Archive pour 2008

Suggestions de lecture

Lundi, 22 décembre 2008, par gcadotte

L'athlète intérieur, Pour aller au bout de son potentiel

Voici deux suggestions de lecture :

L’Athlète Intérieur, Pour aller au bout de son potentiel.

Dan Millman, Éditions du Roseau.1997.

Je suis en train de lire le livre que Stéphane m’a gentiment prêté. Je crois que le livre peut permettre à chacun d’améliorer ses aptitudes et d’accélérer l’apprentissage. Comme le souligne l’auteur, l’entraînement sportif est un miroir de la vie quotidienne; pour cela, le livre peut nous offrir une aide à notre développement personnel.

 

Maigrir par la cohérence cardiaque.

Dr David O’hara, Éditions Axis Mediasciences T. Souccar (Nov 24 2008).

Maigrir par la cohérence cardiaque.

Disponible sur www.amazon.com

J’ai écouté l’entrevue que l’auteur a donnée à Radio-Canada et qui a suscité mon intérêt.
www.radio-canada.ca/radio/Christiane/modeledocument.asp?docnumero=70140&numero=1880.

 Je suis donc allé visiter le site web www.coherencecardiaque.ca  consacré à la technique et au livre.
Le concept de cohérence cardiaque est issu des recherches médicales en neurosciences et en neuro-cardiologie. Il est apparu aux Etats-Unis il y a une quinzaine d’années, et son impact bénéfique sur la gestion du stress a été mis en lumière par l’Institut HeartMath.
Évidemment, je n’ai pas besoin de maigrir, mais j’ai trouvé que la technique pouvait nous aider à contrôler notre respiration et la variabilité des battements de notre coeur pour réguler le stress, être en meilleure santé et sans doute mieux respirer lorsque nous courons. C’est bien documenté sur le site et sur internet. Évidemment, ça ne règle pas le cas des maniaques de chips et de bière pendant la soirée du hockey ou des excès de table durant les fêtes.

Bonne lecture et joyeuses fêtes !
Gilles Cadotte

Tucson Marathon 2008

Jeudi, 18 décembre 2008, par mdagenais

 
logo marathon Tucson

Courir dans le désert

Bien sûr, le titre est un brin exagéré!! Je n’ai point couru à travers le Sahara, mais plutôt participé au marathon de Tucson (Arizona) avec 5 amigos du club de St-Bruno. Cette ville, où les terre-pleins divisant les grandes avenues sont peuplés de beaux cactus élancés, nous garantissait tout de même un dépaysement complet en ce premier week end du mois de décembre.

Le nom officiel de l’événement, soit le « Holualoa Tucson Marathon« , apporte même une touche d’exotisme en évoquant une île paradisiaque du Pacifique Sud; pourtant, il s’agit de la dénomination d’une société immobilière locale qui est le principal commanditaire de la course.

Peu avant l’atterrissage, le bref survol de Phoenix, capitale et métropole de l’État, nous avait déjà permis d’apprécier la beauté particulière du paysage qui l’entoure, particulièrement ces montagnes rocailleuses presque dénuées de végétation mis à part de nombreux arbustes et de beaux spécimens de cactus. La route menant à Tucson a continué de nous charmer et la température clémente était vraiment confortable en ce vendredi après-midi; naturellement, on note vite l’absence de facteur « humidex ».

L’hôtel principal associé à l’événement, le Hilton El Conquistador Golf & Tennis Resort, est avantageusement niché au pied du massif des Monts Santa Catalina et nous offrait une vue splendide sur les environs. À l’écart de la ville, cet endroit qui ne souffre pas de pollution visuelle, nous offrait aussi un ciel étoilé qu’il nous a été permis de contempler dans le confort absolu d’un bain à remous extérieur. Ah! Volupté avant l’épreuve…

Photo source: Canada Français, 31 Déc 2008

Samedi matin fut naturellement consacré au retrait des dossards et à la visite du Health & Fitness Expo qui avait lieu à notre hôtel. Ce salon était relativement petit et convivial et notre trousse du coureur était à la hauteur, le T-shirt technique étant très léger. Les prénoms apparaissent sur les dossards et la puce électronique nous était fournie sous forme de languette auto-adhésive fixée aux lacets (voir www.chronotrack.com à ce sujet).

J’en profite pour glisser un mot sur Pam Reed, directrice de l’événement, dont je viens de terminer le captivant récit autobiographique, « The Extra Mile ». Son palmarès suscite les superlatifs : gagnante (« overall ») du mythique Badwater (www.badwater.com) en 2002 et 2003, un ultra-marathon de 135 milles parcouru dans la Vallée de la Mort (Californie) au milieu de l’été; et « recordwoman » des États-Unis pour les épreuves de 24 et 48 heures en plus de ses participations à plus de 100 marathons et quelques triathlons dont le mythique Ironman d’Hawaii. Elle repoussa les limites de l’endurance en devenant la première femme à avoir couru 300 milles sans dormir.

Nous avons profité du samedi après-midi pour visiter Tombstone, petite ville du sud de l’Arizona rendue célèbre par de nombreux films « western » dont le classique « Gunfight at OK Corral », produit en 1957 d’après la célèbre fusillade opposant Wyatt Earp (1848-1929) et ses frères à un clan de desperados. Plusieurs bâtiments d’époque furent restaurés dont le Big Nose Kate’s Saloon où nous nous sommes sustentés, entourés de personnages hauts en couleurs. De retour à l’hôtel, le souper de pâtes était animé avec de nombreux prix de présence; la bouffe était correcte, sans plus.

Le lendemain, pour ne pas louper le départ des navettes de l’hôtel à 5h00, le lever du corps eut lieu à 4h00. Le parcours du marathon en était un de type « point A au point B », la ligne de départ se trouvant près de la petite ville d’Oracle, au nord de Tucson. Les navettes ont roulé en campagne dans l’obscurité pour nous amener à cet endroit qui nous semblait au beau milieu de nulle part.

L’aire de départ, réduite à sa plus simple expression, nous semblait surréaliste : un gros projecteur éclairait ce qui allait devenir notre ligne de départ, alors que les alentours étaient encore plongés dans la noirceur. Des distributrices d’eau étaient regroupées tout près de la douzaine de toilettes portables. Arrivés sur le site vers 5h50, il nous restait à tuer le temps avant le départ fixé à 7h30 et, à part visiter le cabinet d’aisance ou les buissons (gare aux cactus!) à quelques reprises, le choix d’activités était plutôt restreint.

Heureusement que les autobus-navettes sont demeurés sur place, nous offrant ainsi un refuge difficile à refuser puisque le fond de l’air était assez frisquet. En outre, le rembourrage d’un siège d’autobus convient davantage au séant qu’un tas de cailloux ou un appui en polymère au-dessus de matières putrescibles. L’atmosphère s’est finalement réchauffée avec l’apparition des premières lueurs de l’aurore peu avant le départ.

Après nous avoir annoncé un retard possible parce que le système de chronométrage tardait à arriver sur le site, l’organisation confirmait l’heure prévue in extremis. Alors que je termine mon « travail » de dernière minute dans l’une des toilettes portables, l’annonceur signale qu’il reste une minute avant le signal puis, environ une quinzaine de secondes plus tard (une constatation partagée par d’autres), il entreprend le décompte : 10, 9, 8, 7… Je ne pense pas être sorti aussi rapidement d’un lieu d’aisance de toute ma vie. Ensuite, ce fut le festival du dépassement tous azimuts pour m’installer près du meneur d’allure (ou « lapin ») de 3h20.

Sauf en quelques endroits, le parcours du marathon est essentiellement descendant et nous amène d’une altitude de 4800 pieds (départ) vers 3080 pieds (arrivée). Je ne me souviens pas d’avoir ressenti l’effet d’altitude comme au marathon de Denver, sans doute parce que nous sommes descendus assez rapidement, notamment les 2 premiers milles (à l’instar du tracé de Boston). Après une légère remontée, nous redescendions l’équivalent de la hauteur du Mont Royal jusqu’au 10e mille où nous quittions la route principale pour effectuer un aller-retour sur le chemin menant à Biosphère II.

Je me permets un autre aparté pour mentionner qu’il s’agit d’un site expérimental construit entre 1987 et 1991 à grands frais par des promoteurs privés, afin de reproduire un système écologique artificiel clos (voir www.b2science.org ou le site Wikipedia à ce sujet). Deux missions habitées y eurent lieu dans les années 90. Actuellement, l’Université d’Arizona y poursuit des recherches bien que l’immense structure ne soit plus un système clos.

Chemin faisant vers cet endroit exceptionnel, nous pouvions contempler un beau massif montagneux avec des traces de neige au sommet. Par contre, nous faisions demi-tour à la barrière d’entrée de Biosphère II sans même apercevoir ne serait-ce qu’une partie de cette imposante structure. Dommage! Cette portion du parcours d’une longueur de près de 4 milles nous réservait une autre surprise, soit un relief passablement accidenté avec de bonnes montées dont le degré de difficulté était difficile à deviner en examinant le plan en relief de la course qui apparaît sur le site internet.

