KeyBank Vermont City Marathon

KeyBank Vermont City Marathon

UN VERT… MARATHON

Sauf pour une température légèrement plus fraîche, on ne pouvait espérer de meilleures conditions climatiques pour la 20e édition du KeyBank Vermont City Marathon en ce dimanche 25 mai 2008 (www.runvermont.org). Dans cette belle petite ville de Burlington baignée par le magnifique Lac Champlain sur lequel se reflétait, en ce week end ensoleillé, la majestueuse chaîne des Adirondacks, tout respire la sérénité. Nature, espaces verts et magnifique plan d’eau se conjuguent pour faire de ce gros village un oasis tranquille que même la fébrilité normale liée à la préparation et tenue d’un marathon ne vient troubler.

Outre votre tout dévoué, huit membres du club du mont St-Bruno, dont un qui effectuait son baptême marathonien, ont troqué le marathon de la capitale nationale pour courir dans cet écrin champêtre en sol étranger, mais pourtant si près de la maison. Tous ont apprécié les charmes de la métropole de l’État voisin.

Nous sommes arrivés tôt la veille afin de pouvoir profiter d’une sieste en après-midi après la séance de retrait des dossards et de « magasinage » au Sport & Fitness Expo tenu à l’hôtel Sheraton où nous logions, ainsi qu’un lunch au centre-ville. Au cœur de celui-ci se trouve une belle et sympathique rue piétonnière où nous avons assisté à un spectacle improvisé de break dance. Le salon (Expo) était plutôt petit et, outre le T-shirt officiel « technique » fourni dans notre « kit », les vêtements aux couleurs de l’événement étaient presqu’uniquement en coton. De plus, il n’y avait que peu de kiosques reliés à d’autres courses. Dommage! Nous avons aussi constaté que les prix des souliers de course étaient bien plus avantageux qu’au Québec (re-dommage)!

Après un copieux « pasta dinner » à l’hôtel suivi d’une marche au campus universitaire (magnifiques vieux bâtiments de pierre rouge) et d’une trop courte nuit de sommeil, nous prenions tôt l’autobus nous menant à l’aire de départ au Battery Park. Ce parc trône avantageusement au sommet d’un escarpement et offre ainsi une vue à couper le souffle sur le lac et les montagnes. Tout près, en contrebas, l’on distingue le Waterfront Park qui porte bien son nom et accueille l’aire d’arrivée. Le Battery Park est aussi un lieu historique (guerre de 1812) où les locaux ont répondu par la bouche de leurs canons aux envahisseurs de Sa Majesté qui ont prestement déguerpi.

Au signal du départ, nous avons déguerpi à notre tour pour une balade de 26,2 milles. En effet, les distances sont en milles au pays de l’Oncle Sam, ce qui demande aux coureurs de type « métronome » ayant l’œil rivé à leur montre, une certaine adaptation. Le départ général avait lieu à 8h05 AM, cinq minutes après les fauteuils roulants. Avec l’absence de nuages dans le ciel, ce départ matinal fut fort apprécié; heureusement d’ailleurs qu’une brise légère rafraîchissait l’atmosphère. L’événement ne comprenait pas de demi-marathon, puisque cette épreuve eut lieu séparément le 5 avril précédent.

Le marathon suit un beau parcours urbain qui en met plein la vue aux quelques endroits longeant le lac. Une première boucle au sud-est du centre-ville nous promène dans un quartier résidentiel tranquille et assez ombragé pour les trois premiers milles. En remontant au nord, nous empruntons la rue piétonnière du centre-ville une première fois sous les vivats d’une foule enthousiaste. Les six prochains milles sont courus sur une large avenue hors de la ville et à travers champs, en mode aller-retour.

Le peloton revient donc sur la rue piétonnière (toujours sous les vivats) en direction sud cette fois, pour aller compléter une autre boucle. À l’extrémité sud de celle-ci, le parcours nous présente de belles résidences en bordure du lac puis traverse un parc en empruntant une voie cyclable. En cette moitié de parcours, on prend plaisir à contempler le paysage.

Le parcours revient au centre-ville avant de compléter une dernière boucle au nord. Un peu avant Battery Park (15e mille), l’on doit grimper une bonne côte qui m’est apparue un peu plus abrupte qu’Heartbreak Hill à Boston, même si moins longue. Heureusement, un superbe orchestre de tam-tams à sa base nous insufflait ce qu’il fallait d’énergie.

Une fois à l’extrémité nord du parcours, l’on rentre au bercail via une belle piste cyclable traversant un boisé (avec juste ce qu’il faut d’ombre) en bordure de la rive pour les quatre derniers milles de ce beau périple. Somme toute, un parcours nature malgré son cadre urbain, qui comportait plusieurs faux-plats, donc pas aussi facile que prévu. Manifestement, les organisateurs ont mis les efforts nécessaires pour offrir un parcours varié et le plus « vert » possible.

Je fus également (et agréablement) surpris de l’importance de la foule vu la taille de l’agglomération. À l’arrivée, une ambiance de fête foraine (un peu tapageuse tout de même) nous attendait avec le « kit » habituel constitué d’une belle médaille, un léger goûter, un bref massage réconfortant… et une bonne bière froide! Bravo aux organisateurs et mille mercis aux bénévoles.

Le premier coureur compléta l’épreuve en 2h20 et la première coureuse en 2h47. Nathalie Goyer a superbement couru pour terminer au 5e rang chez les femmes (39e au général) et au 1er rang chez les « Masters » avec 2h52 et ce, tout de même en peu de temps après sa victoire à Mississauga (Ontario, 11 mai). Le 2280e et dernier coureur fermait la marche en 6h29. À noter que les temps réalisés sont acceptés comme temps de qualification pour Boston.

Tous mes compagnons et moi-même avons bien fait et sommes très heureux de notre expérience. Je me suis permis d’abaisser légèrement mon « PR » à 3h16 avec une cadence constante et sans souffrir; d’ailleurs, pour la première fois au lendemain d’un marathon, je pouvais descendre les escaliers rapidement et sans tenir la rampe! Tout cela augure bien pour notre prochain marathon le 24 août prochain à Québec alors que toute la ville sera en liesse dans le cadre du 400e anniversaire de sa fondation.

Bref, une ville charmante, un cadre naturel enchanteur, une température idéale, une superbe épreuve et une belle « gang » de gens formidables… Mélangez le tout et vous obtiendrez un week end inoubliable.

Qui a dit que courir était plate ?

Marc Dagenais

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