Archive pour 2007

Marathon de Toronto 2007

Samedi, 17 novembre 2007, par mdagenais

Marc au Marathon de Toronto, octobre 2007

Je l’exprime d’emblée : je n’ai jamais beaucoup aimé Toronto et particulièrement son immense aéroport qui rappelle un peu l’échec de Mirabel et par lequel j’ai trop souvent été obligé de transiter, sa communauté de banquiers et avocats d’affaires qui semblent perpétuellement dégager cet insupportable sentiment (pour les autres) de trôner au sommet du monde et ses équipes professionnelles de hockey et football qui prennent un malin plaisir à vaincre les nôtres. De plus, j’ai toujours eu l’impression que les gens n’y vivaient que pour travailler intensément, amasser beaucoup d’argent et le dépenser tout aussi intensément afin d’en mettre plein la vue. Il me semble également que ce désir d’étaler le succès soit le leitmotiv de cette ville, ainsi qu’en témoigne l’utilisation ad nauseam de « world-class city » pour dépeindre la Ville-Reine dans la presse écrite de même que la documentation promotionnelle de la ville et ses événements

Réalité ou expression d’un complexe d’infériorité du Montréalais que je suis? Et pourquoi ce préambule en apparence dénué de pertinence? Afin de vous permettre de bien mesurer à quel point j’ai apprécié le marathon de Toronto (www.runtoronto.com) puisque je commence désormais à me réconcilier avec le mot « Toronto »! Bref, j’ai vécu un super week end que j’ai eu le privilège de partager avec mon ami et mentor Gilles, l’humaniste du Club, ainsi que Normand Papin, un ancien du Club qui renouait avec le marathon (son 26e) après un hiatus de 21 ans!

Le marathon de Toronto ce 14 octobre 2007 en était à sa 13e année d’existence. Étrangement, il suit d’à peine deux semaines son « jumeau », le Scotiabank Toronto Waterfront Marathon (www.torontowaterfrontmarathon.com) organisé sous l’égide du circuit Canada Running Series (www.canadarunningseries.com), lequel organise aussi le demi-marathon de Montréal au Parc Jean-Drapeau au mois d’avril. Personnellement, je trouve un peu dommage, surtout pour les gens de la région, que les 2 épreuves aient lieu presqu’en même temps puisque cela oblige pratiquement les amateurs à n’en faire qu’un seul. J’attendrai bien sûr d’avoir parcouru l’autre marathon avant de me prêter au jeu des comparaisons. Toutefois, à première vue, le parcours du Waterfront, comme son nom l’indique, se déroule essentiellement près des berges du Lac Ontario alors que « notre » marathon offre un trajet plus varié; d’autre part, le Waterfront semble attirer davantage de coureurs élites et semble générer une plus grande visibilité.

Quoiqu’il en soit, nous sommes arrivés au Hilton du centre-ville vers midi après un départ matinal de St-Bruno. Hôtel officiel de l’événement, les cartes d’accès aux chambres étaient illustrées aux couleurs du marathon et il va sans dire que la mienne fait dorénavant partie de ma collection d’objets souvenirs. Naturellement, l’après-midi fut consacré au pèlerinage traditionnel à l’Expo Santé pour le retrait des dossards (où les noms complets apparaissent), la remise du T-shirt « technique » et un peu de magasinage de vêtements de course. Après être allés arpenter les 2 derniers kilomètres du parcours tout près, ce fut l’heure de la sieste.

Le souper aux pâtes s’est avéré tout-à-fait mémorable, non pas tant pour l’aspect culinaire que grâce au panel extraordinaire de conférenciers dont Dick Beardsley, célèbre pour son duel avec Alberto Salazar sous le soleil brûlant du marathon de Boston de 1982; Kathrine Switzer, pionnière du marathon conjugué au féminin, organisatrice du programme Avon et auteure de « 26.2 Stories », un livre rempli d’émotions et de photos saisissantes (qu’elle dédicaçait plus tard en soirée); et Bart Yasso, directeur de la promotion de la revue Runner’s World, a.k.a. la « Bible » des coureurs, qui nous a présenté un diaporama de ses compétitions les plus intéressantes ou insolites avec une simplicité désarmante et un sens de l’humour remarquable. Il a su faire rire alors qu’il décrivait son expérience au Badwater, épreuve de 146 milles dans la Vallée de la Mort (États-Unis) ! Quant à Mme Switzer, elle nous a relaté la « chasse à l’homme » dont elle fut l’objet lors de sa première participation au marathon de Boston en 1967 (à une époque où le marathon n’était pas accessible aux femmes); un excellent compte-rendu de cet épisode paraissait dans l’édition de mai 2007 du Runner’s World sous le titre « The girl who started it all ». Bref, quelle soirée !

Le lendemain, après un moment d’anxiété attribuable à l’arrivée tardive des navettes nous emmenant vers le lieu de départ, nous nous sommes élancés à 9h00 AM du Mel Lastman Square, au nord de Toronto, pour ensuite longer la rue Yonge, un mélange de nos rues Ste-Catherine et St-Laurent puisqu’il s’agit de la principale artère commerciale et qu’elle sépare l’est de l’ouest de la ville. Après une montée costaude vers le 4e kilomètre, le parcours est descendant vers le centre-ville; au 12e kilomètre, nous contournons l’impressionnant Casa Loma, un véritable château construit entre 1911 et 1914 par Sir Henry Mill Pellatt, un important financier, industriel et militaire, au coût de 3,5 millions $ à l’époque! Par la suite, après avoir croisé l’élégante rue Bloor, nous empruntons le Rosedale Valley Road et entrons dans un parc magnifique.