Après ce détour plus laborieux que prévu, le parcours nous entraînait ensuite dans un long toboggan descendant d’environ 1000 pieds jusqu’au 24e mille. Un peu plus loin, quelques joueurs de tam-tams nous insufflait ce qu’il fallait d’énergie pour affronter la dernière montée avant de terminer sur les terrains d’une école secondaire en banlieue nord-ouest de Tucson (soit Oro Valley), à l’ombre des Monts Santa Catalina.

Photo source: Canada Français, 31 Déc 2008

Dans l’ensemble, j’ai bien aimé le parcours qui nous offrait des paysages très différents du Québec. À l’exception des deux massifs montagneux dominant Biosphère II et l’aire d’arrivée, le relief était assez éloigné du parcours et notre route traversait une longue plaine désertique et inhabitée. D’aucuns ont trouvé le paysage assez répétitif, sans vie et triste, et tout coureur à la recherche d’encouragement des foules se serait définitivement trompé d’épreuve, cette course se prêtant davantage à l’introspection. Quant à la température du jour, elle s’est avérée très confortable et, par chance, le ciel demeuré nuageux nous épargna les chauds rayons de soleil (il aurait autrement été impossible de trouver de l’ombre).

La première section du parcours était littéralement fermée à toute circulation routière puis, à l’exception de la 2e moitié du dernier mille où les voitures nous frôlaient presque, la sécurité sur le reste du tracé était irréprochable avec une présence policière assurée à chaque intersection et une quantité phénoménale de cônes sur la route. Les postes de ravitaillement étaient adéquatement pourvus en eau et en… XOOD, la boisson énergisante concotée localement qui remplaçait l’éternel Gatorade; je n’ai pas détesté mais je sais que ce produit n’a pas fait l’unanimité!

À l’arrivée, les médailles remises aux finissants ont l’originalité d’épouser la forme du cactus mais sont bien petites; enfin, le buffet d’après-course avait peu à offrir en termes de solides (pretzels et tortillas au beurre d’arachides…hum!). Notre navette de retour à l’hôtel était pilotée par un Père Noël qui avait la bouille et la barbe de l’emploi.

Le premier marathonien compléta l’épreuve en 2h38 et la première coureuse, en 2h50; le 1004e et dernier marathonien fermait la marche en 7h56. Outre l’épreuve-phare, l’événement comportait aussi un demi-marathon que 1462 participants ont complété, et un marathon à relais comportant 60 équipes de 4 personnes, dont certaines aux noms évocateurs tels que « 3 Chicks & Richard », « Desert Divas » et « Fab, Fun & Fortyish ». Après vérification sommaire, nous n’étions que 8 Québécois participant au marathon.

Finalement, un séjour en Arizona ne serait sans doute pas complet sans une virée au Grand Canyon. Le lendemain du marathon, trois d’entre nous avons effectué une randonnée de 3h30 avec un dénivelé d’environ 2000 pieds à descendre puis remonter. Quel endroit magnifique !! Le matin suivant, il neigeait à Grand Canyon Village.

Paru dans l’hebdo ‘Le Canada Français’ du 31 décembre 2008,
voici un article relié avec photos de membres du club de St-Bruno.

Marc Dagenais

Marathon de Denver 2008

Vendredi, 21 novembre 2008, par mdagenais

Courir en altitude

En tant que marathoniens, nous essayons tous un jour ou l’autre de repousser nos limites. C’est ce que je souhaitais en participant à mon 10e marathon à Denver (Colorado), tout juste 2 petites semaines après avoir complété le marathon WineGlass (Corning, État de New York). Le second volet de mon défi était de courir les 26,2 milles à une altitude moyenne de 5280 pieds puisque Denver est aussi désignée « the Mile High City ».

Ce jeune marathon (www.denvermarathon.com) en était à sa 3e édition le 19 octobre dernier alors que la ville célèbre cette année son 150e anniversaire. Cette belle ville moderne s’étend au pied des magnifiques montagnes Rocheuses sur un haut plateau. Durant tout le week end, la température fut des plus agréables grimpant jusqu’à plus de 20 degrés Celsius en milieu de journée avec du soleil à revendre; le temps clair nous a permis d’apercevoir les Rocheuses à plusieurs endroits du centre-ville.

Je suis arrivé samedi avec Bruno St-Pierre, membre du club de St-Bruno et du 50 States Club (http://www.50statesmarathonclub.com/50dc/index.html), un regroupement de marathoniens dont l’objectif est de compléter au moins un marathon dans chacun des 50 États; Bruno en était à son 32e marathon en vue de cet objectif (il en faut 10 pour devenir membre). Nous n’avons pas tardé à nous rendre au Health & Fitness Expo qui avait lieu à l’intérieur du vaste et très moderne palais des congrès, au centre-ville.

L’Expo était de bonne taille avec de nombreux kiosques; toutefois, en recevant notre « kit » du coureur, nous eurent la surprise d’y trouver un T-shirt en coton! Alors que la très grande majorité des événements de course à pied offrent maintenant des vêtements « techniques » et considérant un frais d’inscription supérieur à 100 $, le mot « cheap » m’est promptement apparu à l’esprit. D’ailleurs, les quelques blogueurs qui ont commenté l’événement sur (www.marathonguide.com) n’ont pas manqué d’exprimer un sentiment similaire.

Par ailleurs, plusieurs exposés étaient prévus à l’Expo et nous avons eu le plaisir d’entendre Alan Culpepper, un athlète accompli bien connu aux États-Unis et gagnant des essais olympiques américains en 2004. Son « PR » de 2h09 au marathon de Chicago lui a valu d’égaler le record U.S. pour un premier marathon jusqu’alors détenu sans partage par le célèbre Alberto Salazar. Très sympathique et ouvert aux nombreuses questions, M. Culpepper nous a notamment livré quelques trucs pour la course en altitude.

Je retiens qu’après un effort plus intense ayant fait grimper les pulsations (par exemple, en attaquant une montée de façon agressive), il est nettement plus difficile par la suite de ramener le rythme cardiaque et la respiration à un niveau plus normal, alors qu’il suffit de quelques minutes d’effort modéré en basse altitude. De plus, il n’existe pas de règle universelle quant à la durée du temps d’acclimatation (en altitude) préalable à une épreuve sportive comme un marathon; il semble que ce soit variable d’un individu à l’autre puisque certains ne ressentent l’effet d’altitude qu’après quelques jours sur les lieux (à retardement en quelque sorte).

Après une bonne sieste, nous avons participé au « pasta dinner » qui avait lieu à notre hôtel, judicieusement situé à proximité des lieux de départ et d’arrivée, au centre-ville. Pour bien se préparer au départ matinal du lendemain à 7h00, le lever du corps eut lieu à 4h00 afin de permettre un petit-déjeuner qui respecte cette loi non-écrite instituant un délai de 3 heures au préalable. Au signal de départ, le soleil commençait à peine à se lever et la cohorte de coureurs s’ébranlait à la mi-pénombre. En l’absence de décor naturel dans cet environnement exclusivement urbain, les reflets du soleil matinal sur certains édifices au cours des 30 premières minutes, donnait tout de même un peu plus de couleur au mobilier urbain.

Outre l’épreuve-phare, l’événement comportait aussi un marathon à relais et un demi-marathon, et les 3 épreuves débutaient simultanément, congestionnant un peu la circulation pour le premier mille. Les demi-marathoniens nous ont accompagné jusqu’au 12e mille où ils bifurquaient pour rentrer au bercail, produisant ainsi un drôle d’effet sur la dynamique du peloton puisque, tout à coup, le nombre de coureurs encore sur le parcours baissa dramatiquement et nous avions beaucoup d’espace après avoir couru presqu’au coude-à-coude l’instant précédent.

Quoiqu’entièrement urbain, le parcours était tout de même assez beau, offrant une vue sur les Rocheuses à certains endroits. L’aire de départ et d’arrivée était adjacente au magnifique bâtiment du Capitole. Le peloton circulait à l’intérieur de 3 parcs en plus de passer à côté du Pepsi Center (domicile de l’équipe de hockey) et du Coors Field (baseball). À la mi-parcours, on longeait une large avenue bordée d’arbres matures et de résidences cossues. Mis à part quelques petites dénivellations et faux-plats, le tracé présentait bien peu de relief puisque la ville repose sur un haut plateau tout juste à côté des montagnes.

Tout au long du marathon, je n’ai jamais atteint mon « second souffle », ma respiration demeurant légèrement ardue. Au 10e mille, j’avais hâte de terminer. De plus, j’étais un peu plus courbaturé qu’à Corning et, à compter du 18e mille, j’ai fait quelques très courtes pauses de marche. Malgré tout, je considère mon temps de 3h28 aussi bon sinon meilleur que celui de 3h15 à WineGlass. Bruno aussi a ressenti cet effet d’altitude; il a terminé sous les 4h00, un très bel exploit après plus de 40 marathons (et ultras) depuis janvier 2006.

Avec Dave McGillivray, également directeur du marathon de Boston, à sa tête, l’organisation s’est avérée à la hauteur en termes de signalisation, postes de ravitaillement, sécurité et « party » d’après-course; à cet égard, les fruits et bagels étaient offerts à volonté, ce qui change des événements où tout semble sévèrement contrôlé et rationné. Les médailles remises aux finissants sont belles mais sobres.

