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Course de l’Armée – Ottawa

Lundi, 13 octobre 2008, par mdagenais

Course de l'armée, Ottawa, 2008

Course de l’Armée : une première à Ottawa

Au coeur de la capitale nationale en ce dimanche 21 septembre 2008, avait lieu la toute première édition de la Course de l’Armée / Army Run (www.armyrun.ca/en/default.aspx), un événement comportant un demi marathon ainsi qu’un 5 km, et pour lequel l’organisation affirmait s’inspirer du Marine Corps Marathon dont la 33e édition aura lieu le 26 octobre prochain à Washington, D.C. (www.marinemarathon.com/Marine_Corps_Marathon.htm). Le tracé du demi marathon correspondait à celui de la seconde moitié du marathon d’Ottawa tenu au mois de mai (www.ncm.ca/), sauf pour un toute petite rallonge dans un espace de stationnement vers la mi-parcours. D’ailleurs, l’organisation logistique incombait au même groupe pour les deux événements.

Sans surprise, l’Expo Santé avait lieu au Manège Militaire situé au centre-ville. Dès l’arrivée samedi, nous étions plongés dans l’ambiance militaire avec des soldats en tenue de camouflage patrouillant le terrain et des véhicules blindés montant la garde devant l’édifice; toutefois, l’ambiance était décontractée et les sourires, nombreux. Après tout, l’événement était tenu au profit de nos troupes et de nombreux officiers et soldats, de même que des membres de la Gendarmerie Royale du Canada, étaient inscrits à la course. Naturellement, un kiosque de recrutement (pour l’armée et non la course!) apparaissait bien en vue et force est d’admettre qu’il y avait tout de même un certain achalandage.

L’environnement militaire nous poursuivait au souper de pâtes puisque nos hydrates de carbone favoris nous étaient servis dans une cantine militaire mobile, par des cuistots de l’armée et dégustés sous la tente. De nombreux soldats s’étaient portés volontaires pour le service qui s’est avéré, indubitablement, courtois, rapide et efficace. Le déroulement discipliné de l’ « opération » n’a tout de même pas nui à l’ambiance festive qui y régnait. Bravo! Fait à noter, tous les billets avaient été vendus quelques jours auparavant.

Au souper, après le « pep talk » habituel de John Stanton, fondateur bien connu du réseau de boutiques Running Room (commanditaire de la course), nous avons eu le privilège d’entendre une participante au demi marathon partager avec nous sa profonde motivation à courir l’épreuve du lendemain. Presque sur le ton intime de celle qui se confie à ses proches, elle mentionna d’abord à quel point la course à pied fut une passion qu’elle partageait avec son conjoint avant de perdre celui-ci à New York un certain 11 septembre 2001, pour conclure en soulignant l’importance du soutien aux troupes qui sont engagées dans ce que d’aucuns désignent comme un combat contre le terrorisme.

Abstraction faite de toute position politique ou sociale que chacun peut avoir face au rôle actuel de l’armée, tant la nôtre que celle du puissant voisin au sud, je me disais alors que personne ne pouvait demeurer insensible à ce vibrant témoignage. Je crois aussi que son mari devait être très fier de l’accompagner tout au long de son parcours en cette belle matinée dominicale. Parfois, la réalité de la course à pied transcende le simple mouvement de mettre un pied devant l’autre et c’est d’ailleurs ce qui fait la beauté de notre sport favori.

Dimanche matin, le signal de départ fut donné par la bouche d’un canon Howitzer 105 à 9h00 AM précises. La ligne de départ se trouvait au même endroit que celle du marathon en mai, sauf qu’au lieu de bifurquer immédiatement à gauche et ainsi courir devant le Parlement, l’on tournait à droite pour ensuite s’élancer, direction sud, sur la Promenade du Colonel By, le long de la rive est du beau Canal Rideau. On nous offrait donc un très beau parcours, essentiellement plat, où chacun pouvait espérer un bon temps, voire un « personal best » puisqu’en outre, la température légèrement fraîche s’avérait idéale.

Ainsi, la caravane de coureurs longeait le Canal Rideau vers le campus de l’Université Carleton pour ensuite effectuer une boucle un peu plus au sud et « remonter » finalement l’autre rive du Canal pour franchir le fil d’arrivée. Tout au long du parcours, les nombreux bénévoles aux tables d’approvisionnement ou aux intersections, nous transmettaient leurs encouragements sans retenue. Merci à eux!

Au terme de cette odyssée, les 2909 finissants ont reçu une médaille inspirée du «dog tag » typique de l’armée et ont pu se sustenter tout en se réchauffant avec une couverture de papier aluminium. Le premier arrivé a franchi la distance en 1h12 et la première dame, en 1h22. Le dernier participant rentrait au bercail après un séjour de 4h21 sur le bitume. Mon résultat tout juste quelques secondes sous 1h29 n’augure pas si mal pour mon prochain marathon deux semaines plus tard. Mission accomplie en ce qui me concerne!

Quant à l’événement, l’organisation pouvait également déclarer : mission accomplie! En effet, près de 7000 participants ont participé aux 2 épreuves au programme, établissant ainsi un record canadien de participation pour un événement inaugural de ce type. J’ose souhaiter qu’un marathon, ou un 30 km, complètera éventuellement le programme. En attendant, j’ose une critique constructive : repenser la gestion de la consigne des bagages puisqu’en raison du « timing » des 2 courses, le dépôt des bagages des coureurs du 21 km coïncidait avec le retrait des bagages pour les coureurs du 5 km, ce qui créa un peu d’engorgement (et d’énervement) à quelques minutes du départ.

Pour terminer sur une note gastronomique (une première en ce qui me concerne), je vous recommande un superbe hamburger « artisanal » (avec frites bien sûr) chez The Works sur la rue Bank tout juste au sud de l’autoroute 417. De quoi refaire le plein de calories en prévision de la prochaine course.

Marc Dagenais

Marathon des Deux-Rives 2008

Lundi, 1 septembre 2008, par mdagenais

Marathon des Deux-Rives 2008

Un marathon historique et caniculaire

Le 24 août 2008 avait lieu la 11e édition du Marathon des Deux Rives qui, ainsi que l’affirme son site internet (www.couriraquebec.com), est devenu l’événement sportif international le plus important de la région de Québec et l’un des plus courus (c’est le cas de le dire) au pays. Après avoir célébré ses 10 ans de très belle manière l’an dernier, la présente édition s’annonçait également exceptionnelle compte tenu des célébrations du 400e anniversaire de la fondation de Québec qui ont maintenu la Vieille Capitale en effervescence tout l’été. Bref, le genre de truc à ne pas manquer !

Pour ma part, c’était l’adage « jamais deux sans trois » qui s’appliquait et je revenais avec mon épouse et ma joyeuse « gang » du club de St-Bruno pour la 3e fois (et mon 8e marathon). Nous sommes arrivés au lendemain du méga-spectacle de Céline Dion sur les Plaines d’Abraham et, pas d’erreur, c’est bien à Québec que « ça se passe » cet été ! Trottoirs et rues sont bondés de gens qui semblent drôlement apprécier leur séjour. La température est agréable et l’humeur joyeuse sous un soleil radieux, si bien qu’après avoir récupéré mon « kit du coureur » au Salon de l’activité physique (Centre des Congrès), j’ai écourté ma sieste afin de profiter de l’ambiance festive à l’intérieur des remparts.

