Reportages

Demi-Marathon International de Québec 2008

Dimanche, 4 mai 2008, par mdagenais

Les 30 km du DMIQ

Pour sa 5e édition, le Demi-marathon International de Québec (DMIQ) réservait peu de changements par rapport à l’édition précédente si ce n’est de la météo. En effet, alors qu’un soleil tout-à-fait radieux brillait dans un ciel sans nuage l’an dernier, c’est un crachin qui nous accompagnait sur toute la distance en ce dimanche 4 mai 2008. Avec un bon vent d’est, la température était certes assez fraîche pour courir sans transpirer indûment. Pour ma seconde participation, j’étais accompagné de mon pote Laurent Jugant, un des quelques « Kenyans » de notre club de St-Bruno.

La ligne d’arrivée de même que le centre nerveux des opérations se trouvaient sur les terres du magnifique Domaine Maizerets, situé quelques kilomètres à l’est du centre-ville de Québec. Organisé par l’équipe du circuit Courir à Québec (www.couriraquebec.com) qui est aussi maître d’œuvre du Marathon des Deux rives dont la 11e édition aura lieu le 24 août prochain, le DMIQ se veut une occasion de découvrir un autre visage de la Vieille Capitale. Le parcours consiste en une boucle aplatie et irrégulière de 16,8 km dont l’extrémité est s’approche des Chutes Montmorency et dont la moitié emprunte la piste cyclable qui borde le fleuve St-Laurent en parallèle avec l’autoroute 440.

En plus d’une course de 3 km pour les jeunes (7-14 ans), des épreuves de 10 et 30 km complétaient le programme avec l’épreuve-phare du demi-marathon. Comme l’an dernier, environ 1200 participants prenaient part à l’une ou l’autre des 4 épreuves. Distance peu fréquente dans le calendrier des courses, c’est l’épreuve du 30 km qui m’incita à m’inscrire au DMIQ puisqu’elle cadrait parfaitement dans mon programme d’entraînement en vue du Marathon du Vermont à Burlington (www.runvermont.org) qui célèbrera son 20e anniversaire dimanche le 25 mai prochain. D’après les conversations entendues avant le départ, ce 30 km était pour plusieurs un entraînement pour le marathon d’Ottawa (www.runottawa.ca), également tenu le 25 mai; c’était mon cas l’an dernier.

Les participants au circuit de 30 km devaient d’abord courir 13.2 km de la boucle pour ensuite la parcourir au complet; des autobus assuraient la navette entre le Domaine Maizerets et le lieu de départ. Le peloton du 30 km s’ébranla à 8h00 AM et le premier termina l’épreuve en 1h51 (la première femme en 2h16) alors que le 170e participant fermait la marche en 3h36. Quant au demi, le vainqueur terminait en 1h06 et la première femme en 1h28. En ce qui me concerne, je suis très fier de mon 2h14, complété sans vraiment ressentir de fatigue (contrairement au 30 km d’Hamilton – Around the Bay le 30 mars dernier où les 2h18 s’étaient avérés pénibles).

Trêve de statistiques, la portion du parcours qui emprunte la voie cyclable offre de très beaux points de vue sur le fleuve, l’Île d’Orléans et la ville de Québec; toutefois, le temps maussade qui prévalait masquait quelque peu ce qui autrement aurait été un véritable régal pour les yeux. Bof, on se reprendra l’an prochain puisque j’ai bien l’intention de participer régulièrement aux 2 seules courses de 30 km que je connaisse : Hamilton (www.aroundthebayroadrace.com) et Québec.

Je m’en voudrais d’oublier de mentionner que les coureurs ont été bien gâtés par l’ensemble des bénévoles enthousiastes qui n’étaient pas avares de leurs encouragements malgré la pluie et le vent. Chapeau ! Toutefois, je dois dire qu’après avoir couru le marathon de Boston sous les cris de centaines de milliers de personnes réparties sur 42 km, les abords du parcours me semblaient bien déserts. Quoiqu’il en soit, à l’arrivée, un brunch était servi sous la tente (très bonnes crêpes et véritable sirop d’érable), après la distribution de bien belles médailles.

Finalement, je me répète, ce serait super s’il avait davantage de courses de 30 km au calendrier, un défi plus exigeant qu’un demi-marathon tout en étant plus accessible et moins éprouvant qu’un marathon. Je crois également, au risque de me faire contredire par de vrais connaisseurs, qu’une telle distance, en mode « compétitif », permet de bien mesurer notre progression et/ou préparation en vue d’un marathon. De toute manière, j’ai vraiment aimé la distance et je n’ai même pas eu besoin de temps de récupération, alors que pour le marathon, c’est une autre histoire (surtout en descendant les escaliers le lendemain matin) !

Marc Dagenais

Boston 2008

Lundi, 21 avril 2008, par mdagenais

Boston 2008

Boston, LE marathon

Nul besoin de titre élaboré tant l’association du nom « Boston » au mot « marathon » est évocatrice. Le 21 avril dernier, j’ai eu l’immense privilège de participer à la 112e édition de cette course mythique et ce fut une expérience tout à fait extraordinaire qui n’est pas près de s’effacer de ma mémoire. Les mots qui suivent ne sauront suffire à exprimer l’indicible joie d’avoir couru cette belle route sinueuse, ce parcours chargé d’Histoire, d’émotions fortes, d’efforts acharnés, de sueur et… de verres de Gatorade!

Au privilège de pouvoir partager la même voie que les illustres Gérard Côté, Jacqueline Gareau, Clarence DeMar, Bill Rodgers, Joan Benoît et tutti quanti, s’ajoutaient ceux d’être accompagné de mon épouse et de voyager avec le groupe organisé de Pierre Bourassa. Ce « gentlemen runner » qui en était à son 117e marathon (vous avez bien lu!) sait vraiment y faire en termes d’organisation. Généreux de sa personne, simple et bon vivant, il a su bien prendre soin de ses ouailles et faire en sorte qu’ils aient pu se concentrer sur la course elle-même, les aspects logistiques étant réglés de main de maître. J’en profite pour lui réitérer l’expression de mon éternelle reconnaissance.

Comme l’indiquait La Presse le 20 avril dernier, le Marathon de Boston est mythique. Lancé en 1897 dans la foulée du premier marathon olympique moderne tenu l’année précédente, il s’agit du plus ancien marathon à avoir lieu sur une base annuelle (le plus ancien étant bien sûr la course légendaire de Phidippidès). Les coureurs voulant y participer doivent obligatoirement avoir terminé un autre marathon au préalable à l’intérieur d’un temps prescrit en fonction de l’âge et du sexe. Par exemple, avec 45 printemps, je dois courir la distance en moins de 3h30. Boston fait par ailleurs partie des 5 marathons dits « Majors » avec Berlin, Chicago, Londres et New York.

Nous avons donc quitté Montréal tôt samedi matin, le 19 avril pour la ville natale de Benjamin Franklin (1706-1790), célèbre homme d’État et inventeur du paratonnerre. Dans notre autobus, l’ambiance était d’ailleurs électrique tant le courant entre les passionnés de la course passait bien. Quelle ambiance ! Tous avaient hâte au Jour J et partageaient d’intéressantes anecdotes de course. Le ton était donné pour le reste du week end. Mon épouse, une non-initiée de notre « secte », nous écoutait avec amusement et constatait que je ne suis pas le seul dépendant de cette bonne et douce « drogue » de la course à pied.

Nous étions une soixantaine à bord et avons pu lire, en primeur, un article à paraître dans l’édition de La Presse du lendemain (section Sports, page 8) sur la participation de 251 coureurs Québécois au marathon de Boston cette année. En effet, le directeur des sports de ce quotidien, Jean-Pascal Beaupré, et son épouse étaient des nôtres. L’article présentait aussi un des coureurs d’élite au Québec, Louis-Philippe Garnier, également de notre groupe. Vraiment, ce périple débutait sur la bonne note!

De notre club, Ghislaine Beaulieu, Marcel Giroux et votre serviteur se trouvaient à bord de l’autobus, de même qu’Orysia Krucko qui avait décidé de nous accompagner. Sandra Girard, Mary-Elizabeth Jones, Odile Ouellet, Marc Lavoie, Robert Gemme et Daniel Girouard voyageaient par leurs propres moyens. Le CCRMSB était très bien représenté.

Arrivés tôt en après-midi, nous sommes allés à l’Expo-Santé quérir notre dossard, puce électronique et chandail technique à l’effigie du marathon. L’événement avait lieu au Hynes Convention Center et tout était vraiment « BIG », comme les « Amââricains » aiment faire les choses. Compte tenu du nombre de participants à ce prestigieux marathon, il y avait foule et cela prenait de longues secondes pour passer d’un kiosque à l’autre.

Je me suis laissé tenter par de nombreux items de marchandise aux couleurs du marathon 2008, et j’ai également eu le plaisir de jaser avec le grand responsable du marathon de Montréal pour constater à quel point il s’avère ardu pour lui de négocier avec les autorités de la ville de Montréal et de la Régie des Installations Olympiques. Il semble que ces gens décidément peu coopératifs ignorent à quel point tout marathon d’envergure peut entraîner de belles retombées pour sa ville-hôte. Ailleurs, M. Hoyt, cet ex-Marine qui participe à des marathons et des « Ironman » en transportant son fils handicapé, était présent pour dédicacer son livre et je fus très ému de lui serrer la pince.

Après plus de 3 heures dans cette foire, nous sommes rentrés à l’hôtel Midtown, un établissement à prix modique situé tout près de l’arrivée du marathon et que Pierre avait « trouvé » l’année précédente. Le restaurant où nous soupions ce samedi disposait de 3 écrans de télévision, dont deux montraient un match de baseball et l’autre le 6e match de la série Bruins-Canadiens ! Comme quoi les priorités sportives diffèrent d’une ville à l’autre.

Le dimanche fut consacré à la visite de cette très belle ville, les incontournables étant le beau parc public Boston Common, Faneuil Hall (qui fut témoin de nombreuses rencontres menant à l’Indépendance) et Quincy Market. Le soir venu, nous sommes allés au souper de pâtes qui se tenait à l’Hôtel de Ville, un immense édifice de type « bunker » qui jure autant dans son environnement que notre Palais de Justice dans le Vieux-Montréal.

Ce pasta dinner ne s’est pas avéré le clou de la journée parce que nous étions éparpillés un peu partout dans ce temple du béton et le choix de nourriture n’était pas très varié. Je dois cependant admettre que gérer un si grand nombre de convives demandait tout de même beaucoup d’organisation. Avec une bonne dose de Taylorisme appliquée au processus, tout s’est bien déroulé et les jeunes bénévoles ont su nous servir une bonne rasade d’enthousiasme.