Nous pouvions aussi déguster à volonté une bonne bière locale près de l’aire d’arrivée, après les kiosques de denrées et la tente de massage. À ce sujet, j’y ai causé tout un émoi lorsqu’en pleine séance, j’ai crampé brusquement (mollet droit), exprimé quelques jurons à voix haute, fait paniquer la jeune massothérapeute qui était sur mon cas et fait intervenir le superviseur (un costaud à la carrure « soviétique »); je fus le centre d’attraction pour quelques minutes!

Le premier coureur compléta l’épreuve en 2h22 et la première coureuse, en 2h42; le 1723e et dernier marathonien fermait la marche en 6h31. 3890 autres coureurs ont terminé le demi-marathon et un total de près de 8000 participants (de 46 États et 13 pays) se sont mesurés à l’une ou l’autre des épreuves; après vérification sommaire, Bruno et moi étions les 2 seuls Québécois participant au marathon.

Le soir, j’ai dégusté un repas typiquement western au Buckhorn Exchange (www.buckhorn.com), en affaires depuis 1893, avec du serpent à sonnettes et des « Rocky Mountain Oysters » (je vous laisse deviner) en guise d’entrées, suivis par du bison et de l’orignal, le tout arrosé d’excellente bière locale. De quoi refaire le plein de protéines pour favoriser la récupération!

Marc Dagenais

Ultimate XC Moab 2008

Samedi, 15 novembre 2008, par bstpierre

Bruno St-Pierre

par Bruno St-Pierre

Courir un ultra marathon est déjà une expérience spéciale, mais le faire dans un décor aussi exceptionnel que celui de Moab, Utah, est quasi indescriptible…

Moab est une petite ville de moins de 5,000 habitants qui est décrite par plusieurs comme étant le paradis du plein-air. Ce n’est pas pour rien d’ailleurs que ce magnifique coin des États-Unis a été choisi par Hollywood comme toile de fond pour des films tels que « Forrest Gump », « Indiana Jones » et « Thelma et Louise » !

C’est donc par un samedi matin ensoleillé mais près du point de congélation que le départ des diverses épreuves du UltimateXC de Moab fut donné. Les chauds rayons du soleil et les efforts investis à faire face aux multiples défis du parcours ont mis peu de temps à réchauffer les ardeurs des coureurs s’élançant avec entrain dans un parcours enchanteur mais des plus techniques.

Cette troisième tranche de la série UltimateXC (après celle de Val-Morin en juin et celle de Jay Peak, Vermont, en juillet) fut une expérience extraordinaire, bien que les coureurs attirés par le bitume ou ceux carburants aux applaudissements des spectateurs ne seraient guère de cet avis…

Une vingtaine de québécois ont pris part aux diverses épreuves de la première édition de cette course (en plus de la course de 50 km à laquelle j’ai participée, des parcours de 20 et 10 miles étaient également offerts). A noter qu’environ 30% des coureurs inscrits au 50km ne pouvant compléter l’épreuve ont dû s’en remettre à celle de 20 miles en cours de route.

Le parcours escarpé et hors des sentiers battus fut sans contredit celui avec le plus haut niveau de difficulté auquel j’ai participé à ce jour. Le paysage à couper le souffle et le sentiment d’accomplissement m’ont par contre permis de compléter l’épreuve avec un immense sentiment de satisfaction. Il s’agissait pour moi d’une 13e course d’endurance cette année et d’un marathon ou ultra marathon dans un 33e état américain (plus que 17 états à conquérir en route vers mon objectif de compléter un marathon ou un ultra dans chacun des 50 états) et cette épreuve restera gravée à jamais dans ma mémoire !

L’organisation hors pair avait pris un grand soin de bien baliser le parcours – des indications étaient d’ailleurs présentes à tous les 10-15 mètres – ce qui fut très apprécié après les mésaventures vécues par plusieurs coureurs s’étant égarés lors du UltimateXC de Val-Morin (dont l’auteur de ces lignes…). Les postes de ravitaillement étaient judicieusement placés, même si un point d’eau additionnel aurait été apprécié après avoir franchi le dernier défi important du parcours (le sommet du Moab Rim trailhead).

Le grand succès de cet événement aurait été impossible sans la générosité des bénévoles et le dynamisme de toute l’équipe de Dan DesRosiers, le directeur des courses UltimateXC.

Bonne continuation au UltimateXC !

Site web : http://www.ultimatexc.com/

Marathon WineGlass

Dimanche, 9 novembre 2008, par mdagenais

Marathon Campagne et Champagne!

La plupart du temps, le syndrome de la page blanche résulte d’un manque d’idées ou d’inspiration; plus rarement, la panne provient d’une bousculade d’idées et d’émotions. Me voici confronté à la seconde situation alors que la magie du premier week end d’octobre vécu avec mes amis du club de St-Bruno au 27e marathon WineGlass (www.wineglassmarathon.com) subsiste même après plus d’un mois et un autre marathon.

WineGlass a tout pour plaire à ceux qui recherchent un décor naturel, une organisation conviviale, une foule réduite et un environnement « zen » qui invite à la détente de l’esprit malgré le sérieux de la compétition. Le parcours de ce marathon champêtre s’étend du petit village de Bath jusqu’à la petite ville de Corning au sud de la région des « Finger Lakes » et au sud-ouest de Syracuse dans l’État de New York, à l’intérieur d’un écrin de verdure vallonné qui n’est pas sans rappeler nos Laurentides. Ce splendide décor fut drôlement mis en valeur par une météo des plus clémentes pour tout le week end, même si le fond de l’air était assez frais.

Corning, siège de l’organisation de l’événement, s’avère un charmant mélange de chef-lieu de région rurale et petite ville industrielle de la première moitié du XXe siècle, avec une rue principale tout-à-fait typique. Nichée au creux d’une vallée ceinte de collines qui commençaient (quoiqu’encore timidement) à nous montrer leurs belles couleurs automnales, cette sympathique bourgade qui respire le bonheur tranquille et où le temps semble suspendu, est évidemment très peu connue des Montréalais bien qu’elle se classe pourtant au 3e rang des attractions touristiques de l’État de New York après la mégapole éponyme et Niagara Falls, rien de moins!

Aussi connue comme « Crystal City », Corning abrite le siège de la société éponyme et on y trouve également un très beau, intéressant et instructif musée du verre (www.cmog.org) où l’on peut naturellement assister à quelques impressionnantes démonstrations du savoir-faire des artisans du verre. Enfin, la ville se trouve au cœur d’une région viticole dont les origines remontent à 1854, d’où le nom associé au marathon local. D’ailleurs, chaque participant recevait (avec son dossard) une petite bouteille de vin mousseux local Pleasant Valley (www.pleasantvalleywine.com) qui s’est finalement avéré une agréable surprise.

Y compris votre tout dévoué, nous étions sept membres du club à courir dans ce cadre champêtre, dont Nathalie Goyer qui revenait défendre son titre de championne acquis l’an dernier. Nous sommes partis vendredi afin de profiter pleinement de la journée précédant l’épreuve. À notre arrivée à l’hôtel, quelqu’un a prévenu le directeur du marathon de notre présence et celui-ci s’est empressé de venir saluer la championne 2007 et ses amis.

Samedi matin fut naturellement consacré au retrait des dossards. Notre dossard de très grande taille intégrait la puce électronique à l’endos et le T-shirt « technique » à manches longues de l’événement était très bien. Le Sport & Fitness Expo était aussi minuscule que les aubaines étaient énormes sur les chaussures et vêtements techniques; vu notre présence très matinale, nous y avons fait de bien bonnes affaires. Les gens à l’Expo, y compris le très sympathique directeur, étaient chaleureux et savaient drôlement bien communiquer leur bonne humeur. On croyait être à un pique-nique paroissial. L’après-midi fut consacré à la sieste et la visite du musée; le soir venu, il n’y avait pas de souper de pâtes officiel, mais l’organisation nous avait distribué une liste de restaurants où tous pouvaient faire le plein en hydrates de carbone.

Le dimanche matin, le départ du marathon avait lieu à 8h00 (une heure plus tôt que l’année précédente) et, outre l’épreuve-phare, l’événement comportait aussi un marathon à relais (équipes de trois) mais pas de demi-marathon ou 10 km. Des navettes (bus scolaires) nous conduisaient à Bath où nous pouvions attendre à l’intérieur d’une usine de produits d’éclairage Philips; heureusement puisque la température à l’extérieur frôlait le point de congélation!

Le parcours consiste essentiellement en une descente graduelle d’environ 200 pieds, malgré deux petites montées aux 5e et 22e milles, ce qui en fait un parcours très rapide (« flat & fast »), propice pour y obtenir une qualification pour le marathon de Boston (www.baa.org), ce que je n’ai pas manqué de faire avec 15 minutes d’avance sur le temps requis.

Le départ fut donné à travers une bonne couche de brume matinale qui a persisté tout au long de la première heure au moins, nous empêchant de bien voir l’environnement que l’on devinait néanmoins bucolique. Ce brouillard donnait à la course un cachet bien spécial et, à mesure qu’il se levait lentement, on pouvait apprécier les charmes campagnards de notre route traversant champs et pâturages, sous l’œil un peu blasé de troupeaux de bovins.