Toutefois, cet écrin de verdure, régal pour les yeux, me fit oublier le degré assez prononcé de la pente descendante. Ainsi, lors de mon passage au centre-ville, en moitié de parcours, de mauvaises raideurs se manifestèrent aux quadriceps, ce qui s’avéra un mauvais présage. Mon temps de 1h32 au demi (en avance de 4 minutes sur l’objectif) s’avéra un autre voyant lumineux s’allumant sur mon tableau de bord. J’allais payer le prix en seconde moitié de parcours.

Cette seconde portion s’effectuait essentiellement près de la rive du Lac Ontario vers l’ouest, en mode aller-retour, et les derniers kilomètres consistaient à revenir au centre-ville pour y remonter la belle avenue University (légère pente ascendante) vers l’arrivée à Queen’s Park où loge l’Assemblée législative de la province et le siège de son gouvernement. Somme toute, je ne peux que constater la variété de ce très beau parcours : quartier financier, rue commerçante, boisé, lac, avec en prime la proximité de plusieurs landmarks Torontois comme la Tour du CN.

Cette seconde moitié m’a semblé s’éterniser quelque peu et j’ai encore malheureusement dû employer quelques « walk breaks ». M’ayant rattrapé après le 41e kilomètre, mon ami Gilles m’a tiré jusqu’au fil d’arrivée. Nous étions devant le Princess Margaret Hospital, un leader dans la lutte contre le cancer au profit duquel des fonds étaient levés dans le cadre du marathon, lorsqu’il m’a rejoint. Ses grands gestes de salutation dirigés vers l’hôpital m’ont encouragé à terminer la course avec sérénité.

À l’arrivée, après avoir reçu la médaille traditionnelle (la mascotte du marathon qui y est illustrée ressemble au personnage dessiné de l’émission « Le Saint » de ma jeunesse) et en cherchant la tente de ravitaillement, nous sommes entrés par erreur dans la tente de massothérapie au moment où ces gens cherchaient 2 volontaires ! On ne peut vraiment pas dire que nous avons passé un mauvais quart d’heure…

Pour fins de statistiques, le gagnant (un Torontois) inscrivait un résultat de 2h21 et la première dame, de 2h58; 1748 des 1773 participants ont franchi le fil d’arrivée. Gilles, avec 3h18 et 56s. m’a devancé d’une seconde et s’est mérité une seconde place dans sa catégorie d’âge. Malgré une mauvaise gestion de course, j’ai tout de même réalisé mon meilleur temps avec une 22e place sur 229 dans mon groupe d’âge (124e au total); Normand, qui se remettait à peine d’une blessure au pied, nous suivait de peu avec 3h43 et une 11e place dans son groupe d’âge; le dernier marathonien rentrait au bercail après un séjour de 7h03 sur le bitume.

Bref, je constate qu’il s’agit d’un événement bien rodé; à nouveau, il convient d’apprécier le travail et les encouragements enthousiastes des bénévoles aux tables d’approvisionnement ou aux intersections. À l’instar du marathon d’Ottawa, quelques « supporteurs » personnalisaient leurs encouragements en scandant notre nom puisque celui-ci apparaît sur notre dossard; une bonne idée à mon avis !

Toronto s’avéra donc une expérience formidable, un moment privilégié partagé avec des amis coureurs que j’estime beaucoup. Ainsi que Gilles l’a dit : « un repas gastronomique perd beaucoup de sa saveur si on est seul à table ».

Enfin, je n’aurais jamais pensé esquisser un sourire en évoquant un souvenir de Toronto ! Je dois dire que le parcours, l’ensemble de l’organisation, les éléments accessoires tels que le site web (où l’on peut y télécharger un certificat d’accomplissement assez unique en son genre – voir la case « Runpix » et inscrivez un numéro de dossard), le pasta dinner et surtout… les gens furent à la hauteur d’un événement « world class »!

Marc Dagenais

Course de fermeture – 2007

Samedi, 3 novembre 2007, par Réjean

Marathon Oasis de Montréal – 2007

Dimanche, 9 septembre 2007, par Réjean

Demi-marathon OASIS de Montréal

Dimanche, 9 septembre 2007, par mdagenais

Le 9 septembre dernier, il y avait définitivement beaucoup d’ambiance et très peu de GES sur le Pont Jacques-Cartier pour un dimanche matin. L’enthousiasme était au rendez-vous pour cette grand messe commanditée par OASIS qui, pour plusieurs, clôture une belle saison de course (www.festivaldelasante.com).

Le Marathon International de Montréal est né en 1979, peu après les Jeux Olympiques. Après un long hiatus de 1990 à 2003, il renaît de ses cendres dans le cadre plus élargi du Festival de la Santé qui regroupe d’autres activités (patin, vélo et marche). Cette année, pour son 17e départ, l’événement adopte le nom de Marathon OASIS de Montréal et son porte-parole demeure Bruny Surin pour une seconde fois.

La caravane du demi-marathon s’est élancée à 8h30 (le marathon suivait à 9h00). Personnellement, j’aime bien partir de ce pont : l’endroit est un des « landmarks » de Montréal et la vue porte loin; vers l’est, on aperçoit le Stade Olympique, point d’arrivée du parcours, alors qu’à l’ouest se dressent les édifices à bureaux du centre-ville de même que le bâtiment de la célèbre brasserie Molson tout près. L’endroit est presque mythique et je souhaite qu’il demeure le point de départ de cette course perpétuellement.