Pour le grand jour, Pierre avait vu à ce que nous puissions utiliser notre propre autobus pour se rendre au point de départ dans la petite ville d’Hopkinton. Ainsi, nous avons pu y relaxer et faire nos derniers préparatifs en tout confort. Au moment opportun, nous avons quitté notre abri pour traverser un « Village des Athlètes » improvisé sur le terrain d’une école secondaire, remettre nos effets dans les autobus qui les apporteront à la ligne d’arrivée et nous rendre dans nos enclos (« corrals ») respectifs pour attendre le départ. On ne pouvait s’empêcher de constater à quel point, après toutes ces nombreuses dizaines d’années d’expérience, la logistique était réglée au quart de tour.

Et il fallait bien une solide organisation pour si bien gérer la présence envahissante d’environ 25 000 coureurs fébriles dans une petite ville. On avait donc prévu 2 vagues de départ, soit les dossards 1 à 13 999 qui s’élançaient à 10h00 et les autres à 10h30, pour éviter un trop grand engorgement lors des premiers kilomètres. Ces deux vagues étaient divisées en groupes de 1 000 coureurs, chacun dans son « corral » selon l’ordre de vélocité. En effet, comme les numéros de dossard étaient attribués en fonction du temps de qualification utilisé par les coureurs (par exemple, mon dossard no 8315 correspondait à mon temps de 3h19 fait à Québec), le premier « corral » contenait les coureurs aux dossards 1-999, le second contenait les dossards 1 000-1 999, et ainsi de suite, le tout devant permettre un déploiement plus harmonieux du peloton.

Après l’hymne national et le passage rapide de deux chasseurs dans le ciel, survint le moment tant attendu du départ. Naturellement, à ma hauteur, il m’a fallu environ 3 minutes pour me rendre à la ligne de départ… et environ 3h30 pour parvenir à celle de l’arrivée. Le ciel était nuageux et la température d’environ 12 Celsius, soit de bien meilleures conditions que l’année précédente. Le soleil est apparu progressivement au fil des kilomètres et le mercure a donc grimpé quelque peu; heureusement qu’une légère brise nous rafraichissait par moments.

Le parcours est à peu près linéaire et débute en milieu rural sur une route bordée d’arbres. Déjà, la foule y est très nombreuse et enthousiaste. La principale difficulté des 10 premiers kilomètres consiste à ne pas se laisser emporter trop vite par l’entrain des autres coureurs et, surtout, ne pas se faire piéger par une topographie plutôt descendante. Mon plan était de me garder des réserves pour bien affronter les 4 côtes de Newton entre les 26e et 32e kilomètres (dont la fameuse « Heartbreak Hill »).
On m’avait parlé de ces filles du collège Wellesley qui s’excitent et crient à tue-tête peu avant le passage au 21e kilomètre. Eh bien, ce n’est point une légende urbaine! On pouvait même entendre la clameur au loin. Quelle ambiance frénétique! Quel bruit assourdissant! La foule du Centre Bell peut bien se rhabiller. Wow! Plusieurs de ces jeunes dames tenaient des pancartes indiquant « marry me », « kiss me » et autres suggestions originales. Toutes s’étiraient au-dessus des barrières pour un « high five ». Je ne vivrai pas assez vieux pour oublier ce passage en mi-parcours, ni cette petite tape sur le postérieur par l’une d’elles! J’ai distribué davantage de « high five » au long du parcours qu’au cours du reste de mon existence.

Car il y avait foule tout le long des 42,2 km du parcours et très peu d’endroits dépourvus de supporters. Étant plus habitué aux parcours où les spectateurs se font plutôt rares, je suis à court de mots pour bien exprimer la sensation extraordinaire d’être encouragé par une foule si nombreuse, si enthousiaste et démonstrative, et pour une si longue durée. L’énergie de ces foules m’a littéralement transporté.

Finalement, les collines de Newton ne me sont pas apparues si redoutables; j’ai même trouvé Heartbreak Hill relativement facile en ne forçant pas trop la note. Sans doute que le tempo modéré que j’ai adopté en première moitié de course y était pour quelque chose. Tous n’ont certes pas eu cette même impression puisque les marcheurs étaient nombreux à cet endroit. De l’autre côté, le parcours redevient descendant en majeure partie jusqu’à l’arrivée au centre-ville de Boston, près de la Tour John Hancock.

Mes efforts ayant été bien dosés auparavant, les 10 derniers kilomètres furent agréables et j’ai senti mon sourire réapparaître dès que l’immense enseigne CITGO indiquant le 25e mille s’est signalée à l’horizon. Par la suite, je voyais se dresser les édifices Prudential et John Hancock et sentais la fin approcher. Lors des 4-5 derniers kilomètres, la foule devenait encore plus compacte et bruyante, dans un véritable débordement d’enthousiasme et une orgie d’encouragements. Les dernières foulées ont été tout simplement magiques et la traversée sous l’immense arche bleue de l’arrivée restera imprimée longtemps en mémoire.

Et c’est là que la qualité de l’organisation entre de nouveau en jeu. Quelle logistique bien huilée! Les coureurs étaient accueillis par un dispositif impressionnant de bénévoles qui les dirigeaient vers les tables d’eau, puis vers les endroits où l’on remettait à chacun une couverture métallique, une belle médaille et un goûter, et ensuite vers les autobus contenant les effets personnels. Les reflets du soleil sur les très nombreuses couvertures métalliques offraient une image saisissante.

Tout au long de ce processus, les bénévoles se donnaient la peine de nous applaudir, comme pour nous faire plus facilement réaliser ce que nous venions tout juste d’accomplir. Wow! Je n’en reviens pas encore. Quel beau marathon! Je pense d’ailleurs qu’il s’agit de la conclusion partagée par la majorité des 21 963 coureurs ayant franchi le fil d’arrivée, le premier en 2h07 et le dernier en 7h41. Notre ami Louis-Philippe a réussi à se classer 10e dans son groupe d’âge, et 62e au total, une très belle performance dont il est très heureux. M. Hoyt et son fils ont terminé en 4h07 et un certain ex-champion cycliste en 2h50.
À l’initiative de Pierre, la presque totalité de notre groupe s’est retrouvée en soirée pour un bon souper. Encore une fois, l’heure était aux échanges d’anecdotes. Les sourires sur les visages en disaient long et plusieurs arboraient leur belle médaille. Heureux et fourbus, nous avons également célébré la victoire de notre équipe de hockey. Nous sommes rentrés au Québec dès le lendemain au terme d’un séjour plutôt bref mais combien intense et enrichissant.

Marc Dagenais

Around the Bay – Hamilton 2008

Dimanche, 30 mars 2008, par mdagenais

Around the Bay, Hamilton 2008

Rendez-vous avec l’Histoire

Par un dimanche ensoleillé mais frisquet le 30 mars dernier, avait lieu la 114e édition (vous avez bien lu!) de la course Around the Bay (www.aroundthebayroadrace.com), Cette course d’âge vénérable est disputée en la ville très industrielle de Hamilton, située à l’extrémité ouest du Lac Ontario, à proximité de Toronto. Cet événement historique existe depuis 1894, soit 2 ans avant le marathon de Boston, et revendique le titre de plus ancienne course en Amérique du Nord.

L’épreuve principale de cet événement est une course de 30 km à laquelle s’ajoutaient une épreuve de 5 km, des courses à relais (en 2 ou 3 étapes) sur le parcours de 30 km et un volet marche. Avec un maximum de 5 500 participants inscrits au 30 km, soit le plus haut total à ce jour, l’événement-phare se déroulait à guichets fermés. Le nombre d’inscrits à toutes les épreuves atteignait 8 300, en hausse d’un millier par rapport à l’année précédente. Vu les bourses offertes, un petit contingent de Kenyans et autres élites y participaient.

C’est lors de l’Expo-Santé du Marathon des Deux Rives à Québec l’an dernier, que Laurent Jugant, Gilles Cadotte, Stéphane Lachapelle et moi avions décidé d’y participer. Par la suite, Daniel Lamontagne s’est joint à nous ainsi qu’une copine de Laurent. Pour l’occasion, nous avons loué une fourgonnette pour voyager tous ensemble. L’atmosphère de rigolade dans le véhicule s’est avéré un antidote efficace à la platitude de l’autoroute 401 entre Montréal et Toronto et a même donné lieu à des échanges enrichissants qui ont rendu le voyage très agréable. Gilles soulignait que ces moments privilégiés sont un « petit hymne à la Vie ».

Nous étions partis très tôt samedi matin de St-Bruno afin de ne pas arriver en retard pour retirer nos dossards à l’Expo-Santé (Health & Fitness Expo). Celle-ci avait lieu au Copps Coliseum, domicile depuis 1996 du club de hockey des Bulldogs, le club école du Canadien de Montréal. Cet édifice de 17 500 sièges construit en 1985, fut ainsi nommé en l’honneur de l’ancien maire Victor K. Copps qui présida aux destinées de Hamilton durant 14 ans. Il est également père de Sheila Copps, ex-membre du notoire « Rat Pack » libéral fédéral et ancienne ministre du Patrimoine qui s’était fait connaître avec sa distribution « a mari usque ad mare » de petits drapeaux unifoliés. D’après les quelques informations trouvées sur le web, M. Copps aurait souffert d’une sévère crise cardiaque lors de la course Around the Bay en 1976, ce qui l’amena à se retirer de la vie publique. Je présume qu’il n’était pas spectateur mais j’ignore s’il participait à l’épreuve du 30 km ou du 5 km…

Bon, assez pour le cours d’histoire (il s’agit tout de même d’une course historique, rappelons-le) et revenons à l’Expo-Santé peuplée de très nombreux coureurs enthousiastes et fébriles qui avaient investi ce colisée Copps. J’aime beaucoup me retrouver avec mes semblables de l’espèce homo runningus pour récupérer mon dossard et le désormais incontournable chandail aux couleurs de l’événement. Cette fois-ci, nous recevions un beau chandail technique à manches longues qui arbore fièrement l’inscription « Older than Boston » à l’endos. C’est qu’ils y tiennent à leur préséance!

L’Expo-Santé est non seulement un endroit pour assouvir nos besoins de magasinage d’articles spécialisés, mais souvent un lieu de rencontre avec des gens intéressants. Nous avons d’ailleurs eu le plaisir de nous entretenir avec M. Denis Therrien, le maître d’œuvre du Marathon des Deux Rives à Québec, qui nous a fait réaliser toute la complexité de l’organisation d’un tel événement et tous les efforts d’équipe que cela exigeait. Ailleurs, au kiosque présentant une course organisée pour la St-Patrick, notre ami Gilles a reçu un chapeau haut de forme arborant le trèfle irlandais et les couleurs de la bière Guiness après avoir fièrement exhibé sa médaille (qui traînait dans ses poches, imaginez-vous) du demi-marathon de la St-Patrick à la dame qui tenait ce kiosque.

Je m’en voudrais d’oublier de mentionner que le restaurant (de pâtes, quoi d’autre) qui nous avait été recommandé pour le lunch par une bénévole de l’Expo-Santé, était fermé par ordonnance de l’autorité pertinente en santé publique pour cause d’insalubrité ! Bah, nous sommes allés à l’hôtel déguster un spag trop cuit à 25$. Heureusement, le souper aux pâtes était un peu mieux.

