Archive pour 2009

Souper de Fermeture

Dimanche, 15 novembre 2009, par Réjean

Vendredi le 13 novembre 2009 a eu lieu le traditionnel souper de fermeture du club, qui marquait officiellement la fin de notre saison de course. Cette année ce fut salle comble, plus de 60 coureurs étant présents. Une trentaine d’entre eux ont d’ailleurs reçu leur médaille de progression au cours de la soirée, qui s’est terminée par un karaoké (félicitations à François, notre entraîneur, pour avoir cassé la glace avec son interprétation de Roxanne!)

Sans plus tarder, voici quelques photos croquées lors de la soirée. Si vous avez des photos supplémentaires, n’hésitez pas à me les faire parvenir!

Réjean

Souper de Fermeture – Annonce

Jeudi, 5 novembre 2009, par Réjean

RAPPEL: Le souper de fermeture se tiendra vendredi prochain, le 13 novembre. Assurez-vous de réservez auprès de Stéphane.

Voici un rappel des détails, tels que publiés dans la dernière infolettre:

Cette année la souper n’aura pas lieu le jour même de la course de fermeture, puisque c’est l’Halloween. C’est donc vendredi le 13 novembre qu’aura lieu la soirée de clôture. On y fera la remise des médailles de progression obtenues durant la saison.

Voici les détails:

  • Quand: Vendredi le 13 novembre 2009 à compter de 18h30.
  • Où: Au chalet Marie-Victorin (1150 rue Marie-Victorin), près des terrains de Soccer de St-Bruno.
  • Combien: 20$ par personne. (La Grande Virée défrait une bonne partie des coûts de cette soirée)
  • Un petit cocktail sera servi avant le repas. Pour le reste, apportez vos consommations (vin, bière…).
  • Les conjoints sont les bienvenus!
  • Au menu: buffet 4 services.
  • Il y aura de l’animation – encore à déterminer au moment de ‘mettre sous presse’.

Important: RSVP avant le 10 novembre auprès de Stéphane Lachapelle, par courriel à latchap@videotron.ca, ou au 514.817.2327

Course de Fermeture – Battons le Président 2009

Dimanche, 1 novembre 2009, par gcadotte

Quinze valeureux coureurs du CCRMSB se sont présentés ce samedi le 31 octobre pour tenter de battre le président. (Pas avec un bâton bien entendu, mais à la course…)

Sous un temps plutôt maussade (pluie légère mais soutenue, vent de 31 km/h du sud et 13 degrés C) ils se sont fait aller ‘joyeusement’ les jambes.

Pour donner l’exemple en ce temps d’élection municipale, l’heure était au consensus. En effet, dans un souci d’efficacité, sans contribution à la caisse électorale du président, et pour éviter un trop long affrontement avec une température pas trop concilliante, tous les coureurs décidèrent d’avoir un départ simultané et de s’en tenir à un 5 km.

Votre statisticien préféré de l’équipe a donc eu la tâche de traiter les résultats (un contrat sans rémunération et pas besoin de tour en bateau) afin que le gagnant soit déterminé correctement. Il faut dire que l’enjeu est de taille! : une bouteille de cidre mousseux Michel Jodoin – cuvée 2008, provenant directement du Rang Petite Caroline à Rougemont.

Vous constaterez dans les résultats ci-dessous que le président et la vice-présidente ont travaillé en parfaite collaboration puisque ce sont eux qui n’ont pas d’écart réel par rapport à leur temps de référence. Le statisticien a dû faire quant à lui faire quelques foulées trop rapidement puisqu’il a pris seulement 3 secondes au président.

Notre ami le fondateur Robert Gemme a réussi son parcours en dessous du 30 minutes avec un programme d’entraînement à la Laurent Jugant m’a-t-il confié.

Le gagnant qui se mérite la pétillante bouteille est donc Réjean Lafond qui a battu son temps de référence par 2 min 59 secondes. Ci-dessous le tableau des résultats.

Merci à Odile pour le chronométrage.

Gilles Cadotte

Nom Chrono de Référence Chrono Réalisé Différence
10 km 5 km 5 km (Réalisé vs réf.)
1 LAFOND RÉJEAN 00:56:22 00:27:02 00:24:03 -02:59
2 MARCHAND VIVIANNE 00:55:20 00:26:32 00:25:15 -01:17
3 CADOTTE GILLES 00:45:37 00:21:53 00:21:50 -00:03
4 LACHAPELLE STEPHANE 00:59:20 00:28:27 00:28:26 -00:01
5 SIMARD DOMINIQUE 00:57:31 00:27:35 00:27:35 +00:00
6 MARCOTTE FRANÇOIS 00:59:47 00:28:40 00:28:43 +00:03
7 GAGNÉ RÉJEAN 00:46:45 00:22:25 00:23:27 +01:02
8 BOURBEAU ALAIN 00:51:38 00:24:46 00:25:50 +01:04
9 LEFRANÇOIS ROBERT 00:48:16 00:23:09 00:24:33 +01:24
10 VENNE LUC 00:54:09 00:25:58 00:27:30 +01:32
11 DURANCEAU JULIE 00:50:30 00:24:13 00:26:41 +02:24
12 GEMME ROBERT 00:56:53 00:27:17 00:29:48 +02:31
13 ROY GUY 00:50:13 00:24:05 00:26:37 +02:32
14 CÔTÉ GERMAIN 00:56:30 00:27:06 00:29:41 +02:35
15 RANCOURT ALAIN 00:47:35 00:22:49 00:26:24 +03:35
16 OUELLET ODILE 00:55:51 00:26:47 P
Moyenne 00:53:27 00:25:38 00:26:24 +01:28

PS: Dans l’ordre, voici les temps utilisé pour le temps de référence:

  • Meilleur temps des courses chronométrées du CCSRMSB le mercredi
  • Grande-Virée 2009
  • Résultat de compétion 2009 X1,03
  • Marathon et demi-marathon de 2009, corrigés pour 10km
  • Autres compétitions en 2009
  • Résultats antérieurs à 2009

Gilles Cadotte

Les Photos:

Réjean

Wineglass Marathon – Bravo à nos gazelles!

Mardi, 6 octobre 2009, par bstpierre

Un petit mot pour souligner l’excellente performance de Nathalie Goyer et Mathieu Girard au Wineglass Marathon tenu à Corning dans l’état de New-York dimanche le 4 octobre dernier.

cliquez pour agrandir

En effet, Nathalie a complété le marathon en première place chez les femmes, et ce pour une troisième année consécutive. Nathalie est arrivée 16e au classement général, avec un temps exceptionnel de 2:54:06. Et cela après avoir couru un autre marathon la semaine précédente.

Mathieu, de son côté, est arrivé au 17e rang (tout juste derrière Nathalie), en 2:54:44, arrivant ainsi 1er chez les hommes de 30-34 ans.

C’est très impressionnant. Toutes nos félicitations. Et bonne récupération!

On peut lire un article sur le marathon et sur Nathalie au lien suivant: « Wineglass Marathon: Byler, Goyer win third straight titles« . Et on peut voir les résultats complets ici.

Bruno

Relais du tour du Lac Memphrémagog

Samedi, 3 octobre 2009, par gcadotte

117 km en 17 étapes

Samedi le 26 septembre dernier, une équipe du CCRMSB composée de 5 coureurs a réalisé le Tour du lac Memphrémagog en 8:08:56.

L’équipe s’est classée 5ème sur un total de 55 équipes en gardant une allure moyenne de 4:11 minutes par km. Elle était composée de Daniel Lamontagne, Mathieu Girard, Marc Dagenais, Laurent Jugant et Gilles Cadotte. Cete valeureuse bande de malades était également accompagnée de François Lecot qui a regardé les coureurs de dos durant tout le tour.

Pour tous, ce fut une expérience de course et d’équipe captivante, enlevante, dans un cadre enchanteur avec des paysages (et des côtes aussi) à vous couper le souffle. Le tout s’est déroulé sous une température idéale. Tout le monde n’a pas vu le temps passer, l’esprit d’équipe était à son meilleur et la bonne humeur régnait dans une atmosphère de nirvana collectif.

Nous voulons définitivement renouveler l’expérience en encourageons les autres membres du CCRMSB à tenter l’expérience. L’évènement se déroule sous le thème Courir pour grandir et vise à ramasser des fonds pour cette fondation du même nom qui vient en aide au jeunes.

