Marathon International de Niagara Falls

Marathon International de Niagara Falls

NIAGARA, UN MARATHON AQUATIQUE

En ce beau (enfin!) week-end, après avoir couru 25 km dans le magnifique Parc du Mont St-Bruno hier, j’ai eu le grand plaisir de voir notre sport en vedette lors du reportage d’une heure sur le Marathon de New York sur la chaîne NBC cet après-midi. Avec autant d’inspiration, je n’ai donc plus AUCUNE excuse pour retarder davantage l’écriture de ces quelques lignes.

Dimanche le 22 octobre dernier, j’ai eu le plaisir de compléter mon second marathon lors de la 22 e édition du Marathon International de Niagara Falls ( www.niagarafallsmarathon.com ) qui se proclame fièrement l’ UNIQUE marathon au monde débutant dans un pays et se terminant dans un autre. Plus précisément, la ligne de départ se trouve à Buffalo, État de New York, et l’arrivée à Niagara Falls, Ontario. Le qualificatif « International » prend donc tout son sens.

Les premières éditions de cette course eurent lieu de 1974 à 1986 inclusivement puis de 1998 à ce jour, l’interruption étant attribuable au manque de commanditaires. Une épreuve de demi marathon a été introduite en 2001 et une course de 5 km en 2003. Alors que 285 participants (dont 10 femmes) prenaient place sur la grille de départ en 1974, près de 1200 coureurs étaient attendus cette année pour le marathon (près de 2000 pour le demi).

Pour ma part, c’est un dépliant distribué lors du Salon de l’activité physique tenu la veille du Marathon des Deux Rives qui m’a attiré vers Niagara. Le plan pourtant très sommaire du parcours laissait aisément deviner sa beauté puisque plus des trois quarts du trajet longent la rivière Niagara jusqu’aux majestueuses chutes. Un programme tout simplement irrésistible !

C’est toujours intéressant de se retrouver au Health & Fitness Expo la veille d’un marathon puisqu’on y trouve non seulement d’intéressants articles à se procurer mais, surtout, on y rencontre d’autres coureurs forts sympathiques; ainsi, je salue au passage Daniel Laberge et ses compagnons du club La Foulée de la région de Québec. Fait à noter: les marathoniens devaient présenter leur passeport (ou autre pièce d’identité valable) aux agents des douanes U.S. avant de pouvoir obtenir leur dossard et l’incontournable « goody bag »; le kit comprenait un T-shirt « technique ».

Heureusement, le « goody bag » contenait également un de ces pseudo-imperméables de touristes (jaune) qui allait s’avérer fort utile en ce week-end pluvieux et frais. Des 4 éléments fondamentaux de la nature (air, eau, feu et terre), ce fur l’EAU qui domina cette course.

Ainsi, dimanche matin de 7h00 à 7h45, nous prenions place à bord des autobus (jaunes) qui nous transportaient vers Buffalo (coût de 5 $, payé au préalable). Une pièce d’identité était requise à bord (passeport recommandé) pour le contrôle à la frontière américaine. La ligne de départ se trouvait tout près du Albright Knox Art Gallery qui nous accueillait d’ailleurs à l’intérieur de ses murs. La scène était assez particulière : alors que dans le grand hall d’entrée, deux musiciens (harpe et contrebasse) nous interprétaient de belles mélodies classiques, tous les coureurs étaient éparpillés un peu partout et n’importe comment, par terre sous les tableaux et autres oeuvres dans les différentes pièces. J’aurais bien aimé avoir mon appareil photo !

Lorsque mon « voisin » me raconta qu’il venait de compléter le Marathon de Toronto la semaine précédente (15 octobre), j’ai d’abord cru qu’il était de ceux qui collectionnent les marathons jusqu’à ce qu’il m’indique qu’il s’agit de son deuxième cette année ! Assez spécial…

Bon, il a bien fallu sortir de notre abri artistique pour affronter les éléments et nous masser derrière la ligne de départ, vêtus de nos charmants imperméables jaunes ! Après les hymnes nationaux des deux pays voisins, ce fut le départ à 10h00 AM. La marée jaune a déferlé dans les rues de Buffalo.

Sur les trottoirs, l’on ne pouvait manquer les nombreux amoncellements de branches d’arbres, vestiges de l’impressionnante tempête de neige qui avait laissé 60 cm au sol la semaine précédente. Les impers jaunes sont naturellement venus s’ajouter à ce décor une fois les coureurs bien réchauffés. Après 4 milles, nous traversions Peace Bridge pour entrer au Canada. Quelques kilomètres dans la ville d’Erié nous amenaient au bord de l’eau où la vue sur le centre-ville de Buffalo et le Lac Erié est superbe.

Par la suite, le trajet consistait tout simplement à suivre le Niagara River Parkway qui longe ladite rivière jusqu’aux chutes : impossible de s’égarer ! Ce parcours aussi tranquille que magnifique fut un régal pour les yeux. La quiétude du bord de l’eau n’était « troublée » que sporadiquement (et positivement) par les encouragements nourris de nombreux bénévoles aux postes de ravitaillement. Merci à eux !

Le premier des 836 finissants a franchi le fil d’arrivée en 2h18 et la première femme (8 e rang) en 2h43. Je suis bien heureux de constater que Pierre Bourassa, qui a déjà franchi le cap très honorable des 100 marathons et qui m’avait fait connaître le Boilermaker l’été dernier, a terminé au 3 e rang dans son groupe d’âge.

Avec 3h31 (au 160 e rang), je suis bien content d’avoir pu retrancher 3 minutes sur mon résultat de Québec en août dernier. Cependant, j’avoue avoir couru trop rapidement durant la première moitié de la course et, par conséquent, j’ai frappé le MUR autour du 35 e km. Comme il fallait bien que cela arrive un jour ou l’autre, autant expérimenter plus tôt que tard et profiter de l’enseignement ainsi offert en vue des prochains marathons.

Enfin, j’aimerais particulièrement souligner à quel point je respecte les coureurs surnommés « back of the pack »; à défaut d’être rapides, ils ont du courage et de la détermination à revendre pour ainsi affronter les éléments pendant 5, 6 et même plus de 7 heures. Faut l’faire !

Marc Dagenais

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