Le lendemain, le départ du 30 km avait lieu tout près du fameux colisée à 9h30, soit à une heure un peu plus tardive qu’à l’accoutumée. Puisque nous étions nombreux et plutôt serrés derrière la ligne de départ et les élites, un système d’enclos (« corrals ») aurait été bienvenu. Quoiqu’il en soit, le soleil et la bonne humeur étaient à ce rendez-vous avec l’Histoire. Le mercure affichait un degré Celsius sous zéro au départ avec un vent d’est de 30 km/h; la température s’est réchauffée à deux degrés au-dessus de zéro à l’arrivée.

Et c’est le départ ! Après les quelques centaines de mètres dans le centre-ville, les premiers 8-9 kilomètres traversaient essentiellement des quartiers typiquement ouvriers, un paysage urbain plutôt banal mais rien de surprenant puisque Hamilton est la ville des grandes aciéries. Il n’y avait aucune trace de cette baie qui donne son nom à la course avant le 12e kilomètre.

Du 12e au 17e km, le parcours est situé sur une petite bande de terre séparant la fameuse baie (que l’on devine plus qu’on ne voit) du Lac Ontario (que l’on aperçoit quelques fois entre les maisons). Sur l’artère nommée Beach Boulevard se trouvait la « Tin Pan Family » qui nous encourageait en frappant sur un assortiment assez varié de chaudrons et casseroles. Plutôt sympathique! Après le 15e kilomètre, nous traversons un pont métallique au-dessus de l’écluse menant du lac à la baie (qu’on a très peu vue jusque là).

C’est entre les 8e et 15e km que nous dépassions les marcheurs. Malgré quelques groupes qui prenaient de l’espace, la grande majorité fut assez disciplinée, Je dois noter cependant que je trouve leur présence un peu spéciale. Ça ne me dérange pas vraiment, mais…

À Burlington, à partir du 18e km, le vrai travail commence avec une succession de petites côtes et quelques descentes assez raides, ce genre de descente que j’ai toujours de la difficulté à gérer, contrairement à Gilles qui plane à grande vitesse. Sur North Shore Boulevard, le décor présente un contraste assez frappant avec les faubourgs ouvriers alors qu’on traverse un quartier plutôt cossu, particulièrement les magnifiques demeures riveraines. Ce n’est sans doute pas un hasard si l’on trouve ici les meilleurs points de vue sur la fameuse baie.

Je savais qu’une bonne côte nous attendait après le 25e km, mais j’ignorais qu’il y en avait plusieurs avant. En appuyant un peu trop sur l’accélérateur entre les 5e et 18e km, j’ai donc payé le prix. La côte susmentionnée était immédiatement précédée d’une descente que j’ai trouvée horrible. Pour ajouter au supplice, on pouvait apercevoir le tracé de cette montée dès l’arrivée en haut de la descente préalable, pour mieux apprécier toute la puissance de l’instrument de torture quelques minutes avant de le subir. Du plaisir pur jus!

L’énergie ainsi sapée et le moral aux talons, je me suis par la suite traîné jusqu’au fil d’arrivée. Oh que cela n’augure pas bien pour le marathon de Boston trois petites semaines plus tard! L’idée d’y renoncer m’a traversé l’esprit à quelques reprises depuis. On verra bien…

Toute bonne chose ayant une fin, cette côte s’avérait la dernière et le reste du tracé était plat puis légèrement descendant vers le centre-ville. En d’autres circonstances et dans un autre état d’esprit, j’aurais trouvé bien drôle ce personnage de la Faucheuse qui nous taquinait au 28 km en plein milieu du boulevard. Nous avions aussi un très beau point de vue sur la baie, mais je n’étais plus vraiment en mesure de l’apprécier. Dommage!

Quoiqu’il en soit, l’arrivée se trouvait à l’intérieur du colisée Copps, au beau milieu de l’amphithéâtre. Avec plusieurs spectateurs dans les gradins, il y avait certes de l’ambiance. Je trouve qu’une finale dans une enceinte sportive, à l’instar du marathon qui finit dans le Stade Olympique de Montréal, ajoute un petit quelque chose intéressant. De plus, avec ce temps frisquet et venteux de l’année, il fait bon se trouver à l’intérieur.

Les médailles remises aux participants terminant l’épreuve (mot bien choisi en ce qui me concerne) étaient divisées en trois catégories : l’or pour les coureurs terminant en moins de 2h et les coureuses en moins de 2h15; l’argent pour moins de 2h15 (coureurs) et de 2h30 (coureuses); et le bronze pour tous les autres. À noter que c’est le temps officiel (« gun time ») et non réel (« chip time ») qui est utilisé.

Je m’étais mis en tête d’aller chercher l’argent et cet empressement m’a joué un vilain tour. En me traînant après la côte, je me suis donc contenté de finir en 2h18:31. Plus méthodiques et constants, Gilles (7e dans sa catégorie d’âge) et Daniel ont enregistré 2h16:03 et 2h17:51 respectivement. Laurent a réalisé un temps magnifique, si bien qu’il ne lui manquait que 29 petites secondes pour décrocher l’or. Stéphane nous suivait en 3h10 en pleine forme. Nonobstant mon résultat personnel, je trouve intéressante l’idée de catégoriser les médailles. Évidemment, j’aurais préféré que l’argent couvre un intervalle de 30 minutes plutôt que 15…

Pour les autres statistiques, le premier coureur franchissait la ligne d’arrivée en 1h33 et la première femme en 1h48. Le premier Québécois, Louis-Philippe Garnier, terminait en 1h45. Le 4 427e coureur fermait la marche en 4h56.

Tout compte fait, il s’agissait d’un très bel événement, bien organisé et sympathique. J’y reviendrai sans doute un jour. Je crois qu’il devrait exister davantage de courses de 30 km puisqu’il s’agit d’une distance qui représente un bon défi (bien plus qu’un demi) sans toutefois être aussi exténuante qu’un marathon. En outre, comme le soulignait Stéphane avec justesse et humour, « lorsqu’on frappe le mur, on est arrivé ! ».

Demi-Marathon de la St-Patrick – 2008

Samedi, 15 mars 2008, par mdagenais

À la soupe aux citrouilles St-Patrick, Gilles !

Demi-Marathon de la St-Patrick

Le samedi 15 mars dernier avait lieu le 7e demi-marathon de la St-Patrick organisé par le Club Coureurs Boréal. N’ayant malheureusement pu y participer, j’ai donc recueilli les impressions de Gilles Cadotte et suis allé voir les résultats sur le site web du club : www.borealclub.net.

Le parcours, situé entièrement sur l’Ile Bizard, s’est avéré difficile puisqu’environ 40% de celui-ci se trouvait sur une surface enneigée, dont approximativement 2 km et demie dans la neige folle. Il était donc ardu de prendre, et surtout de maintenir, un rythme de course constant. Par conséquent, il ne s’agit pas nécessairement d’une course idéale pour améliorer son temps sur la distance de 21.1 km. Heureusement, mis à part quelques bosses, le tracé était dénué de relief.

Pour les statistiques, le premier finissant a terminé avec un temps de 1h14 et la première dame, ANDRÉE PAQUET, terminait en 1h26 (8e rang général), suivie immédiatement par Michel Bibeau (1h27). Sa performance lui a d’ailleurs valu une bourse de 120$ en bons d’achat (dont les pieds de son chum vont profiter). Gilles est arrivé en 2e position dans son groupe d’âge (1h40) et était bien content de sa belle médaille arborant le fameux trèfle à 4 feuilles, symbole par excellence de cette fête irlandaise. La dernière participante (119e au total) fermait la marche en 2h48.

Outre sa médaille, notre Gilles a particulièrement apprécié le repas d’après-course et particulièrement le choix de 3 succulentes soupes maison !!! Son œil de lynx a aussi constaté que le parcours était trop long de 140 mètres…

L’an prochain, il faudrait bien aller à la soupe !

Marc Dagenais

Fête du Montréal Intérieur et Souterrain – 2008

Dimanche, 24 février 2008, par mdagenais

Courir sous terre, LE remède au blues de l’hiver!

Courir sous terrePour une troisième année consécutive, le centre-ville de Montréal fut témoin d’une course à pied plutôt originale et UNIQUE AU MONDE. Le superbe temps ensoleillé qui régnait à l’extérieur en ce dimanche 24 février 2008 s’était manifestement infiltré à l’intérieur des murs où 936 coureurs enthousiastes participaient à la brève mais effrénée course de 5 km de la Fête du Montréal Intérieur et Souterrain (www.montrealenlumiere.com). Cette année, la limite du nombre de participants était haussée à 1000, comparativement à 700 l’année précédente et 500 en 2006.

Cette course, organisée de main de maître par Vélo Québec Événements (www.velo.qc.ca), offrait un parcours visitant les corridors des boutiques, stations de Métro et autres couloirs ou passages de ce qu’il convient de désigner comme étant le plus vaste réseau piétonnier intérieur et souterrain au monde (rien de moins!). En effet, depuis sa création autour de la Place Ville-Marie en 1962, ce réseau n’a cessé de s’étendre pour atteindre aujourd’hui 30,7 km, dont la moitié sous terre. Aucune autre ville ne possède un réseau aussi vaste !

Le réseau relie pas moins de 113 édifices du centre-ville, dont plusieurs « landmarks ». Une partie de celui-ci a donc servi de décor à ce véritable cross-country urbain qui comportait de nombreuses montées, descentes et courbes assez raides à négocier. En effet, outre les très nombreux virages serrés et passages étroits de certains couloirs, le tracé était pimenté de nombreux escaliers offrant aux coureurs plus d’un millier de marches à monter et à descendre, la principale difficulté étant de les descendre une par une pour observer le règlement tout en évitant de ralentir indûment.

Compte tenu du contexte hivernal québécois, les coureurs avaient le grand plaisir de disputer une épreuve de course à pied en tenue estivale. Il s’agit certes d’un changement drastique avec les autres épreuves de cette saison, particulièrement le Demi-marathon Hypothermique tenu la semaine précédente (16 février) sous une température de moins 19 degrés Celsius… et plusieurs couches de vêtements !

De plus, pour quelqu’un comme moi qui travaille au centre-ville, quoi de plus amusant que de parcourir à grande vitesse les allées étroites longeant les multiples boutiques et quais de métro, et traversant les foires alimentaires et halls d’entrée d’édifices à bureaux. Les coureurs ont littéralement pris possession du centre-ville pour vivre une belle aventure, le temps d’une matinée. Depuis, la faune habituelle a repris possession des lieux et personne n’aurait l’idée saugrenue de refaire le même exercice cette semaine sur l’heure du lunch !