Gille Cadotte

Marathon de Montréal 2009

Lundi, 14 septembre 2009, par Réjean

Plusieurs membres du club ont participé cette année encore au Marathon de Montréal, le 13 septembre dernier, soit au 10km, au demi-marathon, ou au marathon lui-même. Bravo à tous!

Voici quelques photos de nos coureurs prises avant, prendant et après les courses. Merci à Stéphane, Marc et Mélanie pour les photos!

Comme d’habitude, cliquez sur les photos pour les agrandir.
Vous pouvez utiliser les flèches du clavier pour passer d’une à l’autre. Bon visionnement.

Et voici quelques photos prises par Marc lors du 5 à 7 post-marathon qui s’est tenu à la cage aux Sports de St-Bruno:

Finir la journée en courant à Toronto

Dimanche, 30 août 2009, par mdagenais

Après quinze marathons, un ultra, cinq 30K, seize demi-marathons et des dizaines d’autres courses derrière la cravate, je devrais savoir qu’il ne faut pas commencer trop vite une épreuve de longue distance. Il semble que j’aie jeté le manuel d’instructions aux ordures lorsque j’ai entrepris, à 17h30, l’épreuve de 30K du Midsummer Night’s Run à Toronto en ce nuageux samedi, 22 août (http://www.amidsummernightsrun.ca/).

À prime abord, mon geste était prémédité parce que je souhaitais tester mon endurance de seconde moitié de course après avoir délibérément couru la première moitié plus vite qu’à l’accoutumée, hors de ma zone de confort. J’ignore encore ce qui m’a poussé à vouloir me tester ainsi. Quoiqu’il en soit, j’ai commis deux erreurs : la première fut de surestimer ma capacité de récupération au point d’oublier que je venais de compléter un marathon six jours auparavant, en réalisant au surplus mon meilleur temps; la seconde fut de partir une coche encore plus vite qu’envisagé. 

La bizarrerie de mon test personnel semble néanmoins en harmonie avec le caractère hors normes (il est tout de même inusité de commencer une compétition vers l’heure du souper!) de l’événement lui-même dont le nom est inspiré de la pièce « A Midsummer Night’s Dream » de William Shakespeare. Dès le départ, il semble donc que je me suis laissé emporter par une sorte de frénésie qui résultait probablement de l’ambiance résolument festive de l’événement où les participants déguisés étaient relativement nombreux. Ou peut-être était-ce le fait de courir en soirée, bien éveillé, plutôt qu’à l’aurore à moitié endormi?

Chose certaine, cet événement nous amenait à rompre avec la routine du souper aux pâtes de la veille suivi du dodo de bonne heure pour ensuite subir un réveil brutal vers 4h00 du matin et un pénible lever du corps pour ingurgiter un déjeuner spartiate environ trois heures avant le départ. Cette rupture du train-train habituel apportait une sensation de vacances; je me sentais presque comme un collégien lors du « spring break », les excès en moins…

Un autre trait distinct de l’événement résidait dans l’absence d’Expo-Santé; un comptoir de retrait des dossards dans une salle d’hôtel constituait notre premier contact avec l’organisation de la course. Le chandail technique à manches longues qui nous était remis, de couleur mauve et arborant une lune à l’endos, m’apparaissait davantage un article promotionnel du Cirque du Soleil.

Quoiqu’il en soit, nous étions fort joyeux dans l’aire de départ située au cœur d’un quartier industriel à l’est du centre-ville. Ce parc dénué d’arbres se trouve à l’ombre d’une immense cheminée rattachée à ce que nous croyions être un incinérateur à déchets (heureusement inactif à ce moment). Les premiers kilomètres du parcours, en plein secteur industriel, furent d’ailleurs quelconques.

Toutefois, le tracé changeait dramatiquement de caractère à compter du 6e kilomètre en longeant une péninsule qui s’avance vers le sud, bordée de chaque côté par les eaux du Lac Ontario. Cette paisible section maritime à travers le Parc Tommy Thompson se déroulait en mode aller-retour, le demi-tour s’effectuant en contournant un phare au 12e kilomètre. Chemin faisant, l’on pouvait apercevoir quelques beaux yachts amarrés tout près et le panorama des hauts gratte-ciel du centre-ville au loin. Le tronçon de la route près du phare était en gravier.

Par la suite, nous allions vers l’est nous balader de nouveau sur les berges du lac au Parc Ashbridge’s Bay et à la Plage Woodbine. La moitié du parcours à cet endroit empruntait une sorte de « Boardwalk » en planches de bois sur près de trois kilomètres. C`était assez original mais il m’a semblé que nous arrivions là comme un chien dans un jeu de quilles. Ici et là, des joueurs de volley-ball, pique-niqueurs et promeneurs nous regardaient comme si nous sortions tout droit de la planète Mars. Deux d’entre eux qui promenaient Fido et Médor avec des laisses plutôt élastiques ont failli me faire trébucher. Sur environ 200 ou 300 mètres, le « Boardwalk » était recouvert de sable.

Nous faisions demi-tour au 24e kilomètre pour revenir au point de départ, pratiquement en ligne droite. Nos amis David LePorho, Laurent Jugant, Mathieu Girard et Marc Lavoie ont terminé respectivement aux 1er, 3e, 11e et 16e rangs avec des temps impressionnants de 1h48, 1h56, 2h02 et 2h06. Le 766e et dernier finissant termina en 4h35. Aux deux tiers du parcours, j’ai payé pour mon empressement des premiers kilomètres; toutefois, cette « souffrance » des derniers milles n’aura pas été assez forte pour effacer le plaisir d’avoir participé à cette épreuve vraiment spéciale. J’ai tout de même terminé 36e en 2h14, rien pour écrire à mon coach, mais satisfaisant après mon récent marathon.

À l’arrivée, la pénombre commençait à s’installer tranquillement. Une aire était aménagée pour nous sustenter et arroser comme il se doit notre participation à cette course sans doute unique en son genre au pays. Croyez-moi, la médaille remise à chaque personne franchissant la ligne d’arrivée vaut son pesant d’or. Bref, un beau défi doublé d’une sortie amusante. Après, il nous restait suffisamment de temps et d’énergie pour une virée au centre-ville!

Marc Dagenais —————- 30 août 2009

Virée familiale et « PB » à Edmonton

Samedi, 29 août 2009, par mdagenais

Réaliser un « Personal Best » au marathon procure invariablement une sensation indicible. À cela, j’ai pu ajouter la joie des retrouvailles familiales alors que j’ai rendu visite à mon aînée en stage à Edmonton. En plus de courir le marathon dimanche (16 août), j’ai participé au 5K la veille avec mes deux filles. Une météo extraordinaire nous a accompagné tout le week end; non seulement le soleil brillait-il de tous ses feux, mais encore le temps frais et sec s’est avéré vraiment idéal pour courir.

Le marathon d’Edmonton n’est certes pas un événement de grande ampleur; toutefois, il était plutôt bien organisé par le réseau bien connu de boutiques Running Room (http://www.events.runningroom.com/site/?raceId=4028) et les différentes épreuves étaient réparties sur les deux jours du week end, soit les 5K et 10K le samedi, suivis du demi et du marathon le lendemain. L’Expo-Santé se résumait au comptoir de retrait des dossards, peu de kiosques et l’incontournable boutique Running Room, le tout sous un grand chapiteau au cœur du Sir Winston Churchill Square situé en face de l’Hôtel de Ville, au centre-ville de la capitale albertaine.

Edmonton est l’endroit ayant vu naître le réseau de boutiques Running Room, aussi il n’était pas surprenant d’y voir son dynamique fondateur John Stanton. Malgré le caractère local de l’événement, la logistique m’a semblé à la hauteur des compétitions de plus grande envergure. Sur le plan pratique, j’ai même pu garer mon véhicule dans un stationnement public situé tout juste sous l’aire de départ/arrivée avec accès facile hors du périmètre bloqué!