Tôt le lendemain, les coureurs avaient le privilège d’emprunter le traversier pour se rendre au point de départ à Lévis, de l’autre côté du fleuve St-Laurent. En effet, rappelons que le caractère distinctif du parcours réside dans le fait que près de 75% de l’action se déroule le long de ce cours d’eau en débutant sur sa rive sud. Cette traversée ajoutait un certain cachet et fut appréciée de tous, y compris l’équipage qui a demandé aux coureurs de se regrouper pour une photo souvenir ! Aussi, lors de ce court périple est apparu le premier indice signalant que la « journée de travail au bureau » allait être difficile : on ne sentait même pas de brise fraîche matinale !

Outre le marathon, les autres distances habituelles figuraient au programme dont le demi-marathon. Dans le cadre du 400e anniversaire, l’organisation avait prévu une épreuve fort originale dite « marathon des familles souches » où plusieurs membres d’une même famille parcouraient la distance à relais. Les départs du marathon et du demi avaient lieu à 8h30 AM et, si le réchauffement planétaire persiste, il faudra bien envisager 8h00 ou même 7h30 éventuellement.

Avec le marathon « familles souches » et la réapparition du transport en traversier, l’organisation nous réservait une autre nouveauté : la portion Lévisienne du parcours s’est passablement améliorée avec les premiers kilomètres sur les hauteurs de la ville nous offrant de beaux points de vue, dont 3 kilomètres sur une piste cyclable avec vue sur la Chute Montmorency, le fleuve et sa rive nord. Je rappelle par ailleurs que les bornes de kilométrage sont placées en ordre descendant, indiquant la distance qu’il reste à parcourir (personnellement, ça me plaît, mais je sais que l’idée ne fait pas l’unanimité).

Après le 9e kilomètre, le parcours rejoignait les berges du fleuve à l’endroit habituel où les coureurs pouvaient contempler les bâtiments historiques de la Vieille Capitale et son Château Frontenac trônant au sommet du Cap Diamant. Quel spectacle ! Je rappelle que la revue Runner’s World (édition de janvier 2007) considère ce marathon comme l’un des dix qu’il faut courir dans sa vie.

Pour ma part, je ne me lasse pas de courir les 2 rives du fleuve tant le panorama qui défile à côté de nous est magnifique. Par contre, j’aurais bien aimé être dispensé du pénible cocktail chaleur-humidité qui nous a accompagnés tout au long du parcours. La traversée du vieux pont de Québec s’est avérée le seul moment où l’on a pu se rafraîchir un peu avec la brise. Avec environ 10 kilomètres à faire, sur un boulevard Champlain sous un soleil de plomb vers 11h10, j’ai décidé d’employer une variante personnelle de la méthode Galloway, à savoir : marche de moins de 100 mètres à tous les 500 à 800 mètres. La recette m’a permis de terminer calmement, sans trop de problèmes. Nous étions d’ailleurs très nombreux à tester nos variantes personnelles de ladite méthode.

À l’arrivée, près de l’Espace 400e dans le Vieux-Québec, l’organisation avait installé un large et flamboyant tapis rouge pour les derniers 50 mètres (je crois) avant le fil d’arrivée, sans doute une façon d’indiquer à chaque finissant qu’il était la vedette de cette journée. Pour ma part, j’ai drôlement apprécié cette surprise et je ne suis pas près de l’oublier. Aussi, la médaille (mon dada) était plus belle que celle de l’année précédente, c’est tout dire !

Nous furent ainsi 1105 marathoniens (dont 8 du club) et 1855 demi-marathoniens (5 du club) à défiler sur le tapis rouge, comme des Stars, le premier marathonien après 2h23 de labeur et le premier demi-marathonien après 1h07. Je salue très respectueusement Nathalie Goyer, championne des 3 années précédentes, qui a terminé l’épreuve avec courage et prudence après un bien malheureux malaise survenu 3 petits kilomètres avant la fin, ce qui a permis à sa poursuivante de remporter la palme chez les dames en 3h10.

Malgré avoir ajouté 10 minutes à mon meilleur temps avec 3h26, je suis très heureux de l’expérience; d’ailleurs, toute ma « gang » était bien satisfaite aussi malgré des temps plus élevés pour tous. L’histogramme figurant à l’endroit pertinent du site (www.marathonguide.com) indique que la majorité des coureurs ont terminé la course entre 4h00 et 4h30. Je rappelle que le temps réalisé à Québec peut servir de qualification pour Boston.

Les journaux de Québec du lendemain n’ont pas manqué d’écrire sur les conditions climatiques difficiles et faire part des nombreux cas de déshydratation (on a rapporté qu’environ 90 coureurs avaient dû être soignés et certains hospitalisés). Des résidents de la rive sud avaient d’ailleurs sorti leur boyau d’arrosage pour asperger ceux qui le souhaitaient. De plus, la journée fut malheureusement assombrie par le décès d’un marathonien, pourtant très en forme et ayant déjà complété Boston. Il s’agit là d’un avertissement à l’effet que notre sport chéri comporte tout de même de sérieux risques dont nul n’est à l’abri.

Enfin, il convient ici de remercier l’organisation pour les très belles surprises et la qualité de l’événement qui nous incitent à y revenir. La logistique est toujours réglée au quart de tour et la 11e édition fut un succès avec plus de 6000 participants pour l’ensemble des épreuves, en nette hausse par rapport aux 4500 de l’année précédente. Environ 200 coureurs de France ont participé, dont un digne représentant qui transportait sur ses épaules une grande structure gonflable de la Tour Eiffel. Finalement, un gros merci aux nombreux bénévoles qui, eux aussi, ont dû supporter la chaleur !

Marc Dagenais

Boston 2008

Lundi, 21 avril 2008, par mdagenais

Boston 2008

Boston, LE marathon

Nul besoin de titre élaboré tant l’association du nom « Boston » au mot « marathon » est évocatrice. Le 21 avril dernier, j’ai eu l’immense privilège de participer à la 112e édition de cette course mythique et ce fut une expérience tout à fait extraordinaire qui n’est pas près de s’effacer de ma mémoire. Les mots qui suivent ne sauront suffire à exprimer l’indicible joie d’avoir couru cette belle route sinueuse, ce parcours chargé d’Histoire, d’émotions fortes, d’efforts acharnés, de sueur et… de verres de Gatorade!

Au privilège de pouvoir partager la même voie que les illustres Gérard Côté, Jacqueline Gareau, Clarence DeMar, Bill Rodgers, Joan Benoît et tutti quanti, s’ajoutaient ceux d’être accompagné de mon épouse et de voyager avec le groupe organisé de Pierre Bourassa. Ce « gentlemen runner » qui en était à son 117e marathon (vous avez bien lu!) sait vraiment y faire en termes d’organisation. Généreux de sa personne, simple et bon vivant, il a su bien prendre soin de ses ouailles et faire en sorte qu’ils aient pu se concentrer sur la course elle-même, les aspects logistiques étant réglés de main de maître. J’en profite pour lui réitérer l’expression de mon éternelle reconnaissance.

Comme l’indiquait La Presse le 20 avril dernier, le Marathon de Boston est mythique. Lancé en 1897 dans la foulée du premier marathon olympique moderne tenu l’année précédente, il s’agit du plus ancien marathon à avoir lieu sur une base annuelle (le plus ancien étant bien sûr la course légendaire de Phidippidès). Les coureurs voulant y participer doivent obligatoirement avoir terminé un autre marathon au préalable à l’intérieur d’un temps prescrit en fonction de l’âge et du sexe. Par exemple, avec 45 printemps, je dois courir la distance en moins de 3h30. Boston fait par ailleurs partie des 5 marathons dits « Majors » avec Berlin, Chicago, Londres et New York.