Fait à noter, la file d’attente du départ (donné à 8h30 AM) était divisée de manière à placer les participants en fonction de leur propre estimation du temps pour parcourir les 5 km, et un départ individuel intervenait à toutes les 3 secondes (évitant un « stampede » dans d’étroits couloirs). Le même stratagème avait été utilisé les deux éditions précédentes avec succès, malgré les quelques inévitables « tricheurs » qui se sont placés trop à l’avant et par conséquent ont ralenti les plus rapides à quelques endroits dans le premier 800 mètres. Quoiqu’il en soit, le gagnant compléta l’épreuve en 18 min. 38 s. et la première femme en 20 min. 20 s., soit deux nouveaux records pour l’épreuve. Mon modeste 23e rang sur un total de 936 participants (5e dans mon groupe d’âge) avec 21 min. 53 s. m’a comblé malgré les 12 secondes qui me séparaient du bronze dans mon groupe d’âge (40-49).

Enfin, lors du goûter d’après-course à l’intérieur de l’immense atrium du Complexe Desjardins, il m’a semblé que tous avaient apprécié leur expérience au plus haut point et les nombreux sourires en disaient long. Tout cela ne m’a guère surpris vu le caractère unique de cet événement qui avait lieu dans un endroit tout aussi unique. Vivement à l’an prochain !

Marc Dagenais

Demi-marathon Hypothermique

Samedi, 16 février 2008, par mdagenais

Un demi-marathon hypothermique qui portait son nom

Samedi le 16 février 2008, le réseau de boutiques spécialisées Running Room (en collaboration avec Reebok) tenait sa troisième édition à Montréal du Demi-marathon Hypothermique, plus exactement au Parc Jean-Drapeau pour la seconde fois avec le départ et l’arrivée au complexe aquatique de l’Île Ste-Hélène. Fait à noter : Running Room organise des Demi-marathons Hypothermiques dans plusieurs villes au Canada au cours de l’hiver, dont ceux d’Halifax et Edmonton le lendemain et celui de Saskatoon une semaine plus tard.

J’ignore si c’était le cas pour l’une ou l’autre de ces 3 villes, mais le demi de Montréal a bien porté son nom. En effet, alors que l’on roulait en direction du Pont Jacques Cartier avant la course, le thermomètre de la voiture indiquait moins 19 degrés Celsius et je me questionnais sur mon équilibre mental. Je crois sincèrement qu’il faut être un passionné de la course à pied pour s’engager dans une telle galère un samedi matin !

Deux ans plus tôt, le 5 février 2006, la course n’avait eu d’hypothermique que le nom avec 3 degrés Celsius au-dessus du point de congélation et sous la pluie. Le parcours, qui suivait essentiellement les pistes de ski de fond du parc des Îles de Boucherville, fut très difficile vu la gamme de conditions allant de la gadoue à la glace vive sous un pouce d’eau en passant par une croûte de neige qui cédait sous nos pas (et éprouvait nos chevilles). Mémorable…

Cette année, malgré le froid qui sévissait au départ donné à 8h30 AM, l’enthousiasme des coureurs, organisateurs et bénévoles a rapidement réchauffé l’atmosphère de même qu’un soleil magnifique dans un ciel azur. Dès les premières foulées, l’absence de vent a également effacé bien des appréhensions. J’ai vite constaté que j’avais fait l’erreur de m’habiller trop chaudement avec, entre autres vêtements devenus lourds à porter, mes gros gants de ski et ma cagoule de type tchador enfilée par-dessus une autre cagoule et sous une tuque (rien de moins !).

Le parcours était essentiellement constitué de trois boucles d’égale distance. Outre le court tracé autour du complexe aquatique et à l’ombre de la Biosphère sur l’île Ste-Hélène, le parcours empruntait la majeure partie du circuit Gilles-Villeneuve et longeait une section du bassin olympique sur l’Île Notre-Dame. Il va sans dire qu’avec le soleil radieux qui faisait particulièrement bien ressortir le manteau blanc hivernal, les beaux points de vue sur le fleuve et le centre-ville de Montréal étaient nombreux et fort appréciés. Couverte de neige tapée et durcie, la chaussée pouvait s’avérer glissante par endroits. Malgré cela, le parcours ne pouvait être qualifié de dangereux, bien que la prudence demeurait de mise.

Personnellement, je ne suis pas particulièrement friand de parcours qui empruntent une même boucle plusieurs fois, mais je comprends fort bien qu’établir un trajet de 21.1 kilomètres et prévoir un nombre suffisant de bénévoles (et responsables de la sécurité des participants) en hiver représente certes un défi sur le plan logistique. En étant réaliste, je pense que le tracé offert représentait la meilleure alternative possible et, tout compte fait, s’est avéré fort agréable. Le coup d’œil à plusieurs endroits valait le déplacement ! J’en conserve un beau souvenir.

À la fin de l’épreuve, 306 mordus (185 hommes et 121 femmes) ont franchi le fil d’arrivée, dont le premier en 1h17 et le dernier en 2h49; la première dame, membre de notre club (il me faut le souligner), termina en 1h26. Par ailleurs, selon l’édition du 24 janvier de La Presse, l’organisation comptait sur 30 bénévoles. Eh bien, je dois dire qu’ils ont certainement fait un excellent travail ou avaient le don d’ubiquité puisqu’il m’a semblé y en avoir beaucoup plus ! Bravo et merci à ceux sans qui il n’y aurait tout simplement pas de course.

Après cette belle course, un brunch ainsi qu’une très belle médaille (vraiment) attendaient tous les coureurs hypothermiques à l’intérieur du complexe aquatique (non, la piscine n’était pas ouverte). Tous m’ont semblé de très belle humeur, épuisés mais ravis d’avoir su s’extirper du lit pour braver les éléments et relever un défi somme toute assez original ! Une course pour les Vrais… À refaire, bien entendu…

Marc Dagenais

Marathon de Toronto 2007

Samedi, 17 novembre 2007, par mdagenais

Marc au Marathon de Toronto, octobre 2007

Je l’exprime d’emblée : je n’ai jamais beaucoup aimé Toronto et particulièrement son immense aéroport qui rappelle un peu l’échec de Mirabel et par lequel j’ai trop souvent été obligé de transiter, sa communauté de banquiers et avocats d’affaires qui semblent perpétuellement dégager cet insupportable sentiment (pour les autres) de trôner au sommet du monde et ses équipes professionnelles de hockey et football qui prennent un malin plaisir à vaincre les nôtres. De plus, j’ai toujours eu l’impression que les gens n’y vivaient que pour travailler intensément, amasser beaucoup d’argent et le dépenser tout aussi intensément afin d’en mettre plein la vue. Il me semble également que ce désir d’étaler le succès soit le leitmotiv de cette ville, ainsi qu’en témoigne l’utilisation ad nauseam de « world-class city » pour dépeindre la Ville-Reine dans la presse écrite de même que la documentation promotionnelle de la ville et ses événements

Réalité ou expression d’un complexe d’infériorité du Montréalais que je suis? Et pourquoi ce préambule en apparence dénué de pertinence? Afin de vous permettre de bien mesurer à quel point j’ai apprécié le marathon de Toronto (www.runtoronto.com) puisque je commence désormais à me réconcilier avec le mot « Toronto »! Bref, j’ai vécu un super week end que j’ai eu le privilège de partager avec mon ami et mentor Gilles, l’humaniste du Club, ainsi que Normand Papin, un ancien du Club qui renouait avec le marathon (son 26e) après un hiatus de 21 ans!

Le marathon de Toronto ce 14 octobre 2007 en était à sa 13e année d’existence. Étrangement, il suit d’à peine deux semaines son « jumeau », le Scotiabank Toronto Waterfront Marathon (www.torontowaterfrontmarathon.com) organisé sous l’égide du circuit Canada Running Series (www.canadarunningseries.com), lequel organise aussi le demi-marathon de Montréal au Parc Jean-Drapeau au mois d’avril. Personnellement, je trouve un peu dommage, surtout pour les gens de la région, que les 2 épreuves aient lieu presqu’en même temps puisque cela oblige pratiquement les amateurs à n’en faire qu’un seul. J’attendrai bien sûr d’avoir parcouru l’autre marathon avant de me prêter au jeu des comparaisons. Toutefois, à première vue, le parcours du Waterfront, comme son nom l’indique, se déroule essentiellement près des berges du Lac Ontario alors que « notre » marathon offre un trajet plus varié; d’autre part, le Waterfront semble attirer davantage de coureurs élites et semble générer une plus grande visibilité.

Quoiqu’il en soit, nous sommes arrivés au Hilton du centre-ville vers midi après un départ matinal de St-Bruno. Hôtel officiel de l’événement, les cartes d’accès aux chambres étaient illustrées aux couleurs du marathon et il va sans dire que la mienne fait dorénavant partie de ma collection d’objets souvenirs. Naturellement, l’après-midi fut consacré au pèlerinage traditionnel à l’Expo Santé pour le retrait des dossards (où les noms complets apparaissent), la remise du T-shirt « technique » et un peu de magasinage de vêtements de course. Après être allés arpenter les 2 derniers kilomètres du parcours tout près, ce fut l’heure de la sieste.

Le souper aux pâtes s’est avéré tout-à-fait mémorable, non pas tant pour l’aspect culinaire que grâce au panel extraordinaire de conférenciers dont Dick Beardsley, célèbre pour son duel avec Alberto Salazar sous le soleil brûlant du marathon de Boston de 1982; Kathrine Switzer, pionnière du marathon conjugué au féminin, organisatrice du programme Avon et auteure de « 26.2 Stories », un livre rempli d’émotions et de photos saisissantes (qu’elle dédicaçait plus tard en soirée); et Bart Yasso, directeur de la promotion de la revue Runner’s World, a.k.a. la « Bible » des coureurs, qui nous a présenté un diaporama de ses compétitions les plus intéressantes ou insolites avec une simplicité désarmante et un sens de l’humour remarquable. Il a su faire rire alors qu’il décrivait son expérience au Badwater, épreuve de 146 milles dans la Vallée de la Mort (États-Unis) ! Quant à Mme Switzer, elle nous a relaté la « chasse à l’homme » dont elle fut l’objet lors de sa première participation au marathon de Boston en 1967 (à une époque où le marathon n’était pas accessible aux femmes); un excellent compte-rendu de cet épisode paraissait dans l’édition de mai 2007 du Runner’s World sous le titre « The girl who started it all ». Bref, quelle soirée !

Le lendemain, après un moment d’anxiété attribuable à l’arrivée tardive des navettes nous emmenant vers le lieu de départ, nous nous sommes élancés à 9h00 AM du Mel Lastman Square, au nord de Toronto, pour ensuite longer la rue Yonge, un mélange de nos rues Ste-Catherine et St-Laurent puisqu’il s’agit de la principale artère commerciale et qu’elle sépare l’est de l’ouest de la ville. Après une montée costaude vers le 4e kilomètre, le parcours est descendant vers le centre-ville; au 12e kilomètre, nous contournons l’impressionnant Casa Loma, un véritable château construit entre 1911 et 1914 par Sir Henry Mill Pellatt, un important financier, industriel et militaire, au coût de 3,5 millions $ à l’époque! Par la suite, après avoir croisé l’élégante rue Bloor, nous empruntons le Rosedale Valley Road et entrons dans un parc magnifique.