Les courtes épreuves du samedi ont attiré un grand nombre de coureurs enthousiastes, plusieurs y participant en famille ou en duo enfant/parent. C’est dans cette atmosphère conviviale et joyeuse que j’ai vécu le grand bonheur de courir tranquillement avec mes deux filles sur un tracé des plus simples : un aller-retour, pratiquement en ligne droite, sur l’une des artères est-ouest du centre-ville. Les coureurs du 5K n’étaient point chronométrés mais se voyaient remettre une médaille de participation au même titre que les finissants des autres épreuves.

Le lendemain, le marathon débutait à 7h00 du matin alors que le fond de l’air était encore frais. Vu le nombre relativement petit de coureurs, le « lapin » pour 3h30 était placé assez à l’avant du peloton et, pour une rare fois, je n’ai éprouvé aucune gêne à m’y placer également. Dès le départ, le contingent de marathoniens traversait le centre-ville vers l’ouest, puis au sud vers la rivière North Saskatchewan. Ce cours d’eau, tout en méandres, sépare ni plus ni moins la ville en deux sections en créant une dépression sur toute sa longueur, ce qui offre un peu de relief à la topographie autrement très plane du reste de la cité et ses environs (les Rocheuses se trouvent à 4 heures de voiture).

Tout compte fait, les concepteurs du parcours de ce marathon ont su utiliser à bon escient les escarpements créés par le lit de la rivière pour, d’une part, offrir de belles balades sur les hauteurs de part et d’autre de ladite rivière entre les falaises et les inévitables résidences cossues qui les bordent, et, d’autre part, augmenter le degré de difficulté du parcours avec quelques enchaînements de montées et descentes.

Le tracé nous a fait découvrir une cité verdoyante en plusieurs endroits, notamment le parc Hawrelak et le ravin MacKinnon de même que certains quartiers huppés de la ville. Entre les 29e et 30e kilomètres, une dernière longue montée faisait grimper nos pulsations et attaquèrent nos jambes fatiguées alors qu’il fallait encore se taper un petit 12K.

Cette dernière portion se déroulait entièrement sur le plat et je savais, dès lors, que si la tendance se maintenait, je pourrais améliorer mon meilleur temps (3h16, 56s) en créant un écart intéressant. Animé par un fort sentiment d’accomplissement (et d’urgence à conclure), je commençais alors à effectuer quelques calculs pour tenter de deviner mon temps d’arrivée. Ces amusantes mathématiques m’ont fait oublier la fatigue accumulée et les derniers kilomètres m’ont semblé moins longs.

Je n’avais aucun plan de match particulier avant de commencer ce marathon et je souhaitais surtout avoir du plaisir à découvrir une nouvelle route en courant selon mon « feeling » du moment. Il va sans dire que ce « feeling » devenait de plus en plus agréable au fur et à mesure que j’approchais de l’arrivée. Je n’ai jamais eu aussi hâte de voir les chiffres apparaissant sur le cadran de la ligne d’arrivée et je fus comblé!

Parfois, les choses ne se passent malheureusement pas comme on le souhaite; je l’ai vécu lors de quelques courses. D’autres fois, tous les éléments se conjuguent pour offrir les meilleures conditions possibles; si, en plus, nous réussissons à entrer « in the zone », cette espèce d’état de grâce indéfinissable qui amène à se dépasser, tout semble devenir possible. Avec un climat franchement idéal pour un marathon et la grande joie d’avoir couru avec mes enfants la veille pour me transporter, je ne me souviens pas avoir débuté un marathon le cœur si léger, l’esprit aussi « zen » et sans aucune appréhension.

J’ai donc enregistré un nouveau « PB » de 3h09 et 59 secondes, 30e sur 395 participants, le premier ayant terminé en 2h23 (première dame en 3h08 et 59s.) et le dernier en 6h25. Si je puis me permettre de comparer ce beau marathon avec un très bon repas, alors le 5K avec mes filles fut nul doute le meilleur hors d’œuvre qu’on ne m’ait jamais servi.

Marc Dagenais ————-29 août 2009

Ultime épreuve à Tremblant

Samedi, 11 juillet 2009, par mdagenais

Ce que j’ai le plaisir de décrire ci-après s’avère nul doute l’épreuve sportive la plus longue et ardue qu’il m’ait été donné de vivre à ce jour, et une véritable aventure! En ce 27 juin 2009 nuageux et très humide, la seconde édition du « Ultimate XC » en sol québécois (et canadien) avait installé ses quartiers sur les terres accidentées du Mont Tremblant. Heureusement, le mercure n’était pas trop élevé!

L’an dernier, la première édition québécoise eut lieu à Val-Morin et comprenait trois épreuves de 10 km, demi et marathon ainsi qu’une course de 2 km pour les 10 ans et moins. Ma participation au marathon fut malheureusement interrompue après quelques 20 km de course en raison de ligaments déchirés à la cheville. Étant demeuré sur mon appétit, je souhaitais vivement prendre ma revanche cette année.

L’organisation

Connue sous le nom « Ultimate XC » (www.ultimatexc.com), l’organisation a pour mission de tenir des événements sportifs en plein air, hors des sentiers battus (autant au sens propre que figuré). Plus précisément, l’organisation est maître d’œuvre de 3 séries d’événements, à savoir : course à pied, vélo de montagne et épreuves par étapes multi-sports (3-5 jours). L’agenda 2010 promet d’en faire voir de toutes les couleurs, notamment avec le « Ultimate XC Challenge » qui aura lieu à Tremblant les 25, 26 et 27 juin et combinera des épreuves de canoe/kayak (jour 1), course à pied (jour 2) et vélo de montagne (jour 3).

Après Tremblant, le prochain événement de course à pied en 2009 aura lieu à travers les décors spectaculaires du désert de Moab, Utah, le 14 novembre (épreuves de 10 et 20 milles, et 50 km). À noter que l’organisation « Ultimate XC » s’était auparavant fait connaître de belle manière à Jay, au Vermont (près du centre de ski éponyme) au cours des 8 dernières années.

Particularités de ce type d’épreuve

Ce serait une erreur de ne pas insister sur le degré de difficulté technique des courses du « Ultimate XC », au point de les placer dans une catégorie à part. Nous avons en effet gambadé presqu’entièrement en forêt sur un sol rocailleux, boueux et enchevêtré de racines, parfois à travers ruisseaux et petits marécages, parfois en équilibre précaire sur des escarpements rocheux quelque peu glissants. Heureusement que la pluie de la veille avait alors cessé!

À plusieurs endroits, il me semblait n’y avoir aucun sentier et le défi consistait à suivre la voie tracée par la succession de rubans suspendus par les organisateurs aux branches des arbres. Sur ce circuit peu touristique où les obstacles capricieux dont Mère Nature a le secret étaient légion, il fallait bien sûr affronter l’hostile topographie de l’endroit en grimpant toute la montagne à 3 reprises. Oh! Je m’en voudrais d’oublier la présence envahissante de cohortes d’insectes qui nous ont tenu compagnie et sans qui la journée aurait sans doute manqué de piquant.

À titre de comparaison, les parcours du « Ultimate XC » n’ont définitivement rien à voir avec les sentiers du Mont St-Bruno et n’invitent aucunement à la balade contemplative avec la parenté. Il fallait constamment demeurer très attentif où poser le pied sans toutefois trop baisser le regard afin d’éviter les branches qui peuvent soudainement s’imprimer sur notre front (surtout si l’on suit un concurrent de près). Dès que notre tempo s’élevait le moindrement, il fallait augmenter notre degré de concentration d’autant; la vigilance s’imposait sans relâche.

Par conséquent, il ne fallait pas être surpris de combiner course et marche rapide en utilisant le double du temps, voire davantage, autrement requis pour franchir la même distance sur bitume. Il ne fallait pas non plus s’attendre à voir des bornes indiquant chaque kilomètre, ni d’être encouragé par des foules massées le long du parcours. Compte tenu du nombre relativement modeste de coureurs sur une si longue distance, le peloton s’est passablement étiré et l’on courait seul (ou presque) par longs moments. Les postes de ravitaillement étaient également plus espacés par rapport aux marathons urbains, mais drôlement bien pourvus en carburant (l’un d’entre eux offrant même des pâtes au poste du 41e km).

J’en profite pour souligner l’important travail des bénévoles à ces différents postes : installés au milieu de nulle part en forêt pendant de très longues heures, ceux-ci constituaient une cible de choix pour l’armée d’insectes en appétit qui sévissait à Tremblant ce jour-là. Je salue également l’habileté créative du directeur Dan DesRosiers à concevoir et mettre en oeuvre des courses aussi difficiles qu’originales susceptibles de pousser les participants dans leurs derniers retranchements.

