec en août dernier. Cependant, j’avoue avoir couru trop rapidement durant la première moitié de la course et, par conséquent, j’ai frappé le MUR autour du 35 e km. Comme il fallait bien que cela arrive un jour ou l’autre, autant expérimenter plus tôt que tard et profiter de l’enseignement ainsi offert en vue des prochains marathons.

Enfin, j’aimerais particulièrement souligner à quel point je respecte les coureurs surnommés « back of the pack »; à défaut d’être rapides, ils ont du courage et de la détermination à revendre pour ainsi affronter les éléments pendant 5, 6 et même plus de 7 heures. Faut l’faire !

Marc Dagenais

Marathon des Deux Rives, Québec, 2006

Mardi, 5 septembre 2006, par mdagenais

Québec, bel endroit pour entamer une carrière de marathonien !

Plus d’une semaine après avoir complété mon premier marathon, je flotte encore sur un nuage ! Dimanche, le 27 août dernier, avec Ghislaine Beaulieu, Gilles Cadotte, Laurent Jugant et Stéphane Lachapelle, tous des marathoniens chevronnés, je participais à la 9e édition du Marathon des Deux Rives (www.couriraquebec.com) , un très beau parcours qui s’étire de Lévis (tout près du siège social du Mouvement Desjardins) au Bassin Louise dans le Vieux-Québec, et qui enjambe la familière structure métallique du plus long pont de type cantilever au monde.

Après avoir affronté la drabe autoroute Jean-Lesage, nous arrivions au Hilton Québec pour aller quérir notre dossard, puce électronique et incontournable T-shirt au Salon de l’activité physique où de nombreux exposants se trouvaient, dont certains présentaient leur marathon. Laurent a déjà le marathon de Toronto dans sa mire pour le 15 octobre prochain.

Dans notre kit du coureur se trouvait la publication « Distance Running » de l’AIMS (Association of International Marathons and Road Races), dont le Marathon des Deux Rives fait partie et qui regroupe 230 membres (www.aims-association.org) dont les marathons de Boston et de Berlin. Cette publication contient quelques rares et courts articles mais surtout de nombreuses pubs illustrant plusieurs marathons membres de l’AIMS. Bref, on peut rêver d’aller courir le marathon à Barcelone, Monaco, Rome… ou même au Loch Ness !!

En attendant, il faudra bien terminer celui de Québec ! Pour bien s’y préparer une dernière fois, nous avons pris d’assaut la grande tente où avait lieu le copieux repas de pâtes, tout près de la ligne d’arrivée. Puis, après une courte nuit de sommeil plutôt intermittent, nous prenions tôt les autobus qui nous amenaient à Lévis. Dès lors, on ne pouvait que saluer l’efficacité de l’organisation. La logistique était réglée au quart de tour.

Il s’agit tout de même d’un événement bien rodé et bien implanté dans la communauté. Près de 5000 coureurs provenant d’une trentaine de pays y participaient. Les temps réalisés au marathon sont acceptés comme temps de qualification pour le marathon de Boston. Outre le marathon, d’autres distances figuraient au programme : un demi-marathon, un 10 km, une course par équipes (4 x 10 km), un mini-marathon (4,2 km) et une activité non chronométrée de 5 km. Le départ des 4 premières courses avait lieu à 8h30 AM.

Le temps était frisquet et plutôt venteux sur la ligne de départ, ce qui m’amène à partager un truc : certains se couvrent d’un vieux chandail supplémentaire (ou même du bon vieux sac à ordures vert) pour conserver leur chaleur avant le départ et lors des tous premiers kilomètres; une fois bien réchauffés, ils abandonnent le tout en bordure de la route près des postes d’eau.

Après un premier 10 km de descente graduelle sans histoire dans les rues de Lévis, la rue St-Joseph nous offre un très beau point de vue sur le fleuve et la majesté du Cap Diamant nous saisit. Une fois remis de ces émotions, on voit le pont de Québec, au loin, si minuscule, et on réalise qu’il faudra s’y rendre pour ensuite revenir vers le Château Frontenac que l’on voit maintenant si près… Ne vaudrait-il pas mieux traverser à la nage?

Mais, bon, on n’a pas tout de même enduré toutes ces longues heures d’entraînement pour couper court et changer de sport. Et puis, le panorama offert le long du parcours pour se rendre au pont est très beau et parfois carrément superbe ! De plus, de nombreuses personnes nous encouragent à plusieurs endroits, de même que les très nombreux bénévoles aux tables d’approvisionnement ou aux intersections, qui nous transmettent leur enthousiasme sans retenue. Ceux-ci ne seront jamais assez remerciés pour leur contribution puisque nous passons à côté d’eux en coup de vent.