Toutefois, cet écrin de verdure, régal pour les yeux, me fit oublier le degré assez prononcé de la pente descendante. Ainsi, lors de mon passage au centre-ville, en moitié de parcours, de mauvaises raideurs se manifestèrent aux quadriceps, ce qui s’avéra un mauvais présage. Mon temps de 1h32 au demi (en avance de 4 minutes sur l’objectif) s’avéra un autre voyant lumineux s’allumant sur mon tableau de bord. J’allais payer le prix en seconde moitié de parcours.

Cette seconde portion s’effectuait essentiellement près de la rive du Lac Ontario vers l’ouest, en mode aller-retour, et les derniers kilomètres consistaient à revenir au centre-ville pour y remonter la belle avenue University (légère pente ascendante) vers l’arrivée à Queen’s Park où loge l’Assemblée législative de la province et le siège de son gouvernement. Somme toute, je ne peux que constater la variété de ce très beau parcours : quartier financier, rue commerçante, boisé, lac, avec en prime la proximité de plusieurs landmarks Torontois comme la Tour du CN.

Cette seconde moitié m’a semblé s’éterniser quelque peu et j’ai encore malheureusement dû employer quelques « walk breaks ». M’ayant rattrapé après le 41e kilomètre, mon ami Gilles m’a tiré jusqu’au fil d’arrivée. Nous étions devant le Princess Margaret Hospital, un leader dans la lutte contre le cancer au profit duquel des fonds étaient levés dans le cadre du marathon, lorsqu’il m’a rejoint. Ses grands gestes de salutation dirigés vers l’hôpital m’ont encouragé à terminer la course avec sérénité.

À l’arrivée, après avoir reçu la médaille traditionnelle (la mascotte du marathon qui y est illustrée ressemble au personnage dessiné de l’émission « Le Saint » de ma jeunesse) et en cherchant la tente de ravitaillement, nous sommes entrés par erreur dans la tente de massothérapie au moment où ces gens cherchaient 2 volontaires ! On ne peut vraiment pas dire que nous avons passé un mauvais quart d’heure…

Pour fins de statistiques, le gagnant (un Torontois) inscrivait un résultat de 2h21 et la première dame, de 2h58; 1748 des 1773 participants ont franchi le fil d’arrivée. Gilles, avec 3h18 et 56s. m’a devancé d’une seconde et s’est mérité une seconde place dans sa catégorie d’âge. Malgré une mauvaise gestion de course, j’ai tout de même réalisé mon meilleur temps avec une 22e place sur 229 dans mon groupe d’âge (124e au total); Normand, qui se remettait à peine d’une blessure au pied, nous suivait de peu avec 3h43 et une 11e place dans son groupe d’âge; le dernier marathonien rentrait au bercail après un séjour de 7h03 sur le bitume.

Bref, je constate qu’il s’agit d’un événement bien rodé; à nouveau, il convient d’apprécier le travail et les encouragements enthousiastes des bénévoles aux tables d’approvisionnement ou aux intersections. À l’instar du marathon d’Ottawa, quelques « supporteurs » personnalisaient leurs encouragements en scandant notre nom puisque celui-ci apparaît sur notre dossard; une bonne idée à mon avis !

Toronto s’avéra donc une expérience formidable, un moment privilégié partagé avec des amis coureurs que j’estime beaucoup. Ainsi que Gilles l’a dit : « un repas gastronomique perd beaucoup de sa saveur si on est seul à table ».

Enfin, je n’aurais jamais pensé esquisser un sourire en évoquant un souvenir de Toronto ! Je dois dire que le parcours, l’ensemble de l’organisation, les éléments accessoires tels que le site web (où l’on peut y télécharger un certificat d’accomplissement assez unique en son genre – voir la case « Runpix » et inscrivez un numéro de dossard), le pasta dinner et surtout… les gens furent à la hauteur d’un événement « world class »!

Marc Dagenais

Demi-marathon OASIS de Montréal

Dimanche, 9 septembre 2007, par mdagenais

Le 9 septembre dernier, il y avait définitivement beaucoup d’ambiance et très peu de GES sur le Pont Jacques-Cartier pour un dimanche matin. L’enthousiasme était au rendez-vous pour cette grand messe commanditée par OASIS qui, pour plusieurs, clôture une belle saison de course (www.festivaldelasante.com).

Le Marathon International de Montréal est né en 1979, peu après les Jeux Olympiques. Après un long hiatus de 1990 à 2003, il renaît de ses cendres dans le cadre plus élargi du Festival de la Santé qui regroupe d’autres activités (patin, vélo et marche). Cette année, pour son 17e départ, l’événement adopte le nom de Marathon OASIS de Montréal et son porte-parole demeure Bruny Surin pour une seconde fois.

La caravane du demi-marathon s’est élancée à 8h30 (le marathon suivait à 9h00). Personnellement, j’aime bien partir de ce pont : l’endroit est un des « landmarks » de Montréal et la vue porte loin; vers l’est, on aperçoit le Stade Olympique, point d’arrivée du parcours, alors qu’à l’ouest se dressent les édifices à bureaux du centre-ville de même que le bâtiment de la célèbre brasserie Molson tout près. L’endroit est presque mythique et je souhaite qu’il demeure le point de départ de cette course perpétuellement.

Je dois dire cependant qu’à part certains endroits, le parcours du demi-marathon est quelconque. Il ne s’agit définitivement pas d’un tracé touristique et le choix de la rue des Carrières en particulier me laisse perplexe. Par contre, la vue sur la tour inclinée du stade, direction est sur la rue Rachel, me réconcilie avec le parcours. Pour l’arrivée, l’entrée dans le stade et le petit tour de piste à l’intérieur sont particuliers. Malgré les critiques, je persiste à trouver qu’il s’agit d’un édifice impressionnant, audacieux et chargé de symboles. Y terminer la course est définitivement une excellente idée!

Le parcours du marathon comporte, dans sa première moitié (la seconde étant le parcours du demi), un peu plus de « landmarks » Montréalais dont le circuit Gilles-Villeneuve, La Ronde, Habitat 67, le Vieux Montréal (rues McGill, de la Commune et Notre-Dame) et la rue Ste-Catherine traversant le Village! Quelques petites côtes viennent pimenter sa seconde moitié.

Cette année, le vainqueur a franchi le fil d’arrivée après 2h15 de labeur (1h05 pour le gagnant du demi) et la première femme (avec 2h43) se méritait la Coupe Émilie Mondor, ainsi nommée en mémoire de la célèbre athlète qui, l’année précédente, venait tout juste de réorienter sa pratique vers le marathon avant de connaître un destin tragique en automobile à l’âge de 25 ans.

Après 4 participations consécutives au demi, j’apprécie beaucoup cet événement et son ambiance festive dans le stade. Par contre, l’amateur de breloques que je suis n’apprécie pas vraiment la médaille de « finisher » qui semble sortie tout droit d’une boîte de Cracker Jack. La distribution de T-shirts « techniques », une première cette année, représente toutefois une nette amélioration.

Bref, l’événement commence tranquillement à acquérir ses lettres de noblesse avec 2397 finissants au demi-marathon, 1190 au marathon et… environ 17600 participants à toutes les activités (dont la marche). Ce qui a valu à son organisateur, Bernard Arsenault, d’être choisi en qualité de « Personnalité de la semaine » dans l’édition du 16 septembre de La Presse où il déclare que son marathon « est redevenu le chef de file des marathons du Québec ».

Je lui souhaite vivement mais, à mon humble avis et pour le moment du moins, cet honneur échoit plutôt au Marathon des Deux Rives à l’autre bout de l’autoroute 20.

Marc Dagenais

Marathon des Deux Rives, Québec 2007

Dimanche, 26 août 2007, par mdagenais

Contrairement au 30e Maski-Courons, le 10e anniversaire du marathon de Lévis et Québec (www.couriraquebec.com), tenu le dimanche 26 août 2007, nous en a mis plein la vue! Le très beau parcours qui s’étire de Lévis (tout près du siège social du Mouvement Desjardins) au Vieux-Québec (en bas) et qui enjambe la familière structure métallique du plus long pont de type cantilever au monde, n’a subi qu’une légère amélioration par rapport à l’an dernier.

Nous avions décidé d’arriver un peu plus tôt la veille, afin de pouvoir profiter d’une sieste après la séance de « magasinage » au Salon de l’activité physique (hôtel Hilton). Nouveauté cette année, le T-shirt officiel était « technique » (enfin!) et nous recevions aussi une casquette (également « technique »). De nombreux panneaux présentaient des souvenirs des 9 éditions précédentes du marathon et, comme à l’accoutumée, de nombreux kiosques distribuaient des renseignements concernant des courses à venir.

Après un copieux repas de pâtes suivi d’une (trop) courte nuit de sommeil, nous prenions tôt l’autobus nous menant à Lévis. Comme l’an dernier, la logistique de cet événement bien rodé et bien implanté dans la communauté, était réglée au quart de tour. Plus de 4800 coureurs provenant d’une trentaine de pays y participaient. Les temps réalisés au marathon sont acceptés comme temps de qualification pour le marathon de Boston et j’ai d’ailleurs utilisé mon résultat de 3h19 lors de mon inscription le 5 septembre dernier (www.bostonmarathon.org).

Outre le marathon, d’autres distances figuraient au programme : un demi-marathon, un 10 km, une course par équipes (4 x 10 km), un mini-marathon (4,2 km) et une activité non chronométrée de 5 km. Les départs du marathon et du demi avaient lieu à 8h30 AM.

Contrairement à l’année précédente où le temps était frisquet et plutôt venteux sur la ligne de départ, le soleil et l’air humide (et assez chaud pour une fin d’août à Québec) nous laissaient entrevoir des conditions plus difficiles à supporter à mesure que l’heure avancerait. Personne n’a donc eu besoin de se couvrir d’un vieux chandail supplémentaire ou même du bon vieux sac à ordures vert pour conserver sa chaleur au départ !

Après un premier 10 km de descente graduelle sans histoire dans les rues de Lévis, la rue St-Joseph nous offre un très beau point de vue sur le fleuve et la majesté du Cap Diamant nous saisit. Pas étonnant que la revue Runner’s World (édition de janvier 2007), a.k.a. la bible des coureurs, considère ce marathon comme l’un des 10 qu’il faut compléter une fois dans sa vie! Après cet épisode de contemplation active, l’on se ressaisit en voyant le pont de Québec au loin, si minuscule… Parce qu’il faudra tout de même s’y rendre si on veut pouvoir ensuite revenir vers le Vieux Québec!