L’événement

Cette année, les épreuves du 10 km et demi-marathon revenaient alors que le marathon était remplacé par un ultra de 50 km, et la course pour enfants par un 5 km ouvert aux jeunes de 8 à 15 ans accompagnés d’un adulte vu le degré de difficulté. L’organisation était fière d’annoncer 645 inscrits, dont un bon nombre provenant de l’extérieur du Québec (Alberta, Ontario, pas moins de 11 États américains et France).

Les distances furent précisées quelques jours avant l’événement, soit : 6,8 km pour l’épreuve du 5 km, 12,5 km pour le 10 km, un peu plus de 31 km (!) pour le demi-marathon et 58 km pour le 50 km. Compliments à l’organisation pour avoir mis en ligne de belles cartes topographiques illustrant avec précision chaque parcours et le relief dont on pouvait apprécier toute la brutalité saisissante.

Le site web comporte par ailleurs une section « forum » interactive fournissant de nombreuses informations utiles. Après la course, de nombreux participants l’ont utilisé pour exprimer leur appréciation de leur aventure et aussi y établir des liens électroniques avec leurs photos ou leur blog perso; d’intéressants récits s’y trouvent.

Les départs étaient synchronisés comme suit : 8h00 pour le 58 km, 9h00 pour le demi-marathon (de 31 km), et 10h00 pour les courses de 5 et 10 km. Une demi-heure avant chaque départ, Dan Des Rosiers nous livrait ses dernières instructions et mises en garde. Un mélange de fébrilité et de bonne humeur se dégageait de l’auditoire. Sans surprise, je n’ai pas vu de Kenyans…

Avant de partager mes souvenirs les plus forts de mon aventure de 58 km, je tiens à souligner l’originalité de ce parcours constitué de plusieurs boucles entrecroisées permettant la double-utilisation de la majorité des postes de ravitaillement, ainsi qu’à saluer les efforts déployés par les organisateurs pour bien le baliser en faisant une utilisation généreuse de ruban marqueur. Il devenait très difficile de s’égarer.

Cette configuration en boucles successives permettait aussi aux coureurs qui le souhaitaient d’écourter leur périple à 2 endroits. L’organisation leur offrait ainsi l’option de parcourir 27 ou 44 km, selon le cas, et d’obtenir tout de même un temps non-officiel pour la distance choisie plutôt que de risquer un « DNF ». Certains se sont d’ailleurs prévalus de cette invitation. L’organisation avait aussi prévu des temps-limites à certains points de ravitaillement et l’entrecroisement des boucles facilitait ce processus d’attrition.

La course de 58 km

cliquez pour agrandir

Après le départ, les premiers kilomètres à travers le village fabriqué par Intrawest et sur une piste cyclable n’était de toute évidence pas à l’image du reste du parcours. Cette promenade facile s’est avérée de courte durée puisque nous attaquions les sentiers assez tôt et, plus particulièrement, une section de 4 km dans un ruisseau entre les 10e et 15e kilomètres. Courir dans l’eau à contre-courant a soumis mes jambes à rude épreuve puisque je peinais à conserver mon équilibre sur un fond de pierres très glissantes tout en essayant d’avancer le plus vite possible (il s’agit tout de même d’une course). À plusieurs endroits, il m’était impossible de voir le fond de l’eau, ce qui m’a valu quelques chutes dans une eau plutôt rafraîchissante.

Au milieu de cette odyssée qui m’a paru durer une éternité, des photographes étaient judicieusement placés pour capturer ces glorieux moments sur pellicule; les images qui figurent sur le web (http://www.lephotoshoppe.com/eng/Ultimate_XC.html) valent mille mots. Une fois cette portion maritime complétée, nous arrivions au poste de ravitaillement no 2 où nous pouvions changer chaussures et vêtements trempés puisque l’organisation nous avait fourni des sacs afin que nous puissions y faire transporter quelques effets personnels. Je crois que nous avons tous profité de cette occasion pour mettre nos pieds au sec. Ce répit bien mérité nous a aussi permis de faire le plein de fruits, pretzels et Gatorade pour affronter la première montée au sommet.

Arrivé au sommet (22e km) vers midi, j’ai réalisé que je devais consacrer l’essentiel de ma journée à parcourir ce tracé dantesque. J’ai pris avantage de la descente à travers les pistes de ski alpin du versant Nord pour enfiler des kilomètres rapides sans trop de difficulté. Arrivé au poste de ravitaillement no 5 (même que no 2), j’en ai profité pour changer mes vêtements du haut (trempés de sueur) et bien me sustenter avant de faire face à l’intimidante montée d’environ 600 mètres vers le Pic Johansen.

Auparavant, l’organisation nous avait fabriqué un pont suspendu à l’aide de courroies nous permettant d’enjamber un ruisseau bien au sec, ce qui s’est avéré un amusant exercice d’équilibrisme bien apprécié pour nous changer les idées. Après, on grimpait au sommet… Et quelle ascension! Ici, l’épreuve n’avait plus rien à voir avec la course à pied puisqu’il était impossible de courir. Je me contentais de grimper le plus efficacement possible tout en me laissant griser par cette communion avec la nature et l’effort.
Une fois au sommet du Pic Johansen (33e km), il fallait bien redescendre, non? Ce jeu d’échelles et serpents s’est donc poursuivi sur ce qui me semblait être le lit d’un cours d’eau asséché, soit un terrain très rocailleux, extrêmement inégal et assez abrupt. À un endroit, il fallait saisir un gros câble pour assurer cette descente. Plus loin, cette véritable descente aux enfers se poursuivait en cherchant du regard les rubans suspendus aux branches pour s’orienter parce que le sentier semblait avoir disparu.

Sur ce tronçon qui m’est apparu trop long, le sol très « raboteux » était camouflé sous les fougères et autres arbustes. Je n’ai pu y prendre de la vitesse vu les nombreux pièges de ce chemin qui m’ont servi 5 légères foulures de la cheville gauche, une roulade freinée par un coup de coude sur une pierre et, pour dessert, une sérieuse entorse à la cheville droite. Mais pas question d’arrêter, je voulais terminer coûte que coûte et puis, au beau milieu de nulle part, aussi bien continuer d’avancer!

Je n’ai pu m’empêcher de trouver cette difficile section franchement pénible. Alors que j’avais besoin de jambes alertes et solides, elles flageolaient de plus en plus vu la fatigue accumulée. Fort heureusement, le poste du 41e km offrait (en pleine forêt, faut-il le rappeler) un impressionnant buffet permettant de refaire le plein de carburant, et oublier la fatigue et la cheville endolorie. J’étais bien content de pouvoir manger des pâtes, échanger mes impressions avec d’autres participants et reprendre mes esprits avant de grimper de nouveau vers le Pic Johansen (45e km)!

Le dernier round

Cette fois sur plus de 600 mètres, cette ascension m’a semblée encore plus ardue et technique que les précédentes. Par contre, la suite du parcours qui nous amenait sur la crête de la montagne en direction du sommet « The Edge » fut des plus agréables : non seulement y avait-il un vrai sentier qui nous permettait de bien voir où poser les pieds, mais en outre plusieurs magnifiques points de vue s’offraient à nous. J’en ai donc profité pour véritablement courir (enfin!) en m’étonnant de ma relative aisance en dépit de l’entorse, la fatigue et une distance parcourue déjà supérieure au marathon. En apercevant le sommet des pentes de ski (poste du 49e km), j’ai même ressenti un regain de vie. Enfin, je pouvais entamer la descente finale vers l’arrivée. Un dernier droit pépère, pensais-je…

Erreur! Nous faire simplement descendre par l’une des nombreuses pistes de ski alpin aurait été simple et sans doute souhaité par bien des coureurs qui n’avaient alors qu’une pensée en tête : en finir au plus vite. Mais non! Il fallait compter sur l’imagination teintée d’un brin de sadisme de Dan DesRosiers qui nous a plutôt conviés à découvrir le sentier dit du Grand Brûlé qui, paraît-il, est très apprécié pour la descente en vélo de montagne.

cliquez pour agrandir

Ce fut encore une descente assez technique qui ressuscita mes tremblements aux jambes et s’imprimera encore longtemps dans ma mémoire. Non seulement je devenais de plus en plus épuisé, mais également de plus en plus craintif de me blesser si près du but. À peu près à mi-chemin, un promontoire offrait un superbe point de vue sur le Lac Tremblant et le village d’Intrawest. Je n’ai pu m’empêcher d’y faire une pause pour emplir mes yeux de ce magnifique panorama. Carpe diem!