Je dois dire cependant qu’à part certains endroits, le parcours du demi-marathon est quelconque. Il ne s’agit définitivement pas d’un tracé touristique et le choix de la rue des Carrières en particulier me laisse perplexe. Par contre, la vue sur la tour inclinée du stade, direction est sur la rue Rachel, me réconcilie avec le parcours. Pour l’arrivée, l’entrée dans le stade et le petit tour de piste à l’intérieur sont particuliers. Malgré les critiques, je persiste à trouver qu’il s’agit d’un édifice impressionnant, audacieux et chargé de symboles. Y terminer la course est définitivement une excellente idée!

Le parcours du marathon comporte, dans sa première moitié (la seconde étant le parcours du demi), un peu plus de « landmarks » Montréalais dont le circuit Gilles-Villeneuve, La Ronde, Habitat 67, le Vieux Montréal (rues McGill, de la Commune et Notre-Dame) et la rue Ste-Catherine traversant le Village! Quelques petites côtes viennent pimenter sa seconde moitié.

Cette année, le vainqueur a franchi le fil d’arrivée après 2h15 de labeur (1h05 pour le gagnant du demi) et la première femme (avec 2h43) se méritait la Coupe Émilie Mondor, ainsi nommée en mémoire de la célèbre athlète qui, l’année précédente, venait tout juste de réorienter sa pratique vers le marathon avant de connaître un destin tragique en automobile à l’âge de 25 ans.

Après 4 participations consécutives au demi, j’apprécie beaucoup cet événement et son ambiance festive dans le stade. Par contre, l’amateur de breloques que je suis n’apprécie pas vraiment la médaille de « finisher » qui semble sortie tout droit d’une boîte de Cracker Jack. La distribution de T-shirts « techniques », une première cette année, représente toutefois une nette amélioration.

Bref, l’événement commence tranquillement à acquérir ses lettres de noblesse avec 2397 finissants au demi-marathon, 1190 au marathon et… environ 17600 participants à toutes les activités (dont la marche). Ce qui a valu à son organisateur, Bernard Arsenault, d’être choisi en qualité de « Personnalité de la semaine » dans l’édition du 16 septembre de La Presse où il déclare que son marathon « est redevenu le chef de file des marathons du Québec ».

Je lui souhaite vivement mais, à mon humble avis et pour le moment du moins, cet honneur échoit plutôt au Marathon des Deux Rives à l’autre bout de l’autoroute 20.

Marc Dagenais

Bien S’alimenter avant une Compétition

Mercredi, 5 septembre 2007, par lesmedias

Par Jacinthe Côté, La Presse – Collaboration spéciale

Source: La Presse

Photo Bernard Brault, La Presse

Richard Dufour est un gars très actif. Avant ses compétitions, il consomme généralement des dattes, ainsi que des mélanges de noix et raisins, mais il aimerait avoir d’autres solutions. Quels autres aliments qui donnent beaucoup d’énergie pourrait-il consommer?
Avant une activité physique intense d’une durée plus ou moins longue, il faut tout d’abord s’assurer que les réserves musculaires en glycogène sont à leur niveau optimal. Le glycogène est la première source d’énergie utilisée par nos muscles au moment de l’activité physique. Semblable à l’amidon que l’on trouve dans les produits céréaliers ou la pomme de terre, le glycogène est formé de longues chaînes de glucose. Au besoin, ces chaînes sont décomposées graduellement en unités de glucose pour générer de l’énergie.

Donc, pour bien «recharger la batterie», l’Association québécoise des médecins du sport recommande de manger, trois ou quatre heures avant le début de l’effort, un repas de 500 à 800 calories, dont 65% proviennent de glucides. C’est environ 100g de glucides, soit l’équivalent de deux tasses de riz brun cuit, plus une tasse de légumes mélangés (pois, carottes, maïs) et une tasse de yogourt nature avec une demi-banane.

Une ou deux heures avant l’exercice, on suggère de prendre une collation riche en glucides pour maintenir le taux de glucose sanguin, tout en limitant les baisses de glycogène musculaire. La collation devrait contenir de 200 à 250 calories, dont 75% proviennent de glucides (environ 40g). Cela équivaut à un muffin maison de grosseur moyenne avec une tasse de lait 2%.

Une heure avant l’activité physique, il faut toutefois éviter la consommation de glucides simples. Cela peut provoquer une hausse du glucose sanguin et une élévation de la sécrétion d’insuline, ce qui empêcherait les muscles d’utiliser le glycogène efficacement. La confiture, les friandises, les fruits et jus de fruits, ainsi que le miel, le sirop (érable, de maïs), la mélasse, le sucre, la cassonade et les aliments qui en contiennent sont riches en glucides simples. On préférera donc les céréales, le pain, les pâtes, la pomme de terre, le riz, les légumineuses et les légumes, car ils sont riches en glucides complexes.

Par rapport aux glucides qui sont facilement digérés et absorbés rapidement, les protéines et les lipides sont digérés plus lentement et demeurent dans l’estomac plus longtemps. Leur consommation est à éviter une à deux heures avant l’exercice, car cela peut ralentir l’absorption des glucides. Les noix, les graines, le fromage, ainsi que le beurre, la margarine, les huiles et les aliments qui en contiennent sont riches en matières grasses. On trouve les protéines dans la viande, le poisson, la volaille, l’oeuf, le tofu, le fromage, mais aussi dans les légumineuses, les noix et les graines.

Consommées avant l’effort, les fibres peuvent entraîner un inconfort gastro-intestinal. Temporairement, il est donc préférable d’éviter les aliments étiquetés «riches en fibres», «excellente source de fibres», «multi grains», «faits de grains entiers », etc.