Mais, bon, le panorama offert le long du parcours pour se rendre au pont est très beau et parfois carrément superbe ! De plus, de nombreuses personnes nous encouragent à plusieurs endroits, de même que les très nombreux bénévoles aux tables d’approvisionnement ou aux intersections, qui nous transmettent leur enthousiasme sans retenue. Ceux-ci ne seront jamais assez remerciés pour leur contribution puisque nous passons à côté d’eux en coup de vent.

Donc, la rive sud du fleuve nous dévoile ses charmes champêtres avant la montée vers le tablier du pont, soit quelques kilomètres après la ligne de départ du demi-marathon. Encore cette année, je n’ai pas trouvé cette montée aussi difficile que certains veulent bien le laisser croire; personnellement, j’ai davantage de difficulté avec les descentes et celle menant au boulevard Champlain n’a pas fait exception. Ensuite, le trio soleil-chaleur-humidité nous accompagnait pour les derniers 12 kilomètres le long du fleuve (après 11h00 AM, c’est bien lourd).

Vers le 38e kilomètre, j’ai eu l’impression de frapper le mur et je me suis permis 4 petites marches de 100 mètres chacune, après lesquelles j’ai pu repartir en accélérant le tempo (à ma grande surprise), ce qui m’a permis de finir sans trop souffrir. J’ai amélioré mon « PR » d’une minute avec un résultat de 3h19. L’amateur de breloques que je suis a bien apprécié la superbe médaille du « finisher ». Il s’agit définitivement d’une belle pièce de collection.

Des 992 participants ayant pris le départ du marathon, 958 ont franchi le fil d’arrivée, dont le premier homme, Amor Dehbi de Montréal (également vainqueur du Maski-Courons), en 2h24. Chez les femmes, la performance de Nathalie Goyer est digne de mention : elle termine en tête pour la troisième année consécutive avec un temps remarquable de 2h55. Comme l’indiquait le quotidien Le Soleil, ses 130 à 150 km d’entraînement hebdomadaire au cours de l’été ont porté fruit.

Enfin, ce marathon revêt une importance particulière pour moi puisque l’édition précédente fut mon premier. Mon prochain marathon sera celui du 14 octobre prochain à Toronto… et j’espère revenir l’an prochain à Québec alors que toute la ville sera en liesse dans le cadre de son 400e anniversaire de fondation.

Marc Dagenais

Maski-Courons 2007

Dimanche, 12 août 2007, par mdagenais

Tout comme l’an dernier, on ne pouvait espérer de meilleures conditions climatiques pour la 30e édition du Maski-Courons International en ce dimanche 12 août 2007, près de St-Gabriel-de-Brandon dans la belle région de Lanaudière. Un soleil radieux nous accompagnait autour du Lac Maskinongé, parcours champêtre de cet événement.

Cette course, créée en 1975, est bien connue des Québécois malgré un court hiatus de 2001 à 2004. Pour assurer une relance solide, les organisateurs avaient décidé de l’intégrer dans un cadre élargi qui prend la forme d’un week end complet d’activités et festivités parmi lesquelles un tournoi de volley-ball de plage et un spectacle musical en soirée. Plusieurs activités de plein air étaient chapeautées par Bougex.com, une organisation regroupant plus de 150 000 membres internautes. Le site www.maskicourons.com  donne une bonne idée de la gamme d’activités.

Le Maski-Courons s’inscrit à nouveau comme étape importante du Circuit Provincial Sports Experts/Pegasus mis en place en 2006 par l’organisation du Marathon International de Montréal. Cette course (demi-marathon) est d’ailleurs considérée comme une étape préparatoire au marathon de Montréal. Pour ma part, ce fut plutôt une préparation pour le Marathon des Deux Rives deux semaines plus tard, tout comme l’année dernière.

Le vaste parc La Baie de Mandeville a encore servi de point de départ et d’arrivée pour la course ainsi que de terrain de jeux et de camping/caravaning puisque les participants étaient invités à séjourner sur les lieux durant le week end. Or, camper dans un contexte de festival en plein air n’est certes pas indiqué pour qui veut bien se reposer la veille d’une compétition! Deux membres de notre club l’ont appris à leurs dépens, leurs tympans ayant été soumis à rude épreuve d’abord par le concert (sic) musical, ensuite par du tapage nocturne, produit des éructations vocales de campeurs dénués de tout civisme qui, trop souvent hélas, polluent nos paisibles sites de villégiature de leur présence.

Revenons à notre sport pour préciser que le Maski-Courons comprend plusieurs courses dont une sympathique épreuve d’un kilomètre pour enfants, en plus du demi-marathon qui est l’épreuve-reine de l’événement. À l’exception de cette dernière, toutes les distances pouvaient également être parcourues à la marche. Tout comme l’année précédente, notre grande marathonienne Jacqueline Gareau, était porte-parole de l’événement et participait au demi-marathon. Le départ était donné à 9h30 AM sous un ciel sans nuage, une demi-heure plus tôt que l’an dernier, ce qui fut apprécié en cette chaude et humide journée. Le tracé de 21.1 km est demeuré le même que l’an dernier et contourne essentiellement le beau lac Maskinongé, lequel baigne la ville de St-Gabriel-de-Brandon.

Il s’agit d’un très beau parcours, surtout rural, avec de beaux points de vue sur le lac de même que les Basses-Laurentides à proximité. Quelques bonnes montées viennent fouetter les jarrets et accélérer les pulsations. Un large accotement sur une grande partie du parcours et de nombreux cônes protecteurs ainsi que des écriteaux invitant les automobilistes à ralentir, nous protégeaient des véhicules.

Au fil d’arrivée, les amateurs de breloques et autres souvenirs de compétition (souvent désignés comme « ramasseux »… comme moi) auraient bien apprécié recevoir l’habituelle médaille du « finisher ». Celle de l’an dernier, originale quoique petite, épousait la forme du lac Maskinongé. Eh bien non! Pour cette 30e édition, elles étaient réservées aux marcheurs! De plus, aucune médaille de catégorie d’âge n’était remise puisque, d’après les conclusions éclairantes d’une organisatrice, il s’agissait d’un exercice « bien trop long » qui « n’en finit plus! » et qu’il valait mieux éliminer cette année. C’est bien ma veine… pour une rare fois que je terminais 3e de ma catégorie!

Les courses à pied ayant atteint le plateau très honorable de 30 éditions étant plutôt rares au Québec, l’édition 2007 s’avérait en soi un événement hors de l’ordinaire, un moment privilégié, et il convient naturellement de saluer toutes les personnes qui ont permis au Maski-Courons de traverser l’épreuve du temps. Toutefois, d’aucuns s’attendaient à un événement d’envergure (y compris l’auteur de ces lignes) et sont demeurés sur leur appétit. Il nous semblait manquer à cette journée un « je ne sais quoi » qui distingue toute édition spéciale des éditions régulières. Pourtant, dès le 22 mars dernier, le journal régional l’Action/l’Expression indiquait (à propos du Maski-Courons) que le « comité organisateur veut en faire la course la plus en vue au Québec et une référence ailleurs dans le monde. » Puisque je n’ai rien vu de tel cette année, je leur souhaite bien d’y parvenir un jour. Heureusement, ils peuvent compter sur un très beau parcours dont les images demeurent un beau souvenir. Reste à voir s’il sera suffisamment fort pour nous ramener en 2008…

Marc Dagenais

Marathon à Ottawa, 2007

Jeudi, 31 mai 2007, par mdagenais

Ottawa, un marathon d’envergure

« Jamais deux sans trois », comme le veut l’adage. Après avoir « frappé le  mur » et complété difficilement mon second marathon à Niagara l’automne dernier, j’ai encore tenté le diable avec cette longue distance lors de la 33e fin de semaine des courses d’Ottawa les 26 et 27 mai derniers (www.runottawa.ca). Cet événement, qui a déjà acquis ses lettres de noblesse, regroupe plusieurs épreuves de course à pied en plus du marathon, soit 5 et 10 km le samedi, et un demi-marathon ainsi qu’une course familiale de 2 km le dimanche. Un grand total de 29 641 coureurs ont pu trouver chaussure à leur pied !

Souhaitant tourner la page sur mon expérience précédente, je n’avais pas lésiné sur la préparation avec un mélange de « volume » et d’intervalles (y compris les excellentes séances avec notre coach François Lecot). Les longues sorties du samedi matin (depuis novembre 2006 sans interruption) avec Ghislaine Beaulieu, Gilles Cadotte et Stéphane Lachapelle, des marathoniens chevronnés, ont porté fruit. En ce matin nuageux et légèrement frisquet (quoi de mieux qu’un bon sac à ordures vert pour se couvrir au départ), je me suis joint aux 3690 autres participants du marathon auxquels s’ajoutaient 10 concurrents effectuant le parcours en chaise roulante. Le départ eut lieu à 7h00 AM près de l’Hôtel de Ville; celui du demi-marathon suivait à 8h30.

Le marathon nous offrait un très beau parcours, essentiellement plat, de manière à permettre à chacun de réaliser un bon temps, voire faciliter un « personal best ». Après avoir couru devant le Parlement, les coureurs enjambaient l’Outaouais pour une incursion à Gatineau; de retour dans la capitale, le contingent se dirigeait à l’est vers le quartier cossu de Rockliffe après un passage devant les résidences officielles des premier ministre et gouverneur général. De retour au centre-ville, la caravane longeait le beau Canal Rideau vers le campus de Carleton University pour ensuite effectuer une boucle un peu plus au sud et « remonter » finalement l’autre rive du Canal pour franchir le fil d’arrivée.

Le trajet comportait un caractère autant touristique que sportif, voire champêtre par endroits, puisqu’en plus du Parlement et des résidences officielles de nos dirigeants d’État, il nous emmenait à côté ou proximité de plusieurs lieux importants ou connus tels que la Cour Suprême, le Musée des Civilisations, le Casino du Lac Leamy, le splendide Musée des Beaux Arts, le Parc Lansdowne et j’en passe. Les beaux grands arbres bordant plusieurs rues de Rockliffe furent aussi un régal pour l’œil. Au terme de cette odyssée, les 3026 finissants ont reçu une très belle médaille et ont pu se réchauffer avec la fameuse couverture de papier aluminium. Par ailleurs, 7671 personnes ont terminé le demi-marathon, le premier en 1h12.

Le premier marathonien à franchir le fil d’arrivée fut David Cheruiyot, un Kenyan qui inscrivait un nouveau record pour l’événement avec un résultat de 2h10 et 33s., effaçant celui de 2h11 et 47s. établi en 2004. Parmi les 10 premiers, 8 sont originaires du Kenya, ce qui n’est pas nécessairement une surprise! La première dame, une canadienne d’origine russe, a battu son propre record établi l’année précédente avec 2h29 et 42s., et le dernier marathonien rentrait au bercail après un séjour de 7h56 sur le bitume.