Nous avons donc quitté Montréal tôt samedi matin, le 19 avril pour la ville natale de Benjamin Franklin (1706-1790), célèbre homme d’État et inventeur du paratonnerre. Dans notre autobus, l’ambiance était d’ailleurs électrique tant le courant entre les passionnés de la course passait bien. Quelle ambiance ! Tous avaient hâte au Jour J et partageaient d’intéressantes anecdotes de course. Le ton était donné pour le reste du week end. Mon épouse, une non-initiée de notre « secte », nous écoutait avec amusement et constatait que je ne suis pas le seul dépendant de cette bonne et douce « drogue » de la course à pied.

Nous étions une soixantaine à bord et avons pu lire, en primeur, un article à paraître dans l’édition de La Presse du lendemain (section Sports, page 8) sur la participation de 251 coureurs Québécois au marathon de Boston cette année. En effet, le directeur des sports de ce quotidien, Jean-Pascal Beaupré, et son épouse étaient des nôtres. L’article présentait aussi un des coureurs d’élite au Québec, Louis-Philippe Garnier, également de notre groupe. Vraiment, ce périple débutait sur la bonne note!

De notre club, Ghislaine Beaulieu, Marcel Giroux et votre serviteur se trouvaient à bord de l’autobus, de même qu’Orysia Krucko qui avait décidé de nous accompagner. Sandra Girard, Mary-Elizabeth Jones, Odile Ouellet, Marc Lavoie, Robert Gemme et Daniel Girouard voyageaient par leurs propres moyens. Le CCRMSB était très bien représenté.

Arrivés tôt en après-midi, nous sommes allés à l’Expo-Santé quérir notre dossard, puce électronique et chandail technique à l’effigie du marathon. L’événement avait lieu au Hynes Convention Center et tout était vraiment « BIG », comme les « Amââricains » aiment faire les choses. Compte tenu du nombre de participants à ce prestigieux marathon, il y avait foule et cela prenait de longues secondes pour passer d’un kiosque à l’autre.

Je me suis laissé tenter par de nombreux items de marchandise aux couleurs du marathon 2008, et j’ai également eu le plaisir de jaser avec le grand responsable du marathon de Montréal pour constater à quel point il s’avère ardu pour lui de négocier avec les autorités de la ville de Montréal et de la Régie des Installations Olympiques. Il semble que ces gens décidément peu coopératifs ignorent à quel point tout marathon d’envergure peut entraîner de belles retombées pour sa ville-hôte. Ailleurs, M. Hoyt, cet ex-Marine qui participe à des marathons et des « Ironman » en transportant son fils handicapé, était présent pour dédicacer son livre et je fus très ému de lui serrer la pince.

Après plus de 3 heures dans cette foire, nous sommes rentrés à l’hôtel Midtown, un établissement à prix modique situé tout près de l’arrivée du marathon et que Pierre avait « trouvé » l’année précédente. Le restaurant où nous soupions ce samedi disposait de 3 écrans de télévision, dont deux montraient un match de baseball et l’autre le 6e match de la série Bruins-Canadiens ! Comme quoi les priorités sportives diffèrent d’une ville à l’autre.

Le dimanche fut consacré à la visite de cette très belle ville, les incontournables étant le beau parc public Boston Common, Faneuil Hall (qui fut témoin de nombreuses rencontres menant à l’Indépendance) et Quincy Market. Le soir venu, nous sommes allés au souper de pâtes qui se tenait à l’Hôtel de Ville, un immense édifice de type « bunker » qui jure autant dans son environnement que notre Palais de Justice dans le Vieux-Montréal.

Ce pasta dinner ne s’est pas avéré le clou de la journée parce que nous étions éparpillés un peu partout dans ce temple du béton et le choix de nourriture n’était pas très varié. Je dois cependant admettre que gérer un si grand nombre de convives demandait tout de même beaucoup d’organisation. Avec une bonne dose de Taylorisme appliquée au processus, tout s’est bien déroulé et les jeunes bénévoles ont su nous servir une bonne rasade d’enthousiasme.

Pour le grand jour, Pierre avait vu à ce que nous puissions utiliser notre propre autobus pour se rendre au point de départ dans la petite ville d’Hopkinton. Ainsi, nous avons pu y relaxer et faire nos derniers préparatifs en tout confort. Au moment opportun, nous avons quitté notre abri pour traverser un « Village des Athlètes » improvisé sur le terrain d’une école secondaire, remettre nos effets dans les autobus qui les apporteront à la ligne d’arrivée et nous rendre dans nos enclos (« corrals ») respectifs pour attendre le départ. On ne pouvait s’empêcher de constater à quel point, après toutes ces nombreuses dizaines d’années d’expérience, la logistique était réglée au quart de tour.

Et il fallait bien une solide organisation pour si bien gérer la présence envahissante d’environ 25 000 coureurs fébriles dans une petite ville. On avait donc prévu 2 vagues de départ, soit les dossards 1 à 13 999 qui s’élançaient à 10h00 et les autres à 10h30, pour éviter un trop grand engorgement lors des premiers kilomètres. Ces deux vagues étaient divisées en groupes de 1 000 coureurs, chacun dans son « corral » selon l’ordre de vélocité. En effet, comme les numéros de dossard étaient attribués en fonction du temps de qualification utilisé par les coureurs (par exemple, mon dossard no 8315 correspondait à mon temps de 3h19 fait à Québec), le premier « corral » contenait les coureurs aux dossards 1-999, le second contenait les dossards 1 000-1 999, et ainsi de suite, le tout devant permettre un déploiement plus harmonieux du peloton.

Après l’hymne national et le passage rapide de deux chasseurs dans le ciel, survint le moment tant attendu du départ. Naturellement, à ma hauteur, il m’a fallu environ 3 minutes pour me rendre à la ligne de départ… et environ 3h30 pour parvenir à celle de l’arrivée. Le ciel était nuageux et la température d’environ 12 Celsius, soit de bien meilleures conditions que l’année précédente. Le soleil est apparu progressivement au fil des kilomètres et le mercure a donc grimpé quelque peu; heureusement qu’une légère brise nous rafraichissait par moments.

Le parcours est à peu près linéaire et débute en milieu rural sur une route bordée d’arbres. Déjà, la foule y est très nombreuse et enthousiaste. La principale difficulté des 10 premiers kilomètres consiste à ne pas se laisser emporter trop vite par l’entrain des autres coureurs et, surtout, ne pas se faire piéger par une topographie plutôt descendante. Mon plan était de me garder des réserves pour bien affronter les 4 côtes de Newton entre les 26e et 32e kilomètres (dont la fameuse « Heartbreak Hill »).
On m’avait parlé de ces filles du collège Wellesley qui s’excitent et crient à tue-tête peu avant le passage au 21e kilomètre. Eh bien, ce n’est point une légende urbaine! On pouvait même entendre la clameur au loin. Quelle ambiance frénétique! Quel bruit assourdissant! La foule du Centre Bell peut bien se rhabiller. Wow! Plusieurs de ces jeunes dames tenaient des pancartes indiquant « marry me », « kiss me » et autres suggestions originales. Toutes s’étiraient au-dessus des barrières pour un « high five ». Je ne vivrai pas assez vieux pour oublier ce passage en mi-parcours, ni cette petite tape sur le postérieur par l’une d’elles! J’ai distribué davantage de « high five » au long du parcours qu’au cours du reste de mon existence.