Cela dit, le plus important avant l’exercice, c’est de choisir des aliments qui vous sont familiers et qui sont généralement bien tolérés.

Marathon des Deux Rives, Québec 2007

Dimanche, 26 août 2007, par mdagenais

Contrairement au 30e Maski-Courons, le 10e anniversaire du marathon de Lévis et Québec (www.couriraquebec.com), tenu le dimanche 26 août 2007, nous en a mis plein la vue! Le très beau parcours qui s’étire de Lévis (tout près du siège social du Mouvement Desjardins) au Vieux-Québec (en bas) et qui enjambe la familière structure métallique du plus long pont de type cantilever au monde, n’a subi qu’une légère amélioration par rapport à l’an dernier.

Nous avions décidé d’arriver un peu plus tôt la veille, afin de pouvoir profiter d’une sieste après la séance de « magasinage » au Salon de l’activité physique (hôtel Hilton). Nouveauté cette année, le T-shirt officiel était « technique » (enfin!) et nous recevions aussi une casquette (également « technique »). De nombreux panneaux présentaient des souvenirs des 9 éditions précédentes du marathon et, comme à l’accoutumée, de nombreux kiosques distribuaient des renseignements concernant des courses à venir.

Après un copieux repas de pâtes suivi d’une (trop) courte nuit de sommeil, nous prenions tôt l’autobus nous menant à Lévis. Comme l’an dernier, la logistique de cet événement bien rodé et bien implanté dans la communauté, était réglée au quart de tour. Plus de 4800 coureurs provenant d’une trentaine de pays y participaient. Les temps réalisés au marathon sont acceptés comme temps de qualification pour le marathon de Boston et j’ai d’ailleurs utilisé mon résultat de 3h19 lors de mon inscription le 5 septembre dernier (www.bostonmarathon.org).

Outre le marathon, d’autres distances figuraient au programme : un demi-marathon, un 10 km, une course par équipes (4 x 10 km), un mini-marathon (4,2 km) et une activité non chronométrée de 5 km. Les départs du marathon et du demi avaient lieu à 8h30 AM.

Contrairement à l’année précédente où le temps était frisquet et plutôt venteux sur la ligne de départ, le soleil et l’air humide (et assez chaud pour une fin d’août à Québec) nous laissaient entrevoir des conditions plus difficiles à supporter à mesure que l’heure avancerait. Personne n’a donc eu besoin de se couvrir d’un vieux chandail supplémentaire ou même du bon vieux sac à ordures vert pour conserver sa chaleur au départ !

Après un premier 10 km de descente graduelle sans histoire dans les rues de Lévis, la rue St-Joseph nous offre un très beau point de vue sur le fleuve et la majesté du Cap Diamant nous saisit. Pas étonnant que la revue Runner’s World (édition de janvier 2007), a.k.a. la bible des coureurs, considère ce marathon comme l’un des 10 qu’il faut compléter une fois dans sa vie! Après cet épisode de contemplation active, l’on se ressaisit en voyant le pont de Québec au loin, si minuscule… Parce qu’il faudra tout de même s’y rendre si on veut pouvoir ensuite revenir vers le Vieux Québec!

Mais, bon, le panorama offert le long du parcours pour se rendre au pont est très beau et parfois carrément superbe ! De plus, de nombreuses personnes nous encouragent à plusieurs endroits, de même que les très nombreux bénévoles aux tables d’approvisionnement ou aux intersections, qui nous transmettent leur enthousiasme sans retenue. Ceux-ci ne seront jamais assez remerciés pour leur contribution puisque nous passons à côté d’eux en coup de vent.

Donc, la rive sud du fleuve nous dévoile ses charmes champêtres avant la montée vers le tablier du pont, soit quelques kilomètres après la ligne de départ du demi-marathon. Encore cette année, je n’ai pas trouvé cette montée aussi difficile que certains veulent bien le laisser croire; personnellement, j’ai davantage de difficulté avec les descentes et celle menant au boulevard Champlain n’a pas fait exception. Ensuite, le trio soleil-chaleur-humidité nous accompagnait pour les derniers 12 kilomètres le long du fleuve (après 11h00 AM, c’est bien lourd).

Vers le 38e kilomètre, j’ai eu l’impression de frapper le mur et je me suis permis 4 petites marches de 100 mètres chacune, après lesquelles j’ai pu repartir en accélérant le tempo (à ma grande surprise), ce qui m’a permis de finir sans trop souffrir. J’ai amélioré mon « PR » d’une minute avec un résultat de 3h19. L’amateur de breloques que je suis a bien apprécié la superbe médaille du « finisher ». Il s’agit définitivement d’une belle pièce de collection.

Des 992 participants ayant pris le départ du marathon, 958 ont franchi le fil d’arrivée, dont le premier homme, Amor Dehbi de Montréal (également vainqueur du Maski-Courons), en 2h24. Chez les femmes, la performance de Nathalie Goyer est digne de mention : elle termine en tête pour la troisième année consécutive avec un temps remarquable de 2h55. Comme l’indiquait le quotidien Le Soleil, ses 130 à 150 km d’entraînement hebdomadaire au cours de l’été ont porté fruit.

Enfin, ce marathon revêt une importance particulière pour moi puisque l’édition précédente fut mon premier. Mon prochain marathon sera celui du 14 octobre prochain à Toronto… et j’espère revenir l’an prochain à Québec alors que toute la ville sera en liesse dans le cadre de son 400e anniversaire de fondation.

