Dominique Naneix

Dominique Naneix

Discours d’intronisation de Dominique Naneix (2008)

par Robert Gemme, 2008

Comme je le disais tantôt pour le discours de Luc Venne, la tradition de la Foulée d’Honneur se veut de refléter le plus fidèlement possible la diversité des membres, sans préjugés ni discrimination.

La preuve: en 1996, nous avons intronisé un membre décédé, un espoir pour tous pour le futur;
En 1997: une femme, Ghislaine Beaulieu, suivie de Lisette Moreau en 1998 et de Françoise Maillé en 2002; et en 1999, un policier, Daniel Girouard, suivi de Laval Lacroix en 2001 et Roch Rouleau en 2003, deux chiens savants de la SQ.

Aujourd’hui, dans la foulée de la Commission Bouchard-Taylor qui se voulait un forum sur l’obligation d’offrir des accommodements raisonnables et d’intégrer les nouveaux arrivants, nous intronisons un immigrant sympathique, celui que j’appelle affectueusement le «maudit Français», Dominique Naneix. Nous souhaitons également la bienvenue à sa conjointe qui l’accompagne aujourd’hui.

Dominique a été choisi comme récipiendaire à cause de ses performances sportives et ses réalisations au plan social.

Sur le plan sportif :

Dominique est devenu membre du Club en 1983 et cumule aujourd’hui 20 ans d’ancienneté. Il a été absent de 1993 à 1999 à cause de blessures, mais est revenu dû à son entêtement à rivaliser avec le «merveilleux» fondateur.

Dominique cumule un total de 310 présences en 20 ans d’appartenance. Il se situe au 12ème rang sur 99 membres actifs en 2007.

Maintenant, ses performances à la course :

  • Dominique a fait son premier 5 kilomètres en 19 min. 58 sec. le 24 mai 1983.
  • Son meilleur 5 k a été de 18 min. 17 sec. à Saint-Hyacinthe en 1985.
  • Son premier 10 k a été couru au mois de mai 1983 en un temps de 44 min. 10 sec.
  • Son meilleur 10 k a été de 37 min. 23 sec. en septembre 1985 à la Brasserie.
  • Il a complété un 15 k en 59 min. 24 sec. en 1985 à Saint-Eustache.
  • Son premier 20 k a été couru en 86 min. 04 sec. à Brossard en 1985
  • Son meilleur 20 k a été en 78 min. 48 sec. au Parc Lafontaine, également en 1985.
  • Son premier marathon en 3 hres 1 min. 11 sec., toujours en 1985.
  • Il en a fait un deuxième en 1987 en 3 hres 33 min.

Au niveau des participations, Dominique a terminé deuxième en 1985 avec 35 présences sur un total possible de 36. En 2004, il a terminé premier pour les présences avec 26. En 1985, il a remporté le championnat des courses du mercredi sur le 10 k avec une moyenne de 39 min. 20 sec.

Il faut dire que à cette époque, il y avait un trophée pour le championnat des courses du mercredi.

En 1989, il a remporté le championnat des courses du mercredi sur le 5 k avec une moyenne de 20 min. 17 sec.

Dominique possède également 5 médailles de progression, soit le bronze, argent et or sur le 10 k ainsi que le bronze et l’argent sur le 5 k. Sans ses blessures, il en aurait eu davantage. Dans ce temps-là, il n’y avait que 6 médailles disponibles. Le 15 k et le 20 k ont été ajoutés par la suite.

Remarque particulière: on peut admirer Dominique pour sa détermination. Après ses blessures, il a tenté un retour en 1999, après 6 ans d’absence. En 2002, encore une rechute, ce qui fait que de 2002 à 2005, il s’est joint au club de marche et de macramé avec les Lisette, Linda, Chantal, Jacinthe et Robert Jackson.
Mais en 2005, il a fait un retour en force, après avoir été identifié comme étant le premier président non-coureur.

Il a réussi son premier 10 k en 56 min. 57 sec. et a réussi à 57 ans à la course « Battons le Président » un 10 k en 47 min. 23 sec.

En 2006, encore une rechute qui l’oblige à se faire remplacer pour la course « Battons le Président » par une femme lors de la course rebaptisée « Battons la Vice-présidente », Orysia.

Il faut dire que Dominique a été président de 2005 à 2007 et a été très actif à ce niveau. Il a fait partie de l’organisation de 5 Grandes Virées des Sentiers. Il a aussi été de la création de la Petite Virée. On peut également lui attribuer le « reformatage » et le dégraissage du Journal. Sous son règne, la décision a été prise d’engager un entraîneur et la remise d’un t-shirt gratuit aux membres pour les inscriptions hâtives afin d’éviter que la trésorière ne courre après tout le monde pour se faire payer.

