Marathon des Deux Rives, Québec, 2006

Marathon des Deux Rives, Québec, 2006

Québec, bel endroit pour entamer une carrière de marathonien !

Plus d’une semaine après avoir complété mon premier marathon, je flotte encore sur un nuage ! Dimanche, le 27 août dernier, avec Ghislaine Beaulieu, Gilles Cadotte, Laurent Jugant et Stéphane Lachapelle, tous des marathoniens chevronnés, je participais à la 9e édition du Marathon des Deux Rives (www.couriraquebec.com) , un très beau parcours qui s’étire de Lévis (tout près du siège social du Mouvement Desjardins) au Bassin Louise dans le Vieux-Québec, et qui enjambe la familière structure métallique du plus long pont de type cantilever au monde.

Après avoir affronté la drabe autoroute Jean-Lesage, nous arrivions au Hilton Québec pour aller quérir notre dossard, puce électronique et incontournable T-shirt au Salon de l’activité physique où de nombreux exposants se trouvaient, dont certains présentaient leur marathon. Laurent a déjà le marathon de Toronto dans sa mire pour le 15 octobre prochain.

Dans notre kit du coureur se trouvait la publication « Distance Running » de l’AIMS (Association of International Marathons and Road Races), dont le Marathon des Deux Rives fait partie et qui regroupe 230 membres (www.aims-association.org) dont les marathons de Boston et de Berlin. Cette publication contient quelques rares et courts articles mais surtout de nombreuses pubs illustrant plusieurs marathons membres de l’AIMS. Bref, on peut rêver d’aller courir le marathon à Barcelone, Monaco, Rome… ou même au Loch Ness !!

En attendant, il faudra bien terminer celui de Québec ! Pour bien s’y préparer une dernière fois, nous avons pris d’assaut la grande tente où avait lieu le copieux repas de pâtes, tout près de la ligne d’arrivée. Puis, après une courte nuit de sommeil plutôt intermittent, nous prenions tôt les autobus qui nous amenaient à Lévis. Dès lors, on ne pouvait que saluer l’efficacité de l’organisation. La logistique était réglée au quart de tour.

Il s’agit tout de même d’un événement bien rodé et bien implanté dans la communauté. Près de 5000 coureurs provenant d’une trentaine de pays y participaient. Les temps réalisés au marathon sont acceptés comme temps de qualification pour le marathon de Boston. Outre le marathon, d’autres distances figuraient au programme : un demi-marathon, un 10 km, une course par équipes (4 x 10 km), un mini-marathon (4,2 km) et une activité non chronométrée de 5 km. Le départ des 4 premières courses avait lieu à 8h30 AM.

Le temps était frisquet et plutôt venteux sur la ligne de départ, ce qui m’amène à partager un truc : certains se couvrent d’un vieux chandail supplémentaire (ou même du bon vieux sac à ordures vert) pour conserver leur chaleur avant le départ et lors des tous premiers kilomètres; une fois bien réchauffés, ils abandonnent le tout en bordure de la route près des postes d’eau.

Après un premier 10 km de descente graduelle sans histoire dans les rues de Lévis, la rue St-Joseph nous offre un très beau point de vue sur le fleuve et la majesté du Cap Diamant nous saisit. Une fois remis de ces émotions, on voit le pont de Québec, au loin, si minuscule, et on réalise qu’il faudra s’y rendre pour ensuite revenir vers le Château Frontenac que l’on voit maintenant si près… Ne vaudrait-il pas mieux traverser à la nage?

Mais, bon, on n’a pas tout de même enduré toutes ces longues heures d’entraînement pour couper court et changer de sport. Et puis, le panorama offert le long du parcours pour se rendre au pont est très beau et parfois carrément superbe ! De plus, de nombreuses personnes nous encouragent à plusieurs endroits, de même que les très nombreux bénévoles aux tables d’approvisionnement ou aux intersections, qui nous transmettent leur enthousiasme sans retenue. Ceux-ci ne seront jamais assez remerciés pour leur contribution puisque nous passons à côté d’eux en coup de vent.

Donc, la rive sud du fleuve nous dévoile ses charmes champêtres avant la montée vers le tablier du pont, soit quelques kilomètres après la ligne de départ du demi-marathon. Tous m’avaient parlé de cette montée comme l’un des défis principaux de cette course. Pour ma part, j’ai éprouvé davantage de difficulté de l’autre côté du pont avec la descente qui mène au boulevard Champlain. Ensuite, un fort vent de face nous accompagnait pour les derniers 12 kilomètres le long du fleuve et nous faisait malheureusement oublier la belle vue sur le fleuve. Pendant quelques kilomètres, j’ai intégré un petit groupe de 4 à 6 coureurs qui se protégeaient du vent, un peu à la manière des pelotons de cyclistes.

Vers le 38e kilomètre, j’ai su à ce moment que j’allais terminer et ainsi faire mon entrée dans la grande famille des marathoniens. Je me sentais bien, sur un « high » que je ne suis même pas capable de décrire convenablement dans ces lignes (sans jeu de mots). Le dernier kilomètre dans le Vieux-Québec s’est même déroulé trop vite (je n’aurais jamais pensé écrire une telle chose). Le dernier droit sur la rue du Quai St-André avec tous ces gens qui crient, encouragent, applaudissent… wow, quelle sensation !

Pour les statistiques, 895 participants ont pris le départ du marathon et 742 ont franchi le fil d’arrivée, dont le premier homme en 2h30 et la première femme (Nathalie Goyer de St-Bruno) en 3h01. Laurent s’est classé 15e en 2h54 et Gilles 122e en 3h21; Ghislaine s’est encore illustrée première de son groupe d’âge avec 3h55 et Stéphane la rejoignait ensuite en 4h14. Fait à noter, Ghislaine avait également terminé première de son groupe en 1998 et 2000. Autre fait à noter, Steve Falardeau est arrivé 5e au demi-marathon et premier de son groupe d’âge avec un temps de 1h14 !

Avec 3h34 (et un split de 1h44 au 21e kilomètre), je suis bien heureux de cette première expérience et je ne pouvais espérer de meilleurs compagnons de route. Leurs encouragements m’ont calmé et leurs judicieux conseils m’ont permis de bien gérer mentalement cette distance et surtout de l’apprécier pour le plaisir que cela procure plutôt que de subir comme une épreuve. À quand le prochain ?

Marc Dagenais

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