Demi-Marathon de Montréal

Demi-Marathon de Montréal

Le « nouveau » demi-marathon de Montréal

Après les éditions précédentes marquées par la grisaille, et particulièrement 2006 avec un froid de canard et une pluie tenace, c’est une température plutôt clémente (17 Celsius au départ) qui accueillait les 2160 participants inscrits à cette nouvelle édition du demi-marathon de Montréal le 22 avril dernier. Comme les années précédentes, l’événement avait lieu au Parc Jean-Drapeau, site magnifique et témoin, 40 ans plus tôt, de cette fabuleuse exposition universelle de Terre des Hommes.

Les coureurs enthousiastes se sont élancés à 10h00 AM (une course de 5 km ayant eu lieu un peu plus tôt). Ce demi-marathon, nouvelle mouture, comportait un changement de commanditaire avec Banque Scotia et ASICS (qui remplace Nike) ainsi qu’un nouveau tracé. En effet, alors que le parcours précédent s’étirait principalement sur l’Île Notre-Dame et s’attardait autour du bassin Olympique, le nouveau couvre davantage de terrain sur l’Île Ste-Hélène, emprunte une moindre partie du circuit Gilles-Villeneuve et ne longe le bassin qu’une seule fois. Le quartier général de la course, de même que les lignes de départ et d’arrivée, furent déménagés d’une île à l’autre pour loger autour du complexe de natation de l’Île Ste-Hélène. Après un bref sondage dénué de toute prétention scientifique, il semble que le changement de décor fut largement apprécié, à l’exception peut-être des 2 derniers kilomètres du parcours où un fort vent de face a sévi (22 k/h en provenance du sud-ouest selon Gilles). Le fil d’arrivée a cependant aidé les 1772 finissants à retrouver le sourire.

Avec deux incursions sur la pointe est de l’Île Ste-Hélène, les coureurs pouvaient contempler de près les structures de certains manèges terrifiants de la Ronde, tout en jouissant aussi d’un beau point de vue sur le fleuve, les installations portuaires et notre fameux Stade olympique. Sans doute inspirés par leur passage sur une piste de Formule Un, les coureurs pouvaient également aspirer à réaliser de bons temps, peut-être même un « personal best », étant donné l’absence de relief sur tout le parcours.

À l’instar des précédentes éditions, l’événement fut rehaussé par la présence d’une certaine élite; le champion ayant enregistré un temps de 1h05 et la championne suivant neuf minutes plus tard, des améliorations par rapport aux temps des vainqueurs de 2006. Un contingent de 156 coureurs, auquel je me réjouis d’appartenir, a franchi le fil d’arrivée sous la barre du 1h30. En tout, 1772 personnes ont complété le parcours d’après les résultats affichés sur www.sportstats.ca, la dernière fermant la marche un peu plus de trois heures après le départ. Fait à noter, la première édition (2003), alors commanditée par Adidas, comptait 747 inscrits.

Le Club était encore bien représenté avec (dans l’ordre d’arrivée) mesdames Nathalie Goyer, Sandra Girard, Ghislaine Beaulieu, Dominique Simard et Odile Ouellet ainsi que messieurs Marc Lajoie, Gilles Cadotte, Richard Babineau, Marc Lavoie, Daniel Lamontagne, Normand Papin, Jean-François Kingsley, Benoît Gosselin, Steve Falardeau, Stéphane Lachapelle et Robert Grégoire. Après avoir réalisé un bon temps de 3h04 au marathon de Boston dans des conditions particulièrement pénibles quelques jours auparavant, Laurent Jugant a gentiment joué au photographe et fut également un « supporteur » très enthousiaste !

Bref, il s’agit d’un événement déjà très bien rodé (5e édition) sous la direction de notre coach, M. François Lecot, et qui gagne en popularité. Pour de plus amples informations, je vous suggère de visiter www.canadarunningseries.com (qui regroupe d’autres courses intéressantes au pays, dont plusieurs dans la Ville Reine). Les photos qui se trouvent sur ce site témoignent non seulement de l’ardeur des coureurs, mais aussi de la présence enthousiaste de très nombreux bénévoles qui ont communiqué moult encouragements et fait un travail colossal (que l’on a malheureusement tendance à prendre pour acquis). Si vous êtes curieux, les photos de 2006 illustrent avec éloquence les caprices de la météo en même temps que le courage des bénévoles et coureurs ayant bravé les éléments.

Enfin, je dois réitérer que j’ai un faible pour cette course dont l’édition 2004 fut ma toute première expérience à une course organisée et ma piqûre pour la trentaine où j’ai participé par la suite.

Marc Dagenais

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