Notre parcours traversait quelques petits villages de moins de 1000 habitants. Les routes ne pouvaient être entièrement fermées mais un couloir délimité par des cônes nous procurait un niveau acceptable de sécurité d’autant plus que la circulation automobile à cet endroit s’avérait plutôt tranquille (comme tout le reste) en cette matinée dominicale. L’environnement m’a fait penser aux premiers kilomètres du marathon de Boston; par contre, avec 547 coureurs ayant franchi le fil d’arrivée, la course demeurait intime et convenait ainsi à merveille à ceux qui détestent les « big events ».

Malgré ce caractère intimiste, l’organisation s’est avérée à la hauteur des grands événements en termes de signalisation, postes de ravitaillement, sécurité, « goodies » et « party » d’après-course; à cet égard, la soupe et les pointes de pizza étaient délicieuses et offertes à volonté, ce qui change des événements où tout semble sévèrement contrôlé et rationné. La cérémonie de remise des médailles fut par contre très peu ponctuelle (soyons charitables) et assez laborieuse.

Les médailles remises aux finissants sont tout simplement magnifiques puisqu’il s’agit d’une œuvre artisanale en verre (quoi d’autre?) de très bonne dimension et faite à la main, localement. Une section du site web (voir ci-haut) est consacrée à la fabrication de cette médaille qui s’est d’ailleurs méritée une mention dans la mini-rubrique « Best Schwag – Awards worth bonking for » de la revue Runner’s World, édition de septembre 2008. Chaque médaille ayant son revers, celle de WineGlass est évidemment fragile comme notre ami Gilles l’a découvert par accident; qu’à cela ne tienne, l’organisation s’est empressée de lui en expédier une autre.

Le premier coureur compléta l’épreuve en 2h27 et la première coureuse, Nathalie Goyer, en 2h50. Nathalie fut escortée en quelque sorte par Laurent Jugant (2h49) et Mathieu Girard (2h51), ce qui illustre peut-être l’instinct grégaire de notre club! Terry Gehl, un membre bien connu de l’élite québécoise, termina au troisième rang global avec 2h34. Le dernier coureur fermait la marche en 7h14. Mes autres compagnons (Gilles Cadotte, Marc Lavoie et Bruno St-Pierre) et moi-même avons bien fait et sommes très heureux de notre expérience. Voyager en groupe ajoute une dimension humaine vraiment spéciale!

Pour conclure, en mélangeant ville charmante, cadre naturel enchanteur, température idéale, superbe épreuve et belle « gang » de gens formidables, vous obtiendrez un week end inoubliable et magique. Prochain rendez-vous : Denver dans 2 petites semaines.

Marc Dagenais

L’impressionnant parcours de Mathieu Girard

Jeudi, 30 octobre 2008, par lesmedias

Mathieu Girard, Source: La Voix De l'Est

Le Voix de L’est – 27 octobre 2008

(Granby) Courir le marathon en trois heures et 42 minutes, c’est bien. Le faire en deux heures et 51 minutes, c’est mieux. Et faire passer son record personnel du premier temps au second en à peine un peu plus de trois ans, c’est pratiquement impensable…

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First-timer Lecot prevails by churning out evenly paced miles

Mercredi, 15 octobre 2008, par lesmedias

Daily Gazette, Schenectady, N.Y., 13 Octobre 2008

In his career debut at the 26.2-mile distance, the 37-year-old from St-Bruno, Quebec, a suburb of Montreal, ran metronomic mile splits to wear down first Shaun Evans of Middle Grove, then Steve Hicks of Syr­acuse to win in 2:36:42. Lecot’s only intention was to run each mile in the 6:00-6:05 range, and having accomplished that, he found himself in receipt of a 31-second victory over Hicks, who Lecot passed with less than two miles left….

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Course de l’Armée – Ottawa

Lundi, 13 octobre 2008, par mdagenais

Course de l'armée, Ottawa, 2008

Course de l’Armée : une première à Ottawa

Au coeur de la capitale nationale en ce dimanche 21 septembre 2008, avait lieu la toute première édition de la Course de l’Armée / Army Run (www.armyrun.ca/en/default.aspx), un événement comportant un demi marathon ainsi qu’un 5 km, et pour lequel l’organisation affirmait s’inspirer du Marine Corps Marathon dont la 33e édition aura lieu le 26 octobre prochain à Washington, D.C. (www.marinemarathon.com/Marine_Corps_Marathon.htm). Le tracé du demi marathon correspondait à celui de la seconde moitié du marathon d’Ottawa tenu au mois de mai (www.ncm.ca/), sauf pour un toute petite rallonge dans un espace de stationnement vers la mi-parcours. D’ailleurs, l’organisation logistique incombait au même groupe pour les deux événements.

Sans surprise, l’Expo Santé avait lieu au Manège Militaire situé au centre-ville. Dès l’arrivée samedi, nous étions plongés dans l’ambiance militaire avec des soldats en tenue de camouflage patrouillant le terrain et des véhicules blindés montant la garde devant l’édifice; toutefois, l’ambiance était décontractée et les sourires, nombreux. Après tout, l’événement était tenu au profit de nos troupes et de nombreux officiers et soldats, de même que des membres de la Gendarmerie Royale du Canada, étaient inscrits à la course. Naturellement, un kiosque de recrutement (pour l’armée et non la course!) apparaissait bien en vue et force est d’admettre qu’il y avait tout de même un certain achalandage.

L’environnement militaire nous poursuivait au souper de pâtes puisque nos hydrates de carbone favoris nous étaient servis dans une cantine militaire mobile, par des cuistots de l’armée et dégustés sous la tente. De nombreux soldats s’étaient portés volontaires pour le service qui s’est avéré, indubitablement, courtois, rapide et efficace. Le déroulement discipliné de l’ « opération » n’a tout de même pas nui à l’ambiance festive qui y régnait. Bravo! Fait à noter, tous les billets avaient été vendus quelques jours auparavant.

Au souper, après le « pep talk » habituel de John Stanton, fondateur bien connu du réseau de boutiques Running Room (commanditaire de la course), nous avons eu le privilège d’entendre une participante au demi marathon partager avec nous sa profonde motivation à courir l’épreuve du lendemain. Presque sur le ton intime de celle qui se confie à ses proches, elle mentionna d’abord à quel point la course à pied fut une passion qu’elle partageait avec son conjoint avant de perdre celui-ci à New York un certain 11 septembre 2001, pour conclure en soulignant l’importance du soutien aux troupes qui sont engagées dans ce que d’aucuns désignent comme un combat contre le terrorisme.

Abstraction faite de toute position politique ou sociale que chacun peut avoir face au rôle actuel de l’armée, tant la nôtre que celle du puissant voisin au sud, je me disais alors que personne ne pouvait demeurer insensible à ce vibrant témoignage. Je crois aussi que son mari devait être très fier de l’accompagner tout au long de son parcours en cette belle matinée dominicale. Parfois, la réalité de la course à pied transcende le simple mouvement de mettre un pied devant l’autre et c’est d’ailleurs ce qui fait la beauté de notre sport favori.

Dimanche matin, le signal de départ fut donné par la bouche d’un canon Howitzer 105 à 9h00 AM précises. La ligne de départ se trouvait au même endroit que celle du marathon en mai, sauf qu’au lieu de bifurquer immédiatement à gauche et ainsi courir devant le Parlement, l’on tournait à droite pour ensuite s’élancer, direction sud, sur la Promenade du Colonel By, le long de la rive est du beau Canal Rideau. On nous offrait donc un très beau parcours, essentiellement plat, où chacun pouvait espérer un bon temps, voire un « personal best » puisqu’en outre, la température légèrement fraîche s’avérait idéale.

Ainsi, la caravane de coureurs longeait le Canal Rideau vers le campus de l’Université Carleton pour ensuite effectuer une boucle un peu plus au sud et « remonter » finalement l’autre rive du Canal pour franchir le fil d’arrivée. Tout au long du parcours, les nombreux bénévoles aux tables d’approvisionnement ou aux intersections, nous transmettaient leurs encouragements sans retenue. Merci à eux!

Au terme de cette odyssée, les 2909 finissants ont reçu une médaille inspirée du «dog tag » typique de l’armée et ont pu se sustenter tout en se réchauffant avec une couverture de papier aluminium. Le premier arrivé a franchi la distance en 1h12 et la première dame, en 1h22. Le dernier participant rentrait au bercail après un séjour de 4h21 sur le bitume. Mon résultat tout juste quelques secondes sous 1h29 n’augure pas si mal pour mon prochain marathon deux semaines plus tard. Mission accomplie en ce qui me concerne!

Quant à l’événement, l’organisation pouvait également déclarer : mission accomplie! En effet, près de 7000 participants ont participé aux 2 épreuves au programme, établissant ainsi un record canadien de participation pour un événement inaugural de ce type. J’ose souhaiter qu’un marathon, ou un 30 km, complètera éventuellement le programme. En attendant, j’ose une critique constructive : repenser la gestion de la consigne des bagages puisqu’en raison du « timing » des 2 courses, le dépôt des bagages des coureurs du 21 km coïncidait avec le retrait des bagages pour les coureurs du 5 km, ce qui créa un peu d’engorgement (et d’énervement) à quelques minutes du départ.

Pour terminer sur une note gastronomique (une première en ce qui me concerne), je vous recommande un superbe hamburger « artisanal » (avec frites bien sûr) chez The Works sur la rue Bank tout juste au sud de l’autoroute 417. De quoi refaire le plein de calories en prévision de la prochaine course.