Marc Dagenais

Maski-Courons – 2007

Dimanche, 12 août 2007, par Réjean

Maski-Courons 2007

Dimanche, 12 août 2007, par mdagenais

Tout comme l’an dernier, on ne pouvait espérer de meilleures conditions climatiques pour la 30e édition du Maski-Courons International en ce dimanche 12 août 2007, près de St-Gabriel-de-Brandon dans la belle région de Lanaudière. Un soleil radieux nous accompagnait autour du Lac Maskinongé, parcours champêtre de cet événement.

Cette course, créée en 1975, est bien connue des Québécois malgré un court hiatus de 2001 à 2004. Pour assurer une relance solide, les organisateurs avaient décidé de l’intégrer dans un cadre élargi qui prend la forme d’un week end complet d’activités et festivités parmi lesquelles un tournoi de volley-ball de plage et un spectacle musical en soirée. Plusieurs activités de plein air étaient chapeautées par Bougex.com, une organisation regroupant plus de 150 000 membres internautes. Le site www.maskicourons.com  donne une bonne idée de la gamme d’activités.

Le Maski-Courons s’inscrit à nouveau comme étape importante du Circuit Provincial Sports Experts/Pegasus mis en place en 2006 par l’organisation du Marathon International de Montréal. Cette course (demi-marathon) est d’ailleurs considérée comme une étape préparatoire au marathon de Montréal. Pour ma part, ce fut plutôt une préparation pour le Marathon des Deux Rives deux semaines plus tard, tout comme l’année dernière.

Le vaste parc La Baie de Mandeville a encore servi de point de départ et d’arrivée pour la course ainsi que de terrain de jeux et de camping/caravaning puisque les participants étaient invités à séjourner sur les lieux durant le week end. Or, camper dans un contexte de festival en plein air n’est certes pas indiqué pour qui veut bien se reposer la veille d’une compétition! Deux membres de notre club l’ont appris à leurs dépens, leurs tympans ayant été soumis à rude épreuve d’abord par le concert (sic) musical, ensuite par du tapage nocturne, produit des éructations vocales de campeurs dénués de tout civisme qui, trop souvent hélas, polluent nos paisibles sites de villégiature de leur présence.

Revenons à notre sport pour préciser que le Maski-Courons comprend plusieurs courses dont une sympathique épreuve d’un kilomètre pour enfants, en plus du demi-marathon qui est l’épreuve-reine de l’événement. À l’exception de cette dernière, toutes les distances pouvaient également être parcourues à la marche. Tout comme l’année précédente, notre grande marathonienne Jacqueline Gareau, était porte-parole de l’événement et participait au demi-marathon. Le départ était donné à 9h30 AM sous un ciel sans nuage, une demi-heure plus tôt que l’an dernier, ce qui fut apprécié en cette chaude et humide journée. Le tracé de 21.1 km est demeuré le même que l’an dernier et contourne essentiellement le beau lac Maskinongé, lequel baigne la ville de St-Gabriel-de-Brandon.

Il s’agit d’un très beau parcours, surtout rural, avec de beaux points de vue sur le lac de même que les Basses-Laurentides à proximité. Quelques bonnes montées viennent fouetter les jarrets et accélérer les pulsations. Un large accotement sur une grande partie du parcours et de nombreux cônes protecteurs ainsi que des écriteaux invitant les automobilistes à ralentir, nous protégeaient des véhicules.

Au fil d’arrivée, les amateurs de breloques et autres souvenirs de compétition (souvent désignés comme « ramasseux »… comme moi) auraient bien apprécié recevoir l’habituelle médaille du « finisher ». Celle de l’an dernier, originale quoique petite, épousait la forme du lac Maskinongé. Eh bien non! Pour cette 30e édition, elles étaient réservées aux marcheurs! De plus, aucune médaille de catégorie d’âge n’était remise puisque, d’après les conclusions éclairantes d’une organisatrice, il s’agissait d’un exercice « bien trop long » qui « n’en finit plus! » et qu’il valait mieux éliminer cette année. C’est bien ma veine… pour une rare fois que je terminais 3e de ma catégorie!

Les courses à pied ayant atteint le plateau très honorable de 30 éditions étant plutôt rares au Québec, l’édition 2007 s’avérait en soi un événement hors de l’ordinaire, un moment privilégié, et il convient naturellement de saluer toutes les personnes qui ont permis au Maski-Courons de traverser l’épreuve du temps. Toutefois, d’aucuns s’attendaient à un événement d’envergure (y compris l’auteur de ces lignes) et sont demeurés sur leur appétit. Il nous semblait manquer à cette journée un « je ne sais quoi » qui distingue toute édition spéciale des éditions régulières. Pourtant, dès le 22 mars dernier, le journal régional l’Action/l’Expression indiquait (à propos du Maski-Courons) que le « comité organisateur veut en faire la course la plus en vue au Québec et une référence ailleurs dans le monde. » Puisque je n’ai rien vu de tel cette année, je leur souhaite bien d’y parvenir un jour. Heureusement, ils peuvent compter sur un très beau parcours dont les images demeurent un beau souvenir. Reste à voir s’il sera suffisamment fort pour nous ramener en 2008…

Marc Dagenais

Boilermaker – 2007

Dimanche, 8 juillet 2007, par Réjean

Des élèves actifs à l’école De Montarville

Mercredi, 20 juin 2007, par lesmedias

Paru dans le journal de la Commission Scolaire des Patriotes, 19 juin 2007

Pour la deuxième année consécutive, les élèves de 5 et 6ième année ont été invités à participer à un projet de course à pied. L’activité a débuté en automne sous la supervision des enseignants Raymond Saint-Jacques, Véronique Bureau et Nathalie Goyer. … Le beau temps revenu, François Lecot, kinésiologue à l’Université de Montréal, a supervisé les élèves pour leur offrir des activités de perfectionnement en course à pied…