Car il y avait foule tout le long des 42,2 km du parcours et très peu d’endroits dépourvus de supporters. Étant plus habitué aux parcours où les spectateurs se font plutôt rares, je suis à court de mots pour bien exprimer la sensation extraordinaire d’être encouragé par une foule si nombreuse, si enthousiaste et démonstrative, et pour une si longue durée. L’énergie de ces foules m’a littéralement transporté.

Finalement, les collines de Newton ne me sont pas apparues si redoutables; j’ai même trouvé Heartbreak Hill relativement facile en ne forçant pas trop la note. Sans doute que le tempo modéré que j’ai adopté en première moitié de course y était pour quelque chose. Tous n’ont certes pas eu cette même impression puisque les marcheurs étaient nombreux à cet endroit. De l’autre côté, le parcours redevient descendant en majeure partie jusqu’à l’arrivée au centre-ville de Boston, près de la Tour John Hancock.

Mes efforts ayant été bien dosés auparavant, les 10 derniers kilomètres furent agréables et j’ai senti mon sourire réapparaître dès que l’immense enseigne CITGO indiquant le 25e mille s’est signalée à l’horizon. Par la suite, je voyais se dresser les édifices Prudential et John Hancock et sentais la fin approcher. Lors des 4-5 derniers kilomètres, la foule devenait encore plus compacte et bruyante, dans un véritable débordement d’enthousiasme et une orgie d’encouragements. Les dernières foulées ont été tout simplement magiques et la traversée sous l’immense arche bleue de l’arrivée restera imprimée longtemps en mémoire.

Et c’est là que la qualité de l’organisation entre de nouveau en jeu. Quelle logistique bien huilée! Les coureurs étaient accueillis par un dispositif impressionnant de bénévoles qui les dirigeaient vers les tables d’eau, puis vers les endroits où l’on remettait à chacun une couverture métallique, une belle médaille et un goûter, et ensuite vers les autobus contenant les effets personnels. Les reflets du soleil sur les très nombreuses couvertures métalliques offraient une image saisissante.

Tout au long de ce processus, les bénévoles se donnaient la peine de nous applaudir, comme pour nous faire plus facilement réaliser ce que nous venions tout juste d’accomplir. Wow! Je n’en reviens pas encore. Quel beau marathon! Je pense d’ailleurs qu’il s’agit de la conclusion partagée par la majorité des 21 963 coureurs ayant franchi le fil d’arrivée, le premier en 2h07 et le dernier en 7h41. Notre ami Louis-Philippe a réussi à se classer 10e dans son groupe d’âge, et 62e au total, une très belle performance dont il est très heureux. M. Hoyt et son fils ont terminé en 4h07 et un certain ex-champion cycliste en 2h50.
À l’initiative de Pierre, la presque totalité de notre groupe s’est retrouvée en soirée pour un bon souper. Encore une fois, l’heure était aux échanges d’anecdotes. Les sourires sur les visages en disaient long et plusieurs arboraient leur belle médaille. Heureux et fourbus, nous avons également célébré la victoire de notre équipe de hockey. Nous sommes rentrés au Québec dès le lendemain au terme d’un séjour plutôt bref mais combien intense et enrichissant.

Marc Dagenais

Choisir des espadrilles pour la course

Dimanche, 13 avril 2008, par lesmedias

Francois Lecot à TVA

Interview avec François Lecot à l’émission J.E. à TVA.

Avril 2008. 6 minutes.

Le jogging et une activité qui demande très peu d’investissement financier et qui peut se pratiquer n’importe où dans presque toutes les conditions. Le seul achat important pour débuter est une bonne paire d’espadrilles au coût d’environ 100$. Cela constitue l’élément de base sur lequel il ne faut pas lésiner. Afin de faire un choix éclairé l’émission d’affaires publiques J.E. a consacré une chronique sur le sujet, le 18 avril dernier, avec l’expert en la matière François Lecot.

Around the Bay – Hamilton 2008

Dimanche, 30 mars 2008, par mdagenais

Around the Bay, Hamilton 2008

Rendez-vous avec l’Histoire

Par un dimanche ensoleillé mais frisquet le 30 mars dernier, avait lieu la 114e édition (vous avez bien lu!) de la course Around the Bay (www.aroundthebayroadrace.com), Cette course d’âge vénérable est disputée en la ville très industrielle de Hamilton, située à l’extrémité ouest du Lac Ontario, à proximité de Toronto. Cet événement historique existe depuis 1894, soit 2 ans avant le marathon de Boston, et revendique le titre de plus ancienne course en Amérique du Nord.

L’épreuve principale de cet événement est une course de 30 km à laquelle s’ajoutaient une épreuve de 5 km, des courses à relais (en 2 ou 3 étapes) sur le parcours de 30 km et un volet marche. Avec un maximum de 5 500 participants inscrits au 30 km, soit le plus haut total à ce jour, l’événement-phare se déroulait à guichets fermés. Le nombre d’inscrits à toutes les épreuves atteignait 8 300, en hausse d’un millier par rapport à l’année précédente. Vu les bourses offertes, un petit contingent de Kenyans et autres élites y participaient.

C’est lors de l’Expo-Santé du Marathon des Deux Rives à Québec l’an dernier, que Laurent Jugant, Gilles Cadotte, Stéphane Lachapelle et moi avions décidé d’y participer. Par la suite, Daniel Lamontagne s’est joint à nous ainsi qu’une copine de Laurent. Pour l’occasion, nous avons loué une fourgonnette pour voyager tous ensemble. L’atmosphère de rigolade dans le véhicule s’est avéré un antidote efficace à la platitude de l’autoroute 401 entre Montréal et Toronto et a même donné lieu à des échanges enrichissants qui ont rendu le voyage très agréable. Gilles soulignait que ces moments privilégiés sont un « petit hymne à la Vie ».

Nous étions partis très tôt samedi matin de St-Bruno afin de ne pas arriver en retard pour retirer nos dossards à l’Expo-Santé (Health & Fitness Expo). Celle-ci avait lieu au Copps Coliseum, domicile depuis 1996 du club de hockey des Bulldogs, le club école du Canadien de Montréal. Cet édifice de 17 500 sièges construit en 1985, fut ainsi nommé en l’honneur de l’ancien maire Victor K. Copps qui présida aux destinées de Hamilton durant 14 ans. Il est également père de Sheila Copps, ex-membre du notoire « Rat Pack » libéral fédéral et ancienne ministre du Patrimoine qui s’était fait connaître avec sa distribution « a mari usque ad mare » de petits drapeaux unifoliés. D’après les quelques informations trouvées sur le web, M. Copps aurait souffert d’une sévère crise cardiaque lors de la course Around the Bay en 1976, ce qui l’amena à se retirer de la vie publique. Je présume qu’il n’était pas spectateur mais j’ignore s’il participait à l’épreuve du 30 km ou du 5 km…

Bon, assez pour le cours d’histoire (il s’agit tout de même d’une course historique, rappelons-le) et revenons à l’Expo-Santé peuplée de très nombreux coureurs enthousiastes et fébriles qui avaient investi ce colisée Copps. J’aime beaucoup me retrouver avec mes semblables de l’espèce homo runningus pour récupérer mon dossard et le désormais incontournable chandail aux couleurs de l’événement. Cette fois-ci, nous recevions un beau chandail technique à manches longues qui arbore fièrement l’inscription « Older than Boston » à l’endos. C’est qu’ils y tiennent à leur préséance!