Marc Dagenais

Semi-Marathon de Lille

Jeudi, 25 septembre 2008, par mdagenais

COURIR CHEZ LES CH’TIS

Le samedi 6 septembre 2008 avait lieu la 23e édition du Semi-marathon international de Lille Métropole, en France (www.semimarathon-lille.com). Le semi-marathon (c’est ainsi que les Français désignent un demi-marathon) se déroule dans le cadre de la Grande Braderie, tenue chaque année le week-end précédant le premier lundi de septembre, et s’avère son coup d’envoi puisque les « bradeux » ne peuvent commencer leurs activités qu’après le passage du dernier coureur au fil d’arrivée. Voilà pour le règlement… qui est joyeusement transgressé par la plupart ainsi que j’ai pu le constater pendant la course (et je n’étais point le dernier).

La Braderie de Lille est en fait une immense « vente de garage », la plus importante d’Europe, attirant plus de 2 millions de visiteurs chaque année dans une ville de 220 000 habitants (10e de France), au coeur d’une agglomération urbaine de 1,2 million (4e de France). Lille est la capitale et métropole de la région Nord – Pas de Calais, davantage connue comme le pays des Ch’tis, lequel est peuplé de gens accueillants, chaleureux et ayant une joie de vivre contagieuse. À cet égard, je vous recommande fortement le film « Bienvenue chez les Ch’tis » si vous ne l’avez pas encore vu : très drôle et plein d’humanité.

La Grande Braderie est une tradition qui remonte au Moyen-Âge où les valets de chambre avaient obtenu le droit, une fois l’an, de vendre les vieux habits et objets de leurs maîtres. Aujourd’hui, l’événement est devenu une gigantesque foire où tout se vend : des très beaux meubles antiques aux bidules les plus moches; en outre, pour faire bombance et ripaille, chaque restaurant qui se respecte offre son spécial moules-frites (arrosé de bonne bière) et certains participent au concours du plus haut tas de coquilles de moules… C’est vraiment tout un « party » ! Il y a par contre beaucoup de marchands de T-shirts, CD, posters et autres trucs du genre, ce qui enlève un peu de charme à l’événement (il faut bien râler un tantinet, quoi !).

Pour revenir à la course proprement dite, quelques constatations préliminaires (lors du retrait des dossards) s’imposent :

  • il n’y a pas d’Expo-Santé comme tel, seulement un comptoir de « baskets » Nike, un des principaux sponsors (en français dans le texte) de l’événement; par contre, le village des athlètes est situé à l’ombre du magnifique beffroi de l’Hôtel de Ville et tout près de la Porte de Paris (version locale de l’arc de triomphe);
  • la trousse du coureur contient très peu et le T-shirt de l’événement est en coton (il faut croire que les « dry-fit » n’ont pas encore traversé l’Atlantique);
  • la puce électronique est logée dans une pellicule plastique collée à l’endos du dossard (les coureurs n’ont donc pas à la remettre à l’arrivée); et
  • les « épingles à nourrice » ne sont pas fournies pour épingler le dossard (heureusement qu’il y en avait à l’hôtel); à noter pour ceux qui envisagent courir en France.

Autre particularité : sur le site internet, les participants « non-licenciés » étaient préalablement avertis et enjoints d’apporter un billet de médecin portant la mention de « non contre-indication à la pratique de la course à pied en compétition » et signé il y a moins d’un an. Ce document est rigoureusement demandé et son libellé soigneusement vérifié, ainsi que j’ai pu le constater. À noter puisque d’autres courses en sol français l’exigent.

Outre le semi (21,1 km), l’événement comprenait une course de 10 km et un « baby-marathon » de 1000 m. Le parcours du semi est essentiellement composé de 2 boucles et emprunte les grands axes de la capitale du Nord. Durant la course, les « bradeux » qui avaient déjà installé leurs kiosques, tentes et objets divers le long de ces grands axes, étaient déjà en affaires malgré le règlement susmentionné, mais sans toutefois nuire à la course. Je trouvais d’ailleurs assez amusant de courir au milieu d’un bazar à certains endroits; de plus, tout juste avant d’entreprendre la seconde boucle, nous avions l’honneur de courir sous l’arc de triomphe local (Porte de Paris).

Les principaux monuments de Lille se trouvent sur le parcours du semi, notamment le Musée des Beaux Arts, la Vieille Bourse (superbe bâtiment médiéval) et l’Opéra. Ce parcours est aussi agrémenté d’une incursion (une seule fois) dans un boisé encerclant la Citadelle et traverse, à deux reprises, l’impressionnante Place du Général de Gaulle (qui est natif de Lille) encerclée de magnifiques bâtiments d’une autre époque. Lille est décidément une cité superbe recelant plusieurs trésors. De plus, la foule qui nous accompagne sur presque toute la longueur du tracé et les nombreux bénévoles savent bien nous transmettre leur enthousiasme.

L’arrivée est située tout juste devant notre hôtel, un ancien hospice médiéval magnifiquement restauré que je recommande avec empressement et qui figure également sur le circuit touristique de la ville (http://www.hotelhermitagegantois.com). On nous remet la médaille commémorative qui est… comment dire…« cute » mais de la dimension d’un dollar ! Je ne rendrai donc personne envieux. Par contre, j’ai pu faire une provision de « Powerade » pour le reste du voyage !

Nous étions 3834 à compléter le 21,1 km, et 3549 pour le 10 km; les meilleurs temps réalisés sont de 59 minutes et 29 minutes respectivement, ce qui est démontre le calibre des meneurs. Sans surprise, 9 des 12 premiers coureurs au semi sont originaires du Kenya et le premier vient d’Éthiopie. L’auteur de ces lignes (et unique participant du Québec) est arrivé en 372e position avec un temps de 1h28. Les conditions météo étaient idéales : nuageux et plutôt frais.

Finalement, l’organisation soulignait :

  • un record de participation avec 8175 inscrits au semi et au 10 km, et plus de 8500 en tenant compte du « baby-marathon »;
  • la meilleure performance jamais réalisée sur le sol français pour le semi-marathon; et
  • la meilleure performance mondiale junior sur semi-marathon et 5e meilleure performance mondiale de l’année sur la distance.

Pour conclure sur une note touristique, Lille est très bien desservie par le réseau ferroviaire européen et, au moyen du TGV, se trouve tout près de Paris, Londres et Bruxelles; le TGV est au train ce que le Kenyan est au marathon : efficacité, fluidité et rapidité. Nous avons aussi profité de notre séjour pour visiter la magnifique cité médiévale de Bruges en Belgique voisine, qui est connue comme la « Venise-du-Nord » avec ses charmants canaux d’un autre âge et se trouve à moins d’une heure de Lille en train… ordinaire.

Bref, la France ne se résume pas à Paris ou les châteaux de la Loire. D’autres régions méritent amplement une visite et le pays des Ch’tis en est certainement une !

Marc Dagenais

Marathon des Deux-Rives 2008

Lundi, 1 septembre 2008, par mdagenais

Marathon des Deux-Rives 2008

Un marathon historique et caniculaire

Le 24 août 2008 avait lieu la 11e édition du Marathon des Deux Rives qui, ainsi que l’affirme son site internet (www.couriraquebec.com), est devenu l’événement sportif international le plus important de la région de Québec et l’un des plus courus (c’est le cas de le dire) au pays. Après avoir célébré ses 10 ans de très belle manière l’an dernier, la présente édition s’annonçait également exceptionnelle compte tenu des célébrations du 400e anniversaire de la fondation de Québec qui ont maintenu la Vieille Capitale en effervescence tout l’été. Bref, le genre de truc à ne pas manquer !

Pour ma part, c’était l’adage « jamais deux sans trois » qui s’appliquait et je revenais avec mon épouse et ma joyeuse « gang » du club de St-Bruno pour la 3e fois (et mon 8e marathon). Nous sommes arrivés au lendemain du méga-spectacle de Céline Dion sur les Plaines d’Abraham et, pas d’erreur, c’est bien à Québec que « ça se passe » cet été ! Trottoirs et rues sont bondés de gens qui semblent drôlement apprécier leur séjour. La température est agréable et l’humeur joyeuse sous un soleil radieux, si bien qu’après avoir récupéré mon « kit du coureur » au Salon de l’activité physique (Centre des Congrès), j’ai écourté ma sieste afin de profiter de l’ambiance festive à l’intérieur des remparts.

Tôt le lendemain, les coureurs avaient le privilège d’emprunter le traversier pour se rendre au point de départ à Lévis, de l’autre côté du fleuve St-Laurent. En effet, rappelons que le caractère distinctif du parcours réside dans le fait que près de 75% de l’action se déroule le long de ce cours d’eau en débutant sur sa rive sud. Cette traversée ajoutait un certain cachet et fut appréciée de tous, y compris l’équipage qui a demandé aux coureurs de se regrouper pour une photo souvenir ! Aussi, lors de ce court périple est apparu le premier indice signalant que la « journée de travail au bureau » allait être difficile : on ne sentait même pas de brise fraîche matinale !