Sur le plan social, on peut signaler les nombreuses présences aux soirées «Rencontrez le fondateur» où vous pouviez témoigner votre admiration envers le merveilleux fondateur. Dominique était souvent aux rencontres du mercredi soir, après la course, au siège social du Club, soit à la brasserie Le Pub, où le Club a vu le jour et où à tous les mercredis, il me fait plaisir de vous recevoir. Mais il arrive parfois que je suis seul, mais je suis toujours là pour écouter vos doléances ou vos témoignages à mon égard.
Il faut dire aussi que Dominique a été 6 ans sur le conseil d’administration du Club soit de 1987 à 1993 où il a été responsable de la logistique des courses internes et responsable des statistiques. Une de ses principales contributions a été d’informatiser les résultats. Le premier tableau informatisé a été dans le journal d’octobre 1987.

Enfin, il faut dire que Dominique est un bon écrivain. Il a écrit au moins quatre articles dignes de mention dont «histoire d’eau», un article sur le décès de Bruno Colpron, le « décès » du collège des frères Saint-Gabriel et le décès de Gaston Lapointe. On peut noter que Dominique a progressé dans sa compétence linguistique.

Alors, Dominique, si tu le permets, je vais essayer de rendre ton texte encore plus merveilleux en prêtant ma merveilleuse voix à ce texte de «ballade pour une saison défunte» ou «histoire d’eau» :

C’est au début d’avril, peu avant le CALO, (course de Longueuil)
Qu’au sortir de l’hiver dans la brise encore fraîche,
Soixante et six coureurs s’activent et se dépêchent,
Car bien longue est la route, et bien loin le point d’eau.
Puis vient le mois de mai et le Parc Olympique
Où l’on gèle en cadence en courant sous les flots;
Il faut qu’on ait au coeur une Foi mirifique,
Car la route est humide, et il pleut des points d’eau.
C’est en juin à Anjou qu’on connaît la chaleur;
Et c’est comme à Brossard, couru un peu plus tôt;
Sur un vingt kilomètres on teste notre ardeur,
Mais qu’elle est dure la route, et souhaité le point d’eau.
Du Lac Brome à Magog, juillet, comme un farceur
En brisant des courroies fait chauffer nos autos,
Et en roulant ainsi, sans leur ventilateur,
Ce sont nos véhicules qui pourraient manquer d’eau.
Saint-Eustache, Saint-Hyacinthe, jamais on ne se lasse.
De nos marathoniens voici le triste lot :
A travers nos défaites, en ce mois d’août qui passe,
Il approche, le Grand Jour, de point d’eau en point d’eau.
Enfin, voici septembre et le Parc Lafontaine,
On se croit la victime d’un sinistre complot,
Et pourtant, sans y croire, depuis l’île Sainte-Hélène,
On fait son Marathon, via les dix-neuf points d’eau.
C’est à Saint-Léonard que débute l’octobre.
Et le vent recommence à nous geler le dos;
En ce mois où se joue l’épreuve la plus sobre :
La course invitation et son unique point d’eau.
Et depuis ce temps là, dans l’hiver qu’on endure,
Attendant le printemps et ses matins si beaux,
On court contre le vent, la neige et la froidure :
Elle est glacée, la route, et gelé le point d’eau.

Dominique Naneix

Je vais maintenant vous lire un petit bout de l’article sur le collège :

Pour nous, membres du Club, le Collège des Frères de Saint-Gabriel était un vieil ami.
Au fil des ans, il surveillait nos départs, saluait nos victoires, clignait un oeil complice sur nos défaites et, par les journées torrides d’été, étendait son ombre secourable sur notre ligne d’arrivée. Bien plus, c’était une borne officielle de nos parcours, et personne n’aurait osé l’éviter!
La démolition du Collège laisse un trou amer dans nos mémoires. Avec sa disparition, les coureurs du Mont Saint-Bruno viennent de perdre un vieux copain.

Dominique Naneix

Maintenant, pour conclure, on pourra remarquer que notre Dominique s’adapte de plus en plus à notre langage québécois.
Dans un article fait à la suite du décès de Gaston Lapointe, Dominique a raffiné son langage à la québécoise. Je vais vous lire seulement les deux derniers paragraphes. :

Le curé qui a béni tes cendres nous a fait un beau discours sur la course que tu viens de gagner, que tu es arrivé au ciel avant nous, mais qu’un jour nous serons tous réunis, et patati et patata…
Je vais être très franc avec toi, Gaston. Si l’au delà des chrétiens existe, je n’en sais fichtre rien. Mais après avoir couru, navigué et spéculé avec toi pendant vingt ans, je le souhaite en maudit. Je ne suis pas pressé, remarques bien. Et si le curé a raison et qu’on doit tous se rejoindre, fies-toi sur moi pour que ce soit le plus tard possible! J’ai la faiblesse d’être humain et toi maintenant, tu as tout ton temps. Mais « watche-toi » bien!
«Watche-toi» bien, parce que s’il faut que ça soit vrai, s’il faut vraiment qu’on se retrouve un jour, commences tout de suite à planter tes pancartes de millage et à installer ta banderole de « finish », parce qu’attends d’voir le chisti d’beau party qu’on te réserve dès qu’la « gang » arrive!
Maudit Gaston, tu ne perds rien pour attendre!

Dominique Naneix (18 septembre 2003)

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