Lire la suite…

Marathon à Ottawa, 2007

Jeudi, 31 mai 2007, par mdagenais

Ottawa, un marathon d’envergure

« Jamais deux sans trois », comme le veut l’adage. Après avoir « frappé le  mur » et complété difficilement mon second marathon à Niagara l’automne dernier, j’ai encore tenté le diable avec cette longue distance lors de la 33e fin de semaine des courses d’Ottawa les 26 et 27 mai derniers (www.runottawa.ca). Cet événement, qui a déjà acquis ses lettres de noblesse, regroupe plusieurs épreuves de course à pied en plus du marathon, soit 5 et 10 km le samedi, et un demi-marathon ainsi qu’une course familiale de 2 km le dimanche. Un grand total de 29 641 coureurs ont pu trouver chaussure à leur pied !

Souhaitant tourner la page sur mon expérience précédente, je n’avais pas lésiné sur la préparation avec un mélange de « volume » et d’intervalles (y compris les excellentes séances avec notre coach François Lecot). Les longues sorties du samedi matin (depuis novembre 2006 sans interruption) avec Ghislaine Beaulieu, Gilles Cadotte et Stéphane Lachapelle, des marathoniens chevronnés, ont porté fruit. En ce matin nuageux et légèrement frisquet (quoi de mieux qu’un bon sac à ordures vert pour se couvrir au départ), je me suis joint aux 3690 autres participants du marathon auxquels s’ajoutaient 10 concurrents effectuant le parcours en chaise roulante. Le départ eut lieu à 7h00 AM près de l’Hôtel de Ville; celui du demi-marathon suivait à 8h30.

Le marathon nous offrait un très beau parcours, essentiellement plat, de manière à permettre à chacun de réaliser un bon temps, voire faciliter un « personal best ». Après avoir couru devant le Parlement, les coureurs enjambaient l’Outaouais pour une incursion à Gatineau; de retour dans la capitale, le contingent se dirigeait à l’est vers le quartier cossu de Rockliffe après un passage devant les résidences officielles des premier ministre et gouverneur général. De retour au centre-ville, la caravane longeait le beau Canal Rideau vers le campus de Carleton University pour ensuite effectuer une boucle un peu plus au sud et « remonter » finalement l’autre rive du Canal pour franchir le fil d’arrivée.

Le trajet comportait un caractère autant touristique que sportif, voire champêtre par endroits, puisqu’en plus du Parlement et des résidences officielles de nos dirigeants d’État, il nous emmenait à côté ou proximité de plusieurs lieux importants ou connus tels que la Cour Suprême, le Musée des Civilisations, le Casino du Lac Leamy, le splendide Musée des Beaux Arts, le Parc Lansdowne et j’en passe. Les beaux grands arbres bordant plusieurs rues de Rockliffe furent aussi un régal pour l’œil. Au terme de cette odyssée, les 3026 finissants ont reçu une très belle médaille et ont pu se réchauffer avec la fameuse couverture de papier aluminium. Par ailleurs, 7671 personnes ont terminé le demi-marathon, le premier en 1h12.

Le premier marathonien à franchir le fil d’arrivée fut David Cheruiyot, un Kenyan qui inscrivait un nouveau record pour l’événement avec un résultat de 2h10 et 33s., effaçant celui de 2h11 et 47s. établi en 2004. Parmi les 10 premiers, 8 sont originaires du Kenya, ce qui n’est pas nécessairement une surprise! La première dame, une canadienne d’origine russe, a battu son propre record établi l’année précédente avec 2h29 et 42s., et le dernier marathonien rentrait au bercail après un séjour de 7h56 sur le bitume.

Bien qu’il s’agisse d’un événement bien rodé et bien implanté dans la capitale, il semble que la limite soit maintenant atteinte quant au nombre de participants aux marathon et demi-marathon. En effet, je me suis senti un peu à l’étroit dans les aires d’arrivée et de récupération et carrément submergé à l’endroit où le parcours du demi-marathon rejoint celui du marathon, soit peu après 35 km aux abords du Lac Dow.

La scène fut tout de même assez spéciale : le groupe plutôt clairsemé et étiré de marathoniens se retrouvait subitement plongé à l’intérieur d’un contingent massif et plutôt compact de « demi-marathoniens » ayant forcément un rythme de croisière plus lent que le leur. Une telle situation fut exacerbée peu après la jonction des deux groupes au premier poste de ravitaillement suivant ladite jonction ! Après un vif mais bref sentiment de frustration et non sans avoir exprimé mentalement quelques jurons bien sentis, je me suis trouvé un important regain d’énergie à force de dépasser un aussi grand nombre de « demi-marathoniens » à ce stade du parcours. Quoi de mieux qu’une accélération graduelle pour terminer un marathon ? Un mal pour bien…

Tout au long du parcours, de nombreuses personnes nous encourageaient à plusieurs endroits, de même que les très nombreux bénévoles aux tables d’approvisionnement ou aux intersections, qui nous transmettaient leur enthousiasme sans retenue. Ceux-ci ne seront jamais assez remerciés pour leur contribution puisque nous passons à côté d’eux en coup de vent. Fait intéressant à noter, plusieurs de ces « supporteurs » personnalisaient leurs encouragements en scandant notre prénom puisque celui-ci apparaît sur notre dossard; une bien belle initiative à mon avis !