Donc, la rive sud du fleuve nous dévoile ses charmes champêtres avant la montée vers le tablier du pont, soit quelques kilomètres après la ligne de départ du demi-marathon. Tous m’avaient parlé de cette montée comme l’un des défis principaux de cette course. Pour ma part, j’ai éprouvé davantage de difficulté de l’autre côté du pont avec la descente qui mène au boulevard Champlain. Ensuite, un fort vent de face nous accompagnait pour les derniers 12 kilomètres le long du fleuve et nous faisait malheureusement oublier la belle vue sur le fleuve. Pendant quelques kilomètres, j’ai intégré un petit groupe de 4 à 6 coureurs qui se protégeaient du vent, un peu à la manière des pelotons de cyclistes.

Vers le 38e kilomètre, j’ai su à ce moment que j’allais terminer et ainsi faire mon entrée dans la grande famille des marathoniens. Je me sentais bien, sur un « high » que je ne suis même pas capable de décrire convenablement dans ces lignes (sans jeu de mots). Le dernier kilomètre dans le Vieux-Québec s’est même déroulé trop vite (je n’aurais jamais pensé écrire une telle chose). Le dernier droit sur la rue du Quai St-André avec tous ces gens qui crient, encouragent, applaudissent… wow, quelle sensation !

Pour les statistiques, 895 participants ont pris le départ du marathon et 742 ont franchi le fil d’arrivée, dont le premier homme en 2h30 et la première femme (Nathalie Goyer de St-Bruno) en 3h01. Laurent s’est classé 15e en 2h54 et Gilles 122e en 3h21; Ghislaine s’est encore illustrée première de son groupe d’âge avec 3h55 et Stéphane la rejoignait ensuite en 4h14. Fait à noter, Ghislaine avait également terminé première de son groupe en 1998 et 2000. Autre fait à noter, Steve Falardeau est arrivé 5e au demi-marathon et premier de son groupe d’âge avec un temps de 1h14 !

Avec 3h34 (et un split de 1h44 au 21e kilomètre), je suis bien heureux de cette première expérience et je ne pouvais espérer de meilleurs compagnons de route. Leurs encouragements m’ont calmé et leurs judicieux conseils m’ont permis de bien gérer mentalement cette distance et surtout de l’apprécier pour le plaisir que cela procure plutôt que de subir comme une épreuve. À quand le prochain ?

Marc Dagenais

Marathon des Deux Rives. Encore Goyer!

Lundi, 28 août 2006, par lesmedias

Paru dans le Journal de Québec, le 28 août 2006

Nathalie Goyer a enlevé les grands honneurs chez les dames, dans un scénario calqué sur celui de l’an passé…

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Maski-Courons International

Jeudi, 17 août 2006, par mdagenais

COURSE CHAMPÊTRE

On ne pouvait certes espérer de meilleures conditions climatiques pour cette 29e édition du Maski-Courons International à laquelle j’ai eu le grand plaisir de participer avec cinq autres membres du Club des Coureurs sur route du Mont St-Bruno, en ce dimanche 13 août 2006. Tout près de St-Gabriel-de-Brandon dans la belle région de Lanaudière, cette course à pied s’inscrit dans le cadre d’un week-end de festivités comprenant entre autres un tournoi de volley ball de plage, qui s’avéra une intéressante mais trop brève distraction préalablement au départ. Outre le demi-marathon, d’autres distances étaient parcourues à la course ou la marche, dont une sympathique épreuve d’un kilomètre pour enfants. Et vive la relève !

Notre grande dame du marathon, Jacqueline Gareau, était porte-parole de l’événement et participait au demi-marathon aux côtés des non-moins célèbres jumelles Patricia et Sylvianne Puntous. Le départ était donné à 10h00 AM sous un ciel radieux et la caravane traversait d’abord un terrain de camping pour ensuite rejoindre la route. Le tracé de 21.1 km contourne essentiellement le beau lac Maskinongé, lequel baigne la ville de St-Gabriel-de-Brandon.

Il s’agit d’un très beau parcours, majoritairement rural, avec de beaux points de vue sur le lac de même que les Basses-Laurentides à proximité. Quelques bonnes montées viennent fouetter les jarrets et accélérer la respiration. Malgré un large accotement sur une grande partie du parcours, de nombreux cônes protecteurs ainsi que des écriteaux invitant les automobilistes à ralentir, certains coureurs ont eu la désagréable impression d’être frôlés par de la tôle sur quatre roues à certains moments !

Les encouragements des citoyens ont cependant tôt fait de nous faire oublier la circulation automobile et la qualité inégale du revêtement asphalté. Au fil d’arrivée, nous étions heureux de recevoir la médaille du « finisher » dont la forme originale correspond au contour du lac Maskinongé. Le premier des 163 participants a survolé les 21.1 km en 1h07 ! Pour ma part, je suis parti en « fond de grille » et j’ai réalisé un « negative split » (première moitié plus lente) pour la première fois, terminant en 1h33.