Outre le marathon, les autres distances habituelles figuraient au programme dont le demi-marathon. Dans le cadre du 400e anniversaire, l’organisation avait prévu une épreuve fort originale dite « marathon des familles souches » où plusieurs membres d’une même famille parcouraient la distance à relais. Les départs du marathon et du demi avaient lieu à 8h30 AM et, si le réchauffement planétaire persiste, il faudra bien envisager 8h00 ou même 7h30 éventuellement.

Avec le marathon « familles souches » et la réapparition du transport en traversier, l’organisation nous réservait une autre nouveauté : la portion Lévisienne du parcours s’est passablement améliorée avec les premiers kilomètres sur les hauteurs de la ville nous offrant de beaux points de vue, dont 3 kilomètres sur une piste cyclable avec vue sur la Chute Montmorency, le fleuve et sa rive nord. Je rappelle par ailleurs que les bornes de kilométrage sont placées en ordre descendant, indiquant la distance qu’il reste à parcourir (personnellement, ça me plaît, mais je sais que l’idée ne fait pas l’unanimité).

Après le 9e kilomètre, le parcours rejoignait les berges du fleuve à l’endroit habituel où les coureurs pouvaient contempler les bâtiments historiques de la Vieille Capitale et son Château Frontenac trônant au sommet du Cap Diamant. Quel spectacle ! Je rappelle que la revue Runner’s World (édition de janvier 2007) considère ce marathon comme l’un des dix qu’il faut courir dans sa vie.

Pour ma part, je ne me lasse pas de courir les 2 rives du fleuve tant le panorama qui défile à côté de nous est magnifique. Par contre, j’aurais bien aimé être dispensé du pénible cocktail chaleur-humidité qui nous a accompagnés tout au long du parcours. La traversée du vieux pont de Québec s’est avérée le seul moment où l’on a pu se rafraîchir un peu avec la brise. Avec environ 10 kilomètres à faire, sur un boulevard Champlain sous un soleil de plomb vers 11h10, j’ai décidé d’employer une variante personnelle de la méthode Galloway, à savoir : marche de moins de 100 mètres à tous les 500 à 800 mètres. La recette m’a permis de terminer calmement, sans trop de problèmes. Nous étions d’ailleurs très nombreux à tester nos variantes personnelles de ladite méthode.

À l’arrivée, près de l’Espace 400e dans le Vieux-Québec, l’organisation avait installé un large et flamboyant tapis rouge pour les derniers 50 mètres (je crois) avant le fil d’arrivée, sans doute une façon d’indiquer à chaque finissant qu’il était la vedette de cette journée. Pour ma part, j’ai drôlement apprécié cette surprise et je ne suis pas près de l’oublier. Aussi, la médaille (mon dada) était plus belle que celle de l’année précédente, c’est tout dire !

Nous furent ainsi 1105 marathoniens (dont 8 du club) et 1855 demi-marathoniens (5 du club) à défiler sur le tapis rouge, comme des Stars, le premier marathonien après 2h23 de labeur et le premier demi-marathonien après 1h07. Je salue très respectueusement Nathalie Goyer, championne des 3 années précédentes, qui a terminé l’épreuve avec courage et prudence après un bien malheureux malaise survenu 3 petits kilomètres avant la fin, ce qui a permis à sa poursuivante de remporter la palme chez les dames en 3h10.

Malgré avoir ajouté 10 minutes à mon meilleur temps avec 3h26, je suis très heureux de l’expérience; d’ailleurs, toute ma « gang » était bien satisfaite aussi malgré des temps plus élevés pour tous. L’histogramme figurant à l’endroit pertinent du site (www.marathonguide.com) indique que la majorité des coureurs ont terminé la course entre 4h00 et 4h30. Je rappelle que le temps réalisé à Québec peut servir de qualification pour Boston.

Les journaux de Québec du lendemain n’ont pas manqué d’écrire sur les conditions climatiques difficiles et faire part des nombreux cas de déshydratation (on a rapporté qu’environ 90 coureurs avaient dû être soignés et certains hospitalisés). Des résidents de la rive sud avaient d’ailleurs sorti leur boyau d’arrosage pour asperger ceux qui le souhaitaient. De plus, la journée fut malheureusement assombrie par le décès d’un marathonien, pourtant très en forme et ayant déjà complété Boston. Il s’agit là d’un avertissement à l’effet que notre sport chéri comporte tout de même de sérieux risques dont nul n’est à l’abri.

Enfin, il convient ici de remercier l’organisation pour les très belles surprises et la qualité de l’événement qui nous incitent à y revenir. La logistique est toujours réglée au quart de tour et la 11e édition fut un succès avec plus de 6000 participants pour l’ensemble des épreuves, en nette hausse par rapport aux 4500 de l’année précédente. Environ 200 coureurs de France ont participé, dont un digne représentant qui transportait sur ses épaules une grande structure gonflable de la Tour Eiffel. Finalement, un gros merci aux nombreux bénévoles qui, eux aussi, ont dû supporter la chaleur !

Marc Dagenais

5Peaks au Mont St-Bruno 2008

Dimanche, 31 août 2008, par mdagenais

Le Mont St-Bruno accueille 5Peaks

En ce dimanche, 17 août 2008, le magnifique Parc du Mont St-Bruno accueillait une nouvelle course organisée par 5Peaks (www.5peaks.com), une entreprise de North Vancouver, maître d’œuvre d’une série de 24 courses à pied en sentier qui s’affiche comme le leader canadien en la matière et qui célèbre cette année son 10e anniversaire. Les épreuves de la série ont surtout lieu dans l’ouest canadien (Colombie-Britannique et Alberta) et au sud-est de l’Ontario. 5Peaks a pour mission d’amener les coureurs hors route et, d’après son site internet, sur quelques-uns des terrains les plus spectaculaires au pays.

Chaque événement 5Peaks comporte typiquement 4 épreuves : course pour enfants (1 km), parcours « Sport » (de 5 à 6 km), parcours « Enduro » (de 8 à 15 km) et demi-marathon en certains endroits. Bien que les distances offertes ne soient pas toujours des chiffres ronds, elles sont néanmoins mesurées avec précision. À certains endroits, 5Peaks offre des tracés passablement exigeants en terrain plutôt accidenté.

Pour son introduction en terre québécoise, la logistique de l’événement fut confiée à ImpulSport, une petite société présidée par Stéphane Lachapelle, lui-même maître d’oeuvre de la Grande Virée des Sentiers ayant lieu dans le même parc en juin (www.ccrmsb.org) et président du club de course de St-Bruno. L’organisation locale connaissait donc tous les recoins des lieux de l’événement.

Pour son entrée au Québec en 2008, 5Peaks souhaitait des parcours exigeants certes, mais tout de même accessibles. Ainsi, bien que les tracés choisis furent exempts de bitume et presqu’entièrement forestiers, ils n’étaient en rien comparables aux tracés d’une course extrême comme celle de Val-Morin (www.ultimatexc.com) en juin dernier. Le parcours « Sport » s’étirait sur 5 km en forêt et présentait très peu de difficultés puisque la presque totalité des sentiers du parc sont bien balisés sur un « tapis » de gravier bien entretenu et propice à la randonnée familiale. Par contre, la verdure et les beaux points de vue ne manquent pas.

Étant associé de Stéphane pour ImpulSport, j’ai eu l’immense plaisir de tracer le parcours « Enduro » qui amenait les coureurs dans les sentiers les plus difficiles du parc sur une distance totale de 15,6 km. J’ai apprécié ma première expérience de conception de parcours au plus haut point et j’ai tenté d’offrir aux coureurs un tracé exigeant dont ils se souviendront. Le point culminant (c’est le cas de le dire!) fut l’ascension d’un sentier peu aménagé qui grimpe jusqu’au sommet du domaine de ski alpin (par l’arrière) et redescend en partie sur l’une des pistes. L’ascension débutait peu après le 10e km et les coureurs qui avaient déjà gravi plusieurs bonnes montées auparavant, devaient en conséquence puiser dans leurs réserves pour affronter la verticalité de cette portion du parcours.

J’ai également eu le plaisir de courir mon propre parcours, d’abord en le mesurant à quelques reprises et en agissant comme « coureur-balai » lors de l’événement. En effet, je courais un peu en retrait du dernier coureur et, à l’aide d’un walkie-talkie, communiquais la position de la queue du peloton à tout moment utile. J’ai pu joindre l’utile à l’agréable en m’offrant un petit « jog » tranquille. Enfin, les nombreuses expressions d’appréciation que j’ai entendues concernant le parcours après la course m’ont grandement réjoui.

Seulement 42 coureurs ont franchi l’arrivée du « Sport » et 88 pour l’ « Enduro ». De toute évidence, l’organisation espérait davantage de participants. Le petit nombre était-il attribuable à la période des vacances, une offre assez importante d’autres événements de ce genre au mois d’août ou à la promotion bien discrète de cette course ? Quoiqu’il en soit, il s’agissait d’une première fois et l’organisation devra redoubler d’efforts pour rejoindre un plus grand nombre.

Par contre, il faut souligner la participation d’une délégation fort impressionnante de coureurs de Williamstown, Massachusetts (USA) qui se sont particulièrement illustrés en occupant les premiers rangs au « Sport » : du 2e au 6e rang inclusivement en plus des 8e et 19e positions. François Lecot, l’excellent et sympathique entraîneur du club de St-Bruno, terminait en 18 petites minutes à la première place. Le premier arrivé du « Enduro », de même que les 3e et 4e finissants sont également de Williamstown ! Le 2e finissant vient de Chogrin Falls en Ohio (USA). Le temps du vainqueur « Enduro » fut de 58 minutes. Le dernier coureur, un sympathique résident du New Hampshire (que j’ai accompagné à la queue du peloton) fermait la marche en 2h01.