Bien qu’il s’agisse d’un événement bien rodé et bien implanté dans la capitale, il semble que la limite soit maintenant atteinte quant au nombre de participants aux marathon et demi-marathon. En effet, je me suis senti un peu à l’étroit dans les aires d’arrivée et de récupération et carrément submergé à l’endroit où le parcours du demi-marathon rejoint celui du marathon, soit peu après 35 km aux abords du Lac Dow.

La scène fut tout de même assez spéciale : le groupe plutôt clairsemé et étiré de marathoniens se retrouvait subitement plongé à l’intérieur d’un contingent massif et plutôt compact de « demi-marathoniens » ayant forcément un rythme de croisière plus lent que le leur. Une telle situation fut exacerbée peu après la jonction des deux groupes au premier poste de ravitaillement suivant ladite jonction ! Après un vif mais bref sentiment de frustration et non sans avoir exprimé mentalement quelques jurons bien sentis, je me suis trouvé un important regain d’énergie à force de dépasser un aussi grand nombre de « demi-marathoniens » à ce stade du parcours. Quoi de mieux qu’une accélération graduelle pour terminer un marathon ? Un mal pour bien…

Tout au long du parcours, de nombreuses personnes nous encourageaient à plusieurs endroits, de même que les très nombreux bénévoles aux tables d’approvisionnement ou aux intersections, qui nous transmettaient leur enthousiasme sans retenue. Ceux-ci ne seront jamais assez remerciés pour leur contribution puisque nous passons à côté d’eux en coup de vent. Fait intéressant à noter, plusieurs de ces « supporteurs » personnalisaient leurs encouragements en scandant notre prénom puisque celui-ci apparaît sur notre dossard; une bien belle initiative à mon avis !

Avec autant d’encouragements et grisé par tous mes dépassements réalisés dans le dernier droit, j’ai pu éprouver un « high » indicible en franchissant la ligne d’arrivée après 3h20 d’une course bien gérée. Terminer un marathon demeure toute une sensation, et le compléter avec dix minutes d’avance sur l’objectif apporte un vif sentiment du devoir accompli ! Partager ensuite l’expérience vécue avec les amis du Club, ceux avec qui j’ai encore le plaisir de m’entraîner, soit Gilles, Stéphane, Laurent, Ghislaine, Jean-Marc et Richard, demeure un privilège. Je ne puis espérer de meilleurs compagnons de route !

Enfin, comme le temps réalisé au marathon d’Ottawa est accepté comme temps de qualification pour le marathon de Boston (les informations à ce sujet figurent sur le site web), je compte donc m’inscrire à celui-ci pour 2008. On verra bien… En attendant, j’ai déjà repris l’entraînement en vue du Marathon des Deux Rives à Québec (www.couriraquebec.com) qui fêtera son dixième anniversaire le 26 août prochain. Mon souhait pour le futur n’est plus nécessairement d’améliorer mon temps mais plutôt d’apprivoiser graduellement cette distance afin de me sentir de plus en plus à l’aise et, par conséquent, pouvoir apprécier ce défi pour le plaisir qu’il procure plutôt que le subir comme une épreuve.

Marc Dagenais

Demi-marathon International de Québec 2007

Mardi, 22 mai 2007, par mdagenais

Nouveau parcours et conditions idéales

À l’instar du Demi-marathon de Montréal deux semaines plus tôt, le Demi-marathon International de Québec (DMIQ) nous réservait lui aussi un nouveau parcours pour sa 4e édition en ce dimanche 6 mai 2007 où un soleil tout-à-fait radieux brillait dans un ciel azur sans nuage. La température était juste assez fraîche pour courir très à l’aise.

La ligne d’arrivée de même que le centre nerveux des opérations se trouvaient sur les terres du magnifique Domaine Maizerets, situé quelques kilomètres à l’est du centre-ville de Québec (sortie de l’avenue D’Estimauville en empruntant l’autoroute 440 en direction est). Organisé par l’équipe du circuit Courir à Québec (www.couriraquebec.com) qui est aussi maître d’œuvre du Marathon des Deux rives dont la 10e édition aura lieu le 26 août prochain, le DMIQ se veut une occasion de découvrir un autre visage de la Vieille Capitale. Le parcours consiste en une boucle de 16,8 km dont l’extrémité est s’approche des Chutes Montmorency et dont la moitié emprunte la piste cyclable qui borde le fleuve St-Laurent en parallèle avec l’autoroute 440.

En plus d’une course de 3 km pour les jeunes (7-14 ans), des épreuves de 10 et 30 km complétaient le programme avec l’épreuve-phare du demi. Environ 1200 participants prenaient part à l’une ou l’autre des 4 épreuves. Distance peu fréquente dans le calendrier des courses, c’est l’épreuve du 30 km qui m’incita à m’inscrire au DMIQ puisqu’elle cadrait parfaitement dans mon programme d’entraînement en vue du Marathon d’Ottawa (www.runottawa.ca) dimanche le 27 mai 2007.

Les participants au circuit de 30 km devaient effectuer les 13.2 derniers kilomètres de la boucle pour ensuite la parcourir au complet; des autobus assuraient la navette entre le Domaine Maizerets et le lieu de départ. La caravane du 30 km s’ébranla à 8h00 AM et le premier termina l’épreuve en 1h51 (la première femme en 2h12) alors que le 178e participant fermait la marche en 4h34. Quant au demi, le vainqueur terminait en 1h11 et la première femme en 1h25. En ce qui me concerne, je suis très fier de mon « negative split » : après avoir maintenu un peu moins de 5 minutes au kilomètre, j’ai accéléré lentement mais constamment du 20e kilomètre à l’arrivée (2h22) sans ressentir de fatigue.

Trêve de statistiques, la portion du parcours qui emprunte la voie cyclable nous a offert de très très beaux points de vue sur le fleuve, l’Île d’Orléans et la ville de Québec et ce, malgré le voisinage rapproché de l’autoroute 440. Pour un « étranger » comme moi qui ne se lasse jamais de visiter Québec, ce fut un véritable régal pour les yeux. L’absence totale de facteur éolien a contribué à rendre les conditions de course franchement idéales! Je suis toutefois bien conscient qu’en présence d’un fort vent de face, la course aurait pu être passablement laborieuse…

Une fois de plus, les coureurs ont été bien gâtés par l’ensemble des bénévoles enthousiastes qui n’étaient pas avares de leurs encouragements. À l’arrivée, un brunch était servi sous la tente (très bonnes crêpes et véritable sirop d’érable), après la distribution de bien belles médailles.

Sur une note personnelle, je m’en voudrais de ne pas souligner à quel point l’adage « le monde est petit » s’applique particulièrement à notre merveilleux univers de la course à pied. Je n’étais pas sitôt arrivé sur le site du Domaine Maizerets que je croise Daniel Laberge, digne représentant du Club La Foulée, que j’avais eu le plaisir de rencontrer au Marathon de Niagara Falls (www.niagarafallsmarathon.com) le 22 octobre dernier! Puisqu’il s’est empressé de me présenter d’autres membres de son club, je ne pouvais donc souhaiter meilleur accueil et les minutes précédant le départ me sont apparues bien courtes. Après la course, je me suis permis de visiter le site du club (www.lafoulee.com) pour constater à quel point il s’agit d’un club très dynamique et bien organisé.

Finalement, il me semble que dans un monde idéal, il devrait y avoir davantage de courses de 30 km au calendrier, un défi plus exigeant qu’un demi-marathon tout en étant plus accessible et moins éprouvant qu’un marathon. Je crois également, au risque de me faire contredire par de vrais connaisseurs, qu’une telle distance, en mode « compétitif », permet de bien mesurer notre progression et/ou préparation en vue d’un marathon. De toute manière, j’ai vraiment aimé la distance et je n’ai même pas eu besoin de temps de récupération, alors que pour le marathon, c’est une autre histoire ! Enfin, il convient d’ajouter que la plus vieille course à pied en Amérique du Nord se déroule sur un circuit de 30 km à Hamilton et fêtera son 113e anniversaire le 30 mars prochain (www.aroundthebayroadrace.com). Il va sans dire que j’aimerais bien y participer.

Marc Dagenais

Demi-Marathon de Montréal

Jeudi, 3 mai 2007, par mdagenais

Le « nouveau » demi-marathon de Montréal

Après les éditions précédentes marquées par la grisaille, et particulièrement 2006 avec un froid de canard et une pluie tenace, c’est une température plutôt clémente (17 Celsius au départ) qui accueillait les 2160 participants inscrits à cette nouvelle édition du demi-marathon de Montréal le 22 avril dernier. Comme les années précédentes, l’événement avait lieu au Parc Jean-Drapeau, site magnifique et témoin, 40 ans plus tôt, de cette fabuleuse exposition universelle de Terre des Hommes.

Les coureurs enthousiastes se sont élancés à 10h00 AM (une course de 5 km ayant eu lieu un peu plus tôt). Ce demi-marathon, nouvelle mouture, comportait un changement de commanditaire avec Banque Scotia et ASICS (qui remplace Nike) ainsi qu’un nouveau tracé. En effet, alors que le parcours précédent s’étirait principalement sur l’Île Notre-Dame et s’attardait autour du bassin Olympique, le nouveau couvre davantage de terrain sur l’Île Ste-Hélène, emprunte une moindre partie du circuit Gilles-Villeneuve et ne longe le bassin qu’une seule fois. Le quartier général de la course, de même que les lignes de départ et d’arrivée, furent déménagés d’une île à l’autre pour loger autour du complexe de natation de l’Île Ste-Hélène. Après un bref sondage dénué de toute prétention scientifique, il semble que le changement de décor fut largement apprécié, à l’exception peut-être des 2 derniers kilomètres du parcours où un fort vent de face a sévi (22 k/h en provenance du sud-ouest selon Gilles). Le fil d’arrivée a cependant aidé les 1772 finissants à retrouver le sourire.

Avec deux incursions sur la pointe est de l’Île Ste-Hélène, les coureurs pouvaient contempler de près les structures de certains manèges terrifiants de la Ronde, tout en jouissant aussi d’un beau point de vue sur le fleuve, les installations portuaires et notre fameux Stade olympique. Sans doute inspirés par leur passage sur une piste de Formule Un, les coureurs pouvaient également aspirer à réaliser de bons temps, peut-être même un « personal best », étant donné l’absence de relief sur tout le parcours.

À l’instar des précédentes éditions, l’événement fut rehaussé par la présence d’une certaine élite; le champion ayant enregistré un temps de 1h05 et la championne suivant neuf minutes plus tard, des améliorations par rapport aux temps des vainqueurs de 2006. Un contingent de 156 coureurs, auquel je me réjouis d’appartenir, a franchi le fil d’arrivée sous la barre du 1h30. En tout, 1772 personnes ont complété le parcours d’après les résultats affichés sur www.sportstats.ca, la dernière fermant la marche un peu plus de trois heures après le départ. Fait à noter, la première édition (2003), alors commanditée par Adidas, comptait 747 inscrits.