Enfin, il s’agissait pour notre petit groupe de St-Bruno d’une « pratique » en vue du Marathon des Deux Rives à Québec le 27 août prochain. J’en serai à ma première expérience et on verra bien si le vrai test fonctionnera aussi bien que la « pratique »…

Marc Dagenais

Boilermaker 2006

Vendredi, 21 juillet 2006, par mdagenais

Marc Dagenais au Boiler Maker, 2006

BOILERMAKER : course bénite à la bière !

Par son article dans le Journal Courir à Montréal (disponible sur le site www.courir.org, journal no 60, édition de février 2006), un Pierre Bourassa enthousiaste nous donnait le goût de participer à cette course extraordinaire qu’est le Boilermaker à Utica dans l’État de New York (région de Syracuse, au sud-ouest du Parc des Adirondacks). M. Bourassa écrit régulièrement sur courir.org et organise de temps à autre des voyages de groupes participant à des marathons (et autres courses) à l’étranger. Le Boilermaker est la plus importante course de 15 km aux États-Unis (et certainement dans les Amériques); on dénombrait 10816 coureurs inscrits au 7 juillet 2006 (www.boilermaker.com) et de nombreux coureurs « élite » y participaient.

Après l’arrivée à Utica, le samedi 8 juillet, nous nous sommes dirigés sur les vastes terrains du Masonic Home pour quérir notre dossard (et puce) ainsi que notre sac de goodies dont un beau verre commémoratif et une boîte de pâtes alimentaires ! Les dossards étaient de couleurs différentes puisque les très nombreux coureurs étaient divisés en sous-groupes établis en fonction de leur temps de course réalisé lors leur plus récente course de 15 km (ou tout simplement estimé). Ce temps nous était demandé lors de l’inscription.
 
Pour vous donner une idée de ce classement, avec mon temps de 1h02 (réalisé au Défi Gérard-Côté à St-Hyacinthe le 14 mai 2006), je me classais avec le troisième groupe de coureurs (801 – 1600), dossard orange 954, alors que mon partenaire de course se trouvait dans le second groupe (301 – 800), dossards bleus, étant donné son temps de 59 minutes (également réalisé à St-Hyacinthe). Naturellement, le premier groupe de 300 coureurs (dossards blancs) était formé par l’élite, dont de nombreux représentants du Kenya. Trois autres sous-groupes fermaient la caravane : les verts (1601 – 3100), jaunes (3101 – 4600) et gris (4601 – 12000 ).
 
Après la visite des nombreux kiosques du Health & Fitness Expo et quelques achats, nous avons goûté à l’incontournable souper de pâtes (pour la modique somme de 6 $ US) pour ensuite effectuer (en voiture) le trajet de la course du lendemain, histoire de se stresser un peu à l’avance ! Il s’agit d’un parcours relativement accidenté dans sa première moitié, et dont une partie traverse un beau terrain de golf qui surplombe la vallée environnante, nous offrant un magnifique point de vue.
 
Dimanche matin (enfin !), nous nous rendons près de l’arrivée pour monter à bord d’une des nombreuses navettes qui amènent les coureurs au point de départ. Sur place, on ne peut qu’être impressionnés par le nombre de participants (le nombre de bécosses aussi…) et l’organisation impeccable de la course. Sur la rue où avait lieu le départ, des enceintes clôturées (avec personnel de sécurité) séparaient les différents sous-groupes de coureurs; autrement dit, il n’y avait pas de mélange de couleurs (chaque dossard à sa place !), ce qui a permis un départ en douceur malgré un contingent aussi impressionnant de coureurs. Immédiatement avant le départ, l’hymne national des États-Unis retentissait à la trompette, suivi par une bénédiction originale d’un révérend qui participait lui-même à la course. On ne pouvait demander un départ plus solennel; une fois ainsi bénis, tous les espoirs étaient alors permis !
 
Quelle belle course ! Quelle ambiance indicible! Il me semblait que tous les citoyens d’Utica étaient présents en bordure du parcours. Une foule très nombreuse qui ne ménageait pas ses encouragements, de nombreuses personnes offrant même des bouteilles d’eau, une douche à l’arrosoir et des popsicles ! L’organisation avait par ailleurs prévu 26 points de ravitaillement, comme quoi on ne manquait de rien. Quelques bands et autres personnes qui avaient installé des systèmes de son le long du trajet, se sont chargés de l’aspect musical; d’ailleurs, le thème musical de Rocky jouait au départ. Enfin, nous avons bénéficié des largesses de Mère Nature : beau soleil et assez chaud, même à 8h00 du matin.
 