Après, l’approche du village décupla mon empressement à conclure. Traverser de nouveau le village au milieu des applaudissements et encouragements fut un moment fort qui couronnait de belle manière ce périple extraordinaire m’ayant amené une fois de plus à repousser davantage mes limites. L’aire d’arrivée se trouvait sur la petite plage du Lac Tremblant et y faire une trempette rafraîchissante fut tout simplement irrésistible.

Après l’arrivée, les coureurs étaient invités à utiliser les douches de l’Aquaclub La Source, niché en plein cœur du village, et à refaire le plein de calories avec hambourgeois et salades. Quant à la médaille remise à chaque finissant, je trouve que sa dimension et son originalité sont inversement proportionnelles au degré de difficulté de l’épreuve et au degré de satisfaction que l’on éprouve à franchir la ligne d’arrivée.

Fenêtre ouverte sur un nouvel univers

En terminant l’aventure en 10h17 et en milieu de peloton avec un peu plus de 3 heures après le gagnant (pour les statistiques, voir www.quidchrono-search.com), je me suis immédiatement juré de ne jamais plus refaire ce type de course, de ne plus prendre ce genre de risques alors que je m’approche de la cinquantaine. Même si je n’avais rien à redire sur l’organisation et l’événement, j’ai rapidement conclu que ce n’est pas ma tasse de thé, particulièrement quant au terrain truffé de pièges de la portion aller-retour du Pic Johansen (entre les 33e et 45e kms).

J’avais également conclu qu’une compétition comportant de si longs et nombreux épisodes de marche forcée (même si relativement rapide) pouvait difficilement être désignée comme étant de la course à pied. Je me suis bien vite ravisé en réfléchissant aux circonstances et à l’environnement topographique qui nous obligeaient à marcher : cours d’eau, pentes abruptes, terrain risqué et autres obstacles divers. L’effort demandé, parfois seulement pour rester en équilibre, me semble au moins aussi ardu et valable que pour la course ininterrompue sur bitume.

Avec le temps, j’apprécie de plus en plus avoir participé à cet événement unique en son genre au Québec. J’en suis non seulement devenu très fier (il s’agit de mon premier ultra-marathon), mais je prends surtout conscience d’avoir découvert un tout autre univers de course, certes intimidant mais ô combien excitant! Alors que la perspective de courir des ultra-marathons m’est toujours apparue impensable, je me surprends maintenant à m’intéresser à ce type de compétition. Quoiqu’il en soit, je choisirai sûrement un terrain plus amical pour la prochaine fois parce que je doute que mes chevilles fragiles voudront encore m’accompagner.

Félicitations aux participants, chapeau à Dan DesRosiers et son équipe, et merci aux endurants bénévoles.

Un mot en terminant : WOW!

Marc Dagenais

Virée familiale dans les sentiers

Jeudi, 2 juillet 2009, par mdagenais

Pour souligner la Fête des Pères, l’édition du 21 juin dernier de La Presse nous offrait de belles histoires touchantes où plusieurs papas partageaient quelques expériences de course vécues avec leurs enfants. À mon tour d’ajouter mon grain de sel puisque j’ai eu le privilège, une semaine auparavant, de courir l’épreuve du 5 km de la Grande Virée des Sentiers (GVDS) avec ma benjamine de 16 ans. Les mots étant impuissants à exprimer adéquatement l’immense bonheur que ce moment magique m’a procuré, je me contenterai de constater à quel point le temps m’est apparu trop fugace en si agréable compagnie et ce, malgré avoir couru 13 longues minutes de plus que mon meilleur résultat sur cette courte distance. Un si bref instant n’en laissera pas moins un souvenir impérissable.

Pour sa 6e édition, c’est encore le splendide Parc du Mont St-Bruno qui accueillait la GVDS, un événement très bien organisé par le Club des Coureurs sur Route du Mont St-Bruno (www.ccrmsb.org) sous le leadership inspirant de son infatigable président, Stéphane Lachapelle. Malgré mon manque évident d’objectivité étant membre du club, je peux néanmoins affirmer, pour avoir participé à plus d’une centaine de courses à ce jour, qu’il s’agit d’un des meilleurs événements de course à pied au Québec, autant par son caractère familial rassembleur que l’efficacité de son organisation bien huilée.

L’événement bénéficie également d’un cadre naturel enchanteur puisque les différents parcours empruntent les magnifiques sentiers du parc provincial sous le couvert feuillu de grands arbres centenaires et le long des rives des lacs des Bouleaux, du Moulin et Seigneurial où les beaux points de vue ne manquent pas. On peut aussi y apercevoir de splendides demeures d’une autre époque de même qu’un moulin à eau remontant au Régime français. En ce dimanche 14 juin, le soleil faisait ressortir la beauté pastorale de cet écrin de verdure, nous faisant facilement oublier que nous sommes pourtant à proximité de la grise métropole.

La GVDS comporte des épreuves de 5 km, 10 km et 20 km auxquelles s’ajoute une course pour enfants (1 km) bien nommée la Petite Virée. Signe de sa popularité, la Petite Virée affichait complet plusieurs semaines avant sa tenue; ditto pour les 5km et 10 km plusieurs jours avant l’événement. L’épreuve du 20 km, plus exigeante en raison de nombreuses montées, affichait presque complet. En tout, l’organisation peut s’enorgueillir d’avoir attiré plus de 1700 inscrits.

J’ouvre une parenthèse pour reconnaître que limiter le nombre de participants dans une course engendre souvent des déceptions. À l’instar des éditions précédentes, ce fut particulièrement vrai en ce qui concerne la Petite Virée 2009 dont la capacité fut pourtant augmentée à 300 enfants. Cette limite, bien qu’elle puisse sembler arbitraire, s’impose néanmoins pour assurer un encadrement adéquat et sécuritaire aux jeunes dont plusieurs en sont à leur première expérience. Fin de la parenthèse.

Quoiqu’il s’agisse de courses en forêt, les sentiers du Parc sont néanmoins très bien aménagés, généralement assez larges pour courir en duo ou trio, et leur surface s’apparente à celle des pistes cyclables en gravier. Il n’y a pas vraiment d’endroit à risque pour les chevilles ou autres articulations sensibles et le degré de difficulté technique est à peine plus élevé que celui de la course sur route. Il ne faut pas surtout confondre avec les courses de type « trail » comme le défunt Raid des Caps dans Charlevoix ou la course Ultimate XC tenue à Mont Tremblant le 27 juin dernier (www.ultimatexc.com) à propos de laquelle je ferai un compte-rendu puisque j’ai participé à l’épreuve de 56 km. Mes chevilles en conservent encore un souvenir très vif.

Les parcours de 5 km et 20 km de la GVDS furent légèrement modifiés, permettant à l’organisation de déplacer l’aire d’arrivée afin de faciliter les déplacements aux alentours et ainsi mieux gérer la foule qui croît année après année. Il faut noter que l’endroit fourmille d’activités avec ses nombreux kiosques (inscription, nourriture, vitamines et accessoires de course et plein air) et son aire de pique-nique fort achalandée. À cela s’ajoutent la structure d’escalade pour enfants et l’atelier de maquillage, qui contribuent à faire de la GVDS un événement familial convivial et rassembleur.

En plus de mon expérience père-fille au 5 km, j’avais également eu le grand plaisir de courir le 20 km un peu plus tôt, un très beau parcours qui m’est particulièrement cher. Je courais à titre de bénévole aux 2 épreuves en communiquant la position du peloton à chaque km par walkie-talkie et pour signaler, le cas échéant, toute situation impliquant des coureurs en difficulté. J’ai donc joint l’utile à l’agréable en m’offrant deux petits « jogs » tranquilles tout en demeurant alerte.