Avec autant d’encouragements et grisé par tous mes dépassements réalisés dans le dernier droit, j’ai pu éprouver un « high » indicible en franchissant la ligne d’arrivée après 3h20 d’une course bien gérée. Terminer un marathon demeure toute une sensation, et le compléter avec dix minutes d’avance sur l’objectif apporte un vif sentiment du devoir accompli ! Partager ensuite l’expérience vécue avec les amis du Club, ceux avec qui j’ai encore le plaisir de m’entraîner, soit Gilles, Stéphane, Laurent, Ghislaine, Jean-Marc et Richard, demeure un privilège. Je ne puis espérer de meilleurs compagnons de route !

Enfin, comme le temps réalisé au marathon d’Ottawa est accepté comme temps de qualification pour le marathon de Boston (les informations à ce sujet figurent sur le site web), je compte donc m’inscrire à celui-ci pour 2008. On verra bien… En attendant, j’ai déjà repris l’entraînement en vue du Marathon des Deux Rives à Québec (www.couriraquebec.com) qui fêtera son dixième anniversaire le 26 août prochain. Mon souhait pour le futur n’est plus nécessairement d’améliorer mon temps mais plutôt d’apprivoiser graduellement cette distance afin de me sentir de plus en plus à l’aise et, par conséquent, pouvoir apprécier ce défi pour le plaisir qu’il procure plutôt que le subir comme une épreuve.

Marc Dagenais

Demi-marathon International de Québec 2007

Mardi, 22 mai 2007, par mdagenais

Nouveau parcours et conditions idéales

À l’instar du Demi-marathon de Montréal deux semaines plus tôt, le Demi-marathon International de Québec (DMIQ) nous réservait lui aussi un nouveau parcours pour sa 4e édition en ce dimanche 6 mai 2007 où un soleil tout-à-fait radieux brillait dans un ciel azur sans nuage. La température était juste assez fraîche pour courir très à l’aise.

La ligne d’arrivée de même que le centre nerveux des opérations se trouvaient sur les terres du magnifique Domaine Maizerets, situé quelques kilomètres à l’est du centre-ville de Québec (sortie de l’avenue D’Estimauville en empruntant l’autoroute 440 en direction est). Organisé par l’équipe du circuit Courir à Québec (www.couriraquebec.com) qui est aussi maître d’œuvre du Marathon des Deux rives dont la 10e édition aura lieu le 26 août prochain, le DMIQ se veut une occasion de découvrir un autre visage de la Vieille Capitale. Le parcours consiste en une boucle de 16,8 km dont l’extrémité est s’approche des Chutes Montmorency et dont la moitié emprunte la piste cyclable qui borde le fleuve St-Laurent en parallèle avec l’autoroute 440.

En plus d’une course de 3 km pour les jeunes (7-14 ans), des épreuves de 10 et 30 km complétaient le programme avec l’épreuve-phare du demi. Environ 1200 participants prenaient part à l’une ou l’autre des 4 épreuves. Distance peu fréquente dans le calendrier des courses, c’est l’épreuve du 30 km qui m’incita à m’inscrire au DMIQ puisqu’elle cadrait parfaitement dans mon programme d’entraînement en vue du Marathon d’Ottawa (www.runottawa.ca) dimanche le 27 mai 2007.

Les participants au circuit de 30 km devaient effectuer les 13.2 derniers kilomètres de la boucle pour ensuite la parcourir au complet; des autobus assuraient la navette entre le Domaine Maizerets et le lieu de départ. La caravane du 30 km s’ébranla à 8h00 AM et le premier termina l’épreuve en 1h51 (la première femme en 2h12) alors que le 178e participant fermait la marche en 4h34. Quant au demi, le vainqueur terminait en 1h11 et la première femme en 1h25. En ce qui me concerne, je suis très fier de mon « negative split » : après avoir maintenu un peu moins de 5 minutes au kilomètre, j’ai accéléré lentement mais constamment du 20e kilomètre à l’arrivée (2h22) sans ressentir de fatigue.

Trêve de statistiques, la portion du parcours qui emprunte la voie cyclable nous a offert de très très beaux points de vue sur le fleuve, l’Île d’Orléans et la ville de Québec et ce, malgré le voisinage rapproché de l’autoroute 440. Pour un « étranger » comme moi qui ne se lasse jamais de visiter Québec, ce fut un véritable régal pour les yeux. L’absence totale de facteur éolien a contribué à rendre les conditions de course franchement idéales! Je suis toutefois bien conscient qu’en présence d’un fort vent de face, la course aurait pu être passablement laborieuse…

Une fois de plus, les coureurs ont été bien gâtés par l’ensemble des bénévoles enthousiastes qui n’étaient pas avares de leurs encouragements. À l’arrivée, un brunch était servi sous la tente (très bonnes crêpes et véritable sirop d’érable), après la distribution de bien belles médailles.

Sur une note personnelle, je m’en voudrais de ne pas souligner à quel point l’adage « le monde est petit » s’applique particulièrement à notre merveilleux univers de la course à pied. Je n’étais pas sitôt arrivé sur le site du Domaine Maizerets que je croise Daniel Laberge, digne représentant du Club La Foulée, que j’avais eu le plaisir de rencontrer au Marathon de Niagara Falls (www.niagarafallsmarathon.com) le 22 octobre dernier! Puisqu’il s’est empressé de me présenter d’autres membres de son club, je ne pouvais donc souhaiter meilleur accueil et les minutes précédant le départ me sont apparues bien courtes. Après la course, je me suis permis de visiter le site du club (www.lafoulee.com) pour constater à quel point il s’agit d’un club très dynamique et bien organisé.