Outre les médailles remises aux trois premiers de chaque catégorie d’âge, de nombreux prix de présence étaient offerts au tirage au sort. Selon ce qui était possible d’entendre, les gens semblaient bien heureux de leur course. Mon compagnon de fin de peloton a fort apprécié les paysages du Parc. Souhaitons que 5Peaks revienne l’an prochain et puisse attirer davantage de participants, de Williamstown… et d’ailleurs aussi !

Marc Dagenais

Défi Boréal Sainte-Anne-de-Bellevue

Dimanche, 3 août 2008, par mdagenais

30e édition pour la doyenne du Circuit Endurance

En ce dimanche pluvieux du 3 août 2008, le superbe campus que se partagent le CEGEP John Abbott et le Collège MacDonald de l’Université McGill à l’extrémité ouest de l’île de Montréal, accueillait la 30e édition du Défi Boréal Sainte-Anne-de-Bellevue. Cet événement bien connu parrainé par le Club Boréal (www.borealclub.net) comporte des épreuves de course à pied de 1, 2, 5, 10 et 20 km; sauf erreur, nous étions dix de notre club de St-Bruno à participer à la course de 20 km.

Le Défi est l’un des 11 événements annuels du Circuit de Course à Pied du Grand Montréal ENDURANCE (www.circuitendurance.ca) créé en 1981 lorsque plusieurs organisateurs ont convenu de regrouper leurs courses. De toutes les organisations présentes à sa fondation, seul le Défi Boréal apparaît encore au calendrier annuel de ce circuit bien connu de l’ensemble des lecteurs de courir.org. D’ailleurs, près de 10 000 coureurs participèrent à l’une ou l’autre des 46 épreuves en 2007 et la désormais familière brochure des événements est distribuée vers la mi-janvier à plus de 20 000 coureurs. Les plus rapides ayant l’honneur de visiter les podiums et participant à un minimum de 8 des 11 événements, accumulent des points en vue du championnat du circuit.

Le CEGEP John Abbott est ainsi nommé en l’honneur de 3e Premier Ministre du Canada et le premier d’origine canadienne (1821-1893); le Collège MacDonald, site de la faculté des sciences de l’agriculture de l’Université McGill (et alma mater de mon ami Gilles Cadotte), fut fondé en 1905 grâce à la bienfaisance de Sir William MacDonald. Un autre philanthrope, Sir John W. McConnell acheta les 1 380 acres de la ferme Morgan pour le Collège en 1943, ce qui fit plus que doubler la superficie de sa propriété. Le cœur du campus (des 2 institutions) comprend de nombreux édifices d’inspiration romane du début du siècle dernier qui lui confèrent un cachet bien particulier; on se croirait presqu’au cœur d’un campus universitaire de Nouvelle-Angleterre.

Dans la caravane du 20 km, j’ai reconnu plusieurs visages familiers puisqu’une bonne partie de la faune des coureurs du Grand Montréal étaient au rendez-vous. Le peloton s’ébranla à 8h30 AM et quitta rapidement l’environnement des vieilles bâtisses pour celui des champs et boisés. En direction nord de l’île, nous traversions les terres de la Ferme Morgan pour aller effectuer une boucle à l’intérieur de l’Arboretum éponyme. Chemin faisant, il faut enjamber 2 viaducs, d’abord au-dessus de l’autoroute 20, puis la 40.

Je n’ai jamais osé considérer les viaducs comme figurant dans le relief d’un parcours de course et c’est donc avec une certaine gêne que j’exprime avoir trouvé la « montée » (!) du viaduc de la 20 suffisamment difficile pour le mentionner sur cette page, surtout lors de la 4e reprise (au retour de la 2e boucle). Quoiqu’il en soit, si la traversée des champs s’avéra quelconque au milieu de la grisaille, les 2 incursions dans l’Arboretum Morgan m’ont par contre ravi puisque cet écrin de verdure me rappelait l’environnement du Parc du Mont St-Bruno, à côté chez moi. Sérénité, verdure et chaussée de gravier : l’endroit rêvé pour la promenade dominicale. Bref, un parcours de 2 fois 10 km, mi-urbain/bitume et mi-campagnard.

La pluie a bien trempé nos vêtements (pourtant « dry-fit ») mais nullement affecté notre enthousiasme ni ralenti nos ardeurs. En complétant les 2 boucles en 1h09, le premier d’entre nous, Terry Gehl, a sans doute gardé ses vêtements au sec ! Nos amis Laurent Jugant et Nello Molinaro ont terminé aux 3e et 4e rangs et Nathalie Goyer fut la première dame à franchir l’arrivée en 1h21. 183 participants ont couru cette épreuve.

Une fois de plus, les coureurs ont été bien gâtés par l’ensemble des bénévoles, enthousiastes malgré la température. À l’arrivée, un léger goûter était servi dans l’un des gymnases du campus et des douches étaient disponibles. Bref, une bien belle matinée, du plaisir en « gang » et un excellent entraînement en vue du prochain Marathon des Deux Rives à Québec le 24 août (www.couriraquebec.com).

Marc Dagenais

La Grande Virée 2008 – Une grande réussite

Mercredi, 16 juillet 2008, par dcharest

Une petite tape dans le dos!

Dany CharestEh oui, encore une fois cette année, tous ensemble nous avons fait de la grande virée des sentiers une grande réussite. Un succès qui pour une 5e année d’affilée, vient de relever la barre des standards de qualité en matière d’événement de course à pied au Québec. Je dis bien tous ensemble car sans la participation de ses 143 bénévoles, la grande virée des sentiers aurait été vouée à l’échec. D’autant plus que l’édition 2008 aura accueilli un nombre record de coureurs.

Il ne fait pas l’ombre d’un doute que les gens apprécient notre événement. Et par le fait même, notre travail. Allant même pour la majorité des participants jusqu’à réserver leur place plusieurs semaines à l’avance. N’est‐ce pas là un gage de confiance irréfutable? Cette confiance he bien c’est dans les bénévoles de la Grande virée des sentiers qu’ils l’ont placée. Car clamons le haut et fort, les bénévoles sont le gage de garantie et le coeur de la Grande virée. Et ce coeur croyez‐moi, il est bien vivant et en pleine forme!

Être bénévole ce n’est pas une mince tâche. Tout d’abord, il faut sacrifier la fête des pères en famille. Deuxièmement, il faut renoncer à courir une des plus belles courses au Québec. Sinon la plus belle. Et finalement, il faut être prêt à travailler fort. Très fort parfois même. Cependant, tous ces compromis en valent bien la peine. Tout d’abord parce qu’ils permettent à notre club de s’offrir les services et surtout la compétence d’un entraîneur professionnel de choix. Incontestablement, à en juger par le taux de participation aux entraînements du mardi soir, la pertinence et la popularité de cette activité ne sont pas à remettre en question.

S’ajoute à cela la qualité de nos soirées d’ouverture et de fermeture. Bien évidemment, ne cherchez pas une bonne table en ville incluant le vin, un samedi soir, pour trente dollars. C’est peine perdue vous l’aviez déjà compris. À l’évidence, il faut donc admettre l’importance de l’apport financier de la Grande virée au coffre du club des coureurs. Sans cela, nous serions incapables de conserver une cotisation aussi basse pour d’aussi nombreux services.

Qui plus est, outre les avantages financiers et économiques, la Grande virée des sentiers aura permis à des gens extraordinaires et passionnés de découvrir notre club et de se joindre à nous. Ce qui en soi constitue notre plus grande richesse et notre plus grande réussite. D’ailleurs, l’édition 2008 aura permis à nombre de ces nouveaux membres de s’impliquer et de se faire connaître par le fait même. Cette année, afin de reconnaître les efforts des bénévoles, un forfait d’une nuitée avec souper inclus dans une auberge de Québec à été tiré au hasard. L’heureux gagnant est Alain Rancourt. Manifestement le hasard fait très bien les choses, car depuis le tout début Alain et Claire, son épouse, participent activement à l’événement. Nous leur souhaitons donc une agréable escapade…en amoureux. Houlala! (Un petit conseil Alain, ne parle pas de la Grande virée à Claire ce soir là s.v.p.)

En terminant, j’espère que le plaisir fut pour vous tous au rendez‐vous. Car c’est là l’essence et la raison d’être principale d’un tel événement. N’est‐ce pas là aussi le même principe qui régit l’esprit de notre club, et ce depuis maintenant près de trente ans?

En passant, si personne ne l’a encore fait, felicitez‐vous et accordez‐vous donc une petite tape dans le dos!Pour ma part, ce fut un plaisir et un immense privilège de travailler à vos côtés encore cette année.

À l’an prochain pour une 6e édition!

Dany Charest

Boilermaker 2008

Dimanche, 13 juillet 2008, par mdagenais

BOILERMAKER : jamais deux sans trois !