Le Club était encore bien représenté avec (dans l’ordre d’arrivée) mesdames Nathalie Goyer, Sandra Girard, Ghislaine Beaulieu, Dominique Simard et Odile Ouellet ainsi que messieurs Marc Lajoie, Gilles Cadotte, Richard Babineau, Marc Lavoie, Daniel Lamontagne, Normand Papin, Jean-François Kingsley, Benoît Gosselin, Steve Falardeau, Stéphane Lachapelle et Robert Grégoire. Après avoir réalisé un bon temps de 3h04 au marathon de Boston dans des conditions particulièrement pénibles quelques jours auparavant, Laurent Jugant a gentiment joué au photographe et fut également un « supporteur » très enthousiaste !

Bref, il s’agit d’un événement déjà très bien rodé (5e édition) sous la direction de notre coach, M. François Lecot, et qui gagne en popularité. Pour de plus amples informations, je vous suggère de visiter www.canadarunningseries.com (qui regroupe d’autres courses intéressantes au pays, dont plusieurs dans la Ville Reine). Les photos qui se trouvent sur ce site témoignent non seulement de l’ardeur des coureurs, mais aussi de la présence enthousiaste de très nombreux bénévoles qui ont communiqué moult encouragements et fait un travail colossal (que l’on a malheureusement tendance à prendre pour acquis). Si vous êtes curieux, les photos de 2006 illustrent avec éloquence les caprices de la météo en même temps que le courage des bénévoles et coureurs ayant bravé les éléments.

Enfin, je dois réitérer que j’ai un faible pour cette course dont l’édition 2004 fut ma toute première expérience à une course organisée et ma piqûre pour la trentaine où j’ai participé par la suite.

Marc Dagenais

Fête du Montréal Intérieur et Souterrain

Mardi, 27 février 2007, par mdagenais

Courir sous terre : un remède au blues de l’hiver ?

Pour une seconde année consécutive, le centre-ville de Montréal fut témoin d’une course à pied plutôt originale. Le superbe temps ensoleillé qui régnait à l’extérieur en ce dimanche 25 février 2007 s’était également infiltré à l’intérieur où 674 coureurs enthousiastes participaient à la seconde édition de la Fête du Montréal Intérieur et Souterrain ( www.montrealenlumiere.com ).

Cette course brève mais effrénée de 5 km, organisée de main de maître par Vélo Québec Événements ( www.velo.qc.ca ), offrait un parcours visitant les corridors des boutiques, stations de Métro et autres couloirs souterrains reliant plusieurs édifices du centre-ville, lequel s’avérait plutôt accidenté et sinueux avec ses très nombreux escaliers et virages serrés. En effet, ce tracé était pimenté de plus d’un millier de marches à monter et à descendre, la difficulté étant de les descendre une par une pour observer le règlement tout en évitant de ralentir indûment.

Nous partions du Carrefour Industrielle Alliance (autrefois le grand magasin Simpson construit en 1929) pour aboutir au Complexe Desjardins, où un léger snack ainsi que l’incontournable T-shirt « technique » nous attendaient, au terme d’un véritable cross-country urbain comportant de nombreuses montées, descentes et courbes assez raides à négocier. Le parcours permettait de découvrir de très beaux endroits du réseau intérieur et souterrain de la ville, notamment la patinoire du 1000 de la Gauchetière (nouveauté sur le parcours), l’atrium du Centre du Commerce Mondial (pour admirer le splendide bassin où domine la statue d’Amphitrite, épouse de Poséidon) et le magnifique Parquet de l’édifice de la Caisse de dépôt et placement.

Fait à noter (et chapeau à l’organisation !), la file d’attente du départ était divisée de manière à regrouper les participants en fonction de leur propre estimation du temps pour parcourir les 5 km, et un départ individuel intervenait à toutes les 3 secondes (évitant un stampede dans d’étroits couloirs). Le même stratagème avait été utilisé l’année précédente avec succès. La puce électronique Sportstat a permis de compiler fidèlement les temps individuels et le premier compléta l’épreuve en 19 min. 12 s.

Mon 18 e rang (6 e dans mon groupe d’âge) avec 22 min. 17 s. m’a permis de constater tout le bénéfice des intervalles sur tapis roulant en hiver puisque j’ai retranché près d’une minute à mon temps de l’année dernière.

Bref, j’ai pu constater combien les coureurs ont apprécié leur expérience puisque les nombreux sourires en disaient long. Tout cela ne m’a guère surpris vu le caractère unique de cet événement qui avait lieu dans un endroit tout aussi unique. En effet, depuis sa création autour de la Place Ville-Marie en 1962, le réseau piétonnier intérieur et souterrain du centre-ville de Montréal n’a cessé de s’étendre pour atteindre aujourd’hui 29,7 km, dont la moitié sous terre. Aucune autre ville ne possède un réseau aussi étendu !

Marc Dagenais

Marathon International de Niagara Falls

Dimanche, 5 novembre 2006, par mdagenais

NIAGARA, UN MARATHON AQUATIQUE

En ce beau (enfin!) week-end, après avoir couru 25 km dans le magnifique Parc du Mont St-Bruno hier, j’ai eu le grand plaisir de voir notre sport en vedette lors du reportage d’une heure sur le Marathon de New York sur la chaîne NBC cet après-midi. Avec autant d’inspiration, je n’ai donc plus AUCUNE excuse pour retarder davantage l’écriture de ces quelques lignes.

Dimanche le 22 octobre dernier, j’ai eu le plaisir de compléter mon second marathon lors de la 22 e édition du Marathon International de Niagara Falls ( www.niagarafallsmarathon.com ) qui se proclame fièrement l’ UNIQUE marathon au monde débutant dans un pays et se terminant dans un autre. Plus précisément, la ligne de départ se trouve à Buffalo, État de New York, et l’arrivée à Niagara Falls, Ontario. Le qualificatif « International » prend donc tout son sens.

Les premières éditions de cette course eurent lieu de 1974 à 1986 inclusivement puis de 1998 à ce jour, l’interruption étant attribuable au manque de commanditaires. Une épreuve de demi marathon a été introduite en 2001 et une course de 5 km en 2003. Alors que 285 participants (dont 10 femmes) prenaient place sur la grille de départ en 1974, près de 1200 coureurs étaient attendus cette année pour le marathon (près de 2000 pour le demi).

Pour ma part, c’est un dépliant distribué lors du Salon de l’activité physique tenu la veille du Marathon des Deux Rives qui m’a attiré vers Niagara. Le plan pourtant très sommaire du parcours laissait aisément deviner sa beauté puisque plus des trois quarts du trajet longent la rivière Niagara jusqu’aux majestueuses chutes. Un programme tout simplement irrésistible !

C’est toujours intéressant de se retrouver au Health & Fitness Expo la veille d’un marathon puisqu’on y trouve non seulement d’intéressants articles à se procurer mais, surtout, on y rencontre d’autres coureurs forts sympathiques; ainsi, je salue au passage Daniel Laberge et ses compagnons du club La Foulée de la région de Québec. Fait à noter: les marathoniens devaient présenter leur passeport (ou autre pièce d’identité valable) aux agents des douanes U.S. avant de pouvoir obtenir leur dossard et l’incontournable « goody bag »; le kit comprenait un T-shirt « technique ».

Heureusement, le « goody bag » contenait également un de ces pseudo-imperméables de touristes (jaune) qui allait s’avérer fort utile en ce week-end pluvieux et frais. Des 4 éléments fondamentaux de la nature (air, eau, feu et terre), ce fur l’EAU qui domina cette course.

Ainsi, dimanche matin de 7h00 à 7h45, nous prenions place à bord des autobus (jaunes) qui nous transportaient vers Buffalo (coût de 5 $, payé au préalable). Une pièce d’identité était requise à bord (passeport recommandé) pour le contrôle à la frontière américaine. La ligne de départ se trouvait tout près du Albright Knox Art Gallery qui nous accueillait d’ailleurs à l’intérieur de ses murs. La scène était assez particulière : alors que dans le grand hall d’entrée, deux musiciens (harpe et contrebasse) nous interprétaient de belles mélodies classiques, tous les coureurs étaient éparpillés un peu partout et n’importe comment, par terre sous les tableaux et autres oeuvres dans les différentes pièces. J’aurais bien aimé avoir mon appareil photo !

Lorsque mon « voisin » me raconta qu’il venait de compléter le Marathon de Toronto la semaine précédente (15 octobre), j’ai d’abord cru qu’il était de ceux qui collectionnent les marathons jusqu’à ce qu’il m’indique qu’il s’agit de son deuxième cette année ! Assez spécial…

Bon, il a bien fallu sortir de notre abri artistique pour affronter les éléments et nous masser derrière la ligne de départ, vêtus de nos charmants imperméables jaunes ! Après les hymnes nationaux des deux pays voisins, ce fut le départ à 10h00 AM. La marée jaune a déferlé dans les rues de Buffalo.

Sur les trottoirs, l’on ne pouvait manquer les nombreux amoncellements de branches d’arbres, vestiges de l’impressionnante tempête de neige qui avait laissé 60 cm au sol la semaine précédente. Les impers jaunes sont naturellement venus s’ajouter à ce décor une fois les coureurs bien réchauffés. Après 4 milles, nous traversions Peace Bridge pour entrer au Canada. Quelques kilomètres dans la ville d’Erié nous amenaient au bord de l’eau où la vue sur le centre-ville de Buffalo et le Lac Erié est superbe.

Par la suite, le trajet consistait tout simplement à suivre le Niagara River Parkway qui longe ladite rivière jusqu’aux chutes : impossible de s’égarer ! Ce parcours aussi tranquille que magnifique fut un régal pour les yeux. La quiétude du bord de l’eau n’était « troublée » que sporadiquement (et positivement) par les encouragements nourris de nombreux bénévoles aux postes de ravitaillement. Merci à eux !

Le premier des 836 finissants a franchi le fil d’arrivée en 2h18 et la première femme (8 e rang) en 2h43. Je suis bien heureux de constater que Pierre Bourassa, qui a déjà franchi le cap très honorable des 100 marathons et qui m’avait fait connaître le Boilermaker l’été dernier, a terminé au 3 e rang dans son groupe d’âge.

Avec 3h31 (au 160 e rang), je suis bien content d’avoir pu retrancher 3 minutes sur mon résultat de Québec en août dernier. Cependant, j’avoue avoir couru trop rapidement durant la première moitié de la course et, par conséquent, j’ai frappé le MUR autour du 35 e km. Comme il fallait bien que cela arrive un jour ou l’autre, autant expérimenter plus tôt que tard et profiter de l’enseignement ainsi offert en vue des prochains marathons.

Enfin, j’aimerais particulièrement souligner à quel point je respecte les coureurs surnommés « back of the pack »; à défaut d’être rapides, ils ont du courage et de la détermination à revendre pour ainsi affronter les éléments pendant 5, 6 et même plus de 7 heures. Faut l’faire !

Marc Dagenais