Finalement, il me semble que dans un monde idéal, il devrait y avoir davantage de courses de 30 km au calendrier, un défi plus exigeant qu’un demi-marathon tout en étant plus accessible et moins éprouvant qu’un marathon. Je crois également, au risque de me faire contredire par de vrais connaisseurs, qu’une telle distance, en mode « compétitif », permet de bien mesurer notre progression et/ou préparation en vue d’un marathon. De toute manière, j’ai vraiment aimé la distance et je n’ai même pas eu besoin de temps de récupération, alors que pour le marathon, c’est une autre histoire ! Enfin, il convient d’ajouter que la plus vieille course à pied en Amérique du Nord se déroule sur un circuit de 30 km à Hamilton et fêtera son 113e anniversaire le 30 mars prochain (www.aroundthebayroadrace.com). Il va sans dire que j’aimerais bien y participer.

Marc Dagenais

Demi-Marathon de Montréal

Jeudi, 3 mai 2007, par mdagenais

Le « nouveau » demi-marathon de Montréal

Après les éditions précédentes marquées par la grisaille, et particulièrement 2006 avec un froid de canard et une pluie tenace, c’est une température plutôt clémente (17 Celsius au départ) qui accueillait les 2160 participants inscrits à cette nouvelle édition du demi-marathon de Montréal le 22 avril dernier. Comme les années précédentes, l’événement avait lieu au Parc Jean-Drapeau, site magnifique et témoin, 40 ans plus tôt, de cette fabuleuse exposition universelle de Terre des Hommes.

Les coureurs enthousiastes se sont élancés à 10h00 AM (une course de 5 km ayant eu lieu un peu plus tôt). Ce demi-marathon, nouvelle mouture, comportait un changement de commanditaire avec Banque Scotia et ASICS (qui remplace Nike) ainsi qu’un nouveau tracé. En effet, alors que le parcours précédent s’étirait principalement sur l’Île Notre-Dame et s’attardait autour du bassin Olympique, le nouveau couvre davantage de terrain sur l’Île Ste-Hélène, emprunte une moindre partie du circuit Gilles-Villeneuve et ne longe le bassin qu’une seule fois. Le quartier général de la course, de même que les lignes de départ et d’arrivée, furent déménagés d’une île à l’autre pour loger autour du complexe de natation de l’Île Ste-Hélène. Après un bref sondage dénué de toute prétention scientifique, il semble que le changement de décor fut largement apprécié, à l’exception peut-être des 2 derniers kilomètres du parcours où un fort vent de face a sévi (22 k/h en provenance du sud-ouest selon Gilles). Le fil d’arrivée a cependant aidé les 1772 finissants à retrouver le sourire.

Avec deux incursions sur la pointe est de l’Île Ste-Hélène, les coureurs pouvaient contempler de près les structures de certains manèges terrifiants de la Ronde, tout en jouissant aussi d’un beau point de vue sur le fleuve, les installations portuaires et notre fameux Stade olympique. Sans doute inspirés par leur passage sur une piste de Formule Un, les coureurs pouvaient également aspirer à réaliser de bons temps, peut-être même un « personal best », étant donné l’absence de relief sur tout le parcours.

À l’instar des précédentes éditions, l’événement fut rehaussé par la présence d’une certaine élite; le champion ayant enregistré un temps de 1h05 et la championne suivant neuf minutes plus tard, des améliorations par rapport aux temps des vainqueurs de 2006. Un contingent de 156 coureurs, auquel je me réjouis d’appartenir, a franchi le fil d’arrivée sous la barre du 1h30. En tout, 1772 personnes ont complété le parcours d’après les résultats affichés sur www.sportstats.ca, la dernière fermant la marche un peu plus de trois heures après le départ. Fait à noter, la première édition (2003), alors commanditée par Adidas, comptait 747 inscrits.

Le Club était encore bien représenté avec (dans l’ordre d’arrivée) mesdames Nathalie Goyer, Sandra Girard, Ghislaine Beaulieu, Dominique Simard et Odile Ouellet ainsi que messieurs Marc Lajoie, Gilles Cadotte, Richard Babineau, Marc Lavoie, Daniel Lamontagne, Normand Papin, Jean-François Kingsley, Benoît Gosselin, Steve Falardeau, Stéphane Lachapelle et Robert Grégoire. Après avoir réalisé un bon temps de 3h04 au marathon de Boston dans des conditions particulièrement pénibles quelques jours auparavant, Laurent Jugant a gentiment joué au photographe et fut également un « supporteur » très enthousiaste !

Bref, il s’agit d’un événement déjà très bien rodé (5e édition) sous la direction de notre coach, M. François Lecot, et qui gagne en popularité. Pour de plus amples informations, je vous suggère de visiter www.canadarunningseries.com (qui regroupe d’autres courses intéressantes au pays, dont plusieurs dans la Ville Reine). Les photos qui se trouvent sur ce site témoignent non seulement de l’ardeur des coureurs, mais aussi de la présence enthousiaste de très nombreux bénévoles qui ont communiqué moult encouragements et fait un travail colossal (que l’on a malheureusement tendance à prendre pour acquis). Si vous êtes curieux, les photos de 2006 illustrent avec éloquence les caprices de la météo en même temps que le courage des bénévoles et coureurs ayant bravé les éléments.

Enfin, je dois réitérer que j’ai un faible pour cette course dont l’édition 2004 fut ma toute première expérience à une course organisée et ma piqûre pour la trentaine où j’ai participé par la suite.

Marc Dagenais

21k Montréal – 2007

Dimanche, 22 avril 2007, par Réjean

Boston – 2007

Dimanche, 15 avril 2007, par Réjean