Se taper plus de 1000 kilomètres en voiture et consacrer une fin de semaine d’été pour aller courir un bref 15 kilomètres ??!! Pas évident; d’autant plus que la ville d’Utica, dans l’État de New York, n’est certes pas une destination touristique connue. Toutefois, nombre de coureurs savent qu’à chaque second week end de juillet, s’y déroule la plus importante course à pied de 15 km aux États-Unis (et certainement dans les Amériques): le Boilermaker (www.boilermaker.com) qui en était à sa 31e édition.

Pour les gens de cette capitale régionale, le Boilermaker week end s’avère aussi important que le long congé du Thanksgiving. Ayant pu apprécier l’importance de l’événement en même temps que son caractère convivial et festif, j’y participais pour la troisième année consécutive, avec trois amis.

Dès l’arrivée à Utica, le samedi 12 juillet, nous sommes allés quérir notre dossard, puce et sac de goodies. Avec plus de 10 000 participants au cours des dernières années, l’organisation attribue des dossards de couleurs différentes afin de séparer les coureurs en fonction du temps de course réalisé antérieurement (ou tout simplement estimé), tel que demandé lors de l’inscription.

Doit-on y voir un reflet de la conjoncture socio-économique actuelle aux États-Unis? Nous avons constaté que le Health & Fitness Expo avait peu à offrir cette année, que le sac de goodies était réduit à sa plus simple expression et que la naguère toute puissante General Motors ne figurait plus parmi les principaux commanditaires. Après l’Expo, nous sommes allés courir sur la partie du parcours qui traverse un beau terrain de golf surplombant la vallée environnante. En courant ainsi de manière récréative, j’ai pu découvrir un magnifique point de vue que j’avais à peine remarqué durant le Boilermaker de 2006 et 2007 (et que je ne remarquerai même pas le lendemain)!

Cette année, nous n’avons pu visiter le National Distance Running Hall of Fame (www.distancerunning.com) puisqu’il était fermé en fin d’après-midi; l’an dernier, il n’y avait personne à part nous lors de notre visite. Il me semble que la promotion de cet endroit soit bien discrète! Après souper, notre marche au centre-ville d’Utica nous a permis, cette année encore, de constater que l’endroit est désert bien que nous étions pourtant à la veille d’un événement majeur. Il faut dire qu’Utica, ville industrielle ayant prospéré au cours de la première moitié du 20e siècle, notamment avec le textile, éprouve un déclin graduel depuis quelques décennies qui laisse d’ailleurs des marques plutôt apparentes sur le paysage urbain en plusieurs endroits.

Dimanche matin, 13 juillet, nous nous rendons près de l’arrivée pour monter à bord d’une des nombreuses navettes qui amènent les coureurs au point de départ. À défaut d’une distance d’envergure, l’organisation de l’événement est du même calibre que pour les grands marathons. Sur la rue où avait lieu le départ, des enceintes clôturées (avec personnel de sécurité) séparaient les différents sous-groupes de coureurs. Après l’hymne national, tous les coureurs se sont élancés à 8h00 AM.

Quelle belle course ! Dans une ambiance de fête, il m’a semblé que tous les citoyens d’Utica, pourtant invisibles hier encore, s’étaient donné rendez-vous en bordure du parcours. La foule très nombreuse ne ménageait pas ses encouragements et de nombreuses personnes offraient des bouteilles d’eau, une douche à l’arrosoir et des popsicles ! Des music bands nous faisaient vibrer et d’autres personnages nous ont divertis. À l’œil, je crois qu’il y avait le double de points de ravitaillement par rapport aux kilomètres à parcourir. Enfin, après quelques gouttes de pluie avant le départ, le soleil est graduellement apparu; à l’instar des années précédentes, la température est décidément très humide dans cette vallée.

À l’arrivée, après avoir ramassé au passage l’épinglette (vraiment microscopique cette année!) du finisher, de l’eau, des fruits et une ou plusieurs boissons énergétiques, les 9773 coureurs ayant terminé l’épreuve étaient dirigés vers l’immense cour de la brasserie où est concoctée la délicieuse bière Saranac, soit l’endroit où se tenait le désormais célèbre post-race party. Toute la ville y était… et pour cause : la bière y coulait à flots, « gratos » en plus !

Le premier coureur a terminé en 44 minutes 17 secondes et la première femme en 50 minutes 39 secondes. La seconde femme, la célèbre Catherine Ndereba, suivait d’à peine une seconde! Cette coureuse d’exception a déjà remporté 4 Boilermakers (1996, 1999, 2000 et 2001) et s’est illustrée notamment au demi-marathon de Montréal le 20 avril dernier.

Match nul parmi les 10 premiers : 5 sont originaires du Kenya et 5 de l’Éthiopie. Mon ami Laurent Jugant a terminé 3e de son groupe d’âge en 55 minutes et je me suis contenté de 1h03. D’ailleurs, l’effondrement soudain d’un coureur qui a dû être escorté hors de la course à 200 mètres de l’arrivée, tout juste devant mes yeux, m’a encore fait apprécier le simple bonheur de franchir le fil d’arrivée, peu importe la distance.

Par ailleurs, le système de puces électroniques a connu quelques ennuis au départ si bien que les temps de course sont établis avec le « Gun Time », ce qui s’avère donc progressivement inexact au fur et à mesure que l’on s’avance vers l’arrière du peloton. Autre point à noter : l’absence de feux d’artifice cette année au post-race party… Est-ce un autre signe des temps ? Il faut dire qu’en matinée, je n’ai jamais trouvé l’idée géniale puisqu’il s’agit bien plus de vacarme qu’autre chose.

Enfin, chaque coureur reçoit par la poste une copie de l’édition du lendemain de la course du quotidien local Observer-Dispatch (www.uticaod.com), dans lequel on trouve tous les résultats, de nombreuses photos et d’intéressantes anecdotes. Je l’ai encore lu avec grand plaisir d’un bout à l’autre. Bref, le Boilermaker est bien plus qu’une course, c’est un événement.

Marc Dagenais

Vignoble du Marathonien 2008

Samedi, 5 juillet 2008, par mdagenais

Course amicale au Vignoble du Marathonien

Depuis quelques années déjà, un entraînement amical (ou “fun run”) a lieu au Vignoble du Marathonien à Havelock (www.marathonien.qc.ca), un peu à l’ouest du Parc Safari Africain d’Hemmingford et près de la frontière des États-Unis. Notre hôte vigneron, Jean Joly (ne pas confondre avec le webmestre de courir.org), est un ancien marathonien plutôt rapide qui a couru plusieurs épreuves avec son ami l’increvable gentleman globe-trotter Pierre Bourassa, dont un Boston sous les 3 heures!

Une blessure l’ayant forcé à mettre sa passion de côté, c’est avec un plaisir renouvelé qu’il accueille d’autres coureurs à chaque année. Au fil des ans, le bouche-à-oreille ayant fait son œuvre, un contingent de plus en plus important de coureurs se retrouvent pour cet entraînement sous le signe de l’amitié. Pierre Bourassa ayant eu la gentillesse de m’inviter, je me suis empressé de transmettre l’invitation et ainsi recruter une dizaine d’autres membres de mon club de St-Bruno.

Le soleil brillait dans un ciel sans nuages et sur un véritable écrin de verdure en ce magnifique samedi 5 juillet 2008. J’arrivais au vignoble en croyant participer à une petite course « pépère » qui me permettrait de jaser plus qu’autre chose… Erreur ! Bien que véritablement amical, cet entraînement n’avait rien d’une sinécure. Le tracé, qui formait un grand rectangle de 18,6 km entourant le vignoble, montait d’abord sans relâche vers le sommet de Covey Hill, une colline bien connue des cyclistes de la grande région de Montréal et dont il est parfois question dans les pages de Vélo Mag.

En haut de Covey Hill, la vue valait à elle seule le déplacement; l’on embrassait du regard les terres fertiles de la vallée du St-Laurent et, au loin, les tours du centre-ville de Montréal. Quel spectacle ! Par la suite, après un court répit sur un faux plat, ce fut la très longue descente et, après avoir tourné à droite, un long faux plat descendant jusqu’au village d’Havelock. La dernière ligne droite (entre 3 et 4 km) jusqu’au vignoble fut légèrement ascendante. Somme toute, un parcours assez exigeant avec bien peu d’endroits ombragés mais qui nous permettait d’apprécier les charmes ruraux de notre province; bref, une petite odyssée en communion avec la nature.

Je crois bien que l’on souhaiterait tous nos entraînements comme celui-là. De plus, après l’effort sous le soleil et une douche sommaire au boyau d’arrosage, place au pique-nique dans une ambiance festive. Naturellement, il convenait de déguster les produits du vignoble, ce qui a rehaussé la saveur de nos victuailles et accru notre bonne humeur. De plus amples détails sur le vignoble, son environnement particulier, ses produits et ses nombreuses distinctions se trouvent sur son site internet; il faut dire que, depuis 1994, celui-ci s’est vu décerner près de 45 médailles.

Si vous souhaitez venir vous entraîner autour du vignoble, le tracé est assez simple : il consiste à former un rectangle en tournant à droite à chaque intersection se présentant après la sortie du vignoble, où l’on tourne à droite (bien sûr) sur la route 202. Vous passerez certainement un aussi bon moment que nous. Merci à Jean Joly de mettre ses installations à notre disposition, et à Pierre pour son invitation. Vivement à l’an prochain !

Marc Dagenais