L’Expo-Santé est non seulement un endroit pour assouvir nos besoins de magasinage d’articles spécialisés, mais souvent un lieu de rencontre avec des gens intéressants. Nous avons d’ailleurs eu le plaisir de nous entretenir avec M. Denis Therrien, le maître d’œuvre du Marathon des Deux Rives à Québec, qui nous a fait réaliser toute la complexité de l’organisation d’un tel événement et tous les efforts d’équipe que cela exigeait. Ailleurs, au kiosque présentant une course organisée pour la St-Patrick, notre ami Gilles a reçu un chapeau haut de forme arborant le trèfle irlandais et les couleurs de la bière Guiness après avoir fièrement exhibé sa médaille (qui traînait dans ses poches, imaginez-vous) du demi-marathon de la St-Patrick à la dame qui tenait ce kiosque.

Je m’en voudrais d’oublier de mentionner que le restaurant (de pâtes, quoi d’autre) qui nous avait été recommandé pour le lunch par une bénévole de l’Expo-Santé, était fermé par ordonnance de l’autorité pertinente en santé publique pour cause d’insalubrité ! Bah, nous sommes allés à l’hôtel déguster un spag trop cuit à 25$. Heureusement, le souper aux pâtes était un peu mieux.

Le lendemain, le départ du 30 km avait lieu tout près du fameux colisée à 9h30, soit à une heure un peu plus tardive qu’à l’accoutumée. Puisque nous étions nombreux et plutôt serrés derrière la ligne de départ et les élites, un système d’enclos (« corrals ») aurait été bienvenu. Quoiqu’il en soit, le soleil et la bonne humeur étaient à ce rendez-vous avec l’Histoire. Le mercure affichait un degré Celsius sous zéro au départ avec un vent d’est de 30 km/h; la température s’est réchauffée à deux degrés au-dessus de zéro à l’arrivée.

Et c’est le départ ! Après les quelques centaines de mètres dans le centre-ville, les premiers 8-9 kilomètres traversaient essentiellement des quartiers typiquement ouvriers, un paysage urbain plutôt banal mais rien de surprenant puisque Hamilton est la ville des grandes aciéries. Il n’y avait aucune trace de cette baie qui donne son nom à la course avant le 12e kilomètre.

Du 12e au 17e km, le parcours est situé sur une petite bande de terre séparant la fameuse baie (que l’on devine plus qu’on ne voit) du Lac Ontario (que l’on aperçoit quelques fois entre les maisons). Sur l’artère nommée Beach Boulevard se trouvait la « Tin Pan Family » qui nous encourageait en frappant sur un assortiment assez varié de chaudrons et casseroles. Plutôt sympathique! Après le 15e kilomètre, nous traversons un pont métallique au-dessus de l’écluse menant du lac à la baie (qu’on a très peu vue jusque là).

C’est entre les 8e et 15e km que nous dépassions les marcheurs. Malgré quelques groupes qui prenaient de l’espace, la grande majorité fut assez disciplinée, Je dois noter cependant que je trouve leur présence un peu spéciale. Ça ne me dérange pas vraiment, mais…

À Burlington, à partir du 18e km, le vrai travail commence avec une succession de petites côtes et quelques descentes assez raides, ce genre de descente que j’ai toujours de la difficulté à gérer, contrairement à Gilles qui plane à grande vitesse. Sur North Shore Boulevard, le décor présente un contraste assez frappant avec les faubourgs ouvriers alors qu’on traverse un quartier plutôt cossu, particulièrement les magnifiques demeures riveraines. Ce n’est sans doute pas un hasard si l’on trouve ici les meilleurs points de vue sur la fameuse baie.

Je savais qu’une bonne côte nous attendait après le 25e km, mais j’ignorais qu’il y en avait plusieurs avant. En appuyant un peu trop sur l’accélérateur entre les 5e et 18e km, j’ai donc payé le prix. La côte susmentionnée était immédiatement précédée d’une descente que j’ai trouvée horrible. Pour ajouter au supplice, on pouvait apercevoir le tracé de cette montée dès l’arrivée en haut de la descente préalable, pour mieux apprécier toute la puissance de l’instrument de torture quelques minutes avant de le subir. Du plaisir pur jus!

L’énergie ainsi sapée et le moral aux talons, je me suis par la suite traîné jusqu’au fil d’arrivée. Oh que cela n’augure pas bien pour le marathon de Boston trois petites semaines plus tard! L’idée d’y renoncer m’a traversé l’esprit à quelques reprises depuis. On verra bien…

Toute bonne chose ayant une fin, cette côte s’avérait la dernière et le reste du tracé était plat puis légèrement descendant vers le centre-ville. En d’autres circonstances et dans un autre état d’esprit, j’aurais trouvé bien drôle ce personnage de la Faucheuse qui nous taquinait au 28 km en plein milieu du boulevard. Nous avions aussi un très beau point de vue sur la baie, mais je n’étais plus vraiment en mesure de l’apprécier. Dommage!

Quoiqu’il en soit, l’arrivée se trouvait à l’intérieur du colisée Copps, au beau milieu de l’amphithéâtre. Avec plusieurs spectateurs dans les gradins, il y avait certes de l’ambiance. Je trouve qu’une finale dans une enceinte sportive, à l’instar du marathon qui finit dans le Stade Olympique de Montréal, ajoute un petit quelque chose intéressant. De plus, avec ce temps frisquet et venteux de l’année, il fait bon se trouver à l’intérieur.

Les médailles remises aux participants terminant l’épreuve (mot bien choisi en ce qui me concerne) étaient divisées en trois catégories : l’or pour les coureurs terminant en moins de 2h et les coureuses en moins de 2h15; l’argent pour moins de 2h15 (coureurs) et de 2h30 (coureuses); et le bronze pour tous les autres. À noter que c’est le temps officiel (« gun time ») et non réel (« chip time ») qui est utilisé.

Je m’étais mis en tête d’aller chercher l’argent et cet empressement m’a joué un vilain tour. En me traînant après la côte, je me suis donc contenté de finir en 2h18:31. Plus méthodiques et constants, Gilles (7e dans sa catégorie d’âge) et Daniel ont enregistré 2h16:03 et 2h17:51 respectivement. Laurent a réalisé un temps magnifique, si bien qu’il ne lui manquait que 29 petites secondes pour décrocher l’or. Stéphane nous suivait en 3h10 en pleine forme. Nonobstant mon résultat personnel, je trouve intéressante l’idée de catégoriser les médailles. Évidemment, j’aurais préféré que l’argent couvre un intervalle de 30 minutes plutôt que 15…

Pour les autres statistiques, le premier coureur franchissait la ligne d’arrivée en 1h33 et la première femme en 1h48. Le premier Québécois, Louis-Philippe Garnier, terminait en 1h45. Le 4 427e coureur fermait la marche en 4h56.