Mon expérience de bénévolat (j’étais aussi à la Boutique Courir la veille pour le retrait des dossards) était partagée par un grand nombre de membres de notre club et il m’apparaît important de le souligner. Naturellement, nous ne sommes pas l’unique club qui organise sa propre course et les efforts enthousiastes que j’ai observés au cours du week end sont reproduits ailleurs par d’autres clubs durant chaque saison de course. Il s’agit d’une occasion de redonner à la communauté tout en valorisant l’esprit de corps.

Pour les statistiques : 299 coureurs ont terminé le 20 km, 437 pour le 10 km et 467 pour le 5 km (voir www.sportstats.ca pour les détails); ces épreuves ont été remportées en 1h10, 35 minutes et 16 minutes respectivement, comme l’an dernier. Voilà des résultats bien impressionnants vu la topographie des parcours, particulièrement le 20 km qui comporte plusieurs bonnes montées. À la GVDS, tous les finissants sont traités en champions en recevant une très belle médaille souvenir; ma jeune fille était bien fière de recevoir la sienne!

Enfin, comme pour toutes les autres courses organisées au Québec, une majorité de coureurs peut s’éclater grâce au travail et aux efforts acharnés d’une minorité de responsables qu’il convient de saluer très respectueusement. En terminant, j’invite chaque coureur à donner du temps à l’une des nombreuses courses au Québec, ne serait-ce qu’une seule fois, et je souhaite à chaque parent de pouvoir courir un jour avec ses enfants. Pour ma part, je ne vivrai pas assez vieux pour oublier la GVDS 2009!

Marc Dagenais

Party du 30ème

Mardi, 23 juin 2009, par latchap

Un message du comité organisateur du party du 30ème:

C’est dimanche le 28 juin qu’aura lieu le party du 30ème anniversaire du club. Un méchoui sera servi, dans un cadre enchanteur. En plus des retrouvailles vous pourrez assister à l’intronisation de 2 membres à la Foulée d’Honneur. Nous espérons vivement que vous serez avec nous!

À noter que les conjoints sont plus que bienvenus!

Détails:

  • Date: Dimanche le 28 juin
  • Heure: Midi
  • Coût: $15 par personne*
  • Lieu: Au vignoble du Domaine Bouchard-Champagne (23, Ch. des Vingt à Saint-Basile-le-Grand)

*: incluant 1/2 bouteille de vin /pers. La valeur est de + de $40 par personne, financé en bonne partie par votre club et par la Grande Virée!

Réservation auprès de Stéphane Lachapelle au 514.817.2327 ou par courriel à latchap@videotron.ca

PS: la traditionnelle course du dimanche matin (5 ou 10km) aura lieu dans la montagne comme à l’habitude, venez en grand nombre!

Tour du Lac Brome 2009

Lundi, 22 juin 2009, par Réjean

Dimanche le 21 juin 2009 avait lieu la 31ème édition du Tour du Lac Brome. Un tour marqué par un haut niveau d’humidité et le retour de la chaleur. Mais surtout, une belle occasion pour plusieurs membres du club de se rencontrer au terme d’une belle course sur un des beaux parcours de la saison… pas plat non plus.

Luc Venne était très satisfait d’avoir enfin pu obtenir sa médaille d’argent sur le 20km, qui lui avait échappé de peu la semaine précédente à notre Grande Virée…

Voici quelques photos croquées lors de cette occasion. (cliquez sur les photos pour agrandir):

Réjean

Doublé dans l’Ouest canadien

Vendredi, 12 juin 2009, par mdagenais

Un objectif un peu « flyé »

La course à pied nous amène souvent à tester nos propres limites. N’étant pas particulièrement rapide ni plus endurant que la moyenne, j’aime par contre croire que je dispose d’une très bonne capacité de récupération. C’est ce que je voulais vérifier en participant aux marathons de Saskatchewan à Saskatoon (24 mai) et de Calgary en Alberta (31 mai).

Ayant couru 2 marathons en 2 semaines sans traîner de séquelles en octobre dernier (WineGlass et Denver), j’ai voulu « pousser ma luck » en essayant ce doublé en une semaine. Pour enrichir davantage ce périple, j’ai profité de ma semaine de récupération entre les 2 épreuves pour rendre visite à ma fille aînée en stage à Edmonton, capitale de l’Alberta, et ensuite admirer les magnifiques montagnes Rocheuses avec mon épouse.

Il y a quelque temps déjà que je souhaite courir éventuellement un marathon dans chacune des 10 provinces canadiennes et chacun des 50 états américains. Je suis loin d’être convaincu que ce soit réalisable, mais je crois que rêver à si long terme me permettra d’entretenir ma passion pour la course.

Première étape: Saskatoon

Mon ami Bruno St-Pierre, l’increvable ultra-marathonien de notre club de St-Bruno, participait également à ce marathon après avoir complété un ultra de 100 km la semaine précédente à Drummondville, rien de moins! Il a déjà couru 2 marathons en un week end et représente donc pour moi une source d’inspiration. Sans surprise, nous étions les 2 seuls participants du Québec.

La Saskatchewan, c’est vraiment le plat pays : du hublot de l’avion, le regard n’embrassait que de vastes espaces à l’infini où le relief est inexistant. Saskatoon, principale ville de la province avec un peu plus de 200 000 habitants, n’est pas une grande métropole vibrante et son modeste centre-ville se traverse assez rapidement. À ma surprise, j’ai constaté que la récente vigueur économique de la province n’est aucunement reflétée dans la plupart des secteurs de la ville que nous avons vus. L’endroit n’est toutefois pas dénué de charme avec la rivière South Saskatchewan qui sépare les moitiés occidentale et orientale de la ville et est traversée par sept ponts en son centre. La médaille remise à l’arrivée porte d’ailleurs fièrement la mention « City of Bridges ».

Historique

Le marathon en était à sa 31e édition, ayant débuté en 1979, la même année que celui de Montréal. Malgré différents points de départ et d’arrivée au fil des ans, la majeure partie du parcours a toujours longé la rivière South Saskatchewan, une heureuse décision puisque ce décor, sans être spectaculaire, présente tout de même un cadre apaisant et naturel. L’événement, on s’en doute, a toujours attiré des foules relativement modestes : des 53 coureurs ayant complété le marathon inaugural, le contingent a graduellement augmenté jusqu’à 192 finissants cette année.

Au course de son existence, le marathon a compté différents commanditaires majeurs dont la Brasserie Molson (!) au début des années ’80, et connu différentes appellations comme « Saskatchewan Canada Goose Marathon ». Un compte-rendu de chaque édition apparaît sur le site web (www.saskmarathon.ca); on y apprend notamment qu’à l’époque où les marathoniens se faisaient rares, le temps moyen pour compléter l’épreuve était passablement inférieur à la moyenne contemporaine. Par exemple, le tout dernier marathonien de l’édition 1980 a franchi le fil d’arrivée en 3h41!

Avant course

À l’instar de la ville et du contingent de participants, l’Expo-Santé était de très petite dimension. Logeant dans un complexe de salles d’exposition de type hangar de foire agricole où le « pick up » régnait dans le stationnement de l’établissement (ainsi qu’ailleurs dans la ville), l’endroit dégageait un charmant caractère « provincial » dans une atmosphère plutôt conviviale.

Le souper aux pâtes avait lieu dans une autre section du « hangar » avec Rosey Edeh, spécialiste du 400m haies et détentrice du record canadien de l’épreuve, comme conférencière. Native de Montréal, ayant participé aux Jeux Olympiques de 1988, 1992 et 1996, elle figurait dans l’édition novembre & décembre 2008 du magazine Canadian Running et a partagé son intéressante expérience d’athlète avec beaucoup d’enthousiasme. Signe de l’hospitalité locale, nos voisins de table M. et Mme Healey, un charmant couple âgé en rémission du cancer et participant au 10km, nous ont invités (Bruno et moi) à partager leur brunch familial d’après-course.

Ouvert en 1935, l’hôtel assigné pour l’événement, le Bessborough (nommé en l’honneur du Gouverneur général de l’époque), s’inscrit dans la lignée des hôtels urbains de type château érigés au début du siècle dernier à travers le Canada par les compagnies de chemin de fer, tels que les Royal York (Toronto) et Château Laurier (Ottawa). Fait à noter, l’organisation n’a prévu aucun service de navette entre l’hôtel et le site de départ/arrivée 4 km plus loin, sans doute un reflet du caractère local de l’événement.