L’arrivée était vraiment à la hauteur de l’événement : unique ! Après avoir ramassé au passage l’épinglette du finisher, de l’eau, des fruits et une ou plusieurs boissons énergétiques (tout était offert à volonté), les 9408 coureurs ayant terminé l’épreuve étaient dirigés vers l’immense cour de la brasserie historique F.X. Matt, qui concocte la Saranac, bière des Adirondacks, soit l’endroit où se tenait ce qui est décrit comme étant le plus impressionnant post-race party . Toute la ville y était, à ce fameux party… et pour cause : la bière Saranac y coulait à flots, « gratos » en plus ! Prendre une bière un dimanche matin à 9h30, hum !
 
À 10h00, une cérémonie de remise de médailles honorait l’élite, le premier homme ayant terminé en 43 minutes 16 secondes et la première femme (37e rang) en 49 minutes 30 secondes. Impressionnant ! Parmi les 10 premiers, 8 sont originaires du Kenya, les 2 autres proviennent de l’Éthiopie et du Maroc. Quant à moi, je suis bien heureux de mon modeste 570e rang avec 1h03 et 34s. Mon meilleur souvenir restera toutefois l’ambiance de cette course et tout ce qui l’entoure. On voit bien que c’est un gros party pour toute la ville, pas seulement les coureurs.
 
Immédiatement après une brève et simple cérémonie des médailles, l’hymne national (USA) fut chanté alors que 2 chasseurs F-16 traversaient le ciel, qu’un immense drapeau américain était déroulé à 200 pieds de hauteur et que des feux d’artifice se faisaient entendre (difficile à voir à cette heure de la journée). On pensait alors à Elvis Gratton en train de dire : « ils l’ont l’affaire, les amâricains » et « think big »…
 
Je constate que M. Bourassa avait bien raison d’être aussi enthousiaste à propos de cette course qui fut une bien belle expérience. À refaire éventuellement… Cela vaut amplement les heures de déplacement en voiture. Avis aux intéressés !!
 
Marc Dagenais

Demi-Marathon de Montréal 2006

Mercredi, 10 mai 2006, par mdagenais

Un demi-marathon pluvieux et…« frette »

Après une très belle semaine de température plutôt estivale, le froid (6 Celsius) et la pluie attendaient les 1633 participants inscrits au demi-marathon commandité par NIKE au Parc Jean-Drapeau en ce dimanche, 23 avril 2006, 10h00 AM. Une course de 5 km avait eu lieu un peu plus tôt en matinée. Je vous assure qu’il faut vraiment aimer ce genre d’événement pour y participer dans de telles conditions climatiques !

Les coureurs jouissaient cependant d’un beau parcours qui emprunte le circuit Gilles-Villeneuve, longe le bassin Olympique à quelques reprises et fait une courte incursion sur la pointe ouest de l’île Ste-Hélène. Les coureurs, sans doute inspirés par leur passage sur une piste de Formule Un, peuvent naturellement aspirer à réaliser de bons temps, peut-être même un « personal best », étant donné l’absence de relief.

L’événement est rehaussé par la présence d’une certaine élite; le champion 2005 a d’ailleurs bien défendu son titre avec un temps de 1h06 et la nouvelle championne suivait dix minutes plus tard. 151 coureurs, un contingent plutôt impressionnant, ont franchi le fil d’arrivée sous la barre du 1h30. J’ai pu terminer l’épreuve (sic) deux minutes plus tard, bien heureux de pouvoir me sustenter en me réchauffant à l’intérieur. La 1605e personne de la caravane fermait la marche trois heures après le départ. Fait à noter, la première édition (2003), alors commanditée par ADIDAS, comptait 747 inscrits.

Bref, il s’agit d’un événement déjà bien rodé (4e édition) et qui gagne en popularité, ce qui lui a d’ailleurs valu quelques secondes d’antenne à LCN en après-midi. Pour de plus amples informations, je vous suggère de visiter www.canadarunningseries.com. Les photos qui s’y trouvent témoignent non seulement des caprices de la météo et de l’ardeur des coureurs, mais aussi de la présence enthousiaste de très nombreux bénévoles qui ont bravé les éléments et fait un travail colossal (mais que l’on a malheureusement tendance à prendre pour acquis).

Pour d’autres informations, vous pouvez également recueillir les impressions des autres participants du CCRMSB, auxquels j’adresse d’ailleurs toutes mes félicitations : Laurent Jugant, Bruno Moindrot, Gilles Cadotte, Benoît Gosselin, Francois Bélair, Ghislaine Beaulieu, Rémy Broquin, Odile Ouellet, Geneviève Fontaine et Catherine Fontaine (en ordre chronologique). Nos 3 premiers ont enregistré des temps rapides de 1h21, 1h27 et 1h30 ! Impressionnant…

Enfin, je dois admettre que j’ai un faible pour le 21 Kmtl puisque l’édition 2004 fut ma toute première participation à une course organisée et ma piqûre pour la vingtaine de courses auxquelles j’ai participé par la suite.

Marc Dagenais