Tout compte fait, il s’agissait d’un très bel événement, bien organisé et sympathique. J’y reviendrai sans doute un jour. Je crois qu’il devrait exister davantage de courses de 30 km puisqu’il s’agit d’une distance qui représente un bon défi (bien plus qu’un demi) sans toutefois être aussi exténuante qu’un marathon. En outre, comme le soulignait Stéphane avec justesse et humour, « lorsqu’on frappe le mur, on est arrivé ! ».

Demi-Marathon de la St-Patrick – 2008

Samedi, 15 mars 2008, par mdagenais

À la soupe aux citrouilles St-Patrick, Gilles !

Demi-Marathon de la St-Patrick

Le samedi 15 mars dernier avait lieu le 7e demi-marathon de la St-Patrick organisé par le Club Coureurs Boréal. N’ayant malheureusement pu y participer, j’ai donc recueilli les impressions de Gilles Cadotte et suis allé voir les résultats sur le site web du club : www.borealclub.net.

Le parcours, situé entièrement sur l’Ile Bizard, s’est avéré difficile puisqu’environ 40% de celui-ci se trouvait sur une surface enneigée, dont approximativement 2 km et demie dans la neige folle. Il était donc ardu de prendre, et surtout de maintenir, un rythme de course constant. Par conséquent, il ne s’agit pas nécessairement d’une course idéale pour améliorer son temps sur la distance de 21.1 km. Heureusement, mis à part quelques bosses, le tracé était dénué de relief.

Pour les statistiques, le premier finissant a terminé avec un temps de 1h14 et la première dame, ANDRÉE PAQUET, terminait en 1h26 (8e rang général), suivie immédiatement par Michel Bibeau (1h27). Sa performance lui a d’ailleurs valu une bourse de 120$ en bons d’achat (dont les pieds de son chum vont profiter). Gilles est arrivé en 2e position dans son groupe d’âge (1h40) et était bien content de sa belle médaille arborant le fameux trèfle à 4 feuilles, symbole par excellence de cette fête irlandaise. La dernière participante (119e au total) fermait la marche en 2h48.

Outre sa médaille, notre Gilles a particulièrement apprécié le repas d’après-course et particulièrement le choix de 3 succulentes soupes maison !!! Son œil de lynx a aussi constaté que le parcours était trop long de 140 mètres…

L’an prochain, il faudrait bien aller à la soupe !

Marc Dagenais

Fête du Montréal Intérieur et Souterrain – 2008

Dimanche, 24 février 2008, par mdagenais

Courir sous terre, LE remède au blues de l’hiver!

Courir sous terrePour une troisième année consécutive, le centre-ville de Montréal fut témoin d’une course à pied plutôt originale et UNIQUE AU MONDE. Le superbe temps ensoleillé qui régnait à l’extérieur en ce dimanche 24 février 2008 s’était manifestement infiltré à l’intérieur des murs où 936 coureurs enthousiastes participaient à la brève mais effrénée course de 5 km de la Fête du Montréal Intérieur et Souterrain (www.montrealenlumiere.com). Cette année, la limite du nombre de participants était haussée à 1000, comparativement à 700 l’année précédente et 500 en 2006.

Cette course, organisée de main de maître par Vélo Québec Événements (www.velo.qc.ca), offrait un parcours visitant les corridors des boutiques, stations de Métro et autres couloirs ou passages de ce qu’il convient de désigner comme étant le plus vaste réseau piétonnier intérieur et souterrain au monde (rien de moins!). En effet, depuis sa création autour de la Place Ville-Marie en 1962, ce réseau n’a cessé de s’étendre pour atteindre aujourd’hui 30,7 km, dont la moitié sous terre. Aucune autre ville ne possède un réseau aussi vaste !

Le réseau relie pas moins de 113 édifices du centre-ville, dont plusieurs « landmarks ». Une partie de celui-ci a donc servi de décor à ce véritable cross-country urbain qui comportait de nombreuses montées, descentes et courbes assez raides à négocier. En effet, outre les très nombreux virages serrés et passages étroits de certains couloirs, le tracé était pimenté de nombreux escaliers offrant aux coureurs plus d’un millier de marches à monter et à descendre, la principale difficulté étant de les descendre une par une pour observer le règlement tout en évitant de ralentir indûment.

Compte tenu du contexte hivernal québécois, les coureurs avaient le grand plaisir de disputer une épreuve de course à pied en tenue estivale. Il s’agit certes d’un changement drastique avec les autres épreuves de cette saison, particulièrement le Demi-marathon Hypothermique tenu la semaine précédente (16 février) sous une température de moins 19 degrés Celsius… et plusieurs couches de vêtements !

De plus, pour quelqu’un comme moi qui travaille au centre-ville, quoi de plus amusant que de parcourir à grande vitesse les allées étroites longeant les multiples boutiques et quais de métro, et traversant les foires alimentaires et halls d’entrée d’édifices à bureaux. Les coureurs ont littéralement pris possession du centre-ville pour vivre une belle aventure, le temps d’une matinée. Depuis, la faune habituelle a repris possession des lieux et personne n’aurait l’idée saugrenue de refaire le même exercice cette semaine sur l’heure du lunch !

Fait à noter, la file d’attente du départ (donné à 8h30 AM) était divisée de manière à placer les participants en fonction de leur propre estimation du temps pour parcourir les 5 km, et un départ individuel intervenait à toutes les 3 secondes (évitant un « stampede » dans d’étroits couloirs). Le même stratagème avait été utilisé les deux éditions précédentes avec succès, malgré les quelques inévitables « tricheurs » qui se sont placés trop à l’avant et par conséquent ont ralenti les plus rapides à quelques endroits dans le premier 800 mètres. Quoiqu’il en soit, le gagnant compléta l’épreuve en 18 min. 38 s. et la première femme en 20 min. 20 s., soit deux nouveaux records pour l’épreuve. Mon modeste 23e rang sur un total de 936 participants (5e dans mon groupe d’âge) avec 21 min. 53 s. m’a comblé malgré les 12 secondes qui me séparaient du bronze dans mon groupe d’âge (40-49).

Enfin, lors du goûter d’après-course à l’intérieur de l’immense atrium du Complexe Desjardins, il m’a semblé que tous avaient apprécié leur expérience au plus haut point et les nombreux sourires en disaient long. Tout cela ne m’a guère surpris vu le caractère unique de cet événement qui avait lieu dans un endroit tout aussi unique. Vivement à l’an prochain !

Marc Dagenais

Marathon de Toronto 2007

Samedi, 17 novembre 2007, par mdagenais

Marc au Marathon de Toronto, octobre 2007

Je l’exprime d’emblée : je n’ai jamais beaucoup aimé Toronto et particulièrement son immense aéroport qui rappelle un peu l’échec de Mirabel et par lequel j’ai trop souvent été obligé de transiter, sa communauté de banquiers et avocats d’affaires qui semblent perpétuellement dégager cet insupportable sentiment (pour les autres) de trôner au sommet du monde et ses équipes professionnelles de hockey et football qui prennent un malin plaisir à vaincre les nôtres. De plus, j’ai toujours eu l’impression que les gens n’y vivaient que pour travailler intensément, amasser beaucoup d’argent et le dépenser tout aussi intensément afin d’en mettre plein la vue. Il me semble également que ce désir d’étaler le succès soit le leitmotiv de cette ville, ainsi qu’en témoigne l’utilisation ad nauseam de « world-class city » pour dépeindre la Ville-Reine dans la presse écrite de même que la documentation promotionnelle de la ville et ses événements

Réalité ou expression d’un complexe d’infériorité du Montréalais que je suis? Et pourquoi ce préambule en apparence dénué de pertinence? Afin de vous permettre de bien mesurer à quel point j’ai apprécié le marathon de Toronto (www.runtoronto.com) puisque je commence désormais à me réconcilier avec le mot « Toronto »! Bref, j’ai vécu un super week end que j’ai eu le privilège de partager avec mon ami et mentor Gilles, l’humaniste du Club, ainsi que Normand Papin, un ancien du Club qui renouait avec le marathon (son 26e) après un hiatus de 21 ans!