Première course de deux : sans dossard

En cette grise matinée, après avoir frénétiquement viré la chambre et mes bagages à l’envers, je constatais avec stupeur que mon dossard avait disparu! En désespoir de cause, ma puce électronique étant déjà attachée à mon soulier, j’en ai fabriqué un à l’endos de ma confirmation d’inscription.

Évidemment, avec ce branle-bas, nous sommes arrivés plutôt tardivement au Parc Diefenbaker (premier ministre conservateur de 1957 à 1963), site de départ/arrivée. Un bouchon de circulation nous empêchant d’y accéder, nous avons donc immédiatement garé la voiture, enfilé rapidement nos vêtements de course, trouvé chacun un buisson pour se soulager et couru jusqu’à la ligne de départ. Arrivés de justesse, on annonçait que le départ était retardé de 15 minutes pour laisser aux gens pris dans le bouchon de circulation le temps d’arriver!

Donc, à 7h15, les coureurs du marathon, demi-marathon et 10 km s’élançaient simultanément. Les marathoniens couraient d’abord la même boucle (aplatie puisqu’elle longe essentiellement les 2 rives de la même rivière) que les demi-marathoniens mais, au lieu de franchir la ligne d’arrivée, empruntaient un étroit couloir parallèle au couloir d’arrivée du demi, effectuaient un virage serré en « u » autour d’un cône (adjacent au tapis d’arrivée) et repartaient ensuite pour courir la seconde boucle qui s’avérait plutôt un tracé linéaire puisqu’il longe la même rive (ouest) de la rivière en mode aller-retour.

Aussitôt la seconde « boucle » entamée, le nombre de coureurs baissait dramatiquement au point où j’avais l’impression de courir seul par longs moments, sentiment renforcé par l’absence de spectateurs… et même de citoyens! Au demi-tour de cette seconde boucle, je fus surpris par l’absence de tapis magnétique (ou autre mesure de contrôle) et constatai que tout coureur situé hors de vue des autres (mon cas pendant de longs moments) pouvait raccourcir son trajet en faisant demi-tour prématurément.

Quoiqu’il en soit, le premier coureur termina en 2h42 et la première dame en 3h21; avec 3h19, c’est bien la première fois que je me trouve aussi haut qu’en 17e position dans un classement; Bruno termina en 3h51. En tout, 192 coureurs ont complété le marathon, 840 complétaient le demi et 760, le 10 km; en ajoutant les marcheurs, l’événement attira plus de 2000 participants, soit le plus haut total enregistré à ce jour. À l’arrivée, je constatais avec surprise que les courtes séances de massage étaient payantes! Finalement, la pluie froide qui avait alors débuté nous a fait réaliser que notre voiture était garée plutôt loin!

P.S. J’ai retrouvé mon dossard lundi matin…

Au tour de Calgary

En quittant Saskatoon, Bruno m’avait souhaité de terminer mon combo de marathons en 7h00 ou moins, ce qui me laissait au plus 3h41 pour compléter Calgary, un objectif que je trouvais raisonnable (au fond, je souhaitais terminer sous les 3h30). Chaque soir de la semaine, j’ai pris un bain d’eau froide avec glace pour les jambes, et je n’ai couru que 2 fois durant la semaine (dont une séance matinale au superbe Lac Louise dans le parc Banff), à un rythme léger pour moins de 20km au total. De plus, visiter ma grande fille et voyager avec mon épouse m’ont permis de décrocher mentalement de la course à pied.

Par conséquent, je me sentais frais et dispos une fois arrivé à Calgary. Mon ami Mathieu Girard, une des rapides gazelles de notre club de St-Bruno, participait au demi-marathon et profitait de son séjour pour rendre visite à un bon ami établi dans la région.

Nichée à 3600 pieds d’altitude et à une heure de route de l’entrée des Rocheuses, Calgary respire encore le dynamisme économique malgré le récent ralentissement. Le centre-ville n’est pas tellement étendu mais un très grand nombre d’édifices modernes en hauteur y sont concentrés. Par ailleurs, les eaux claires et rapides de la rivière Bow prennent leur source dans les Rocheuses et séparent le nord et le sud de la ville.

Historique et avant course

Le marathon en était à sa 45e édition, ayant débuté en 1963 avec 12 finissants et connu une brève interruption au cours des années ’60; un bref historique de l’événement au fil des décennies apparaît sur le site web (www.hsbccalgarymarathon.com). Aujourd’hui, l’événement est d’envergure selon les « standards » canadiens et comporte plusieurs épreuves dont un demi, des 10 et 5 km, un marathon-relais et une course pour enfants au cours de laquelle ceux-ci parcouraient 1,2 km après avoir couru 41 km, un chaque jour, du 20 avril au 30 mai inclusivement. Les parcours du marathon, demi, 10 et 5 km étaient également ouverts aux marcheurs.

Le climat peut être très variable : en 2001, le mercure dépassait 30 degrés Celsius après un frisquet 3 degrés l’année précédente. Depuis 1989, l’événement avait lieu en même temps que le fameux Stampede (début juillet) mais, pour cette année, l’organisation a décidé autrement après avoir constaté la difficulté de mobiliser bénévoles et personnel policier lorsqu’un événement de calibre international a lieu concurremment, de même que les tarifs hôteliers plutôt onéreux en cette période.

Bizarrement, malgré la présence de nombreux hôtels dotés de grandes salles de réception au centre-ville, l’Expo-Santé avait lieu au MaxBell Center, un grand amphithéâtre sportif situé loin du centre-ville et accessible en voiture seulement (à moins de connaître très intimement le réseau de transport en commun). Situé sur un promontoire, l’endroit offrait cependant une vue magnifique sur le centre-ville et les Rocheuses au loin. Plus bizarrement, l’organisation n’a pas prévu de pasta dinner!

Dernière course du périple : moment de vérité

Par une belle matinée ensoleillée et très confortable, nous avons pris le tramway près de l’hôtel en direction du site de départ/arrivée. L’organisation ayant obtenu un passage gratuit (en transport en commun) pour toute personne arborant son dossard, il va sans dire que j’ai pris maintes précautions la veille pour ne pas l’égarer. L’usage du tramway est une bonne idée… qui aurait sans doute été meilleure si la fréquence des trains avait été augmentée. Non seulement avons-nous attendu longtemps, les gens de la station suivante n’ont pu monter à bord faute de place dans des wagons bondés.

Le site de départ/arrivée était situé au parc Murdock, adjacent au Zoo de Calgary et environ 2 kilomètres au nord-est du centre-ville, à vol d’oiseau. Le départ avait lieu simultanément pour le marathon et le demi, à 7h00. Après avoir un peu trop tardé à la « bécosse » (ça devient une habitude depuis Tucson en décembre!), je me suis retrouvé presqu’en queue de peloton au signal de départ et j’ai alors dû dépasser en zigzaguant un long moment avant de trouver mon rythme de croisière.

Les 12 premiers kilomètres du parcours nous amenaient près du Saddledome (domicile des Flames de la Ligue Nationale de Hockey) et en périphérie sud et ouest du centre-ville pour nous faire ensuite longer la rivière Bow. Peu de relief et rien de vraiment spectaculaire. Aux environs du 13e km, les demi-marathoniens faisaient demi-tour pour rentrer au bercail; 2 km plus loin, une montée de près de 100 mètres sur un kilomètre attendait les marathoniens. En haut, nous étions cependant récompensés par une belle vue sur les Rocheuses au loin. Sans trop m’inquiéter, je sentais mes jambes plus raides qu’à l’accoutumée après une telle distance.

Par la suite, quelques boucles nous amenaient d’abord sur le campus de l’Université de Calgary puis, après la mi-parcours, dans le quartier aisé de Varsity Estates où quelques petites dénivellations défiaient nos jambes. L’on revenait ensuite descendre la même longue côte une fois rendus aux environs du 32e km. Finalement, nous longions essentiellement la rivière Bow jusqu’à l’arrivée. Avec la vue sur les Rocheuses en haut de la fameuse côte et la bourgeoise quiétude de Varsity Estates, cette dernière portion s’avère l’une des plus belles du marathon parce que bordée d’arbres et offrant plusieurs points de vue sur le panorama du centre-ville. Malgré cela, depuis le 36e km, j’avais vraiment hâte de finir!

À l’arrivée, un sentiment très fort d’accomplissement ainsi qu’une grande fierté m’ont envahi : j’ai terminé en 3h17, 2 minutes plus vite qu’à Saskatoon et bien en avance sur mon objectif, au 72e rang sur un total de 1039 finissants (7e dans mon groupe d’âge). En combinant les 2 marathons, cela me donne un « negative split », ce que je n’ai jamais été foutu de réaliser en un seul marathon. Comble de bonheur, la médaille remise est un véritable « belt buckle » de forte dimension : tout simplement original et superbe! Ici également, les massages étaient payants : est-ce coutumier dans l’Ouest?

Fidèle à son habitude, Mathieu a terminé le demi en 1h23, bon pour le 17e rang sur 2837 finissants (4e dans son groupe d’âge). Le marathon fut remporté en 2h30 (première dame en 3h02) et le demi en 1h06 (première dame en 1h17). Incidemment, la gagnante féminine du demi, Lioudmila Kortchaguina, indiquait (au quotidien local Calgary Herald) être venue courir le demi pour « récupérer » de sa deuxième position chez les dames (en 2h32) au marathon d’Ottawa la semaine précédente. Chapeau!

Finalement, je n’ai pas trop senti de séquelles après ce 2e marathon et j’ai rapidement eu recours au bain d’eau glacée de retour à l’hôtel. Je peux vous assurer que la bière avait un goût très prononcé de victoire en ce beau dimanche après-midi. J’ai été agréablement surpris de constater le lendemain que mes jambes n’étaient pas trop raides malgré le voyage de retour en avion le soir même.

Test réussi, au suivant!

Marc Dagenais

La Foulée d’Honneur – rév. 2

Vendredi, 5 juin 2009, par geraldcote

Les changements apportés à La Constitution Officielle de La Foulée d’Honneur rév.2, tel qu’adoptée à l’assemblée générale de 2008, commencent à porter fruit, car les Intronisés de l’an dernier, Luc Venne (pour 2004) et Dominique Naneix (pour 2008) ont tous deux joint les rangs du Comité de Sélection 2009.

Je remercie ici mon prédécesseur Roch Rouleau qui a défriché efficacement le terrain pour l’an un de la constitution révisée.

Ces deux nouveaux lauréats, aidés dans leurs nouvelles tâches de Danielle Perron, (représentante des 10-21 ) et d’Orycia Kruko (représentante des 5-10) composent avec le soussigné le Comité de Sélection 2009. Le Comité 2010 sera vraisemblablement enrichi par les deux nouvelles intronisation de cette année. ( le 28 juin, dans le cadre des célébrations du 30 ième anniversaire du Club)

Cela signifie que la relève est là, et qu’il appartiendra aux futurs Comités de Sélection d’assurer leurs propres relèves en étant plus sélectifs au cours des prochaines années.

Depuis 2008, pour être mis en nomination pour l’année courante, un candidat doit être membre en règle, actif et être un 10-21, ç-à-d, avoir entre 10 et 21 ans d’ancienneté. Si le Comité le juge à propos, une 2ième nomination peut être décrétée pour une certaine année pour un +21, ç-à-d, un membre ou ex-membre ayant plus de 21 ans d’ancienneté. Dans ce dernier cas, le candidat n’a pas à être membre

Les principaux buts de ces changements sont :

  1. D’assurer la relève aux futurs Comités de Sélections en élisant d’abord des personnes vivantes, présentes et encore actives. ( Des 14 premières nominations faites entre 1996 et 2004, 3 sont décédés, 5 sont au loin et 1 ne donne jamais de ses nouvelles. Les 5 qui restent ont déjà beaucoup fait pour le Club et on ne peut leur demander, après 20-25 ans de loyaux services, de tenir encore La Foulée d’Honneur à bout-de bras …. ) ON A BESOIN DE RELÈVE SUR LE TERRAIN !!!
  2. De donner de l’espoir aux nouveaux membres (3 à 10 ans d’ancienneté) d’accéder à la Foulée d’Honneur et d’ainsi, les motiver à s’impliquer dans le Club en leur faisant valoir qu’une intronisation à moyen-terme est possible et qu’il ne sera peut-être pas nécessaire d’attendre 30 ou 40 ans, après que tous les «vétérans » auront été intronisés.
  3. Les +21 n’ont pas été oubliés : En effet, en plus des années 2004,2005,2006 et 2007 qui leur sont réservées, rien n’empêche les futurs Comité de Sélection d’en élire un à chaque année, en sus de l’intronisation courante. Ceci dit, il faut bien comprendre que ce n’est pas parce qu’on a plus de 21 ans d’ancienneté qu’on doive nécessairement accéder à la Foulée d’Honneur. Ce trophée n’en est pas un de « longévité » mais un d’implication et de performances.

Enfin, la Foulée d’Honneur sera, à l’avenir, obligatoirement représentée au sein des futurs CA du CCRMSB.

L’Assemblée Générale 2008 a en effet adopté une résolution en ce sens et j’ai dû assumer cette responsabilité l’an dernier. Cependant, comme on est jamais mieux servi que par soi-même, Dominique Naneix, intronisé en 2008, a accepté de jouer ce rôle au CA en 2009. À ce titre, Dominique sert de courroie entre le CA et le Comité de Sélection dont il fait également partie.

En plus de représenter les Intronisés au CA, Dominique et tous ses successeurs ont reçu du Comité de Sélection un mandat élargi pour veiller au sein du CA à la préservation des traditions du Club tout en demeurant moderne et en évolution.

Vous trouverez ci-dessous un texte intitulé: « MISSION du Représentant de La Foulée d’Honneur au CA du CCRMSB »

Gérald Côté, président du Comité de Sélection pour La Foulée d’Honneur

 

MISSION du Représentant de la Foulée d’honneur au CA du CCRMSB

  1. Le Représentant de La Foulée d’Honneur au CA sera avant tout le représentant officiel des Intronisés auprès de la haute direction du CCRMSB
  2. Il relèvera du Président du Comité de Sélection en titre et servira de courroie de transmission entre ce Comité et le CA et vice-versa.
  3. Il veillera à ce que La Foulée d’Honneur demeure bien présente en tout temps dans les préoccupations du Club en;

    a. Exigeant qu’un item lui soit consacré lors de la préparation de l’ordre du jour de chacune des assemblées auxquelles il participe.
    b. En s’assurant que quelques pages du journal La Foulée soient spécifiquement dédiées à la Foulée d’Honneur.
    c. En coordonnant toutes autres publications émanant du Club pour assurer une bonne visibilité à la Foulée d’Honneur.
    d. En veillant aussi à ce que La Foulée d’Honneur ne soit pas laissée pour compte sur le site web du Club.

  4. Il verra à faire voter par le CA les budgets nécessaires aux futures intronisations et, le cas échéant, il échafaudera avec le CA une façon de financer ses activités par des sources externes tel que : commanditaires, tirages, services rendus à d’autres organismes…etc
  5. Il cherchera à coordonner avec le CA et le Comité de Sélection, un endroit où pourrait être exposée en permanence la plaque, LA FOULÉE D’HONNEUR, à quelque part près de St-Bruno, dans un commerce, un centre communautaire ou autre édifice public.
  6. Il cherchera à ce que le Club conserve ses traditions tout en demeurant moderne et en évolution.

CCRMSB 30 ans en photos

Vendredi, 29 mai 2009, par Réjean

Le 30ème anniversaire du club est un événement à souligner. Notre site souligne à sa façon cette étape importante en présentant tout au cours de la saison divers articles et artéfacts retraçant l’histoire du club depuis ses débuts. Alors, sans plus tarder…

Photos de groupe

Voici des photos de groupe des membres du club depuis sa fondation, en 1979.
La plupart du temps ces photos ont été prises juste avant la tenu du marathon de Montréal, ou alors, plus récemment, lors des activités internes du club.

Appel à tous: les photos des années 1991 à 2002 manquent à notre collection. Si vous avez en votre possession des photos qui couvrent cette prériode, ce serait apprécié de les partager avec nous. Contactez-moi pour que je puisse les numériser et les ajouter à cet album.

Réjean