Le marathon de Toronto ce 14 octobre 2007 en était à sa 13e année d’existence. Étrangement, il suit d’à peine deux semaines son « jumeau », le Scotiabank Toronto Waterfront Marathon (www.torontowaterfrontmarathon.com) organisé sous l’égide du circuit Canada Running Series (www.canadarunningseries.com), lequel organise aussi le demi-marathon de Montréal au Parc Jean-Drapeau au mois d’avril. Personnellement, je trouve un peu dommage, surtout pour les gens de la région, que les 2 épreuves aient lieu presqu’en même temps puisque cela oblige pratiquement les amateurs à n’en faire qu’un seul. J’attendrai bien sûr d’avoir parcouru l’autre marathon avant de me prêter au jeu des comparaisons. Toutefois, à première vue, le parcours du Waterfront, comme son nom l’indique, se déroule essentiellement près des berges du Lac Ontario alors que « notre » marathon offre un trajet plus varié; d’autre part, le Waterfront semble attirer davantage de coureurs élites et semble générer une plus grande visibilité.

Quoiqu’il en soit, nous sommes arrivés au Hilton du centre-ville vers midi après un départ matinal de St-Bruno. Hôtel officiel de l’événement, les cartes d’accès aux chambres étaient illustrées aux couleurs du marathon et il va sans dire que la mienne fait dorénavant partie de ma collection d’objets souvenirs. Naturellement, l’après-midi fut consacré au pèlerinage traditionnel à l’Expo Santé pour le retrait des dossards (où les noms complets apparaissent), la remise du T-shirt « technique » et un peu de magasinage de vêtements de course. Après être allés arpenter les 2 derniers kilomètres du parcours tout près, ce fut l’heure de la sieste.

Le souper aux pâtes s’est avéré tout-à-fait mémorable, non pas tant pour l’aspect culinaire que grâce au panel extraordinaire de conférenciers dont Dick Beardsley, célèbre pour son duel avec Alberto Salazar sous le soleil brûlant du marathon de Boston de 1982; Kathrine Switzer, pionnière du marathon conjugué au féminin, organisatrice du programme Avon et auteure de « 26.2 Stories », un livre rempli d’émotions et de photos saisissantes (qu’elle dédicaçait plus tard en soirée); et Bart Yasso, directeur de la promotion de la revue Runner’s World, a.k.a. la « Bible » des coureurs, qui nous a présenté un diaporama de ses compétitions les plus intéressantes ou insolites avec une simplicité désarmante et un sens de l’humour remarquable. Il a su faire rire alors qu’il décrivait son expérience au Badwater, épreuve de 146 milles dans la Vallée de la Mort (États-Unis) ! Quant à Mme Switzer, elle nous a relaté la « chasse à l’homme » dont elle fut l’objet lors de sa première participation au marathon de Boston en 1967 (à une époque où le marathon n’était pas accessible aux femmes); un excellent compte-rendu de cet épisode paraissait dans l’édition de mai 2007 du Runner’s World sous le titre « The girl who started it all ». Bref, quelle soirée !

Le lendemain, après un moment d’anxiété attribuable à l’arrivée tardive des navettes nous emmenant vers le lieu de départ, nous nous sommes élancés à 9h00 AM du Mel Lastman Square, au nord de Toronto, pour ensuite longer la rue Yonge, un mélange de nos rues Ste-Catherine et St-Laurent puisqu’il s’agit de la principale artère commerciale et qu’elle sépare l’est de l’ouest de la ville. Après une montée costaude vers le 4e kilomètre, le parcours est descendant vers le centre-ville; au 12e kilomètre, nous contournons l’impressionnant Casa Loma, un véritable château construit entre 1911 et 1914 par Sir Henry Mill Pellatt, un important financier, industriel et militaire, au coût de 3,5 millions $ à l’époque! Par la suite, après avoir croisé l’élégante rue Bloor, nous empruntons le Rosedale Valley Road et entrons dans un parc magnifique.

Toutefois, cet écrin de verdure, régal pour les yeux, me fit oublier le degré assez prononcé de la pente descendante. Ainsi, lors de mon passage au centre-ville, en moitié de parcours, de mauvaises raideurs se manifestèrent aux quadriceps, ce qui s’avéra un mauvais présage. Mon temps de 1h32 au demi (en avance de 4 minutes sur l’objectif) s’avéra un autre voyant lumineux s’allumant sur mon tableau de bord. J’allais payer le prix en seconde moitié de parcours.

Cette seconde portion s’effectuait essentiellement près de la rive du Lac Ontario vers l’ouest, en mode aller-retour, et les derniers kilomètres consistaient à revenir au centre-ville pour y remonter la belle avenue University (légère pente ascendante) vers l’arrivée à Queen’s Park où loge l’Assemblée législative de la province et le siège de son gouvernement. Somme toute, je ne peux que constater la variété de ce très beau parcours : quartier financier, rue commerçante, boisé, lac, avec en prime la proximité de plusieurs landmarks Torontois comme la Tour du CN.

Cette seconde moitié m’a semblé s’éterniser quelque peu et j’ai encore malheureusement dû employer quelques « walk breaks ». M’ayant rattrapé après le 41e kilomètre, mon ami Gilles m’a tiré jusqu’au fil d’arrivée. Nous étions devant le Princess Margaret Hospital, un leader dans la lutte contre le cancer au profit duquel des fonds étaient levés dans le cadre du marathon, lorsqu’il m’a rejoint. Ses grands gestes de salutation dirigés vers l’hôpital m’ont encouragé à terminer la course avec sérénité.

À l’arrivée, après avoir reçu la médaille traditionnelle (la mascotte du marathon qui y est illustrée ressemble au personnage dessiné de l’émission « Le Saint » de ma jeunesse) et en cherchant la tente de ravitaillement, nous sommes entrés par erreur dans la tente de massothérapie au moment où ces gens cherchaient 2 volontaires ! On ne peut vraiment pas dire que nous avons passé un mauvais quart d’heure…

Pour fins de statistiques, le gagnant (un Torontois) inscrivait un résultat de 2h21 et la première dame, de 2h58; 1748 des 1773 participants ont franchi le fil d’arrivée. Gilles, avec 3h18 et 56s. m’a devancé d’une seconde et s’est mérité une seconde place dans sa catégorie d’âge. Malgré une mauvaise gestion de course, j’ai tout de même réalisé mon meilleur temps avec une 22e place sur 229 dans mon groupe d’âge (124e au total); Normand, qui se remettait à peine d’une blessure au pied, nous suivait de peu avec 3h43 et une 11e place dans son groupe d’âge; le dernier marathonien rentrait au bercail après un séjour de 7h03 sur le bitume.

Bref, je constate qu’il s’agit d’un événement bien rodé; à nouveau, il convient d’apprécier le travail et les encouragements enthousiastes des bénévoles aux tables d’approvisionnement ou aux intersections. À l’instar du marathon d’Ottawa, quelques « supporteurs » personnalisaient leurs encouragements en scandant notre nom puisque celui-ci apparaît sur notre dossard; une bonne idée à mon avis !

Toronto s’avéra donc une expérience formidable, un moment privilégié partagé avec des amis coureurs que j’estime beaucoup. Ainsi que Gilles l’a dit : « un repas gastronomique perd beaucoup de sa saveur si on est seul à table ».

Enfin, je n’aurais jamais pensé esquisser un sourire en évoquant un souvenir de Toronto ! Je dois dire que le parcours, l’ensemble de l’organisation, les éléments accessoires tels que le site web (où l’on peut y télécharger un certificat d’accomplissement assez unique en son genre – voir la case « Runpix » et inscrivez un numéro de dossard), le pasta dinner et surtout… les gens furent à la hauteur d’un événement « world class »!

Marc Dagenais

Boilermaker 2006

Vendredi, 21 juillet 2006, par mdagenais

Marc Dagenais au Boiler Maker, 2006

BOILERMAKER : course bénite à la bière !

Par son article dans le Journal Courir à Montréal (disponible sur le site www.courir.org, journal no 60, édition de février 2006), un Pierre Bourassa enthousiaste nous donnait le goût de participer à cette course extraordinaire qu’est le Boilermaker à Utica dans l’État de New York (région de Syracuse, au sud-ouest du Parc des Adirondacks). M. Bourassa écrit régulièrement sur courir.org et organise de temps à autre des voyages de groupes participant à des marathons (et autres courses) à l’étranger. Le Boilermaker est la plus importante course de 15 km aux États-Unis (et certainement dans les Amériques); on dénombrait 10816 coureurs inscrits au 7 juillet 2006 (www.boilermaker.com) et de nombreux coureurs « élite » y participaient.

Après l’arrivée à Utica, le samedi 8 juillet, nous nous sommes dirigés sur les vastes terrains du Masonic Home pour quérir notre dossard (et puce) ainsi que notre sac de goodies dont un beau verre commémoratif et une boîte de pâtes alimentaires ! Les dossards étaient de couleurs différentes puisque les très nombreux coureurs étaient divisés en sous-groupes établis en fonction de leur temps de course réalisé lors leur plus récente course de 15 km (ou tout simplement estimé). Ce temps nous était demandé lors de l’inscription.
 
Pour vous donner une idée de ce classement, avec mon temps de 1h02 (réalisé au Défi Gérard-Côté à St-Hyacinthe le 14 mai 2006), je me classais avec le troisième groupe de coureurs (801 – 1600), dossard orange 954, alors que mon partenaire de course se trouvait dans le second groupe (301 – 800), dossards bleus, étant donné son temps de 59 minutes (également réalisé à St-Hyacinthe). Naturellement, le premier groupe de 300 coureurs (dossards blancs) était formé par l’élite, dont de nombreux représentants du Kenya. Trois autres sous-groupes fermaient la caravane : les verts (1601 – 3100), jaunes (3101 – 4600) et gris (4601 – 12000 ).
 
Après la visite des nombreux kiosques du Health & Fitness Expo et quelques achats, nous avons goûté à l’incontournable souper de pâtes (pour la modique somme de 6 $ US) pour ensuite effectuer (en voiture) le trajet de la course du lendemain, histoire de se stresser un peu à l’avance ! Il s’agit d’un parcours relativement accidenté dans sa première moitié, et dont une partie traverse un beau terrain de golf qui surplombe la vallée environnante, nous offrant un magnifique point de vue.
 
Dimanche matin (enfin !), nous nous rendons près de l’arrivée pour monter à bord d’une des nombreuses navettes qui amènent les coureurs au point de départ. Sur place, on ne peut qu’être impressionnés par le nombre de participants (le nombre de bécosses aussi…) et l’organisation impeccable de la course. Sur la rue où avait lieu le départ, des enceintes clôturées (avec personnel de sécurité) séparaient les différents sous-groupes de coureurs; autrement dit, il n’y avait pas de mélange de couleurs (chaque dossard à sa place !), ce qui a permis un départ en douceur malgré un contingent aussi impressionnant de coureurs. Immédiatement avant le départ, l’hymne national des États-Unis retentissait à la trompette, suivi par une bénédiction originale d’un révérend qui participait lui-même à la course. On ne pouvait demander un départ plus solennel; une fois ainsi bénis, tous les espoirs étaient alors permis !
 
Quelle belle course ! Quelle ambiance indicible! Il me semblait que tous les citoyens d’Utica étaient présents en bordure du parcours. Une foule très nombreuse qui ne ménageait pas ses encouragements, de nombreuses personnes offrant même des bouteilles d’eau, une douche à l’arrosoir et des popsicles ! L’organisation avait par ailleurs prévu 26 points de ravitaillement, comme quoi on ne manquait de rien. Quelques bands et autres personnes qui avaient installé des systèmes de son le long du trajet, se sont chargés de l’aspect musical; d’ailleurs, le thème musical de Rocky jouait au départ. Enfin, nous avons bénéficié des largesses de Mère Nature : beau soleil et assez chaud, même à 8h00 du matin.
 
L’arrivée était vraiment à la hauteur de l’événement : unique ! Après avoir ramassé au passage l’épinglette du finisher, de l’eau, des fruits et une ou plusieurs boissons énergétiques (tout était offert à volonté), les 9408 coureurs ayant terminé l’épreuve étaient dirigés vers l’immense cour de la brasserie historique F.X. Matt, qui concocte la Saranac, bière des Adirondacks, soit l’endroit où se tenait ce qui est décrit comme étant le plus impressionnant post-race party . Toute la ville y était, à ce fameux party… et pour cause : la bière Saranac y coulait à flots, « gratos » en plus ! Prendre une bière un dimanche matin à 9h30, hum !
 
À 10h00, une cérémonie de remise de médailles honorait l’élite, le premier homme ayant terminé en 43 minutes 16 secondes et la première femme (37e rang) en 49 minutes 30 secondes. Impressionnant ! Parmi les 10 premiers, 8 sont originaires du Kenya, les 2 autres proviennent de l’Éthiopie et du Maroc. Quant à moi, je suis bien heureux de mon modeste 570e rang avec 1h03 et 34s. Mon meilleur souvenir restera toutefois l’ambiance de cette course et tout ce qui l’entoure. On voit bien que c’est un gros party pour toute la ville, pas seulement les coureurs.
 
Immédiatement après une brève et simple cérémonie des médailles, l’hymne national (USA) fut chanté alors que 2 chasseurs F-16 traversaient le ciel, qu’un immense drapeau américain était déroulé à 200 pieds de hauteur et que des feux d’artifice se faisaient entendre (difficile à voir à cette heure de la journée). On pensait alors à Elvis Gratton en train de dire : « ils l’ont l’affaire, les amâricains » et « think big »…
 
Je constate que M. Bourassa avait bien raison d’être aussi enthousiaste à propos de cette course qui fut une bien belle expérience. À refaire éventuellement… Cela vaut amplement les heures de déplacement en voiture. Avis aux intéressés !!
 
Marc Dagenais

Maski-Courons – 2005

Lundi, 15 août 2005, par Réjean

14 Août 2005

Lac Brome – 2003

Mercredi, 25 juin 2003, par Réjean

Photos prises lors du Tour du lac Brome (22 Juin 2003) et du party chez Robert Gemme.